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  • Chine : Alibaba travaille à la santé du futur

    « Future Hospital », une vision novatrice du secteur mettant à l’honneur les innovations high-tech, du remboursement en ligne des frais de santé à la télémédecine est un des nombreux projets en cours d’Alibaba, acteur principal du marché de l’e-santé chinois.

    Pour mieux comprendre l’importance du géant de l’e-commerce dans le système de santé chinois, H&TI revient sur les ambitions et stratégies d’Alibaba Health Information Technology Ltd, analysées par Cecilia Wu (YiXiu), directrice de la stratégie d’investissement à Sanpei Ventures, une société de capital-risque basée à Shanghai.

    En bref : Malgré d’importantes pertes subies ces dernières années en raison notamment de l’absence d’un cadre légal favorable, Ali Health a depuis rebondi en investissant dans de nouveaux secteurs de l’industrie health tech.

    Le projet « Future Hospital » : plus de 400 partenariats en deux ans

    Le projet « Future Hospital » a été annoncé en mai 2014 par Alipay, le service d’Alibaba en charge des paiements numériques. Alipay prévoit d’utiliser sa propre plateforme pour permettre aux utilisateurs de prendre rendez-vous chez le médecin, de régler leur frais de santé, de consulter les résultats de leurs examens médicaux, le tout à distance, depuis leur ordinateur ou leur téléphone mobile.

    La filiale souhaiterait par ailleurs proposer une navigation à l’intérieur des établissements afin de pouvoir guider les patients d’un département à un autre (accueil, check-up, paiement…)

    L’objectif est aussi à terme d’exploiter les données enregistrées sur le cloud de l’outil pour permettre de mieux identifier les profils des patients et ainsi améliorer l’efficacité des établissements de santé chinois.

    Alipay aimerait également ajouter dans un second temps une fonction « critiques » à son service par l’intermédiaire de laquelle les médecins et les patients pourraient publier des remarques les uns sur les autres après un examen médical.

    Future Hospital : un premier bilan encourageant

    Depuis 2014 :

    • Plus de 400 partenariats ont été signés avec des hôpitaux nationaux (notamment à Pékin, à Shanghai et à Guangzhou) pour proposer aux patients des services de réservation et de paiement en ligne ;
    • 50 millions de personnes ont bénéficié des services Alipay dans le secteur de la santé ;
    • une chaîne d’approvisionnement a été mise en place pour apporter au domicile des patients des médicaments sur ordonnance après un rendez-vous médical vidéo ;
    • Alipay est devenu le partenaire clé de l’hôpital central de Wuhan (sud-est), un établissement de niveau 3A, et lui a ainsi permis de passer d’un système de financement basé sur la prescription de médicaments à un modèle plus sain, centré sur les services médicaux.

    Parmi les problèmes à résoudre : Alipay éprouve certaines difficultés à relier chaque patient à son compte d’assuré. Ce bug nuit à l’automatisation du processus de remboursement via ce nouvel outil. Des solutions sont actuellement explorées pour tenter de résoudre au plus vite le problème.

    Deuxième phase : d’ici 2020-2025

    Une plateforme en ligne à part entière sera mise en place pour permettre de réaliser à distance une prescription médicale virtuelle et mobile, la commande d’une livraison de médicaments, le transfert vers un hôpital, le remboursement de soins et des demandes d’indemnisation.

    Troisième phase : d’ici 2025-2030

    Alipay exploitera de manière encore plus approfondie les capacités de sa base de données et de son service de cloud computing pour mettre au point avec les fabricants de technologies mobiles, les établissements de soins et les organisations gouvernementales une plateforme visant à devenir une ressource clé d’informations de santé, capable d’améliorer la qualité et l’efficacité de l’offre de soin.

    « Il s’agit d’un plan à long terme établi pour effectuer le passage d’une organisation pensée autour de la guérison à un système basé sur la prévention », résume Zhang Jiangang, l’un des dirigeants de la branche AliFinance (Tech.sina.com).

    « Pour l’instant, le programme n’en est qu’au stade du projet pilote, rappelle Cecilia Wu. Nous devons encore attendre avant de savoir s’il sera en mesure d’améliorer le système de santé chinois, un objectif qui ne pourra pas être atteint sans l’instauration de mesures drastiques et d’une politique bénéfique par le gouvernement chinois. Alibaba, en tant que société privée, ne détient pas elle seule la capacité à réformer le système de santé national. Elle a besoin du soutien de l’État. »

    E-santé : les autres projets d’Alibaba Health

    En dehors de son ambitieux projet « Future Hospital », Alibaba Health entend multiplier les innovations sur le marché de l’e-santé chinois, en dépit des obstacles à surmonter, essentiellement d’ordre légal

    Vers une assurance santé numérique commune

    En avril 2016, Alibaba Health Information Technology a accepté de mettre en place une opération liée à l’instauration d’un système d’assurance santé numérique avec six autres entreprises par le biais d’une société de capital-risque. L’investissement s’élève à 1 milliard de yuans (135 M €).

    Les six autres sociétés sont :

    • Taiping Insurance Holdings (Hong Kong) ;
    • Alibaba (China) Technology ;
    • Taiping Life Insurance ;
    • Jiangsu Yuwell Technology Development ;
    • Shenzhen Baiyeyuan Investment ;
    • Shanghai Yunfeng Investment Management.

    « [Alibaba Health] estime que, grâce à cet investissement commun, il sera en mesure de participer à l’instauration d’une assurance maladie numérique, un secteur nouveau et prometteur qui aidera également les acteurs de l’industrie à aligner leurs intérêts sur le marché de la santé [chinois] », a déclaré Wang Lei, le directeur général d’Ali Health, lors de l’annonce officielle de cet accord.

    Une pharmacie en ligne en suspens…

    « En Chine, les ventes en ligne de médicaments en libre accès représentent seulement 1 % des ventes totales de médicaments au sein du pays, contre 30 % aux États-Unis », souligne Mme Wu. Par ailleurs, outre-Atlantique, la vente de médicaments sur ordonnance en ligne occupe 50 % du marché des ventes en ligne de médicaments. En Chine, elle est interdite.

    Le pays ayant récemment assoupli le règlement relatif aux médicaments sans ordonnance, Alibaba a anticipé, espérant que la loi vis-à-vis de la vente de médicaments sur ordonnance devrait à son tour être moins rigide. En avril 2015, le géant de l’e-commerce a donc décidé de transférer son service de pharmacie en ligne sur Yao.tmall.com, une plateforme d’Ali Health qui regroupe divers sites de pharmacies numériques.

    L’accord a finalement été annulé en mars 2016, faute d’approbation de la part du gouvernement : l’autorité de sécurité du médicament chinoise a finalement interdit la vente au détail de médicaments sur Yao.tmall.com. Ali Health n’a pas encore présenté de nouvelle demande.

     … des solutions alternatives envisagées

    Alibaba Health Information Technology Ltd. a connu des pertes conséquentes au cours des deux dernières années, en partie liées à l’échec de sa pharmacie en ligne. Entre 2015 et 2016, la filiale a vu son revenu net chuté de 135,91 %, passant d’une perte de 81,22 millions HK$ (9,6 M €) à une perte de plus de 190 millions HK$ (22,5 M €).

    Ce coup dur n’a pas pour autant découragé la société. L’année dernière, Ma Li, vice-président de la stratégie à Alibaba Health, a annoncé le lancement prochain d’une application de clic & collect. Le principe : les patients intéressés commandent en ligne des produits de santé et les récupèrent ensuite dans une pharmacie située à proximité. Le service permettrait de faire gagner du temps aux patients et aux pharmaciens, qui réduiraient ainsi leur file d’attente.

    Pour remonter la pente, la filiale tente également d’investir dans de nouveaux secteurs du marché, tels que la sécurité des consommateurs et l’imagerie médicale à distance.

    Les points forts d’Ali Health sur le marché de l’e-santé chinois

    Comment expliquer ce quasi monopole d’Ali Health dans le domaine de l’e-santé ? Cecilia Wu perçoit trois raisons principales :

    • 1. « Une entrée précoce sur le marché, dès 2011, soit bien en avance comparé notamment aux autres géants locaux de l’internet. »
    • 2. « L’importance des sommes investies et des contrats signés. »

      Exemple, parmi d’autres, Alibaba Health a investi en mars 2016 225 millions de yuans (environ 30 M €) dans Wanliyun Medical Information Technology, une entreprise d’imagerie médicale, détenant ainsi 25 % de la société. L’objectif de cette alliance est de participer au développement des plateformes de cloud computing et ainsi proposer à terme des services d’imagerie médicale à distance.

      Le consultant Damjan P. DeNoble, partenaire à Rubicon Strategy Group, insiste de son côté sur la rapidité avec laquelle Alipay a été capable de finaliser autant d’accords avec des hôpitaux chinois (plus de 400 en deux ans), alors que les acteurs étrangers et nationaux peinent à parvenir à des arrangements concluants dans un délai si court et avec une portée si importante (Healthintelasia.com).
      Exemple : la plateforme de services médicaux numériques GuaHao (WeDoctor Group) de Tencent a pour l’instant annoncé un seul partenariat avec Wuzhen, une petite ville au nord de la province du Zhejiang, et le business modèle en place ne permet pas encore de faire de profits.

    • 3. « La mise en place de stratégies complètes et adaptées à ce secteur particulier, constamment en cours d’évolution, centrées sur le développement des services aussi bien de paiement, de soins quotidiens, de consultations médicales, de diagnostic et de traitement. »

    L’autre point fort d’Ali Health est d’avoir réussi là où d’autres experts du domaine de la santé ont échoué :

    – Trouver un nouveau business modèle.

    L’un des challenge de la Chine pour assainir son système de santé est de parvenir à déplacer la vente des médicaments en dehors des hôpitaux. Un processus quasi impossible à établir sans l’aide d’un règlement adéquat des autorités. Des initiatives ont échoué à plusieurs reprises.

    Néanmoins, on note une réussite du côté d’Alibaba : en moins de deux ans, l’hôpital central de Wuhan de niveau 3A (province du Hubei, au sud-est de la Chine), est parvenu à mener à bien la transition. C’est le premier succès du genre en Chine, rendu possible grâce à l’utilisation de la technologie Alihealth.

    Pour parvenir à faire du profit sans la vente de médicament, Alibaba Health a donné à l’hôpital une nouvelle solution par le biais de sa plateforme de soins. Son service de télémédecine permet ainsi à l’établissement de traiter rapidement les patients qui n’ont pas besoin de se déplacer à l’hôpital pour consulter un médecin et d’identifier ceux qui ont besoin de services faisant gagner de l’argent à l’établissement.

    Cette solution diminue non seulement la pression subie par le personnel en évitant un surpeuplement de l’hôpital et engendre un flux de patients plus sain, générateur de revenu.

    Ce modèle va sûrement permettre à Alibaba de bénéficier d’un soutien financier des autorités publiques mais aussi d’attirer l’attention d’autres grands hôpitaux, qui vont être de plus en plus demandeurs de partenaires dans le secteur de l’e-santé dans les années à venir.

    – Améliorer l’accès à la santé dans les zones rurales.

    Ali Health commence à y parvenir par le biais des services de télémédecine qu’il déploie progressivement au sein du pays. « [Ce challenge] est le Saint Graal de la santé mondiale et de la santé publique (…) Si Ali Health continue à faire des progrès à ce niveau, sa technologie pourrait bien être exportée à travers le monde entier », analyse Damjan P. DeNoble.

    Alibaba, leader indétrônable du marché de l’e-santé ?

    Quand on lui demande si Alibaba pourrait être rattrapé par d’autres acteurs privés du marché, comme Tencent ou Baidu, Cecilia Wu est explicite : « Pour l’instant, je ne pense pas. »

    Pour l’experte, le fait qu’un groupe privé soit le leader du marché de l’e-santé n’est par ailleurs pas un problème. « Les hôpitaux publics gérés par l’État suivent actuellement le business modèle le plus rentable de la même manière que les entreprises privées, soit un système basé sur l’ordonnance abusive de médicaments, la réalisation inutile d’examens médicaux, etc. S’ils dominaient le marché, pourraient-ils agir d’une façon plus éthique que les sociétés privées ? J’en doute. Au fond, peu importe quel type d’entreprises mènent le secteur ici. Le résultat serait à peu près le même. »

  • How Alibaba drives the Chinese eHealth market

    Alibaba is the key player in the Chinese market for e-health. Its current main project is its Future Hospital plan, a new vision of the sector highlighting high technology innovations, such as telemedicine services and advanced IT systems.

    To better understand the importance of the giant e-commerce in the Chinese healthcare system, H&TI focus on ambitions and strategies of Alibaba Health Information Technology Ltd, the group’s healthcare subsidiary, commented by Cecilia Wu (Yixiu) Investment Strategy Manager at Sanpei Ventures, a venture capital company (Shanghai).

    In short: Despite significant losses in recent years because of a lack of regulatory support, Ali Health have not give up and is now investing in new sectors of the health tech industry.

    Future Hospital Plan: over 400 partnerships in two years

    The Future Hospital plan was announced in May 2014 by Alipay, the Alibaba’s department dedicated to digital payments. Alipay plans to use its own platform to allow users to make an online appointment with the doctor, to pay online their health costs and to see the results of their medical examinations from their computer or mobile phone.

    The subsidiary would also propose an indoor navigation within hospitals to guide patients from one department to another (reception, check-up, payment…).

    The aim of this project is also to use the data stored on Alipay’s cloud and database to allow better identification of patient profiles and thus improve the efficiency of Chinese healthcare facilities.

    Alipay would also like to develop in a second time a review function through which doctors and patients could publish notes about each other after a medical appointment.

    Future Hospital: first results are promising

    Since 2014:

    • More than 400 partnerships have been signed with hospitals (including Beijing, Shanghai and Guangzhou) to provide reservation services and online payment;

    • 50 million people benefited from Alipay services in the health sector;
    • A supply chain has been set up to provide patients with prescription drugs at home, after a medical appointment video;
    • Alipay has become the key partner of the Central Hospital of Wuhan (southeast), a class 3A hospital, and has enabled the establishment to transition effectively from a drug-prescription based revenue model to one based on medical services.

    There is however still problems to solve. Alipay in particular has some difficulty connecting each patient on an insured account. This bug prevents automated refund process through this new tool. Solutions are being explored to try to resolve as quickly as possible the problem.

    Second phase: 2020-2025

    Alipay will establish a comprehensive online platform to achieve virtual mobile prescription, medicine delivery, transfer to a hospital, medical care insurance reimbursement and damage claims.

    Third phase: 2025-2030

    Alipay will further utilize its database and cloud computing capability to develop with mobile technology manufacturers, medical care institutions and even government agencies a resource backed healthcare management platform.

     “This is a long term plan to realize the shift from cure to prevention,” Zhang Jiangang, an exec at AliFinace said (Tech.sina.com).

    “So far it is still in pilot project stage, Cecilia Wu said. Whether it can improve the Chinese healthcare system, we need to wait and see. The health care system will not improve without drastic measures and policy from the Chinese government. Alibaba, as a private company, does not have such capability all by itself without government support.”

    Other Alibaba Health projects

    Except his ambitious « Future Hospital » plan, Alibaba Health intends to increase innovation in the Chinese eHealth market.

    An online health insurance

    In April 2016, Alibaba Health Information Technology has agreed to establish an internet health insurance-related operation with six other companies through a venture with a proposed registered capital of 1 billion yuan (€ 135 million).

    The other companies are:

    • Taiping Insurance Holdings (Hong Kong);
    • Alibaba (China) Technology;
    • Taiping Life Insurance;
    • Jiangsu Yuwell Technology Development;
    • Shenzhen Investment Baiyeyuan;
    • Shanghai Yunfeng Investment Management

    “[Alibaba Health]The company believes that through the joint venture, it will be able to participate in internet health insurance, which is a new and promising business area that will also help to align the interests of the participants in [China’s] health care market,” Ali Health chief executive Wang Lei said.

    Alibaba’s online pharmacy is outstanding …

     “In the US e-commerce channel stands for 30 % of total drug sale versus less than 1 % in China, Cecilia Wu said. US online prescription drug sale occupies 50 % of the drug e-commerce while in China it is a forbidden territory.”

    As the authorities have recently relaxed the regulation of non-prescription drugs (over-the-counter drugs or OTC drugs) online sale, Alibaba anticipated, considering that the law on the online sale of prescription drugs should be soon less strict. “Several months ago, China FDA even halted and prohibited the OTC drug retailing on Alibaba’s Yao.Tmall, the marketplace to aggregate diverse online pharmacy vendors.”

    … Alternatives are being considered

    Alibaba Health Information Technology Ltd. has experienced significant losses in the last two years, partly due to the failure of its online pharmacy. Between 2015 and 2016, its net income fell by 135.91%, from a loss of HK$ 81.22 million (€ 9.6 M) to a loss of over 190 million HK$ (€ 22,5 M).

    This setback has not discouraged the company yet. Last year, Ma Li, vice president of strategy and products at Alibaba Health, announced the upcoming launch of an application allowing patients to look for products online and pick up them from nearby pharmacies.

    To get better, the company is also trying to invest in new market sectors, such as consumer safety and remote medical imaging.

    The strengths of Ali Health in the Chinese eHealth market

    How to explain this monopoly of Alibaba Health in the eHealth sector? Cecilia Wu sees three main reasons:

    • 1. A very early starter to tap into this sector, back in 2011, in particular compared with other local internet giants.” 
    • 2. “Its investment amount and deals in e-health sector.”

      Example: in March, Alibaba Health has invested worth RMB 225 million (€ 30 M) in Wanliyun Medical Information Technology, a medical imaging company, holding now 25% of the company. This investment “will enable it to participate in the new and promising area of the use of cloud computing platforms to provide remote medical imaging services”, Alibaba Health said.

      Damjan P. DeNoble, partner Rubicon Strategy Group, notes that AliHealth has been quickly able “to scale its public hospital partnerships”, while foreign and domestic key players struggle to achieve conclusive arrangements in such a short time and with such a large scope (Healthintelasia.com).

      Example: the platform of digital medical services GuaHao (WeDoctor Group) Tencent has only announced a partnership with Wuzhen so far and the current business model does not allow it to turn a profit yet.

    • 3. “A full-fledged and comprehensive  e-health strategies working in progress, covering payment, daily health care, medical appointment& consultation, medical diagnosis & treatment, etc.”

    The other strength of Alibaba Health is to have succeeded where other experts in the field failed.

    – Finding a sustainable business model. 

    One of China’s challenge to improve its health system is to move the sale of drugs outside hospitals. A process almost impossible to establish without using a proper settlement of the authorities. Initiatives have failed repeatedly. Except for Alibaba. Within two years, the Central Hospital of Wuhan level 3A (Hubei Province, southeast China), managed to complete the transition. This is the first success of its kind in China, made possible through the use of Ali Health’s technology.

    To successfully make profit without selling drug, Alibaba Health gave the hospital a new solution through its health platform. Its telemedicine service allows to establish quickly treat patients who do not need to travel to the hospital to see a doctor and to identify patients that needed services that will make the hospital money. This solution loosens pressures on hospital crowding and creates a healthy stream of revenue-generating patients.

    This model will surely allow Alibaba to receive financial support from public authorities but also attract the attention of other large hospitals, which will be increasingly looking for partners in the area of eHealth in the coming years.

    To achieve make profit without selling drug, Alibaba Health gave the hospital a new solution through its health platform. The telemedicine service allows to establish quickly treat patients who do not need to travel to the hospital to see a doctor and to identify patients who need services that earn money to the establishment. This solution not only appeases the pressure on staff by avoiding hospital overcrowding and generates a stream of healthier patients, income generator.

    This model will surely allow Alibaba to receive financial support from public authorities but also attract the attention of other large hospitals, which will be more and more applicants partners in the e-health sector in the years to come.

    – Improving access to health care in rural areas.

    Health Ali begins to improve access to care in remote areas through telemedicine services that the group gradually expanding within the country. “[The challenge] is the holy grail of global health and public health (…). If Alihealth continues to make advances in this area, its technology may well be exported to all corners of the world”, Damjan P. DeNoble said.

    Is Alibaba an invincible leader of the Chinese eHealth market?

    Does other private companies, such as Tencent or Baidu, become better than Alibaba in the Chinese eHealth market? “For now, I do not think so”, Cecilia Wu answers.

    And according to the expert, the fact that a private group is the market leader is not a problem. “Currently state-owned public hospitals follow the profitable business model like private companies, which caused unethical conducts as well, i.e. heavy drug prescription for the patient, unnecessary medical check up/exams…If they lead eHeath market, can they act as a better angel? I doubt it. It does not matter which type of company here.”

  • Télémédecine : partenariat entre la Croix Rouge américaine et Teladoc

    Un projet pilote pour donner accès à un service de télémédecine aux victimes en cas de crise majeure, tel est l’objet du partenariat scellé le 27 octobre 2016 entre la Croix Rouge américaine et Teladoc, une plateforme de téléconsultation basée au Texas.

    La Croix Rouge pourra recourir aux services de consultation à distance de Teladoc quand l’ampleur d’une crise ou d’une catastrophe dépassera les capacités des médecins ou secouristes présents sur le terrain.

    « La télémédecine va jouer un rôle majeur dans la diminution des risques en cas de catastrophe. Notre alliance avec Teladoc va nous faire avancer plus vite vers cette objectif. Nous espérons que cette collaboration servira à réduire les interruptions de service pendant les événements, mais aussi dans les semaines et les mois qui suivent », déclare Mary Casey-Lockyer, responsable des services de santé en cas de catastrophe de l’organisation.

    Teladoc avait déjà mis son service à disposition en septembre 2016 pour aider les secours aux victimes de l’ouragan Matthew à Haïti.

  • Diabète : FreeStyle Libre d’Abbott autorisé par la FDA aux Etats-Unis en version professionnelle

    Le dispositif de contrôle du taux de glycémie d’Abbott, Freestyle libre, a reçu l’autorisation de la FDA aux États-Unis, le 1er octobre 2016, pour sa version réservée aux professionnels de santé.

    Ce dispositif permet de mesurer le taux de glycémie des patients diabétiques sans piqûre. Il est composé d’un capteur qui se pose derrière le haut du bras par le patient lui-même. Il est à changer tous les 14 jours.

    Chaque minute, le capteur mesure le taux de glucose au sein des cellules (dans le liquide interstitiel) et non plus dans le sang comme avec la piqûre au bout du doigt, grâce à un petit filament (5 mm de long, 0,4 mm de large) inséré juste sous la peau. Pour obtenir rapidement la mesure de son taux de glucose, il suffit de passer un lecteur au-dessus de ce capteur.

    L’appareil d’Abbott avait reçu un avis favorable de la HAS pour un remboursement en France le 21 septembre 2016.

  • IBM et TEVA renforcent leur partenariat dans la lutte contre les maladies chroniques

    Un élargissement de leur partenariat existant dans la lutte contre les maladies chroniques, signé en septembre 2015 ainsi qu’un nouveau projet de recherche sur les nouveaux traitements, c’est ce qu’annonce IBM et Teva Pharmaceuticals le 26 octobre 2016.

    Cette extension comprend :

    • Une collaboration de 3 ans sur la recherche pour développer des technologies cognitives débouchant sur une approche systématique sur le champ émergent du repositionnement des médicaments et la découverte de nouveaux usages pour les médicaments existants.
    • Un ciblage prioritaire sur les maladies respiratoires et du système nerveux central en ce qui concerne leur initiative commune de gestion des maladies chroniques.

    Les deux projets reposeront sur la technologie de Watson Health.

  • Lancement du Lab Santé Ile-de-France le 13/12/2016

    Pour le lancement officiel du Lab Santé Ile de France, une conférence sur le thème « Santé et innovation, et si on accélérait le mouvement » est organisée le 13 décembre 2016.

    Horaires: de 9h à 12h 30
    Lieu: 27, avenue de Friedland à Paris.

    Au programme :
    • Présentation de ce nouvel acteur régional au service de l’innovation,
    • Ses offres de service et d’intermédiation entre acteurs publics et privés,
    • Les témoignages de porteurs de projets déjà accélérés,
    • Intervention du professeur Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé, qui présentera la stratégie nationale d’innovation en santé.

  • « Valoriser les médicaments de demain en France et en Europe » (Cercle de Belém, le 30/11/2016)

    Comment faire en sorte que tous les Européens puissent bénéficier des progrès liés aux médicaments innovants, tel est le thème du colloque organisé le 30 novembre 2016 par le Cercle de Belém, fondé par Nicolas Bouzou et Pierre Bentata.

    Ce colloque qui se tiendra au Musée social, 5, rue Las Cases à Paris (7ème) regroupera des économistes, des spécialistes du secteur de la santé et des personnalités politiques européennes.

    Inscriptions: ijacquet@asteres.fr

    Colloque « Du risque à l’innovation: valoriser les médicaments de demain »

    • 14h : accueil
    • 14h 30: discours inaugural de Jérôme Bouyer, président d’AbbVie France
    • 15h : Table ronde N°1, « Que valent les médicaments innovants? »

    – La santé a-t-elle un prix ? Démosthène Davvetas, philosophe

    – Le coût du risque et du très long terme dans les business models des activités aéronautiques et de défense, Renaud Bellais, Airbus chief economist

    – Pourquoi les opinions publiques sous-estiment les bienfaits des médicaments ? Stefano Adamo, historien

    • 16h 30 : ouvertures politiques avec Françoise Grossetête, députée européenne, et Bart Vermeulen, directeur adjoint de la Santé en Belgique
    • 17h : Table ronde N° 2, « Valoriser les médicaments innovants: l’Europe, source d’inspiration »

    – Les prix des médicaments innovants sont-ils élevés en Europe, Pierre Bentata, professeur d’économie

    – Comment les prix des médicaments innovants sont fixés en Europe, Eline Van Der Brock, économiste de la santé aux Pays-Bas

    – Avantages et inconvénients du système britannique de régulation des dépenses pour les soins les plus onéreux, Daniel Mahoney, directeur de recherches économiques à Londres

    • 18h 45 : clôture du colloque par Nicolas Bouzou, économiste et co-fondateur du Cercle de Belém
  • ExclusifOVH agréé hébergeur de données de santé par l’Asip Santé

    OVH a obtenu l’agrément HDS de l’Asip Santé le 24 octobre 2016, apprend H&TI le 26 octobre 2016.

    Une information confirmée à H&TI par l’Asip Santé. Une liste des hébergeurs agréés mise à jour devrait être publiée sur le site de l’Asip d’ici la fin du mois d’octobre 2016.

    Contacté par H&TI, OVH explique de son côté avoir bien reçu le courrier signé de Philippe Burnel, délégué à la DSSIS, mais attendre la publication au Bulletin officiel avant de communiquer sur le sujet et sur son offre.

    OVH annonçait dés le 11 octobre 2016 le lancement d’une offre « Healthcare » pour l’hébergement des données de santé, promettant alors un agrément HDS en France et HIPAA aux Etats-Unis. Cette dernière autorisation était toujours en attente de confirmation en date du 26 octobre 2016.

    Suite à sa levée de fonds de 250M € en août 2016 auprès d’investisseurs américains et fort d’un parc revendiqué de 250 000 serveurs, hébergés dans 17 centres de données en France et au Canada et bientôt à Singapour et Sydney, OVH, classé numéro 4 mondial en 2015 selon une étude Host Advice, se positionne avec force sur le marché des hébergeurs de données de santé.

    L’offre OVH « Healthcare »

    Pour l’offre Healthcare, les packs HDS Ready ou HIPAA Ready sont composés de :

    • l’infrastructure Private Cloud + NSX + vRealize Operations
    • la mise à disposition des documents administratifs et techniques associés aux démarches de conformité
    • l’accompagnement dans les premières étapes de votre mise en conformité par nos experts et notre médecin
    • le partage contractuel des responsabilités en sécurité et sur les obligations vis-à-vis des patients
    • l’ajout de paramétrages de sécurité avancée sur l’infrastructure

    Une levée de fonds de 250M €

    OVH, fondé en 1999, annonçait le 7 octobre 2016 une levée de fonds de 250M € avec une entrée à son capital des fonds d’investissement américains KKR & Co et Towerbrook.

    Une opération qui devrait valoriser OVH à plus de 1Md $, faisant entrer la société dans le club des licornes, ces entreprises non cotées dont la valorisation dépasse le milliard de dollars.

    Laurent Allard, le Pdg d’OVH, déclarait à cette occasion :

    « Cette augmentation de capital va nous permettre d’investir 1,5Md € en 5 ans. L’objectif est de se donner les moyens de consolider notre position de leader en Europe et de devenir un acteur incontournable du cloud mondial. OVH dispose déjà de solides atouts auxquels s’ajoute un ambitieux plan de développement pour les cinq prochaines années ».

    Les hébergeurs agréés

    Avec un parc revendiqué de 250 000 serveurs, hébergés dans 17 centres de données en France et au Canada, OVH se positionne en force sur le marché de l’hébergement des données de santé face à des acteurs privés ou public de tailles variables.

  • L’évaluation économique des technologies de santé dans les pays de l’OCDE (hors Etats-Unis)

    L’évaluation des technologies de santé comprend une dimension économique dans la plupart des pays européens, mais la perspective peut varier : payeur, système, etc.

  • Lifewatch envisage un partenariat de distribution avec GE Healthcare

    Lifewatch, spécialiste de la e-santé et du suivi médical à distance annonce la signature d’une lettre d’intention avec GE Healthcare pour explorer les opportunités de distribution de ses produits aux Etats-Unis, voire sur d’autres marchés. D’autres collaborations sont également envisagées, précise la société le 24 octobre 2016.

    La lettre d’intention ne revêt aucun aspect contraignant et les éventuelles coopérations doivent encore faire l’objet d’un accord définitif. La direction parle d’un accord exploratoire qui peut prendre plusieurs voies.