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  • Partenariat entre Watson Health et la Finlande pour développer la médecine personnalisée

    Développer la médecine personnalisée et dynamiser l’économie et l’innovation dans les domaines de la santé et du bien-être, tel est l’objet du partenariat noué entre l’agence finlandaise de financement de l’innovation (Tekes) et la filiale d’IBM, Watson Health, le 16 septembre 2016.

    Pour faciliter cette collaboration, IBM envisage d’installer en Finlande 3 centres de recherche Watson qui devraient employer environ 150 personnes.

    Tekes espère de son côté que ce partenariat débouchera sur le développement d’applications et de solutions basées sur l’utilisation des données et de l’intelligence artificielle et sur la croissance de l’innovation et de l’écosystème économique finlandais. La Finlande espère surtout que la collaboration accélérera la création de nouvelles start-up, offrira de nouvelles opportunités de marché pour les sociétés finlandaises et aidera à la numérisation du secteur de la santé du pays.

    Développer des applications et des solutions de nouvelle génération

    Des médecins et des chercheurs finlandais travailleront en collaboration avec les analystes de données et les ingénieurs de Watson pour développer des applications et des solutions de nouvelle génération basées sur les données.

    • L’université de Jyvaskyla dans le centre de la Finlande souhaite utiliser les données de santé et de bien-être des finlandais dans le cloud de Watson afin d’améliorer la santé des citoyens. L’objectif est de développer ces applications dans le cadre de la réglementation en vigueur, tout en développant l’économie régionale.
    • L’hopital du district d’Helsinki et d’Uusimaa (HUS) prévoit de travailler avec Watson et d’utiliser l’informatique cognitive pour améliorer la détection précoce des infections bactériennes sur les bébés prématurés et pour renforcer l’imagerie en matière d’hémorragies cérébrales. l’HUS réfléchit également à utiliser Watson pour développer une médecine plus personnalisée.

    « Le partenariat IBM-Tekes place la Finlande en première ligne au niveau mondial dans le développement et le déploiement du numérique cognitif, dans un écosystème ouvert, avec des partenaires locaux et internationaux. Notre objectif commun est d’améliorer la qualité et de réduire les coûts de notre système de santé, tout en créant de nouveaux emplois, et de développer des solutions exportables dans le monde et attirer des investissements en Finlande, » a déclaré Tuomo Haukkovaara, manager général d’IBM Finlande.

  • Ouverture des données de santé : le plaidoyer de Didier Sicard et Jean-Marie Spaeth

    Un plaidoyer pour une plus large ouverture des données publiques de santé gérées par l’Assurance maladie, c’est le sens d’une tribune signée par Didier Sicard (Président d’honneur du CCNE) et Jean-Marie Spaeth (Président honoraire de la Cnam) dans Le Monde daté du 27 septembre 2016.

    Les principaux arguments développés par les auteurs sont:

    – « La France dispose de la base de données publiques de santé la pus importante du monde »;

    – « Ces données sont fiables et les résultats vérifiables, donc incontestables »;

    – « Tout existe pour améliorer la veille et la prise en charge sanitaire de nos concitoyens et pour définir les priorités de santé publique, de soins et de prévention »;

    – « Tout existe pour faire évoluer et promouvoir les pratiques et prescriptions médicales les plus pertinentes, pour optimiser les dépenses, pour développer la recherche et l’évaluation, pour mesurer les conséquences des déserts médicaux »;

    – « Ces données publiques de santé sont théoriquement ouvertes ( …) mais l’Etat s’évertue (…) à complexifier ou à interdire leur accès aux multiples acteurs qui contribuent au financement et à l’organisation du système de santé, à la prise en charge des malades, à la veille et à la sécurité sanitaire »;

    – « Chacun doit pouvoir justifier ses décisions (…) en s’appuyant sur ces données qui représentent la réalité des territoires, des groupes de personnes, des pratiques »;

    – « Ce trésor doit être ouvert au plus grand nombre car l’alerte peut venir d’une personne et non d’une institution comme on a pu e vérifier dans le passé »;

    – « Ne pas ouvrir très largement les données publiques de santé à tous les acteurs (…) conduit tout droit à l’organisation de la privatisation des données de santé par des opérateurs de réseaux bien connus et bien d’autres ».

    Les auteurs s’appuient pour étayer leurs propos sur un rapport de la Cour des comptes du 19 avril 2016.

  • ONDAM 2017 : 86,6Mds€ pour la ville (+2,1 %), 79,2Mds€ (+2 %) pour l’hôpital (PLFSS)

    L’ONDAM 2017 qui a été fixé à 2,1% prévoit une plus forte progression des dépenses de soins de ville avec 86,6Mds€ (+2,1%) que pour les établissements de santé avec 79,2Mds€ (+2%).

    Le taux de progression des dépenses de soins de ville en 2016 avait été fixé à 1,7% et celui des établissements de santé à 1,75%.

    Cette nouvelle répartition de l’ONDAM entre ville et hôpital intègre, pour la ville, les effets tarifaires de la nouvelle convention médicale incluant notamment une revalorisation de la consultation de base de 23 à 25€ et les orientations du virage ambulatoire. Pour l’hôpital, l’ONDAM 2017 intègre également la hausse du point d’indice des fonctionnaires de la fonction publique hospitalière.

    Le surcoût des mesures nouvelles est en partie financé par un surcroît d’économies reposant sur les orientations présentées en 2014 par la ministre des Affaires sociales et de la Santé dans le cadre du plan triennal 2015-2017 :

    • Baisser les prix des produits de santé et promouvoir les génériques: 1,43Md€
    • Lutter contre les prises en charge non pertinentes: 1,135Md€
    • Réussir le virage ambulatoire: 640M€
    • Améliorer l’efficience de la dépense hospitalière: 845M€
  • Soins à l’étranger : un rapport IGF-IGAS propose de réduire ou supprimer la prise en charge

    De 7 à 15M€ d’économies pour l’Assurance maladie, c’est ce que pourrait permettre la suppression de la prise en charge des soins des Français à l’étranger, une mesure envisagée dans un rapport conjoint de l’IGF et de l’IGAS cîté par plusieurs titres de presse quotidienne le 28 septembre 2016.

    Deux solutions sont proposées das ce rapport:
    – Supprimer toute prise en charge pour des soins en dehors de l’Union Européenne et des pays ayant signé une convention avec la France. Cette mesure permettrait à l’Assurance maladie d’économiser, selon le rapport, près de 15M€
    – Supprimer la prise en charge en dehors des pays de l’UE ou ayant signé une convention SAUF prise en charge des soins hospitaliers. Cette option, présentée comme « privilégiée » par les auteurs du rapport, entraînerait une économie de 7M€.

    Le rapport rappelle que la Sécurité sociale a dépensé en 2015 662M€ pour environ 1,2 millions de Français ayant bénéficié de soins à l’étranger.

    Si la mesure préconisée par le rapport de l’IGF et de l’IGAS était appliquée, les assurés sociaux ne pourraient pas compter sur une prise en charge par leur mutuelle, ces organismes s’appuyant sur les tarifs de l’Assurance maladie pour compléter les remboursement. Leur seul recours serait de souscrire à des ouvertures complémentaires spécifiques proposées par les mutuelles et les assureurs.

  • Qualcomm Life et Boehringer Ingelheim Pharmaceuticals partenaires sur l’inhalateur Respimat

    QualCommLife et le laboratoire pharmaceutique Boehringer Ingelheim ont annoncé un partenariat pour lutter contre les maladies pulmonaires obstructives chroniques, le 30 août 2016. Les deux entreprises souhaitent développer une solution connectée autour de l’inhalateur Respimat de Boehringer.

    A travers sa plateforme 2net, Qualcomm Life développe un prototype de module sans fil miniature pour l’inhalateur Respimat. Ce dernier, ainsi connecté à 2net, sera capable de collecter des informations et les partager avec les professionnels de santé et d’autres patients membres du programme de Boehringer.

  • Lancement de l’application Sympto Check par Santé Assistance

    Le lancement d’une application mobile d’analyse de symptômes et d’orientation médicale a été annoncé le 28 septembre 2016 par Santé Assistance.

    Santé Assistance est spécialiste du développement et de la gestion des services rapprochant patients et médecins, notamment en facilitant le dialogue entre eux.

    « Avec le partage de Sympto Check sur smartphone, nous avons voulu permettre son usage en toutes circonstances afin de nous adapter aux nouveaux usages de la santé mobile mais également fluidifier celui-ci », explique Henri-Michel Tranchimand, Président de Santé Assistance.

    500 symptômes et 1000 pathologies sont prises en compte et permettent de répondre rapidement à 4 questions : De quoi s’agit-il ? Que faire ? Est-ce une urgence ? Dans quel délai ?

    Le système mis au point par des spécialistes, médecins généralistes et urgentistes accompagne les internautes et mobinautes dans leur recherche d’explications sur leurs symptômes.

    En pratique, après avoir renseigné âge, sexe, particularités (grossesse en cours par exemple) et ses symptômes, l’application guide l’utilisateur via différentes questions proposées en fonction de la situation et des symptômes avec photo, schéma, et explication.

    Sont également proposées des fiches pratiques sur les conduites à tenir face à différentes situations de santé du quotidien : fièvre de l’enfant, que faire en cas de brûlures, courbatures, etc.

  • Appel à projet de la Commission européenne pour un vieillissement actif et en bonne santé

    Accompagner et soutenir le développement et l’adoption de l’innovation numérique pour un vieillissement actif et en bonne santé, tel est l’objet de l’appel à projet ouvert par la Commission européenne le 20 septembre 2016 et dont la date limite de candidature est fixée au 31 janvier 2017 à 17h00.

    Portée:

    • Soutien aux innovateurs, acheteurs / intégrateurs de l’industrie, aux réseaux de distribution et aux investisseurs pour faciliter l’introduction des innovations sur le marché.
    • Soutien au développement d’un « Plan d’action » européen sur l’innovation numérique pour un vieillissement actif et sain.
    • Soutien aux activités de l’EIP sur AHA

    Impact attendu:

    • Augmentation de l’adoption de solutions numériques pour un vieillissement actif et en bonne santé, y compris les activités de recherche et d’innovation pertinentes issues de Horizon 2020.
    • Des progrès accélérés sur les cadres favorables au développement de l’innovation numérique pour le vieillissement actif et en bonne santé dans l’UE.     
    • Augmentation des niveaux de participation des parties prenantes dans le développement et l’exécution des activités stratégiques.
    • Contribution à:
      • La qualité de vie de la population européenne,
      • La durabilité de la prestation de soins de santé
      • La croissance économique et la création d’emplois dans l’UE.    
    •  Des niveaux accrus d’investissement par les pouvoirs publics et les investisseurs privés dans l’innovation numérique pour la santé et le vieillissement actif.   
    • Amélioration de la communication avec les parties prenantes.
    • Renforcement des synergies avec d’autres projets Recherche & Innovation pertinents financés par la Commission européenne.
  • Partage des informations de santé : le CNOM approuve le décret du 20 juillet 2016

    Le décret du 20 juillet 2016 relatif aux conditions d’échange et de partage d’informations entre professionnels de santé et autres professionnels des champs social et médico-social et à l’accès aux informations de santé à caractère personnel est considéré comme une « avancée » par le CNOM. C’est ce qu’a déclaré le président du Conseil de l’Ordre, Patrick Bouet, lors d’une conférence de presse le 27 septembre 2016.

    La publication de ce décret ouvrant le secret médical à des des non-professionnels de santé avait inquiété certains médecins. « C’est le début de la fin du secret médical, dont ne vont pas manquer de profiter les payeurs que sont les complémentaires santé », déclarait ainsi fin août 2016 au Parisien le président de la FMF dans l’Essonne.

    Le décret offre la possibilité aux médecins de donner des informations médicales aux ostéopathes, psychothérapeutes, mais aussi aux assistants maternels et familiaux, éducateurs, aides familiaux ou autres travailleurs sociaux.

    L’Ordre souligne que le décret offre une possibilité, pas une obligation. « Les professionnels participant à la prise en charge d’une même personne peuvent […] échanger ou partager des informations relatives à la personne prise en charge », est-il écrit pas « doivent échanger », a souligné Patrick Bouet.

    Trois limites sont imposées aux professionnels de santé qui souhaitent partager des informations :
    – seules les informations strictement nécessaires à la coordination ou à la continuité des soins, à la prévention, ou au suivi médico-social et social de ladite personne peuvent être communiquées;
    – les informations doivent se limiter au périmètre des missions des personnes non soumises au secret médical;
    – la personne malade doit par ailleurs donner son accord à la divulgation de certains éléments de son dossier médical.

  • Lessis

    Les entreprises des systèmes d’information sanitaires et sociauxnull

  • Cegedim annonce une perte nette de 19,8M € au 1er trimestre 2016

    Cegedim annonce jeudi 15 septembre 2016 avoir connu une perte nette de 19,8M € au premier trimestre 2016, contre un bénéfice de 24,2M € l’an dernier à la même période.

    Parallèlement, ses ventes ont augmenté de 4,3% à 215,5M €, tandis que le résultat opérationnel courant (ROC) s’effondrait de 54,4% à 9,2M €.

    L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ressort pour sa part en chute de 26,9% à 25,7M €. Cegedim explique ce fort recul par « des investissements réalisés en ressources humaines et en innovation afin d’accélérer le basculement des offres logicielles vers le modèle Cloud et de déployer rapidement les nouvelles offres ».

    Principale division du groupe, qui représente près de 58% de son chiffre d’affaires, le pôle « assurance santé, RH et e-services » a vu ses ventes progresser de 12,5% (+9,6% en données organiques) pour atteindre 124,6M €.

    « L’acquisition d’Activus, en juillet 2015 au Royaume-Uni, a contribué positivement à hauteur de 3% », précise par ailleurs le communiqué.

    La division « professionnels de santé », qui représente 41,5% des ventes globales, a pour sa part un chiffre d’affaires en baisse de 5% (-3% en données organiques) à 89,4M €, une diminution que Cegedim explique notamment par le « ralentissement de l’activité d’informatisation des médecins anglais » et le « faible niveau de commandes enregistrées par le pôle pharmacie en France ».

    Le groupe indique avoir révisé ses objectifs pour l’exercice, s’attendant à une hausse plus importante qu’initialement envisagée de son chiffre d’affaires, mais anticipant désormais un Ebitda moins important que prévu en début d’année.

    Il table sur une croissance organique « d’au moins 3% » du chiffre d’affaires de ses activités poursuivies et un Ebitda en baisse de 10M € par rapport à 2015. Auparavant, il disait tabler « au minimum » sur une stabilité de son Ebitda comme de son chiffre d’affaires.

    La dette nette du groupe s’est établie à 216,6 M€ à fin juin 2016, en hausse de près de 30% par rapport à fin 2015, et représente désormais 109,1% des capitaux propres.

    Le 16 septembre, le titre Cegedim prenait 1,12% à la bourse de Paris, à 26,29 €, sans être pénalisé par cette annonce.