Le centre hospitalier de Troyes est établissement support du GHT de l’Aube et du Sézennais, qui comprend 4 établissements hospitaliers, un EPSM et 4 Ehpad.
Dans quel état d’esprit abordez-vous la convergence des SI dans le cadre du GHT ?
Nous avons eu la chance d’avoir un directeur visionnaire qui a poussé à la mise en place d’une direction unique pour les établissements hospitaliers de notre territoire autour du centre hospitalier de Troyes. Nous étions donc déjà structurés comme un GHT.
Nous avions par ailleurs déjà créé un GCS santé numérique, qui nous a permis d’élaborer une stratégie de SI convergent.
Où en est cette stratégie ?
Nous avons une logique de convergence globale à trois ans, autour des logiciels DxCare pour le DPI et Cpage i pour la GAM, la GEF et la GRH. Elle se fait pour l’instant à plusieurs vitesses, certains établissements venant de réaliser des investissements en matière de système d’information, d’autres étant fortement spécialisés, comme l’EPSM.
Nous avons également entamé les démarches nécessaires afin que le centre hospitalier de Troyes soit agréé pour l’hébergement des données de santé, ce qui nous a incités à revoir l’ensemble de nos équipements et de notre organisation.
Avez-vous mis en place des collaborations avec les professionnels de santé libéraux ?
Le territoire de notre GHT est étendu, avec une problématique de désertification médicale, et des distances importantes entre établissements. Les professionnels de santé sont demandeurs de coopération, et nous avons développé un portail sécurisé ville/hôpital, MyGHT, qui permet d’améliorer la coordination du parcours de soin et la réorientation des patients. Il fonctionne bien car les professionnels de santé ont été associés à son élaboration, et se le sont approprié.
Notre objectif est d’aboutir à un système d’information territorial.