Cancero

  • 57 % des industriels de la santé ont mis en place une organisation spécifique pour gérer le digital

    • Bien que 88% des industriels de la santé considèrent que le digital constitue une priorité pour leur entreprise, ils ne sont que 57% à avoir mis en place une organisation particulière pour gérer le digital, selon l’enquête de la Fnim et de Doctors 2.0 & You sur la transformation digitale et l’open innovation des Industries de santé publiée le 26 mai 2016.

    « L’intégration du digital dans la stratégie globale de l’entreprise est bien rentrée dans les consciences. Il y a toujours une forte volonté de s’engager dans cette voie, mais pour autant, tout le monde n’a pas encore mis en place les équipes ad hoc. Le digital a atteint sa maturité dans le secteur de la santé, mais les organisations au sein de l’entreprise restent encore beaucoup trop cloisonnées. Celles qui ont réussi leur transformation digitale l’ont fait de façon transversale. Trop souvent, la transformation numérique arrive en réaction à une problématique, et trop peu dans le cadre d’une vision d’avenir. De plus, la question du retour sur investissement effraie encore, à l’heure où on demande du ROI à court terme », confirme Eric Phélippeau, président de la Fnim, à H&TI.

    • 36% des entreprises françaises de santé déclarent être engagées dans des projets en open innovation (mode d’innovation fondé sur le partage et la collaboration en interne et en externe) selon la même enquête.

    « L’open innovation, ou “comment apprendre des autres pour rendre les idées plus fortes”, fait son chemin chez les industriels, poursuit Eric Phélippeau. Mais il y a encore une forme d’incompréhension du concept lui-même. Résultat, nous sommes encore au stade de la réflexion, et encore peu dans l’action. Par ailleurs, on retrouve dans ce cas le même problème des silos dans l’organisation des entreprises. Même si chez la plupart des industriels de la santé et en particulier dans l’industrie pharmaceutique, les postes de responsables digitaux voient le jour, beaucoup se posent encore la question des types de profils à recruter; en sachant que la plupart des métiers dont nous aurons besoin demain n’existent pas encore! « 

  • L’agence du Numérique lancée par Emmanuel Macron et Axelle Lemaire le 07/06/2016

    L’agence du Numérique sera lancée le 7 juin 2016. Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, et Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat en charge du Numérique, seront présents lors de ce lancement.

    L’agence du Numérique « a vocation à mener des actions de terrains, concrètes, en proximité avec les entrepreneurs, les élus, les acteurs de la médiation numérique, dans une logique de désintermédiation et de connexion entre les acteurs », selon un communiqué du ministère de l’Economie.

  • Asie du Sud : SingHealth et Medtronic créent un centre d’excellence pour le traitement du diabète

    SingHealth, l’un des plus grands groupe de santé de Singapour, a signé le 31 mai 2016 un partenariat avec Medtronic, société spécialisée en technologies médicales. Le but de cette alliance : concevoir un centre d’excellence pour le traitement du diabète en Asie du Sud-Est, où la maladie progresse.

    « Nous pensons que [ce centre] va encourager l’industrie du secteur à participer activement au co-développement de nouvelles solutions dans le domaine de la santé à Singapour, [un dynamisme] qui sera bénéfique pour le pays mais aussi pour l’ensemble de la région », a affirmé Thien Kwee Eng, directeur général adjoint de l’EDB.

    Les objectifs principaux du partenariat

    • approfondir l’éducation des patients diabétiques ;
    • améliorer l’accès aux technologies innovantes pour la traitement du diabète, telles que la thérapie intensive à l’insuline ;
    • davantage sensibiliser la population régionale à la maladie ;
    • former en profondeur les médecins aux dernières technologies relatives à la gestion du diabète ;
    • lancer de nouvelles initiatives liées à la prestation des soins et à la gestion du diabète.

    Singapour déclare la guerre au diabète

    Au mois d’avril, le gouvernement singapourien à déclaré « la guerre au diabète ».

    La maladie coûterait plus d’1 milliard de dollars singapouriens par an à l’État (650 millions d’euros).

    Il y aurait actuellement plus de 400 000 patients diabétiques dans l’archipel asiatique, soit 11,3 % de la population (contre environ 5 % en France), indiquent les statistiques officielles. Ce chiffre pourrait atteindre le million en 2050 en raison notamment du vieillissement de la population, prédit l’École de santé publique Saw Swee Hock (Université nationale de Singapour).

    Selon l’OMS, les maladies chroniques telles que le diabète sont aujourd’hui les principales causes de décès en Asie du Sud : elles représentent 62 % de l’ensemble des décès dans la région.

    « Le partenariat [avec Medtronic] est en adéquation avec notre objectif : s’unir au monde de l’industrie pour développer, piloter et voir mûrir de nouveaux modèles de traitements préventifs fiables afin de saisir de nouvelles opportunités sur le marché tout en répondant aux besoins de nos citoyens », a expliqué le Dr. Poh Koon Koh, ministre singapourien du Commerce et de l’Industrie.

  • FASN Grand Ouest : 5e édition des 36H Chrono le 22/06/2016 à Nantes

    « Les problématiques de votre région, rencontre entre professionnels de santé et industriels », sera le thème abordé lors de cette 5e édition du FASN le 22 juin 2016 à Nantes.

    Lors cette rencontre, professionnels de santé régionaux et industriels pourront échanger sur les problématique locales afin de mieux comprendre les enjeux et les avancés locales de la santé numérique.

    L’inscription est gratuite pour les professionnels de santé et une participation est demandée aux industriels.

  • « Nous devons progresser dans l’intégration des solutions innovantes » (Béatrice Falise-Mirat)

    « L’organisation générale du système de santé et de soins change peu quand tout évolue », affirme le Dr Béatrice Falise-Mirat, déléguée générale de Medicen.

    Dans une tribune pour Health & Tech Intelligence, elle insiste sur la nécessaire évolution du parcours de soins, sur le rôle du patient, sur l’impact des données de santé et sur l’accès de l’innovation au marché.

    Les innovations technologiques et la montée en puissance du numérique bouleversent dans tous les domaines les organisations et les métiers. Les sciences du vivant, biotechnologies, technologies médicales, santé numérique sont également impactées : les patients ne sont plus les mêmes, les pathologies ont changé, les traitements évoluent rapidement. La médecine devient personnalisée, la chirurgie non invasive, les séjours hospitaliers raccourcissent, et la prise en charge devrait se faire beaucoup plus souvent au domicile. Mais, paradoxalement, l’organisation générale du système de santé et de soins change peu, quand tout évolue …

    « Aujourd’hui les patients sont essentiellement chroniques »

    Il y a cent ans, la première cause de mortalité était la grippe, les pathologies infectieuses. Le système de soins était organisé pour guérir le patient malade, et la santé publique traitait d’hygiène.  Aujourd’hui, les patients sont essentiellement chroniques. Ils ne guérissent pas et vivre avec leur maladie impacte leur quotidien, leur travail, leur cercle familial. Un diabétique dit devoir penser à sa pathologie toutes les 20mn, quand il ne voit un médecin que 4 ou 5 heures tout cumulé dans l’année – comment peut-on répondre à ses attentes et ses besoins au quotidien ?  De plus, ces pathologies chroniques sont souvent liées au comportement des patients : sédentarité, tabac, alcool, nutrition sont les premières causes de morbidité et mortalité. On est malade et on meurt très souvent de son mode de vie. La santé publique ne parle plus essentiellement d’hygiène, mais de prévention, d’information, d’éducation. Hors ces points restent des parents pauvres de notre système de santé.

    Ces problématiques sont partagées par pratiquement tous les systèmes de santé, et certains ont mis en place des organisations différentes, innovantes, utilisant les outils numériques et les données pour apporter des réponses différentes aux personnes.

    « Le patient est actif et partie prenante »

    Parcours de patients, plateforme de coordination, parcours de soins… évoquent une idée commune : le patient est en interaction souple avec un ensemble de professionnels de santé impliqués dans sa prise en charge, ces professionnels partageant les données médicales du patient et les protocoles mis en œuvre. Le patient est actif et partie prenante dans cette organisation, partageant données et informations avec tous ces professionnels. Cette transparence, ce partage permettent d’apporter au patient un suivi souple interactif, adapté à son cas, utilisant par exemple des moyens comme les messageries numériques, les sms, le téléphone, internet…

    Dans ces organisations, la notion d’acte médical apparait souvent non adaptée, et se mettent en place des rémunérations différentes comme le forfait ou la capitation.

    « Un système rémunéré sur la bonne santé »

    Ainsi par exemple, dans une organisation de santé rémunérée par capitation – somme fixe allouée au système par citoyen devant être pris en charge – l’intérêt du système de santé change : l’objectif n’est plus de soigner un malade dans le cadre d’un acte rémunéré, mais de maintenir une personne en bonne santé – moins la personne étant malade, plus le système étant financièrement viable. On passe ainsi d’une organisation rémunérée sur la maladie à un système rémunéré sur la bonne santé.

    Dans ce contexte, un certain nombre de points sont à assurer : maintenir la qualité (l’intégrer dans les objectifs), assurer la rémunération des professionnels de santé (qui peuvent être intéressés à la qualité et à la performance du système de soins…), évaluer la satisfaction des personnes. De telles organisations existent, et parfois près de nous, comme dans la région de Valence en Espagne (Alzira), où pour prendre au mieux la bonne santé des personnes, l’éducation à la santé des personnes commence dès l’école.

    « Les données sont un levier essentiel de l’innovation »

    Un focus doit être fait sur les données : data mining, big data, open data, autant de termes qui traduisent l’importance de ces données dans nos écosystèmes. De fait, les données (de santé, personnelles, ou autres) sont un levier essentiel de l’innovation en santé : pour l’organisation des soins : coordination et partage, mise en commun de savoirs ; pour la mise en place de la prévention : éducation des personnes, suivi et coaching ; pour le pilotage et du système de santé : analyse et évaluation des organisations en place ; pour la recherche : modélisation, l’anticipation… L’Europe et la France mènent des réflexions et s’organisent autour de cette thématique : règlement européen, groupes de travail, loi de sante… Mais s’il est fondamental de se donner les moyens de protéger nos fondamentaux (protection des personnes et de la vie privée), il est important de rester positionnés et actifs dans cette course à l’innovation, ne serait-ce que pour garder la maitrise des futurs traitements proposés aux français et européens.

    « Entrer dans la réalité du marché »

    De manière plus générale, nous devons progresser sur l’intégration des solutions innovantes dans les organisations de soins : si notre pays encourage et aide très activement l’émergence de l’innovation, les PME se trouvent souvent en grande difficulté pour entrer dans la réalité du marché. Nombreuses sont celles qui partent alors à l’international. Accompagner cette croissance doit entrer dans les préoccupations nationales. 

    L’image de notre système de santé est forte mais pourrait vite pâlir.  Il faut définir une a trajectoire pour évoluer, répondre par de nouvelles organisations, de nouveaux moyens aux attentes des personnes, et faire de la bonne santé pour tous un objectif partagé.

     

     

  • Industrie pharmaceutique : mise sur le marché européen du biomédicament Flixabi par Samsung

    La filiale pharmaceutique du groupe Samsung, Samsung Bioepis, a reçu l’agrément des autorités européennes pour la mise sur le marché du Flixabi, version biosimilaire du Remicade de Johnson & Johnson, un biomédicament pour le traitement des rhumatismes et de l’arthrite, le 30 mai 2016

    Le Flixabi est le deuxième biomédicament lancé en Europe par Samsung Bioepis, sous-division de Samsung Biologics, après l’autorisation par la Commission européenne en janvier 2016 du Benepali, copie du Enbrel d’Amgen, un autre traitement contre l’arthrite.

    Créée en 2012, Bioepis est une joint venture composée du Coréen Samsung Biologics (85%) et de l’Américain Biogen (15%) spécialisé dans la fabrication de médicaments génériques issus de la biotechnologie.

    La présence de Samsung dans la santé

    • Le groupe Samsung est présent sur le marché de la santé depuis 1985.
    • Sept divisions du groupe sur 32 sont consacrées à ce secteur :
      • Construction d’hôpitaux clé en main
      • Applications
      • Mise sur le marché de médicaments
    • En Asie, le groupe possède plusieurs centres hospitaliers représentant près de 100 000 lits d’hôpitaux.
    • Carlos Jaime, directeur de la division santé et équipements médicaux de Samsung Electronics France, ambitionne de faire de la société « l’architecte de la santé digitale en France ».
  • Enquête 2016 de la Fnim et Doctors 2.0 & You sur l’innovation en santé

    La Fnim et Doctors 2.0 & You ont publié le 26 mai 2016 leur enquête annuelle sur la transformation digitale et l’open innovation des Industries de santé.

  • Tendance HIT 2016 : PMSIpilot PSIH lance psihopenbi, un réseau social pour le pilotage décisionnel

    PMSIpilot PSIH a officiellement lancé sa plateforme communautaire dédiée aux professionnels de santé pour le pilotage décisionnel en établissement de santé le 24 mai 2016 à l’occasion du salon HIT 2016 de la Paris Healthcare Week.

    « L’hôpital produit un grand nombre de données hétérogènes, rapports, indicateurs, audits, tableaux de bord, souvent classés en silos, explique Marvin Koné, responsable du pôle décisionnel chez PMSIpilot. Psihopenbi propose de centraliser l’accès, la recherche, la mise en forme et l’analyse des données pour construire rapidement des rapports pertinents. La base est enrichie par les utilisateurs qui peuvent mettre en avant leurs réalisations et les partager avec la communauté ».

    Psihopenbi est un réseau social intra et inter établissements. Il est ouvert à tous les utilisateurs sans restrictions d’accès aux contenus partagés.

  • Tendance HIT 2016 : l’échographe portable Lumify commercialisé par Philips en 2017

    Philips healthcare a présenté son échographe portable Lumify le 26 mai 2016 à l’occasion du salon HIT de la Paris Healthcare Week. Lancé officiellement en novembre 2015 aux Etats-Unis, Lumify est un dispositif d’imagerie par ultra-son miniature constitué d’une seule sonde branchée sur une tablette ou smartphone et d’une application Android.

    Avec Lumify, toutes les images sont envoyées et stockées sur le cloud sécurisé de Philips. Elles peuvent ensuite être compilées et analysées afin de nourrir des algorithmes d’interprétation auto-apprenants ou être utilisées pour faire de la recherche collaborative.

    Lumify propose des images 2D en noir et blanc, des images Doppler ainsi qu’une sonde cardiaque. La solution de Philips s’adresse aux professionnels de santé en médecine interne, médecine de ville, aux obstétriciens, sage-femmes ou aux équipes de premiers secours. La définition des images permet d’effectuer un premier diagnostic et d’orienter les patients dans le parcours de soin.

    Le service est uniquement accessible aux Etats-Unis avec un abonnement mensuel de 199$, et devrait être commercialisé en Europe et en France au 1er semestre 2017 pour un prix avoisinant les 200€ par mois, annonce Philips sur son stand du salon HIT 2016.

  • Tendance HIT 2016 : dDopp, un échographe portable et partageable

    dDopp est un échographe Doppler mobile conçu spécialement pour être utilisé à n’importe quel moment du parcours de soin. Il était présenté par la société Uni-Com Médical sur le salon HIT (24-26 mai 2016).

    D’un poids d’1,7 kg, dDopp est partageable et peut être installé sur un chariot de soin, dans une valise de télémédecine ou encore directement chez le patient.

    « Contrairement à la plupart des échographes présents sur le marché, dDopp peut se brancher en USB sur n’importe quel ordinateur fixe ou portable, dispose d’une batterie autonome et ne requiert aucune licence logicielle, ce qui en facilite son utilisation et son partage entre les différents professionnels de soins », explique Marc H. Van Anderlecht, le président du conseil d’administration d’Uni-Com Medical.

    Cet appareil partageable permet de réduire les coûts d’exploitation, selon Uni-Com. Il coûte 12 000 € HT contre environ 100 000 € HT pour un échographe classique. « Sa coque “endurcie“ (mono-bloc en aluminium) lui permet d’être transporté facilement, précise Marc H. Van Anderlecht. Nous l’expérimentons d’ailleurs depuis de nombreux mois en Afrique dans des zones difficiles d’accès ou sur des patients qui ne peuvent pas se déplacer. Nous l’avons également testé sur une course Ultra Trail dans l’Himalaya « .

    La société basée à Bruxelles a obtenu l’autorisation de mise sur le marché de son échographe miniature en novembre 2015.