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  • Appel à candidatures start-up de la santé et de la silver économie de Scientipôle

    Scientipôle initiative lance un appel à candidature auprès des start-up de la santé et de l’innovation pour rejoindre la prochaine promotion de son accélérateur.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 octobre 2016.

    Conditions de candidature

    Les candidatures sont ouvertes aux start-up qui :

    • ont développé une innovation basée sur un socle technologique ;
    • disposent d’une preuve de concept
    • sont immatriculées depuis moins de trois ans
    • ont leur siège social et leurs effectifs en Ile-de-France

    Contenu du programme d’accélération

    Le programme d’accélération est conçu sur une durée de trois ans.

    Start sessions

    • 4 jours d’ateliers collectifs : Finance, IP, RH, Commercial…
    • 5 jours d’accompagnement individuel : par un chargé d’affaires et un expert externe

    Financement de l’amorçage

    • Prêts d’honneur à taux 0 Jusqu’à 120k€
    • Financement non dilutif Sans garantie personnelle
    • Sur 5 ans avec 1 an de différé

    Up sessions pendant trois ans

    • 4 parcours thématiques se développer, se financer, se structurer et se médiatiser
    • Des événements commerciaux pour identifier de nouveaux prospects
    • Des interventions de business developpers co-financées par Scientipole

    Calendrier

    • appel à candidatures du 1er au 30 octobre 2016
    • présélection sur dossier du 1er au 18 novembre 201
    • pitch de sélection les 1er et 2 décembre
    • soirée de lancement le 7 décembre

  • Evaluation des objets connectés : partenariat entre L’ARS Centre-Val-de-Loire et DMD Santé

    Les objets connectés de santé sont-ils fiables et utiles en termes de pratiques médicales? C’est pour répondre à cette question que l’ARS Centre-Val-de-Loire et DMD Santé annoncent le 11 octobre 2016 le co-développement, dans le cadre d’un partenariat, des critères d’évaluation reproductifs.

    Ce partenariat trouve son origine dans un projet de télésurveillance des patients atteints d’une insuffisance cardiaque réalisé avec deux centres pilotes, le Centre Hospitalier Régional d’Orléans et le centre de réadaptation de Bois Gibert. La télésurveillance des patients à domicile (EHPAD y compris) est réalisée par des cardiologues et des infirmières expertes réalisant un accompagnement thérapeutique des insuffisants cardiaques.

    4 types d’objets connectés sont au cœur du dispositif de télésurveillance: balance, autotensiomètre, podomètre et oxymètre de pouls. L’objectif du partenariat est donc de tester ces objets avec les professionnels et les patients, dans une démarche collaborative permettant de valider les grilles d’évaluations dans la vraie vie.

  • Cancer, diabète, hôpital, télémédecine, IBM Watson Health multiplie partenariats et investissements

    Depuis sa création en avril 2015 IBM et sa filiale Watson Health multiplient les partenariats et les initiatives dans la santé:

    • Institutions publiques (Tekes en Finlande),
    • hôpitaux (aux Etats-Unis et en Chine),
    • industriels (Medtronic, Siemens).

    Les secteurs visés sont multiples :

    • Cancer,
    • Diabète,
    • Logistique hospitalière,
    • Big Data
    • Télémédecine.

    Watson Health donne accès via une plateforme cloud à Watson, le super ordinateur d’informatique cognitive d’IBM, pour l’analyse de données de santé à des fins de recherche médicale et thérapeutique.

    Retrouvez ci-dessous la liste des partenariats, initiatives et acquisitions d’IBM et de sa division Watson Health sur les 4 dernières années et les dernières actualités concernant Watson Health dans notre dossier.

    Dossier: L’écosystème IBM Watson Health

  • Sécurité et interopérabilité : les bénéfices de la Blockchain pour la santé (Livre Blanc, Deloitte)

    Un échange d’information basé sur la Blockchain pourrait ôter les freins et réduire les coûts que représentent les intermédiaires dans le système de santé américain actuel. C’est ce qu’affirme un livre blanc du cabinet Deloitte sur les bénéfices potentiels de la blockchain sur la santé et les soins intitulé « Blockchain: opportunités pour la santé», présenté le 31 août 2016.

    Le livre blanc a été rédigé en réponse au défi lancé par l’ONC et le département de la santé américain en juillet 2016 pour explorer le potentiel de la technologie Blockchain dans la santé et la recherche médicale aux États-Unis.

    Les cas d’usages montrent déjà les bénéfices que la technologie Blockchain apporte en termes de décentralisation, de désintermédiation, d’amélioration de la sécurité des données, et de coûts de transaction réduits, selon le livre blanc de Deloitte.

    L’échange de dossiers médicaux et de données utilisant cette technologie, en impliquant les professionnels de santé, offre des moyens de résoudre les problèmes d’accès aux données et d’interopérabilité des systèmes.

    Le livre blanc analyse la configuration technique requise pour que les systèmes de santé atteignent les standards nécessaires à la mise en place d’un réseau national d’information de santé.

    La Blockchain s’attaque aux blocages

    La technologie Blockchain offre un framework distribué qui améliore l’intégration de l’information entre les usages et les parties prenantes. Elle résout les blocages existants et fournit un système mieux distribué, sécurisé et efficace.

    Le document liste six blocages dans l’échange d’information et les solutions de base de données distribuées correspondantes :

    4 questions-clés à se poser

    Le framework blockchain de Deloitte fournit un guide aux organisations intéressées par la technologie.

    Quatre questions clés peuvent aider à prendre des décisions :

    • Quand débuter les premières expérimentations blockchain ?
    • Comment mettre en place ses cas d’usage ?
    • Quand renforcer le système avec les smart-contracts ?
    • Doit-on déployer des blockchains en consortium, avec ou sans permissions ?

    Tous les problèmes n’exigent pas de recourir aux bases de données distribuées. Les quatre conditions à réunir pour que la blockchain soit vraiment utile sont :

    • Plusieurs intervenants créent des transactions qui modifient l’information dans un répertoire partagé,
    • Les intervenants doivent obtenir la garantie de la validité de la transaction,
    • Les intermédiaires sont inefficaces ou peu fiables,
    • Une plus grande sécurité est nécessaire pour garantir l’intégrité du système.

    Une fois qu’une organisation décide de créer une blockchain, l’étape suivante consiste à décrire des cas de figure. Les premiers cas de figure sont :

    • Authentifier et vérifier l’information
    • Transférer la valeur

    Pas la panacée

    La Blockchain ne peut pas se substituer à la base de données d’entreprise, indique le document de Deloitte. Ses solutions ne conviennent pas à de gros volumes de données requérant une protection totale et un accès immédiat au sein d’une organisation. Au contraire, une solution blockchain enregistre des transactions de données spécifiques qui seront partagées sur un réseau dans lequel la collaboration et la transparence sont essentielles.

    • La technologie Blockchain a du potentiel dans le paysage de la santé aux USA, selon le document.
    • Un consortium Blockchain pourrait réaliser l’interopérabilité du réseau d’’informations de santé au niveau national.

    Une telle blockchain pourrait créer une couche de transaction pour toutes les organisations. Elle pourrait aussi faire avancer les objectifs du département des services de santé et humains américain (HHS) visant à standardiser l’information de santé en créant une couche de transaction sur laquelle les parties prenantes pourront facilement collaborer.

    Interopérabilité au niveau national

    Le bureau du coordinateur national pour la santé a défini un cahier des charges strict pour l’interopérabilité au niveau national. Les technologies actuelles ne répondent pas suffisamment à ces besoins puisqu’elles sont limitéss en termes de vie privée, de sécurité et d’interopérabilité. Les dossiers médicaux actuels sont incompatibles en raison de l’absence d’architecture commune.

    Le flux d’information du patient vers l’organisation de santé à chaque fois qu’une transaction a lieu ne doit pas s’arrêter au niveau de cette seule organisation, selon le document de Deloitte. Les organismes de santé pourront diriger un bloc d’information standardisé vers une base distribuée nationale. L’information serait ainsi universellement accessible grâce à clés privées de la blockchain, permettant aux patients de partager plus facilement leurs informations avec les organisations.

    Les clés d’accès publiques et privées de la blockchain, et les données distribuées ouvrent un nouvel horizon en terme d’intégrité des informations de santé.

    Plus de sécurité

    Toutes les organisations connectées à la blockchain peuvent avoir leur propre copie de la base de données de santé. Si un bloc devait être modifié, 51% des participants au réseau devront approuver le changement, et toutes les copies de la base devront être mise à jour pour refléter ce changement. Cela renforce la sécurité et limite le risque d’actes malveillants

    Les défis à prendre en compte

    De nombreux défis organisationnels, techniques et économiques doivent être relevés avant que les organisations adoptent la Blockchain en santé au niveau national.

    • Un réseau d’ordinateurs interconnectés (nodes) est nécessaire pour fournir la puissance de calcul requise pour créer un bloc pour chaque transaction.
    •  La base ne peut pas stocker des données comme les images IRM ou les radios. Ce type de données doit être stocké séparément et faire l’objet d’un lien.
    • Un plus grand soutien pourrait être demandé pour encourager les organisations à adopter la technologie et participer au réseau. Même si des organisations testent déjà la technologie pour suivre et vérifier des dossiers médicaux en interne, la blockchain se renforcera avec l’augmentation du nombre de ses utilisateurs.

    Prévoir les coûts de fonctionnement d’une blockchain au niveau de l’entreprise ou au sein d’un consortium est difficile. Pour comprendre les coûts qu’engendrerait le suivi des standards de l’HHS, il est nécessaire de mener des expérimentations ciblées et de mettre en place des règles précises.

    Le besoin d’expérimentation

    Les expérimentations permettraient au HHS de déterminer plus précisément ce qui peut être accompli.

    Suivre les expérimentations à travers un cycle complet de transaction permettra aux développeurs de lever les derniers blocages et de déterminer les zones de bénéfices avant un déploiement au niveau national.

  • Imagerie médicale : 3 nouveaux équipements Philips et Siemens pour l’hôpital d’Antony

    Trois acquisitions permettant de faciliter l’examen des patients polytraumatisés, de réaliser des scanners ultra rapides en diminuant la quantité de rayons X et la dose de produits de contraste injectés, une IRM s’adaptant à toutes les morphologies, moins oppressante et plus silencieuse pour les patients, ont été dévoilées le 6 octobre 2016 par le Centre d’Imagerie médicale de l’hôpital privé d’Antony (Hauts de Seine).

    Ces trois acquisitions sont:
    – L’iQon Spectral CT de Philips, premier scanner spectral qui optimise la dose de rayons X et d’iode pour chaque examen d’imagerie.
    – Le scanner Somatom Drive (Siemens)
    – La nouvelle table robotisée de radiologie Multitom Rax (Siemens).

    Le nouveau scanner iQon : détection des anomalies 100% spectrale et diminution de la dose d’irradiation

    Sa technologie est inédite: à l’aide de détecteurs innovants, l’appareil mesure les rayons ayant traversé les tissus, dans le jardon scientifique on parle d’ »acquisition spectrale » et ce, à différents niveaux. Les images obtenues s’avèrent plus fines, les contrastes plus marqués. Le temps d’examen est diminué, ainsi que la quantité de produits de contraste indispensable, ce qui limite la toxicité rénale. Même les patients porteurs de prothèses métalliques bénéficient, grâce à un logiciel spécifique, de résultats plus fiables. Diagnostic précoce des cancers et calculs rénaux sont optimisés.

     » Philips iQon Spectral CT possède la dernière génération de reconstructions itératives (IMR) qui permet de diminuer le bruit dans l’image, d’augmenter la résolution en contraste et de diminuer la dose d’irradiation nécessaire à l’obtention d’une image de bonne qualité pour tous les patients », a indiqué Sébastien Durand, cadre modalité scanner au CIM-HPA.

    Somatom Drive: exploration du cœur et des vaisseaux sanguins

    Équipé de deux tubes à rayons X placés à 95 degrés, le scanner Somatom Drive de Siemens permet de réaliser des acquisitions ultra-rapides. Ceci est extrêmement bénéfiques pour les patients présentant de sérieux problèmes respiratoires, ne possédant pas la possibilité de rester en apnée. Explorer le cœur et ses vaisseaux sanguins, même dans le cas où le rythme des battements cardiaques s’avère anarchique, devient possible avec ce nouvel appareil.

    Multitom Rax: la nouvelle table robotisée de radiologie

    En se déplaçant autour du patient à explorer, la nouvelle table robotisée de radiologie Multitom Rax de Siemens facilite l’examen des personnes traumatisées ou impotentes, en leur évitant de bouger. Un autre avantage réside dans le fait de pouvoir prendre des clichés de toute la colonne vertébrale en position debout.

  • Australie : des millions de données de santé menacées par une faille de sécurité

    Le ministère de la Santé australien vient de révéler avoir commis par inadvertance une infraction potentiellement grave à la loi sur la protection des informations personnelles en publiant de manière insuffisamment sécurisée des données liées au programme national d’assurance sociale (Medicare). Le fuite concerne des médecins généralistes et trois millions de leurs patients.

    Cette annonce a été faite par la ministre de la Santé, Sussan Ley, lors de la conférence annuelle du Royal Australian College of General Practitioners (29 septembre-1er octobre 2016), la plus importante organisation professionnelle de médecins généralistes du pays.

    Cette nouvelle survient alors que le gouvernement est en pleine négociation avec les médecins à propos de la réduction des dépenses dans le secteur.

    Une faille au niveau de l’anonymisation des données privées

    Pour aider les chercheurs à fournir de meilleures analyses et à contribuer à l’élaboration de nouvelles politiques de santé, le ministère de la Santé australien avait rendu public des dossiers de réclamations « dépersonnalisés » concernant des indemnités d’assurance-maladie et certains avantages pharmaceutiques du régime social. Ce procédé concernait un échantillon aléatoire représentant 10 % de la population australienne.

    Problème : sans le vouloir, le ministère a laissé paraître suffisamment d’informations au sein de ses algorithmes pour permettre à un logiciel malveillant adapté de décrypter les numéros brouillés censés remplacer les numéros officiels des médecins, qui sont alors devenus potentiellement identifiables.

    Des analystes du département informatique et des systèmes d’information de l’Université de Melbourne ont mis seulement quelques jours à contourner le dispositif de cryptage. La ministre a révélé que les chercheurs en question avait signalé début septembre à son département l’existence d’une « vulnérabilité » à propos de ces données chiffrées et « que les fournisseurs de soins [logiquement anonymisés] pourraient éventuellement être ré-identifiés ».

    Aucune information sur les patients n’aurait été compromise

    Le département de la gestion des risques du ministère de la Santé fait actuellement l’objet d’importantes discussions au sein du gouvernement afin de savoir comment la divulgation d’informations précieuses a pu être si mal gérée.

    Madame Ley assure aux médecins qu’il n’y avait « aucun nom de fournisseurs de soins dans l’ensemble des données » et qu’aucune information sur les patients n’avait été compromise. Les analystes qui ont signalé le problème indiquent cependant que la ré-identification était possible ; ils ont simplement décidé de ne pas la faire.

    « Nous prenons bien évidemment tout ceci au sérieux et nous présentons nos excuses aux praticiens pour les problèmes que cela pourrait leur causer », a déclaré la ministre aux médecins.

    Une loi pour condamner l’utilisation de données ré-identifiées

    Elle a ajouté que le procureur général, George Brandis, était en train de mettre en place une loi visant à considérer comme une infraction pénale toute publication de données ré-identifiées ou toute action visant à conseiller, faciliter ou encourager leur publication ou communication.

    En réaction à l’annonce de la faille signalée par l’Université de Melbourne, M. Brandis a annoncé que la loi allait être votée au plus vite et que son effet serait rétroactif.

    Dans un article paru le 8 octobre dans The Saturday Paper, la journaliste Karen Middleton se demande pourquoi le gouvernement a attendu plusieurs jours avant d’alerter les médecins et les autres personnes concernées par la faille, alors qu’il est légalement tenu d’avertir immédiatement les individus touchés par une violation de leur vie privée. Le ministère n’a pas encore réagi.

    Pour l’heure, l’ensemble de données concernées n’est plus en ligne. La ministre a indiqué que les informations « ne seront de nouveau accessibles que lorsque tous les problèmes liés à leur potentielle vulnérabilité seront résolus ».

    La protection des données de santé préoccupe l’Australian Privacy Foundation

    > Cette annonce de la ministre de la Santé survient quelques semaines après les critiques émises par le Dr. Bernard Robertson-Dunn, président du comité de santé de l’Australian Privacy Foundation (APF) : l’expert pointe du doigt le dossier numérique de la santé australien, My Health Record (MyHR), qui, selon lui, serait « inutile » et mettrait « en danger les données privées des utilisateurs ».

  • MyHR : « Le gouvernement australien prend très au sérieux la sécurité des données » (porte-parole)

    En août 2016, le dossier numérique de santé australien My Health Record (MyHR) a été pointé du doigt par le Dr. Bernard Robertson-Dunn, président du comité de santé de l’Australian Privacy Foundation (APF), une ONG visant à protéger le droit à la vie privée des Australiens.

    Parmi les principales critiques émises par l’expert : l’inutilité du système et la mise en danger des informations personnelles des patients.

    Un porte-parole du ministère de la Santé australien a accepté de répondre à H&TI pour tenter de mieux comprendre le fonctionnement de MyHR. Il nous en dit plus sur l’état actuel du dispositif, les moyens mis en place pour assurer la sécurité des données collectées, les coûts réels de l’outil et les aspects à améliorer.

    My Health Record : retour sur les fondamentaux

    À quoi sert My Health Record ?

    My Health Record est le dossier de santé numérique national australien (il a été lancé en juillet 2012). Il permet à un individu et à ses médecins de partager en ligne de manière sécurisée des informations importantes sur la santé du patient, comme ses antécédents médicaux, les médicaments qu’il prend actuellement, ses allergies, etc. Ce système est surtout bénéfique pour les personnes prises en charge par différents professionnels de la santé ou qui suivent un traitement continu dans le cas de maladies chroniques ou complexes.

    Avec un dossier MyHR, les patients n’ont également pas à répéter sans cesse leurs antécédents médicaux face à un nouveau médecin. Cela peut aussi faciliter les démarches en cas d’urgence médicale : les fournisseurs de soins, comme les hôpitaux connectés au système MyRH, ont un accès direct aux informations du patient.

    Qui peut avoir accès aux données accessibles via MyHR ?

    Les organismes de santé tels que les hôpitaux publics et privés, les médecins généralistes et spécialistes, les pharmacies et les prestataires de santé connexes peuvent tous visualiser et télécharger des documents cliniques stockés sur un dossier personnel MyHR. Les particuliers peuvent eux aussi consulter et télécharger des données relatives à leur santé sur leur dossier.

    En vertu de la Loi 2012 relative à My Health Record, les données de santé de chaque MyHR peuvent être recueillies, utilisées et divulguées « à n’importe quelle fin » à condition d’obtenir le consentement du bénéficiaire des soins. L’une des fonctions du système est « de préparer et de fournir des données anonymisées à des fins de recherche et de santé publique ». Avant que cette loi puisse être mise en œuvre, un cadre législatif pour l’utilisation secondaire du dispositif doit être établie.

    Réponses aux critiques du Dr. Robertson-Dunn

    Selon le Dr. Bernard Robertson-Dunn, MyHR « met en danger les données personnelles de patients ».

    Le gouvernement prend très au sérieux la confidentialité et la sécurité des données personnelles des individus. Le système My Health Record dispose d’outils similaires à ceux utilisés pour la sécurisation des données bancaires, y compris de puissants logiciels de cryptage, des pare-feux et des connexions sécurisées.

    L’outil fonctionne en conformité avec les normes australiennes de sécurité et subit des contrôles indépendants réguliers permettant d’assurer la conformité du système à ces différentes règles et d’évaluer son niveau de vulnérabilité. Ces normes de sécurité sont régulièrement mises à jour pour tenter de contrer au mieux les nouveaux types de cyber-menaces.

    Outre les contrôles techniques du système actuellement en place, il existe toute une série de sanctions pénales et civiles prévues par la Loi 2012 relative à My Health Record, applicables envers ceux qui utilisent délibérément à des fins malveillantes les données de santé d’un individu.

    Le ministère de la Santé australien a révélé l’existence d’une faille de sécurité lors de la publication d’informations de santé anonymisées, a indiqué le 8 octobre 2016 The Saturday Paper. Les données de médecins et de millions de leurs patients seraient concernées.

    Le président du comité de santé de l’APF assure aussi que très peu d’Australiens utilisent MyHR et que, parmi les personnes enregistrées, une minorité se servirait de l’outil. Combien de citoyens utilisent réellement My Health Record ?

    Il y a actuellement plus de 4,2 millions d’Australiens, soit environ 18 % de la population du pays, qui possède un dossier MyHR. Au 18 Septembre 2016, ces personnes avaient téléchargé plus de 111 000 documents sur leurs comptes, dont 70 000 bilans de santé, plus de 30 000 notes de santé personnelles et près de 12 000 directives préalables à certains soins.

    Il y a par ailleurs plus de 9 000 organisations de fournisseurs de soins enregistrées via le système MyHR. Au 18 Septembre 2016, ces prestataires ont téléchargé plus d’1 million de documents cliniques via le dispositif, dont près de 314 000 bilans de santé partagés, plus de 533 000 bilans de sortie d’hôpital, 108 000 bilans de rendez-vous médicaux et plus de 25 000 lettres de spécialistes.

    Le Dr. Bernard Robertson-Dunn reproche notamment au gouvernement « de n’avoir jamais dit [aux Australiens] comment [MyHR] améliorait le système de soin, ni de quel manière il permettait de réduire les coûts de santé ». Que lui répondez-vous ?

    L’outil a le potentiel pour améliorer l’efficacité du système de santé australien et réduire les coûts dans le domaine de santé :

    • en améliorant l’accès aux informations de santé ainsi que leur qualité (meilleure prise de décision clinique) ;
    • en réduisant le risque de prise de traitement indésirable ;
    • en diminuant le nombre d’hospitalisations évitables ;
    • en réduisant la duplication inutile des examens médicaux ;
    • en améliorant la coordination et la qualité des soins de santé.

    Il peut aussi aider les praticiens à être plus efficaces en réduisant la paperasse (moins d’utilisation de papier, moins de télécopie de dossiers entre collègues, etc.).

    [Aucun chiffre n’a été communiqué par le ministère sur ce point.]

    Combien coûte le dispositif ? Le Dr Robertson-Dunn évoque une dépense annuelle de 400 M AU$ (271 M €). Ce chiffre est-il correct ?

    Non. Dans le cadre du budget 2015-2016 « My Health Record : une nouvelle orientation pour les dossiers électroniques de santé en Australie », le gouvernement australien a annoncé un financement de l’ordre de 455,1 millions de AU$ (308,5 M €) pour poursuivre l’utilisation de MyHR, améliorer le système, renforcer les dispositifs nationaux relatifs à la santé numérique et soutenir les phases d’essais entreprises dans certaines régions. Ce programme de financement doit s’étaler sur trois ans.

    Il point également du doigt le manque de praticité de My Health Record. « Les données sont pour la plupart présentées dans des fichiers PDF (…) [et le dossier doit être complété.] Cela signifie que les notes et les données de chaque visite chez le médecin devraient être répertoriées, ainsi que les résultats de tous les tests effectués (…) »

    La majorité des documents accessible sur MyHR ne sont pas en format PDF, cela vaut notamment pour les bilans de santé partagés, les bilans de rendez-vous médicaux, les prescriptions et les dispenses de médicaments. Nous continuons à travailler avec les fournisseurs de soins et les professionnels de l’industrie pour faciliter encore davantage l’utilisation du système.

    My Health Record est un résumé électronique des données de santé de chaque patient enregistré mis à la disposition de l’individu en question et des fournisseurs de soins concernés. Il ne s’agit pas d’un dossier médical complet : il ne remplace pas les dossiers médicaux détenus par les praticiens et ne modifie pas les obligations actuelles des prestataires de soins, qui doivent continuer à maintenir leurs propres dossiers cliniques détaillés pour chacun de leurs patients.

    MyHR fournit des informations de santé supplémentaires sur le patient dont le praticien peut ne pas avoir accès autrement, par exemple si l’individu a été reçu dans un autre hôpital qu’habituellement ou s’il a consulté un autre médecin.

    Chaque semaine en Australie, entre un à trois médecins prennent en charge un patient pour lequel ils n’ont que peu ou pas de renseignement du tout. Plus d’un cinquième des médecins généralistes font face à cette situation tous les jours. Avec My Health Record, un praticien se trouvant dans cette situation aura accès à au moins une partie des informations sur son patient.

    Avez-vous prévu certains changements pour améliorer l’efficacité du dispositif ?

    Il y a eu, et il y a aura encore, toute une série d’améliorations du système. Au cours de l’année 2015-16, des changements importants ont été apportés. Voici quelques exemples :

    • L’outil a changé de nom : le « Personally Controlled Electronic Health Record » est ainsi devenu « My Health Record ».
    • Son utilisation a été simplifiée pour le rendre plus accessible et permettre aux usagers de créer facilement un dossier mais aussi de mieux gérer le contrôle d’accès à leurs données.
    • Les patients peuvent désormais télécharger une copie de leurs documents de planification préalables aux soins via leur dossier MyHR.
    • Il y a eu aussi quelques changements pour encourager la participation aux essais en cours dans le nord du Queensland et dans la région de Nepean Blue Mountains en Nouvelle-Galles du Sud. Cela comprend notamment l’introduction d’un canal hébergé séparément pour les participants de la zone d’essai pour qu’ils puissent avoir le choix de refuser la création automatique d’un dossier à leur nom s’ils le souhaitent.
    • L’interface de l’outil a été améliorée et modernisée : elle s’adapte désormais automatiquement au type de terminal utilisé (ordinateur, téléphone portable ou tablette).
  • « Galen Growth va devenir le catalyseur du marché de la health-tech en Asie » (J. de Salaberry)

    Familier de la région Asie-Pacifique depuis une quinzaine d’année, Julien de Salaberry est un investisseur et expert international reconnu dans le domaine de l’e-santé. Aujourd’hui basé à Singapour, il est le fondateur et P.-D.G. de The Propell Group, une société à capital risque et de conseils centrée sur les innovations health tech.

    Dans un entretien accordé à H&TI, l’homme d’affaires revient en détail sur son expérience du marché et notamment sur :

    1. le développement de Galen Growth Asia, une entreprise qu’il a fondée avec cinq confrères dans le but de faire mûrir les réflexions sur le secteur de la health-tech en Asie ;

    2. les spécificités de l’investissement en Asie ;

    3. la complexité d’établir un business modèle durable.

    Galen Growth Asia : un concept novateur pour booster les innovations en e-santé

    Fin 2015, vous avez cofondé Galen Growth Asia, une société visant à faire avancer le débat dans le secteur de l’e-santé. Comment vous est venue cette idée ?

    Galen Growth Asia est le résultat d’un constat établi par plusieurs investisseurs et entrepreneurs – dont je fais partie – qui se retrouvaient régulièrement lors de conférences dédiées à la health-tech :

    • 1. On s’est aperçu que l’on avait tous la même vision du secteur et que l’on évoquait les mêmes sujets dans notre petit coin ;
    • 2. On a rapidement réalisé que le niveau de qualité des conférences auxquelles on participait était limité.

    Nous avons donc décidé à six – trois entrepreneurs, deux investisseurs et un consultant – de fonder Galen Growth Asia. Notre but : devenir le catalyseur de l’écosystème de la health-tech en Asie. Nous souhaitons pour cela créer davantage de dialogue entre les six groupes de stakeholders du marché, qui sont les entrepreneurs et leurs start-up, les investisseurs, les grosses boîtes de santé comme Medtech & Pharma (qui vont attirer les clients), le gouvernement, les médias mais aussi les experts médicaux, généralement oubliés, qui sont souvent les utilisateurs de ces nouvelles technologies.

    Nous favorisons la discussion entre ces six groupes clés en organisant des événements. On en a mis en place déjà deux-trois depuis notre création, il nous en reste deux avant la fin de l’année, dont le Asia’s HealthTech CEO Summit (le 9 décembre). On compte y réunir tous les P.-D.G des sociétés health-tech les plus importantes de la zone Asie-Pacifique. Ce genre de sommets existe déjà aux États-Unis mais c’est une première en Asie.

    Avez-vous d’autres projets en tête pour faire progresser le secteur ?

    En parallèle de cette partie événementielle, nous avons pour objectif de monter une base de données unique pour tout le secteur de la health-tech en Asie. C’est assez difficile parce que les bases disponibles en Chine ou en Corée par exemple sont uniquement accessibles dans les dialectes locaux. On avance donc doucement afin de parvenir à un service de qualité. Le dispositif devrait être lancée en septembre 2017.

    Nous passons aussi du temps à élaborer des rapports de qualité, centrés sur des sujets très spécifiques de l’e-santé. En ce moment, nous nous concentrons sur le pré-diabète, un phénomène qui va toucher Singapour de plein fouet d’ici cinq-dix ans, le taux de pré-diabétiques (12 % de la population adulte selon les chiffres officiels) étant actuellement quasiment aussi grand que celui de diabétiques (12,8 % selon l’International Diabetes Federation).

    Nous essayons de démontrer que la health-tech peut jouer un rôle important. Elle peut par exemple encourager les pré-diabétiques à modifier leur mode de vie pour éviter qu’ils ne deviennent diabétiques. La technologie existe déjà (applications mobiles, capteurs…) mais tout l’enjeu est de savoir comment il serait possible de s’en servir de manière optimale et comment créer une meilleure adoption de ces outils parmi les consommateurs.

    Le rapport consiste au final en la réalisation d’une propale. Ce sera ensuite aux acteurs de l’écosystème de décider si, oui ou non, ils souhaitent l’adopter. Par le biais de cette étude, nous essayons de mettre en relation les six stakeholders ciblés par Galen Growth pour les faire travailler ensemble et ainsi établir une sorte de consensus.

    « Le patient sera le driver du marché de l’e-santé en Asie »

    Comment percevez-vous le marché de l’e-santé d’ici dix, vingt ans ?

    Je reste optimiste, même s’il y a des obstacles à surmonter.

    Le coût important de la santé fait notamment ralentir la croissance dans certains pays asiatiques. Si on s’intéresse à la pyramide des salaires, dès qu’on passe en dessous des 5 % les mieux payés, le niveau de rémunération baisse rapidement. La moyenne se situe alors entre 3 000 et 15 000 dollars par an, soit un salaire minime. Aux États-Unis, si tu proposes à cette tranche de la population un code de remboursement au moment du lancement d’un produit, tu es quasi certain d’avoir de la demande derrière. Ici, c’est plus complexe car le patient doit payer par ses propres moyens, excepté dans certains États comme l’Australie, le Japon ou Singapour.

    Malgré ce système très privatisé, il y a quand même une demande de santé équivalente à celle de l’Europe et des États-Unis. Elle croît même tous les ans en raison de l’augmentation des maladies cardio-vasculaires et respiratoires, du diabète, etc.

    Je suis donc globalement confiant parce que la croissance démographique est élevée et parce que les patients recherchent du choix comme ils paient eux-mêmes pour leurs frais de santé. Un autre atout est l’importance du taux de pénétration de la téléphonie mobile et de l’achat sur mobile. L’Asie est le leader mondiale dans ce domaine. La m-santé fait ainsi partie des secteurs les plus encourageants.

    Je pense que ce sera le patient, l’individu, qui sera le driver de ce marché de l’e-santé en Asie.

    Le patient peut être un driver ou un frein… En Europe et aux États-Unis, les risques liés à l’utilisation par un tiers de données personnelles reviennent régulièrement au centre du débat sur l’e-santé. Les patients asiatiques vous semblent-ils plus enclins à accepter toutes ces nouvelles technologie ?

    L’Europe se cache toujours derrière la question de la privatisation des données. Ici, notamment parce que l’âge moyen est plus faible, les gens sont moins frileux sur ce sujet. Cela signifie que les acteurs de l’industrie ont davantage accès aux données des patients.

    On se rend compte qu’il y aussi une vraie demande à exploiter dans le domaine des data. En Inde par exemple, environ 8,6 % de la population adulte était touchée par le diabète en 2015 et plus de 52 % de ces malades étaient non-diagnostiqués, estime l’International Diabetes Federation. Cela signifie que plus de la moitié des bientôt 120 millions de diabétiques en Inde (d’ici 2020 selon les chiffres officiels) n’ont pas accès aux informations nécessaires à la compréhension de leur maladie et ne bénéficient donc d’aucun traitement. Cela représente un marché énorme pour ceux qui s’intéressent au marché du diabète.

    Avec des outils health-tech adaptés, on a les moyens d’éduquer de manière plus efficace les malades.

    Comment s’y prendre concrètement ?

    Le plus grand frein, c’est le business modèle. On a besoin de trouver un modèle permettant d’offrir de manière durable ces solutions technologiques aux patients sans avoir recours aux fonds philanthropiques, une option qui fonctionne très bien mais uniquement sur le court terme.

    Les gros groupes doivent notamment revoir leur façon de fonctionner. Leur base de coûts est tellement élevée qu’ils ont l’habitude de vendre leurs produits très chers. L’ennui est que lorsqu’on leur présente une solution low cost pour, par exemple, permettre un meilleur diagnostic d’une maladie donnée dans une petite ville, ils ne peuvent pas se permettre de la vendre parce qu’ils ne feraient aucun profit. Il faut donc trouver une solution, un business modèle viable via lequel chaque acteur impliqué puisse gagner un minimum d’argent dans le processus de vente.

    3 conseils aux start-up européennes qui envisagent de s’étendre en Asie :

    Pourriez-vous nous donner un exemple de start-up prometteuse sur le marché asiatique ?

    Avec The Propell Group, on a entre autres investi dans ConnexionsAsia, une boîte aujourd’hui bien connue à Singapour. Ils ont levé leur Série A au mois de janvier 2015, environ 8 millions d’US dollars, soit une Série A assez importante pour la cité-État et cet écosystème.

    ConnexionsAsia, c’est tout d’abord un dispositif permettant aux employeurs de fournir une assurance santé à leurs employés via une plateforme électronique. Les trois acteurs sont ainsi reliés via un seul et même outil.

    Ce dispositif est nécessaire au fonctionnement du deuxième service lancé par Connexions Asia : un market place proposant aux employés différents produits dans le domaine de la health-tech.

    La plateforme en question inclut notamment MyDoc, un service de télé-médecine, et GlobeTrekker, un programme encourageant le bien-être en entreprise. Dans ce cadre, les employés peuvent par exemple choisir d’être équipés d’un bracelet Fitbit (podomètre) et essayer de réaliser chaque jour en équipe un certain nombre de pas tout en suivant un régime alimentaire équilibré. Le but est d’améliorer la santé des employés de façon fun mais aussi maîtrisée.

    Il y a toute une série de services de ce type disponibles en ligne. L’employé peut ainsi acheter sur ce market place des produits de santé en passant directement par l’assurance. Ce fonctionnement réduit la paperasse : chacun gagne en temps et en simplicité.

    Les start-up sont-elles nombreuses à échouer dans le domaine de l’e-santé en Asie ?

    Il n’y a pas un taux d’échec plus important qu’ailleurs dans le monde mais oui, il y a eu des échecs. Des boîtes qui ont mal fait leur devoir, qui sont arrivées en Asie mal préparées aux réalités du pays ; d’autres qui sont arrivées trop tôt. Certaines sociétés spécialisées dans l’e-santé présentent des idées trop précoces, le marché n’est pas encore prêt pour leur solutions. Mais c’est la même logique dans toutes les régions du monde.

    Le théoricien suisse Alex Osterwalder, inventeur du Business Model Canvas, synthétise bien le concept. Il explique que ce n’est pas simplement un bon produit qui vous permettra d’avoir une bonne place sur le marché mais la combinaison d’un bon produit et d’un bon business modèle. C’est exactement ça. Il ne suffit pas d’avoir le meilleur produit health-tech pour que son entreprise perce dans le secteur, il faut savoir la vendre de la bonne manière et au bon moment. C’est le b.a.-ba, une base qu’il est bon de se remémorer régulièrement.

  • AVIESAN

    Alliance pour les sciences de la vie et de la santénull

  • Propositions du G5 Santé pour la prise en charge des patients et la compétitivité des entreprises

    Bâtir une alliance pour les 5 prochaines années entre pouvoirs publics et industriels de santé français pour garantir une bonne prise en charge des patients tout en protégeant la compétitivité des entreprises de santé, c’est l’objectif des propositions formulées le 10 octobre 2016 par le G5 Santé à l’occasion de ses 5e Rencontres.

    Le G5 Santé qui rassemble les entreprises bio-Mérieux, Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier et Théa a présenté son livre blanc 2017-2022, «Faire de la France un grand pays des industries de santé; réformer, investir et innover au service des patients».

    Il propose 20 mesures afin d’engager un débat constructif dans le cadre des programmes électoraux de 2017, et notamment de :
    – Déterminer des prix responsables pour les produits de santé : prendre en compte lors de l’évaluation et dans la fixation du prix des innovations thérapeutiques toutes leurs conséquences, notamment de leur impact sur l’organisation des soins, de l’efficience apportée au système de santé et des économies potentiellement générées dans toute la chaîne de soins.
    – Développer la politique de prix facial pour les médicaments largement exportés depuis la France, afin de préserver les installations industrielles sans surcoût pour l’assurance maladie, grâce au versement de remises produit «spécifiques export».
    – Prendre en compte les investissements réalisés en France et dans l’Union Européenne dans la fixation et la révision des conditions de prix du médicament.
    – Améliorer l’efficience du système de santé en prenant en compte les conséquences organisationnelles de l’arrivée des innovations de rupture, qui modifient les prises en charge : mieux utiliser les tests de diagnostic, adapter les parcours de soins, développer la médecine et la chirurgie ambulatoire.
    – Afin d’accroître les partenariats, renforcer le dialogue entre acteurs publics et privés de la recherche médicale, en s’appuyant particulièrement sur ARIIS et AVIESAN, et lancer un Plan national pour l’innovation, notamment pour développer les médicaments de thérapie innovante (MTI).
    – Bâtir une Alliance pour les 5 prochaines années entre pouvoirs publics et industriels de santé français afin d’accroître la compétitivité du territoire national et la représentation de la France dans la politique européenne de santé publique et dans les appels à projet européens, voire mondiaux.