Cancero

  • Medtronic rachète HeartWare International Inc. pour 1,1Mds $ (990M €)

    Un accord de fusion entre Medtronic et HeartWare International Inc., spécialiste de technologies non-invasives dans le traitement des maladies cardio-vasculaires, a été annoncé le 27 juin 2016.

    Selon les termes de l’accord Medtronic doit lancer une OPA sur les actions émises et en circulation d’HeartWare au prix de 58 $ par action en cash. L’opération est estimée à environ 1,1Mds $ (990M €).

    L’acquisition devrait être finalisée au cours du deuxième trimestre de l’exercice fiscal de Medtronic qui se termine le 28 octobre 2016.

    Le prix de l’action d’Heartware au Nasdaq était aux alentours de 31 $ la veille de l’annonce.

  • Partenariat entre McKesson et Change Healthcare pour fonder une nouvelle société dans l’IT santé

    Un nouvelle entreprise regroupant les activités IT de l’entreprise pharmaceutique McKesson et celles de Change Healthcare (anciennement Emdeon), tel est l’objet du partenariat signé entre les deux sociétés le 28 juin 2016.

    Cette nouvelle entreprise fusionne la majorité des activités de Change Healthcare, à l’exception de ses services de paiement et de remboursement et de routage pour les pharmacies, et la plupart des activités IT de McKesson, sauf RelayHealth Pharmacy et sa division de solutions d’information pour les entreprises.

    La nouvelle entité représente un chiffre d’affaires de 3,4Mds $ (3Mds €). McKesson et Change Healthcare détiendront respectivement 70% et 30% de la nouvelle société. Elle recevront respectivement 1,25Mds $ (1,13Mds €) et 1,75 Mds $ (1,57Mds €) une fois l’accord finalisé.

    Les dirigeants des deux entreprises prévoient une augmentation du chiffre d’affaires de 150M $ (135,4M €) grâce aux synergies ainsi créées.

  • Les cyber-attaques contre les hôpitaux se multiplient (Etude TrapX Security, 27 juin 2016)

    Les systèmes d’information et les appareils médicaux des hôpitaux sont susceptibles d’être pénétrés par d’anciennes versions de logiciels malveillants permettant de dérober les informations des patients, révèle l’étude MEDJACK 2 publiée le 27 juin 2016 par la société de cyber-sécurité TrapX Security.

    Les appareils médicaux qui utilisent de vieux systèmes d’exploitation — certaines versions de Windows, jugées dépassées, sont actuellement ignorées par les logiciels de sécurité — sont vulnérables aux attaques de plus en plus sophistiquées des hackers. En camouflant de vieux logiciels malveillants, qui ne sont plus suivis par les systèmes anti-virus, les hackers réussissent à contourner les systèmes de sécurité traditionnels et à accéder à des données sensibles, montre le rapport de TrapX Security.

    « Nous avons constaté dès notre premier rapport [en juin 2015, ndlr] que des attaques ciblant des appareils médicaux dans les hôpitaux n’étaient pas détectées avant plusieurs mois. Au cours de l’année qui vient de s’écouler, un grand nombre de ces affaires ont été relatées dans les médias. Des preuves confirment que des attaques sophistiquées ciblent les professionnels de santé et sont susceptibles d’accéder à des informations sensibles sur les patients qui valent beaucoup d’argent sur le marché noir. Medjack 2 montre une vraie tendance à la hausse de ces attaques », déclare Greg Enriquez, Pdg de TrapX Security.

    Le secteur de la santé constitue la première cible des cyber-attaques dans le monde selon le rapport annuel d’IBM Cyber Security Intelligence Index 2016.

    Un analyste de Kaspersky démontre la facilité à pénétrer le réseau d’un hôpital

    Lors du Security Analyst Summit 2016 qui s’est déroulé du 7 au 11 février 2016 à Tenerife en Espagne, Sergey Lozhkin, expert en sécurité informatique chez Kaspersky, un des principaux éditeurs d’antivirus et spécialiste de la cybersécurité, a démontré, en accord avec la direction d’un établissement, à quel point il est facile de pénétrer le réseau wi-fi d’un hôpital et d’accéder à certains de ses appareils (Scanner, IRM) à l’aide d’un simple ordinateur portable. La même semaine, Le centre médical presbytérien d’Hollywood a payé une rançon de 17 000 $ (15 320 €) pour récupérer le contrôle de son système informatique hacké et paralysé pendant une semaine par un logiciel de racket (ransomware).

    Selon un article du Monde du 24 février 2016, les hôpitaux français ne seraient pas épargnés, le journal citant Cedric Cartau, responsable sécurité des systèmes d’information au CHU de Nantes et Pays de la Loire: «Il y a environ mille hôpitaux en France, mais à peine cinquante responsables sécurité des systèmes d’information. La situation n’est pas plus enviable dans les structures privées, et c’est encore pire dans le médico-social. Dans 95 % des cas, il n’y a personne pour se préoccuper de sécurité informatique ».

    Selon Sergey Lozhkin, une des meilleures défenses contre ces intrusions consisterait à mener des audits préventifs sous forme de tests de pénétration (comme il l’a montré dans son exemple) afin de déceler les failles et les corriger au plus vite.

    Une étude montre l’inquiétude des DSI

    Les DSI admettent investir des millions à fonds perdus dans une cybersécurité qui se révèle inopérante sur la moitié des attaques selon une étude mondiale menée auprès de 500 DSI publiée en février 2016 par le cabinet d’étude Vanson Bourne.

    Les principales conclusions de cette étude :

    • 87 % des DSI sont convaincus de l’inefficacité de leurs mécanismes de défense puisque ceux-ci sont incapables d’analyser le trafic réseau crypté pour y déceler d’éventuelles attaques.
    • 90 % des DSI ont déjà essuyé ou s’attendent à essuyer une attaque dissimulée dans du trafic crypté.
    • 86 % des DSI estiment que les clés de cryptage et certificats numériques dérobés sont en passe de représenter un marché extrêmement lucratif pour les pirates.
    • 79 % des DSI conviennent que leur stratégie d’accélération de l’informatique et de l’innovation est en danger car leurs initiatives introduisent des vulnérabilités nouvelles.
  • E-santé : les pistes de l’Institut Montaigne pour un leadership français

    • L’automatisation des processus, à l’hôpital comme en ville, pour la prise de rendez-vous, la gestion du dossier patient, le développement des produits de santé (par exemple pour la collecte des données et le suivi des essais cliniques).
    • L’amélioration des prises en charge et des parcours patients grâce à une fluidification des échanges de données et d’informations avec le recours aux téléconsultations et au télésuivi des patients
    • L’utilisation de la donnée et les approches analytiques pour élaborer des outils d’aide à la décision permettant de comparer les données de leurs patients à des jeux de données massifs et prendre en compte pleinement les connaissances scientifiques disponibles,
    ce sont les trois axes principaux définis par l’Institut Montaigne dans son rapport de juin 2016 « pour faire de la France un leader du numérique en santé ».

    Le rapport met en avant une étude réalisée en 2014 par le NHS (National Health Service), système de santé publique du Royaume-Uni, qui évaluait des gains d’efficacité de l’ordre de 6% à 10% des coûts grâce à une meilleure exploitation des outils numériques, soit une économie annuelle comprise entre 15 milliards et 25 milliards d’euros.

  • Le marché de l’IA pour les entreprises estimé à 11,1Mds $ (10Mds €) en 2024 (Tractica)

    11,1Mds $ (10Mds €) c’est la valeur que devrait atteindre le marché des systèmes d’Intelligence artificielle en entreprise en 2024 selon le cabinet de conseil Tractica, dans une étude publiée le 23 avril 2016. Le cabinet estime le marché à 202,5M $ (183M €) en 2015.

    « Les systèmes calqués sur le cerveau humain comme le deep learning sont de plus en plus appliqués à des tâches comme les diagnostics médicaux, […] la reconnaissance d’image et vocale ou la traduction », explique l’analyste Bruce Daley.

    Le déploiement de l’intelligence artificielle dans les entreprises conduira également à des investissements significatifs dans des services comme l’installation, la formation, la personnalisation, l’intégration et la maintenance, ainsi que d’autres dépenses sur le matériel (processeurs graphiques, puissance de calcul), les réseaux, le stockage et le Cloud computing, selon Tractica.

    Les principales technologies concernées sont :

    • l’informatique cognitive,
    • le deep learning,
    • le machine learning,
    • les API de prédiction,
    • le traitement automatique du langage naturel,
    • la reconnaissance d’image,
    • la reconnaissance vocale.

  • 27 % des projets Big data en cours sont rentables (étude Cap Gemini-Informatica)

    27% des projets Big Data en cours dans les entreprises sont rentables, 45% ont atteint leur point d’équilibre, et 12% perdent de l’argent, selon une étude publiée le 1er juin 2016 par Cap Gemini et Informatica. (Le reste des répondants est à un stade trop peu avancé pour se déclarer).

    L’enquête intitulée «The Big Data Payoff: Turning Big Data into Business Value », menée auprès de 210 entreprises en Europe et aux États-Unis, montre que les entreprises qui optimisent l’usage du Big Data sont celles qui disposent d’une gouvernance structurée, d’une approche stricte dans la mise en œuvre des projets, et d’une implication forte de leurs dirigeants.

    « La rentabilité des projets Big Data est fortement corrélée au type de poste des personnes qui en ont la charge: ainsi, les initiatives menées par des directeurs des opérations (Chief Operating Officers) ou des directeurs du digital (Chief Digital Officers) auront deux fois plus de chances d’être rentables que celles pilotées par les directeurs du système d’information (DSI) ».

    « Si 52% des participants indiquent que ces derniers sont actuellement en charge des projets Big Data, l’on observe que cette responsabilité est progressivement transférée aux directeurs des opérations (COO, 20%), de la technologie (Chief Technology Officers, 16%) et du marketing (CMO, 16%) ».

    Les autres enseignements de l’étude

    • 55% des participants mènent actuellement des projets Big Data à l’échelle de leur entreprise ou de leur service.
    • 49% des sondés ayant constaté un fort niveau d’implication de la part des dirigeants indiquent que leurs initiatives Big Data sont rentables, contre 6% seulement pour ceux qui ne bénéficient pas du soutien de l’équipe dirigeante.
    • Les trois principaux avantages cités en matière de Big Data sont l’amélioration de la prise de décisions (37%), de la collaboration et du partage des informations (34%) ainsi que de la productivité (33%).
    • Parmi les organisations dont les projets sont rentables, le premier avantage cité (51%) est l’amélioration de la rétention et de la satisfaction client.
    • De manière générale, les contraintes budgétaires (44%) et l’intégration (35%) sont vues comme des défis majeurs par les entreprises souhaitant exploiter pleinement le potentiel des données.
    • Si 27% seulement des initiatives Big Data sont rentables, 45% des interrogés indiquent avoir atteint le seuil de rentabilité, tandis que 12% déclarent perdre de l’argent (et 12% estiment qu’il est encore trop tôt pour se prononcer).
    • La responsabilité des projets est fortement contrastée d’un continent à l’autre, avec 39% des initiatives pilotées par les directeurs de l’information aux Etats-Unis, contre 64% en Europe.
    • L’exécution des stratégies est en général assurée par des experts de la donnée (30%), des responsables de gestion informatique (28%) ou des architectes et administrateurs de bases de données (21%).
  • Radiothérapie : Neolys Diagnostics lève 800 000 €

    800 000 € c’est le montant de la première levée de fonds réalisée par la start-up lyonnaise Neolys Diagnostics, spécialisée dans le traitement des effets secondaire de la radiothérapie, auprès du réseau des Business Angels de la Santé de Rhône-Alpes (Health Angels Rhône-Alpes), Pulsalys, la SATT Lyon-Saint-Etienne et sur la plateforme de crowdfunding Wiseed, le 23 juin 2016.

    La start-up fondée à Lyon en 2014 par Gilles Devillers, Julien Gillet-Daubin et Nicolas Foray, développe une technologie d’analyse des radiations liées au traitement des cancers par radiothérapie, en fonction de la radiosensibilité individuelle du patient, afin de déterminer jusqu’à quelle dose celles-ci détruisent efficacement les cellules cancéreuses sans léser les tissus sains.

    « Ce montant va permettre de poursuivre nos essais cliniques dans l’optique d’obtenir l’accréditation laboratoire d’analyse, de continuer notre travail en vue du label CE, ouvrant ainsi la voie à la commercialisation du produit. Enfin, cet argent nous permettra de nous calibrer pour le marché international », détaille Gilles Devillers, président et cofondateur de Neolys Diagnotics.

  • 1 100 hôpitaux regroupés dans « 130 à 145 GHT » le 1er juillet 2016 (FHF)

    130 à 145 GHT, c’est la fourchette prévue par la FHF pour la future carte hospitalière qui doit se dessiner le 1er juillet 2016. A cette date, selon le décret du 27 avril 2016, les 1 100 hôpitaux français devront rejoindre l’un des groupements hospitaliers dont la mise en place est prévue par la loi de modernisation de la santé après la définition par les ARS du périmètre de chacun des GHT et la présentation d’une première ébauche de leur projet médical partagé.

    « Les choses avancent bien », déclare David Gruson, délégué général de la FHF en soulignant le rôle joué par les Fédérations régionales auprès des ARS « pour définir des périmètres qui puissent être portés par les acteurs hospitaliers ».

    La mise en place des GHT est encadrée par un comité de suivi mis en place par la DGOS dont la dernière réunion s’est tenue le 23 juin 2016 et portait sur l’information et le plan d’accompagnement des premières actions engagées. Le prochain comité de suivi se réunira le 20 juillet et sera consacré à la fonction RH.

  • Bluelinea réalise une augmentation de capital de 4,5 M€

    Hager va souscrire à 400.000 ABSA (actions à bons de souscriptions d’actions) de Bluelinea au prix unitaire de 7,50 € (soit 3M€), chaque bon de souscription permettant d’acquérir une action nouvelle au prix unitaire de 10,00 € (soit une levée de fonds additionnelle potentielle de 4 M€). Cette décision a été validée par les actionnaires de l’entreprise réunis en assemblée générale le 27 juin 2016.

    Cette montée d’Hager au capital de Bluelinea fait suite au partenariat stratégique signé entre les deux sociétés le 17 mai 2016 pour pénétrer le marché allemand. Stephan Kreutzer, directeur du département soins de Hager rejoint le conseil de surveillance de Bluelinea.

    Dans le même temps, Groupe APICIL et les fonds d’investissement d’Amundi Private Equity Funds, NextStage et Swen Capital Partners, tous actionnaires de Bluelinea, souscrivent à 200.000 ABSA dans les mêmes conditions que celles offertes au groupe Hager, soit une augmentation de capital de 1,5 M€ et une levée de fonds additionnelle potentielle de 2M€.

    Le cours de l’action Bluelinea s’élevait à 7,60 € le jour précédent l’annonce de l’opération.

    Le capital social de Bluelinea post-opération sera divisé en 3.395.104 actions :

    • Fondateurs et management : 21,4 %
    • Fonds d’investissement : 27,6 %
    • Partenaires stratégiques : 19,2 %
    • Autres actionnaires : 31,8 %

  • Téléradiologie : le marché mondial estimé à 10,46 Mds $ (9,5Mds €) en 2022 (étude Credence Research)

    10,46 Mds $ (9,5 Mds €), c’est la taille du marché mondial de la téléradiologie en 2022, estimée par Credence Research Inc. dans une étude intitulée “Teleradiology Market Growth, Future Prospects and Competitive Analysis, 2016-2022,” publiée en juin 2016.

    Le marché mondial de la téléradiologie évalué à 2,19 Mds $ (2 Mds €) en 2015 devrait gagner 8,2 Mds $ (7,45 Mds €) en 6 ans, soit une croissance annuelle de 24,7%.

    Cette croissance s’explique, selon l’étude, « par l’écart croissant entre le besoin de solutions de radiologie de plus en plus efficientes et le manque de médecins radiologues et de techniciens qualifiés dans les hôpitaux, en particulier dans les pays en voie de développement. Cela a favorisé la demande pour la télésurveillance et le télédiagnostic via les techniques de téléradiologie ».

    « Cette tendance est renforcée par l’innovation technologique, l’évolution du traitement et du transfert des données et le développement rapide des infrastructures de soin. L’apparition de plateformes d’imagerie médicale accompagnées par de nouvelles technologies comme la médecine nucléaire ou les IRM favorisent l’expansion de la téléradiologie au niveau mondial », poursuit l’étude.

    « L’Amérique du Nord est le plus large marché pour les solutions de téléradiologie suivie par l’Europe. Des infrastructures développées ainsi qu’une bonne information des acteurs au sujet des nouvelles technologies de la santé sont les principaux vecteurs en Amérique du Nord et en Europe. L’Asie-Pacifique est le marché à la croissance la plus rapide à cause d’une adoption importante des nouvelles technologies et l’augmentation du marché du tourisme médical », conclut l’étude.