Cyber

  • La France a « la capacité de faire émerger des géants mondiaux » en santé numérique (Cédric O)

    « Nous pouvons avoir 20 ou 30 licornes françaises d’ici 2020-2025 », déclare Cédric O, le secrétaire d’État chargé du Numérique. Dans un entretien accordé aux Échos et publié le 27 avril 2019, il estime que dans certains secteurs, dont celui de la santé, la France « a la capacité de faire émerger des géants mondiaux ». « Si vous prenez la santé, 2 des 5 plus grandes bases de données au monde sont en France, indique-t-il. Il y a des positions qui vont être prises d’ici 5 à 10 ans, il faut créer les conditions pour qu’en France on les saisisse. La nouvelle génération de futurs champions [dont fait partie Doctolib] veulent être des leaders mondiaux, souligne-t-il. Ce sont eux qu’il faut aider à grandir ».

    Le secrétaire d’État demande par ailleurs « une véritable régulation des plateformes [numériques] ». Il explique que le sujet sera abordé à Paris, en présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement, à l’occasion du sommet Tech For Good, qui aura lieu à l’Élysée à la veille de l’événement VivaTech, et par la suite lors du G7 de Biarritz organisé fin août. Cédric O demande « des réflexions poussées sur un statut tiers, qui pourrait être celui « d’accélérateur » de contenus ».

    Plateformes : plusieurs projets en cours

    Une régulation intelligente et coordonnée au niveau européen

    « Nous devons mettre à la fois les individus et les plateformes face à leurs responsabilités, au travers d’une régulation intelligente et coordonnée au niveau européen », déclare Cédric O. Interrogé sur l’opportunité de fusionner l’Arcep, le régulateur des télécoms, et le CSA pour leur permettre de mieux contrôler les plateformes, il indique que « le débat est ouvert » et renvoie à « la future loi sur l’audiovisuel, qui devrait être discutée cet été ». L’objectif, évoque-t-il « est de [s’]assurer que les autorités publiques sont suffisamment armées pour peser face aux grands acteurs du numérique ».

    Un observatoire de la e-administration

    Le secrétaire d’État affirme enfin que « favoriser l’accès aux services publics en ligne [est] un enjeu démocratique majeur ».

    Il propose de commencer dans un premier temps par mesurer la qualité des services, de « s’appuyer sur la transparence en créant par exemple un observatoire de la e-administration, qui rendrait des comptes tous les trimestres, avec une attention particulière pour les publics les plus vulnérables, les plus éloignés du numérique ». Il déclare que va prochainement être publiée la liste des 250 démarches à dématérialiser en priorité, soulignant cependant que pour certaines démarches, il faut « remettre de l’humain derrière [les] process » avec « le nom d’un responsable et le numéro de téléphone de quelqu’un à qui on peut parler ».

    Des missions sur les plateformes

    Évoquant l’expérimentation qui a mené une équipe de régulateurs français à auditer le processus de modération des contenus haineux par Facebook, Cédric O annonce « des missions similaires avec d’autres plates-formes ». «  Facebook a joué le jeu, souligne-t-il, les membres de la mission ont mené des dizaines d’interviews [et] vont maintenant s’attaquer aux questions plus techniques. »

    « La bataille pour l’économie, c’est d’abord une bataille de talents »

    « Faire de Paris un des centres mondiaux de la technologie »

    « Si nous voulons créer les emplois de nos enfants et conserver notre souveraineté numérique, nous n’avons pas le choix : il faut faire émerger des champions du numérique », rappelle Cédric O, soulignant sa volonté de « faire de Paris un des centres mondiaux de la technologie », alors qu’« il n’y a aujourd’hui dans le CAC 40 que 2 sociétés issues des dernières révolutions technologiques » : Atos et Dassault Systèmes.

    « C’est ce que l’on commence à faire quand on fait le « French Tech visa » et quand on dit que n’importe quelle entreprise des nouvelles technologies peut « faire venir des compétences, qu’elles soient allemandes, indiennes, nigérianes… ». Selon lui, « la bataille pour l’économie, c’est d’abord une bataille de talents ».

  • Fichier SI-VIC : l’ARS IDF et l’AP-HP évoquent une erreur lors d’un exercice de simulation

    L’ARS Ile-de-France et l’AP-HP affirment avoir diligenté le 25 avril 2019 une mission d’enquête avec pour objectif d’« objectiver de façon transparente l’utilisation faite de l’application SI-VIC ces dernières semaines ».

    « Le travail préalable de recueil d’informations » mené ces derniers jours « a déjà permis de préciser plusieurs éléments (…) transmis à la mission d’enquête », indiquent les deux organisations dans un communiqué commun daté du 29 avril 2019. C’est « dans le cadre d’une formation » que « les éléments d’un exercice conduit dans un des hôpitaux de l’AP-HP » auraient été entrés dans la base SI-VIC.

    Ils pointent du doigt « un stagiaire », qui a créé des avatars « avec des identités fictives », et affirment que « les données fictives de l’exercice ont été par erreur intégrées dans la base réelle ». Lors de cet exercice, « 10 « patients fictifs » ont été affublés de caractéristiques fantaisistes dans l’idée de simuler l’arrivée de victimes non identifiées »,  des commentaires, « totalement inappropriés », tels que « chaussettes vertes à petits pois », « homme black lunettes rouges », « homme blanc mal rasé cicatrices vertes ». « Même dans le cadre d’un exercice sur des profils créés à cette occasion, il n’est pas approprié d’inscrire de tels commentaires », jugent l’ARS et l’AP-HP.

    « Sans attendre la fin de l’enquête, des actions correctrices ont déjà été faites et des rappels à l’application stricte du cadre tel qu’autorisé par la Cnil ont été réalisés », est-il annoncé dans le communiqué, l’ARS et l’AP-HP ajoutant que « d’autres actions correctrices pourront être entreprises et de nouvelles consignes pourront être données, en fonction des constats réalisés ».

    France Assos Santé s’inquiète « des risques d’instrumentalisation »

    L’association de patients France Assos Santé a publié le 25 avril un communiqué faisant part de sa « profonde inquiétude » en sa qualité de « défenseur des droits des usagers, du secret médical et de la protection des données » concernant « des risques d’instrumentalisation des services hospitaliers à des fins de fichage politique ».

    « Les contradictions multiples de la parole publique dans cette affaire ne nous rassurent pas », ajoute la fédération.

  • Journées franco-internationales d’oncologie (IFODS) : le futur de l’oncologie, 11-13/06/2019, Paris

    La deuxième édition des Journées franco-internationales d’oncologie (IFODS) 2019 se tiendront du 11 au 13 juin à la Maison internationale de la Cité universitaire de Paris. Cette année, avec le soutien de scientifiques, de l’AERIO ainsi que du soutien institutionnel de l’AACR et de l’EACR, une session sur « le futur de l’oncologie » sera organisée le 11 juin. 

    Il est possible de déposer une candidature, à télécharger via ce lien, pour les prix de la thèse d’oncologie médicale.
    Les inscriptions, gratuites, pour assister aux conférences, doivent être réalisées en écrivant à l’adresse suivante : aerio.oncologie@gmail.com.

    Programme :

    Mardi 11 juin 2019 :

    • Espace Adenauer :

    14h-14h30 : Séance d’ouverture, présentée par Jean-Philippe Spano. 

    14h30-16h30 : Le futur de l’oncologie, présidé par Manuel Rodrigues. 

    17h-18h : Remise des prix.

    • Espace Gulbenkian :

    14h30-16h30 : Session des pharmaciens, le nouveau décor thérapeutique: combinaison de l’ancien et du contemporain. 

    • Espace David-Weill :

    14h30-17h : Session des infirmières, guidelines et bonnes pratiques dans la prise en charge infirmière des effets secondaires dans différentes formes de traitement. 

    Mercredi 12 juin 2019 :

    • Espace Adenauer :

    9h-15h : Conférence : cancer du sein, accélération ou ralentissement de l’innovation ?

    15h-16h30 : Conférence : cancer de l’ovaire, les nouvelles approches thérapeutiques à connaître. 

    17h-18h30 : Biosimilaires, le point de vue des patients.

    • Espace Gulbenkian :

    9h-12h30 : Conférence : les tumeurs gastro-intestinales. 

    14h-15h30 : Conférence: la dermatologie. 

    15h30-16h30 : Session spécifique bio-marqueurs : « gène de fusion NTRK ». 

    • Espace David-Weill :

    9h-12h30 : Conférence : l’urologie. 

    14h-16h30 : Conférence: la radiothérapie. 

    17h-18h30 : Les approches thérapeutiques émergentes et actuelle dans le cancer de la tête et du cou (HPV+ et HPV-).

    Jeudi 13 juin 2019 :

    • Espace Adenauer :

    9h-12h30 : Conférence : le cancer des poumons. 

    14h-16h30 : Sport & cancer. 

    • Espace Gulbenkian :

    9h-10h30 : Les oncologues privés 

    11h-12h30 : Université patient : les annonces en can cancérologie selon une perspective patient. 

    14h-16h30 :  Session soins de support & socio- esthétique.

    17h-18h : Session immunothérapie: une approche transversale en oncologie. 

    • Espace David-Weill :

    9h-10h30 : Essais cliniques précoces : comment, qui, où les patients peuvent-ils avoir accès ?  

    11h-12h30 : Conférence: les sarcomes. 

    14h-15h30 : Conférence : le cancer du poumon.

    15h30-16h30 : Web conférences interactives/ réunions multidisciplinaires sur la prise en charge des métastases osseuses. 

  • Stratégie nationale IA : lancement de 4 instituts interdisciplinaires d’IA (3IA)

    Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, annonce le lancement de 4 instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle (3IA), dans le cadre de la stratégie nationale de recherche en IA présentée le 28 novembre 2018 à Toulouse.

    Ces 4 établissements ont été présélectionnés par le gouvernement parmi 12 candidats après avoir répondu à l’appel à manifestations d’intérêt lancé le 25 juillet par l’Agence nationale de la recherche (ANR). Il est indiqué dans le communiqué, daté du 24 avril 2019, que le jury international présidé par Aude Billard (École polytechnique fédérale de Lausanne) a recommandé au comité de pilotage du programme 3IA « la labellisation définitive » de ces 4 projets « à l’issue de l’examen du projet détaillé de chacun de ces sites ».

    • À Grenoble,  le « MIAI@Grenoble-Alpes » (Multidisciplinary Institute in Artificial Intelligence) aura pour applications privilégiées la santé, l’environnement et l’énergie. Son directeur scientifique est Éric Gaussier du Laboratoire d’informatique de Grenoble. Selon Inria, partenaire du projet, une place particulière sera 
    donnée au sein de cet I3A aux domaines de la santé personnalisée et des dispositifs médicaux.

    • À Nice, le « 3IA Côte d’Azur » aura pour applications privilégiées la santé et le développement des territoires. Son directeur scientifique est Nicholas Ayache du Centre de recherche Inria Sophia Antipolis – Méditerranée.

    • À Paris, le « PRAIRIE » aura pour applications la santé, les transports et l’environnement. Son directeur scientifique est Jean Ponce du département d’informatique de l’ENS.

    • À Toulouse, le « ANITI » aura pour applications privilégiées le transport, l’environnement et la santé. 
    Son directeur scientifique est Nicholas Asher de l’Institut de recherche en informatique de Toulouse. Interrogé par La Tribune, le président de l’université fédérale de Toulouse, Philippe Raimbaukt, prévoit de créer « une centaine de start-ups dans le domaine de l’intelligence artificielle ».

    Les financements dont bénéficieront les 3IA atteindront « a minima » 225 M€

    Ces 4 instituts 3IA seront labellisés pour une période initiale de 4 ans, avec « un financement minimal au titre du programme prioritaire de recherche du PIA3 qui mobilisera 75 millions d’euros ». En tenant compte des co-financements par les partenaires publics et par les partenaires privés, les financements dont bénéficieront les 3IA atteindront « a minima » 225 millions d’euros.

    Le ministère annonce qu’une évaluation sera conduite par le jury dans deux ans et que le financement sera susceptible d’être ajusté à l’issue de celle-ci.

    2 appels à projets en IA

    Le ministère annonce que 2 appels à projets (AAP) seront lancés très prochainement par l’ANR pour chacun un financement d’environ 20 millions d’euros, « afin de compléter le volet du programme national de recherche en IA portant sur l’attraction et le développement des talents, en complément de l’action des 3IA ».

    • Le premier AAP portera sur des chaires individuelles en IA.
    • Le second appel portera sur des programmes doctoraux.

    Ces appels à projets seront ouverts à l’ensemble de la communauté scientifique nationale en IA en dehors des 3IA.

    Des acteurs publics motivés

    « C’est seulement sur la base d’une recherche forte que nous pourrons faire valoir au plan international les valeurs éthiques que nous défendons tout en soutenant nos entreprises, déclare Frédérique Vidal, la ministre chargée de la Recherche. J’attends des 3IA qu’ils fonctionnent rapidement en réseau au plan national avec l’appui de l’Inria, qui coordonne le programme national de recherche, avec leurs homologues allemands et plus largement avec les meilleures institutions de recherche mondiale en IA. »

    « Avec la labellisation 3IA des 4 projets de Toulouse, de Grenoble, de la Côte d’Azur et de PRAIRIE, au centre de Paris, le 3e programme d’investissements d’avenir (PIA) intervient dans la durée et en concentrant ses financements », commente de son côté Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement. Ces sites « que le jury international a identifié comme étant les plus avancés, les plus visibles et porteurs des stratégies les plus abouties » auront vocation à « structurer, à partir des territoires, l’ensemble du paysage français de recherche, de formation et d’innovation en intelligence artificielle. »

    Cédric O, le secrétaire d’État chargé du Numérique, estime pour sa part que « la stratégie d’excellence impulsée par le président de la République en mars [2019] franchit aujourd’hui une étape importante avec le lancement des 3IA. »

  • Carrefour de l’Observance 2019 : « Les CTPS ou l’émergence d’un nouveau monde ? », le 27/06/19 (débat)

    Dans le cadre du Carrefour de l’Observance, organisé par Observia et l’agence Nile, un débat intitulé « Les CTPS ou l’émergence d’un nouveau monde ? », se tiendra le 27 juin 2019 à Paris à l’espace Van Gogh (12ème arrondissement). 

    Les inscriptions pour assister à l’événement sont gratuites et sont à réaliser via ce lien.

    Créées dans un souci de modernisation du système de santé en 2016, les communautés professionnelles territoriales de santé (CTPS) sont une initiative des professionnels du secteur visant à améliorer la prise en charge des patients. Le but est d’établir une meilleure coordination des acteurs qui la composent afin de garantir une qualité et une sécurité des services supérieures. 

    Parmi les 10 mesures phares de la stratégie de transformation du système de soins « Ma santé 2022 » figure le déploiement de 1 000 CTPS pour surplomber le territoire. Ce dispositif, qui se veut souple, a été pensé dans l’optique de permettre aux professionnels de s’adapter aux besoins locaux sur l’ensemble du territoire.

    De nombreuses réflexions sont déjà établies : l’idée est notamment de donner un rôle essentiel aux agences régionales de santé (ARS) avec une intervention en lien avec les URPS ; les ARS proposent entre autres de leur côté un objectif de labellisation des CTPS.

  • L’Agence israélienne de l’innovation annonce un partenariat avec la Finlande en santé numérique

    L’Agence israélienne de l’innovation (Israel Innovation Authority) et la Direction de la recherche Israel-Europe (Iserd) annoncent un partenariat avec la Finlande dans le domaine de la santé numérique.

    Lors d’une soirée organisée à l’ambassade de Finlande en Israël, en présence notamment de Visa Honkanen, directeur du numérique de l’hôpital universitaire de Helsinki, et de Marja-Liisa Niinikoski, directrice générale du Helsinki Business Hub, l’agence de développement économique de la capitale, un appel à propositions a été émis pour le lancement de projets communs par des entreprises israéliennes et finlandaises, est-il indiqué dans un communiqué daté du 16 avril 2019.

    « La collaboration avec des entreprises israéliennes aidera les jeunes entreprises finlandaises à accéder à des technologies révolutionnaires capables de soutenir les politiques de santé progressistes du pays, d’améliorer le bien-être des citoyens finlandais et de [permettre] à la Finlande [de conserver] le statut de leader mondial en e-santé », a déclaré le P.-D.G. de l’Agence israélienne de l’innovation Aharon Aharon, ancien dirigeant d’Apple en Israël.

    C’est également, selon lui, «  une opportunité extraordinaire pour les entreprises israéliennes de se connecter aux leaders finlandais de l’écosystème de la santé numérique, de se familiariser avec des technologies de pointe [et de] conquérir le marché finlandais ». L’ambassadrice de Finlande en Israël, Kirsikka Lehto-Asikainen, a salué ce programme pilote, le présentant comme « un bond en avant » pour la coopération entre les deux pays.

    La Finlande, 1er pays au monde à avoir mis en place un référentiel national de données patients

    L’Agence israélienne de l’innovation souligne que la Finlande se classe parmi les principales puissances en matière de e-santé dans le monde, la santé numérique constituant son principal marché extérieur en matière technologique. Elle est l’un des premiers pays au monde à avoir mis en place un référentiel national de données patients, couvrant à la fois les secteurs public et privé. 100 % de la population du pays est couverte par le dossier médical électronique.

    Selon l’agence, la vigueur du secteur e-santé en Finlande est due en partie à la qualité de la recherche médicale menée dans des institutions, comme l’hôpital universitaire de Helsinki, et à une économie digitale solide, en partie grâce à la présence de Nokia en périphérie de la capitale.

    Israël héberge plus de 350 centres de R&D de sociétés multinationales et des centaines de start-ups

    Israël héberge de son côté plus de 350 centres de R&D de sociétés multinationales, dont ceux de Google, IBM, Intel, Facebook et de la finlandaise Nokia, ainsi que des centaines de start-ups pionnières dans les domaines de la médecine personnalisée, des analyses de données de santé, de la télémédecine, des capteurs et des dispositifs médicaux.

    Israël : un plan national en e-santé sur 5 ans de 247 M€

    En mars 2018, le gouvernement israélien a approuvé un plan national en santé numérique d’un milliard de shekels (247 millions d’euros) sur 5 ans, incluant des initiatives en matière de coopération internationale et des modifications de la réglementation visant à encourager la recherche en data science.

  • Le Resah veut jouer « un rôle déterminant » dans la transformation numérique (rapport d’activité 2018)

    « Le virage numérique dessiné par la stratégie « Ma santé 2022″ suppose un développement cohérent de la e-santé et de ses outils digitaux », déclare le Resah en introduction de la cinquième partie de son rapport d’activité 2018, intitulée « Donner sa place à l’innovation ». Le Réseau des acheteurs hospitaliers souligne que « la fonction achat, qui sert d’interface entre les besoins en services et produits des acteurs de santé et les industriels du secteur, est appelée à jouer un rôle déterminant dans cette transformation ».

    Le groupement d’intérêt public (GIP) détaille dans ce document le rôle dévolu à son nouveau Centre de l’innovation par les achats. « À la fois showroom permanent, lieu de débats et de conférences, espace de co-création et de design thinking, il permettra de détecter des innovations présentant une véritable valeur d’usage pour améliorer la qualité des soins », annonce Stéphane Pardoux, vice-président du Resah et animateur du comité de pilotage du centre.

    « Les industriels pourront suggérer mieux et plus rapidement aux hospitaliers des outils, en prise directe avec nos réalités quotidiennes, précise-t-il. Les innovations les plus performantes seront consacrées par leur mise à disposition sur étagère par le Resah, afin que les acteurs de la santé puissent les acquérir simplement dans des formats juridiques sécurisés. »

    Le Centre de l’innovation par les achats : un nouveau concept

    Convaincu que « l’acheteur est une interface incontournable entre les besoins en services et produits des professionnels de santé et l’offre des industriels », le Resah s’étend dans son rapport sur le projet de création d’un Centre de l’innovation par les achats, appelé à devenir « une véritable plateforme d’intermédiation entre établissements, utilisateurs et entreprises ».

    « Le Centre s’articulera avec l’ensemble des acteurs de écosystème de l’innovation (clusters, incubateurs, etc.) mais aussi avec les ambassades de pays étrangers avec lesquelles le Resah a commencé à nouer des partenariats », explique Pierre Lebon, directeur « conseil, innovation et international » du Resah.

    « Pour garantir une bonne connaissance des meilleures innovations au niveau mondial », le Centre de l’innovation par les achats organisera également des missions d’étude afin de faire découvrir a ses membres les organisations et les technologies les plus innovantes au monde. Un premier voyage sera organise en juin 2019 à Singapour. 

    Des partenariats ont été noués avec le Lab Santé et LNA Sante (anciennement le Noble Âge) « afin de tirer parti des compétences de chacun et ainsi de fonder ensemble un écosystème de l’innovation ».

    Les premiers projets du Centre

    Le rapport signale que le site www.resah-innovation.fr a été mis en ligne début 2019 pour soutenir les activités du Centre (communication, gestion du sourcing et des appels a projet). Il annonce que les premiers projets qui seront lances début 2019 couvriront :

    • l’expérimentation de nouveaux usages territorialisés d’une solution informatique de gestion du remplacement du personnel, en partenariat avec WHOOG;
    • la co-création d’exosquelettes pour la diminution du stress physique lié a la manutention des personnes par les personnels de santé, en partenariat avec LNA Sante ;
    • le co-développement d’applications adaptées aux robots humanoïdes ;
    • l’étude de la modalité d’achat en coût complet, appliquée au passage des gants chirurgicaux vers du 100 % synthétique, en partenariat avec les sociétés Ansell et Cardinal Health ;
    • l’étude d’un nouveau modèle de mise a disposition des robots chirurgicaux.

    Un cas pratique: le partenariat avec LNA Santé sur l’exosquelette

    Interrogée, Marie-Laure Lévêque, directrice du Pôle « prospective stratégique et marketing » du groupe LNA Sante salue le  premier projet engagé par son groupe  avec le Resah sur « la création d’un exosquelette, sous la forme d’un gilet, destiné aux soignants, pour leur permettre de soulager les postures pénibles, de faciliter le port de charge et ainsi améliorer leur qualité de vie au travail ».

    « Cette technologie conçue pour le secteur de l’industrie (…) n’est pas encore complètement adaptée [au milieu hospitalier], souligne-t-elle. Nous réfléchissons donc avec le Resah à l’élaboration d’un cahier des charges adapté aux usages des professionnels de santé ».  

    Déploiement de solutions spécifiques

    Accord avec Doctolib pour la prise de rendez-vous

    Le Resah revient sur l’accord cadre national attribué pour 4 ans à Doctolib pour « une solution logicielle de prise de rendez-vous en ligne », affirmant qu’avec ce contrat, « pour la première fois, une centrale d’achat nationale a ouvert son catalogue a une offre de fourniture et de mise en œuvre de solutions de télémédecine ». 

    Selon le rapport, le partenariat a permis aux établissements d’optimiser l’activité des secrétariats médicaux grâce a une diminution de 30 % de prises de rendez-vous téléphonique » et de « réduire de 75 % la non-venue des patients grâce a des outils spécifiques : annulation en ligne, e-mails et SMS de rappel ».

    Géraldine Gicquel, directrice des systèmes d’information et des télécommunications du GHT Yvelines Nord, affirme avoir découvert grâce à cette initiative que Doctolib donnait « la possibilité de gérer transversalement des plateaux de rendez-vous sur les différents sites dans le contexte de la territorialisation des spécialités ». Elle rend hommage au Resah pour avoir « apporté la solution contractuelle ad hoc pour traiter avec une jeune société innovante, qui plus est sur du SaaS (logiciel en tant que service), une modalité d’achat dont nos hôpitaux n’ont pas encore une grande expérience ».

    Accord avec Whoog pour le remplacement de personnels

    Le Resah se félicite également d’avoir attribué fin 2018 à la société WHOOG « un marché portant sur une solution logicielle de gestion de remplacement du personnel [pour] fluidifier et rendre plus efficients les rappels internes de personnels, en évitant aux établissements de recourir a l’intérim, onéreux et de qualité inégale ».

    L’application « permet a certains membres de se déclarer volontaires et de recevoir des mails ou des SMS pour leur proposer une mission lorsqu’un membre du personnel annonce son absence a la dernière minute », est-il expliqué. Selon le réseau des acheteurs hospitaliers, elle permet aux établissements de santé « d’optimiser leur budget » et de « ne plus faire perdre de temps aux cadres pour qu’ils puissent mieux se consacrer aux soins ».

    Des projets pour 2019

    Le projet européen EURIPHI

    Le Resah a poursuivi en 2018 sa participation à 2 projets européens digitaux dans le domaine de la santé : inDemand et RELIEF.

    En 2019, le GIP français devient partenaire du projet EURIPHI (Europe-wide Innovative Procurement of HealthInnovation), cofinancé par la Commission européenne dans le cadre du programme Horizon 2020 sous la forme d’une CSA (Coordination and Support Action).

    Porté par MedTech Europe et 25 autres partenaires, le projet a pour objectif de créer un consortium européen d’acheteurs publics afin de continuer les travaux sur le « Value Based Procurement«  (création de valeur par la fonction achats) : développement d’outils, méthodologies et adoption du modèle. 

    Les marchés lancés en 2019

    Le Resah prévoit dans ses « perspectives 2019 » le lancement de plusieurs marchés, portant sur :

    • une solution de commande de transports sanitaires, suite au changement de réglementation en octobre 2018 ;
    • une solution de gestion électronique documentaire, « visant a favoriser l’émergence d’un hôpital « zéro papier » », indique-t-il.
    • des solutions d’interopérabilité, afin de favoriser la convergence des systèmes d’information au sein des GHT sur 2 grands thèmes : le dossier patient informatise et les systèmes de gestion de laboratoire.
  • Dispositif SI-VIC (Gilets jaunes) : l’AP-HP reconnaît des « utilisations inappropriées »

    « À la suite des investigations conduites pour vérifier certains éléments parus dans la presse (…), il apparaît que les onglets « commentaire » de l’application ont pu être utilisés (…) de façon marginale [pour mentionner] des éléments de nature médicale (…) que les équipes pensaient utiles sur la nature de la blessure ». C’est ce qu’affirme l’AP-HP dans un communiqué publié le 24 avril 2019, intitulé « SI-VIC : identification de cas d’utilisations inappropriées ».

    Ce communiqué fait suite à la publication le même jour par Le Canard enchaîné d’extraits de fiches SI-VIC remplies durant la manifestation des Gilets jaunes du 16 mars 2019, portant des mentions telles que « tir flash-ball : plaies arcades » et « tuméfaction oreilles : plaie oreille ». Le journal affirme qui plus est que ce fichier était accessible aux ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères, conformément au décret du 9 mars 2018 encadrant le dispositif.

    « Chaque groupe hospitalier de l’AP-HP ne visualise que ses propres malades », déclare l’AP-HP dans son communiqué, précisant que « le siège de l’AP-HP a visibilité de tous les établissements de l’AP-HP, l’ARS Ile-de-France sur la région, et le ministère de la Santé sur le pays » et qu’«aucune autre structure n’y a accès ».

    « Des instructions données pour corriger ces éléments » et une inspection mise en place avec l’ARS (AP-HP)

    L’AP-HP invoque le « mémo SI-VIC », qu’elle a élaboré « dans le souci de pouvoir disposer des informations permettant (…) de dimensionner et d’orienter le patient vers les ressources spécialisées disponibles », et selon lequel « l’onglet commentaires permet d’ajouter toutes les informations utiles concernant la pathologie ou le type de blessure, l’intitulé exact du service… ».

    « Cette précision, qui avait été mentionnée dans un souci de bonne prise en charge des patients, n’aurait pas dû apparaître, est-il indiqué dans le communiqué. Au contraire, il aurait dû être rappelé qu’aucune information médicale ne devait être saisie ».

    L’AP-HP conclut en déclarant que « des instructions sont données pour corriger ces éléments » et qu’elle menait avec l’ARS « une inspection pour objectiver de façon transparente l’utilisation qui a été faite de l’application dans ces dernières semaines ». 

  • « Gilets jaunes » : le système SI-VIC « a joué son rôle » d’outil de régulation (AP-HP/ARS)

    L’AP-HP et l’agence régionale de santé (ARS) Île-de-France défendent l’usage du « dispositif national » SI-VIC après les inquiétudes formulées par le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) le 19 avril 2019.

    C’est « suite à l’alerte des autorités sanitaires et en application de celle-ci » que les Samu de l’AP-HP ont ouvert le dispositif SI-VIC, indiquent les deux organisations dans un communiqué conjoint intitulé « Mise au point sur un prétendu fichage de patients » et publié le 20 avril. Elles rappellent que certaines manifestations de ces derniers mois « ont été des événements sanitaires importants » : SI-VIC, estime-t-elles, « a joué son rôle [d’] outil de régulation et d’information sanitaires » dans un contexte où « toute erreur dans la prise en charge des malades aurait été un élément de renforcement de la violence ».

    Sur demande de l’ARS, l’AP-HP « a l’obligation d’alimenter » SI-VIC

    SI-VIC, indique le communiqué, « est déclenché à la demande de l’Agence régionale de santé » en cas de « situations sanitaires exceptionnelles », notamment de « grand évènement susceptible de conduire à un nombre important de victimes ». L’AP-HP « a l’obligation d’alimenter Si-VIC dès lors que le dispositif est déclenché », est-il expliqué.

    Les informations recueillies dans le cadre de ce dispositif sont les suivantes : numéro d’identification AP-HP, sexe, date de naissance / tranche d’âge, nom, prénom, nationalité, adresse et des données relatives à l’hospitalisation  (heure d’arrivée, site, statut : retour à domicile, décès, hospitalisation …) et le cas échéant personne à contacter. L’AP-HP et l’ARS soulignent ici que « dans le respect du secret médical[, SI-VIC] ne comporte pas de données médicales, c’est-à-dire aucune donnée sur la nature des blessures prises en charge ».

    Pas d’interconnexion avec le système Sinus du ministère de l’Intérieur

    Dans leur communiqué, les 2 organisations relèvent qu’« un autre dispositif national », baptisé « Sinus », est « géré et déclenché par le ministère de l’Intérieur », le Préfet de police à Paris : il « vise à identifier les victimes d’une catastrophe, les compter et suivre leurs parcours tout au long de leur prise en charge à l’aide d’un bracelet à numéro unique et d’un dispositif de saisie informatique ». Y figurent l’état civil, l’état de gravité (urgence absolue, urgence relative) le lieu de prise en charge et l’hôpital de destination. Sinus a notamment été déclenché lors des attentats de 2015, notent l’AP-HP et l’agence régionale de santé.

    Ces dernières indiquent en conclusion que, « dans l’hypothèse d’un événement donnant lieu à l’ouverture simultanée de Sinus et SI-VIC », la Cnil « a autorisé les deux dispositifs à partager des informations sur l’identité, le lieu de prise en charge et l’hôpital d’accueil des victimes ». Elles affirment que cela « ne s’est jamais produit dans le cadre des événements  « Gilets Jaunes » ».

  • IA : le NHS pose les jalons d’un cadre d’évaluation à destination des entreprises et start-ups

    Le « long term plan » du NHS met en place un système de santé structuré par le numérique et s’attache à créer un cadre de confiance pour en faciliter l’usage par les patients. Il vise à anticiper les questions que peuvent se poser les professionnels et les patients concernant la clinique, la technologie, la sécurité des données et des personnes. H&TI a assisté à la présentation des travaux en ligne par le Dr Indra Joshi, directeur clinique du département digital et intelligence artificielle (IA) du NHS.

    Le NHS s’est mis en capacité de répondre aux différentes questions, en particulier en créant les standards de la confiance, et en anticipant la complexification apportée par l’arrivée de l’IA.
    Plusieurs outils sont mis à disposition ou sont en cours de réalisation pour créer ces standards et répondre aux attentes des patients et des professionnels :
    • un code de conduite sur l’utilisation  de la donnée ;
    • un tableau de bord d’évaluation ;
    • une classification des solutions numériques ;
    • un résumé de présentation  des solutions standardisées : summary digital product characteristics (SDPC).

    La présentation complète est disponible en anglais ici : Pour un cadre de confiance IA – NHS.

    Le NHS élabore des outils pour inscrire l’intelligence artificielle dans un cadre de confiance

    Le NHS s’est mis en capacité de créer des standards de la confiance et d’anticiper l’arrivée de l’intelligence artificielle. Plusieurs outils sont mis à disposition ou en cours de réalisation pour créer ces standards et répondre aux attentes des patients et des professionnels.

    Le « Digital Assessment Questions » (DAQ)

    L’objectif est de créer un cadre de standards pour les technologies digitales, en recensant un ensemble de questions cliniques et techniques posées des experts.

    Ce DAQ doit faciliter le travail des innovateurs et des « commissioners » (membres d’un « clinical commissiong groups » ou au sein du NHS, les responsables des organisations et solutions à mettre en place pour répondre aux besoins des patients et des citoyens).

    Le DAQ a également pour objectif d’aider les innovateurs à développer leur solution ou produit digital en intégrant les standards requis et/ou recommandés. Le DAQ est  réalisé par un ensemble d’acteurs partenaires : NHS England, NICE Public Health England, Medcity, Digital Health London, et permet le développement d’un ensemble d’ « evidence standards » pour les technonoligies digitales, dont notamment les applications.

    À travers les réponses apportées au DAQ, les nouvelles technologies doivent démonter qu’elles sont efficaces, créatrices de valeur financière pour le système de santé, qu’elles répondent aux attentes cliniques (sécurité médicale, efficacité, accessibilité) et techniques (interopérabilité, stabilité technique, et sécurité des données).

    Une version beta est en ligne (https://developer.nhs.uk/wp-content/uploads/2018/09/Digital-Assessment-Questions-V2.1-Beta-PDF.pdf). Elle est à disposition de tout acteur ou innovateur qui veut mettre une nouvelle solution sur le marché et la référencer dans la « NHS Library ».

    Les 3 phases du référencement :

    • soumission :
      • Démontrer que l’on est aligné avec les priorités et en phase avec la politique du NHS
    • pré évaluation
      • Démontrer que la solution est en phase avec les valeurs du NHS et répond aux attentes médicales
    • évaluation :
      • Démontrer l’adhésion aux principes de base et que la solution répond et intègre les obligations (focus sécurité data)

    Les « commissioners » pourront se fier aux résultats du DAQ pour trouver des solutions efficaces répondant aux besoins de leurs patients.

    Mise en place d’une classification des solutions numériques

    Pour que les efforts demandés soient adaptés aux solutions évaluées, il a été mis en place une classification des solutions numériques s’inspirant de la classification des dispositifs médicaux. Plusieurs classes, basées sur la dangerosité de la solution numérique, ont été définies :

    • Classe 1 (outils avec risque minimum/ système de santé) ;
    • Classe 2: solutions fournissant des informations pour le patient ou le clinicien. Solution réalisant un monitorage simple (recueil de données) ;
    • Classes 3a et 3b : solutions portant des risques importants : 3a : santé publique et self management, 3b : prescription, diagnostic.

    La preuve de l’efficacité de l’usage prévu est adaptée à la classification de la solution : le « Minimum evidence standard » pour une solution classe 1, le « best practices standard » pour une classe 2 ou 3.

    Proposition de standardisation de la présentation des solutions : vers une notice Summary digital product characteristics (SDPC)

    De même que la notice accompagnant un médicament est standardisée (définition, indications, effets secondaires…), il est proposé avec le SDPC de présenter les solutions numériques selon un format pré déterminé, en mettant en évidence les éléments essentiels pour le clinicien, ou le « commissioner ».

    Le SDPC reprend entre autres les éléments du DAQ (évaluations et résultats obtenus) et la classification de la solution.

    Le code de conduite pour les technologies basées sur l’utilisation de la donnée

    L’utilisation des données dans les solutions numériques proposées dans le monde de la santé doit répondre à une éthique adaptée. Il est demandé aux innovateurs et vendeurs de solution de répondre au code de conduite mis en place par le NHS.

    Il repose sur 10 principes :

    • comprendre les utilisateurs, leurs besoins et le contexte ;
    • définir le résultat recherché et la manière dont la technologie y contribuera ;
    • utiliser les données appropriées par rapport aux attentes et à l’objectif pour lequel elles sont utilisées ;
    • utiliser des données en quantité adaptée aux besoins identifiés de l’utilisateur
    • utiliser de l’open source ;
    • faire preuve de transparence en ce qui concerne les données utilisées et les algorithmes déployés ;
    • indiquer le type d’algorithme utilisé (utilisation des données, validation des performances, intégration du système) ;
    • générer la preuve de l’efficacité par rapport à l’utilisation prévue et à l’optimisation des ressources ;
    • intégrer la sécurité dans la conception ;
    • définir la stratégie commerciale [contrats].

    https://www.gov.uk/government/publications/code-of-conduct-for-data-driven-health-and-care-technology/initial-code-of-conduct-for-data-driven-health-and-care-technology

    Définition des responsabilités : la « regulator map » 

    Au vu de la variété des questions et évaluations existant comme de celles des acteurs impliqués, le NHS instaure une  « regulator map » pour chaque problématique. Celle-ci décrit :

    • l’organisme responsable ;
    • le champ d’action concerné ;
    • la réglementation et les standards ;
    • les approches et le système de validation.

    L’enjeu global est de trouver un équilibre entre innovation et régulation, de garder suffisamment de flexibilité et de souplesse, et de définir les lignes rouges à ne pas franchir.

    Un programme bâti sur 4 piliers est en cours de réalisation :

    • premier pilier : explicabilité de l’algorithme: l’objectif est de définir un cadre spécifique permettant aux personnes responsables de montrer de manière claire et transparente les fonctionnalités clés de l’algorithme (guidelines) ;
    • deuxième pilier : normes de publication pour l’IA appliquée dans la santé. travail en cours réalisé par un groupe international de recherche sur l’IA appliquée ;
    • troisième pilier : études de cas sur la mise en œuvre: études de cas réalisées par des chercheurs et des exploitants sur la manière dont ils ont adopté des principes avec le CoC ;
    • quatrième pilier : guide de navigation des données, boîte à outils sur la localisation des données pour des conditions particulières ou sur l’utilisation des données.