Mercato

  • Le CHU de Dijon titularise le 1er médecin spécialiste en IA, le Dr Davide Callegarin

    Le Dr Davide Callegarin est le premier médecin spécialisé en intelligence artificielle (IA) de France à être nommé au sein d’un établissement. Il a rejoint le CHU Dijon Bourgogne le 1er novembre 2019, annonce le centre de soins dans un communiqué publié le 13 janvier 2020, précisant que le Dr Callegarin a soutenu en octobre une thèse sur l’IA appliquée à la santé, après avoir accompli son internat en biologie médicale au sein de la plateforme de biologie hospitalo-universitaire du CHU. Il est depuis novembre 2017 membre du laboratoire de génétique chromosomique et moléculaire (GCM) dirigé par le Pr Patrick Callier.

    Davide Callegarin a une formation d’ingénieur en informatique complétée par un master en bio-informatique obtenu à l’université Claude Bernard Lyon-1. Il a été stagiaire au laboratoire de connaissance et intelligence artificielle distribuées (CIAD) de l’Université Bourgogne Franche-Comté, dirigée par Pr Christophe Nicolle, spécialiste en IA.

    Le CHU Dijon Bourgogne indique que le Dr Callegarin a développé différents projets transversaux en lien avec sa double compétence en bio-informatique et en intelligence artificielle,  en collaboration avec les laboratoires CIAD et GCM, visant à « accélérer le diagnostic et le traitement de données numériques ». Il accompagne aujourd’hui la démarche DIAD (Développement de l’intelligence artificielle au CHU de Dijon) dans les domaine de la « détection précoce des pathologies » et de l’« automatisation des analyses ».

  • Anne Costa nommée directrice générale du CHU de Poitiers

    Anne Costa est la nouvelle directrice générale du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers. Sa nomination a été officialisée par décret du président de la République en date du 20 janvier 2020. Elle remplace à ce poste Jean-Pierre Dewitte, admis sur sa demande à faire valoir ses droits à la retraite.

    Anne Costa assurait depuis juin 2019 le poste de directrice adjointe du groupe universitaire Paris-Saclay, qui englobe 7 établissements de l’AP-HP, dont ceux d’Ambroise-Paré (Boulogne-Billancourt) et d’Antoine-Béclère (Clamart) dans les Hauts-de-Seine.

  • Le Pr Fabrice Barlesi, spécialiste du cancer du poumon, nommé directeur médical de Gustave Roussy

    « Le Pr Jean-Charles Soria, qui a pris ses fonctions en tant que directeur général de Gustave Roussy le 6 janvier 2020, nomme le Pr Fabrice Barlesi directeur médical de l’Institut », annonce l’institut dans un communiqué daté du 13 janvier 2020. Il dirigeait jusqu’à présent le service d’oncologie multidisciplinaire et innovations thérapeutiques de l’hôpital Nord à Marseille (AP-HM) ainsi que le centre d’essais précoces en cancérologie de Marseille (CLIP2), qu’il a créés. Il remplace au poste de directeur médical le Pr Michel Ducreux, qui a assuré cette mission « avec engagement et dévouement » durant neuf années.

    Fabrice Barlesi, 50 ans, « spécialiste du cancer du poumon, de la médecine de précision et de l’immunologie des cancers », est « un des acteurs majeurs de la recherche sur les thérapies innovantes contre le cancer », commente l’institut Gustave Roussy, ajoutant qu’il « apportera son expertise pour construire le nouveau projet d’établissement 2021-2026 » et qu’il en assurera le déploiement.

    Fabrice Barlesi a co-fondé le cluster français de l’immunologie, Marseille Immunopôle

    Fabrice Barlesi a co-fondé le cluster français de l’immunologie, Marseille Immunopôle, avec pour objectif de « rassembler les expertises en immunologie de la métropole d’Aix-Marseille », indique l’institut Gustave Roussy (communiqué). Il coordonne  à ce titre le projet international de recherche PIONeeR (Investissement d’avenir RHU 2017), dont le but est de « mieux comprendre, prévenir et surmonter les résistances à l’immunothérapie – anti-PD1(L1) – dans le cancer du poumon ».

    Fabrice Barlesi figure dans la liste 2019 des chercheurs les plus influents au monde

    « Auteur et co-auteur de près de 300 publications parues dans des revues internationales ou des ouvrages spécialisés », lauréat en 2018 du prix Heine H. Hansen décerné par la Société européenne d’oncologie médicale (ESMO) et l’Association internationale pour l’étude du cancer du poumon (IASLC), Fabrice Barlesi figure dans la liste 2019 des chercheurs les plus influents au monde (Highly cited researchers de Web of Science Group).

  • Jean-Claude Ghinozzi prend la présidence de Qwant en remplacement du co-fondateur Eric Léandri

    Jean-Claude Ghinozzi, directeur général adjoint sales & marketing de Qwant depuis 2017, est promu président de la société « avec la mission de renforcer les fondamentaux technologiques du moteur de recherche et son écosystème de services ainsi que sa monétisation ». Cette nomination est annoncée par Qwant dans un communiqué daté du 9 janvier 2020.

    « Après avoir assuré avec succès le développement de Qwant, qu’il a co-fondé en 2011, Éric Leandri a souhaité pleinement s’investir sur la définition et la mise en œuvre des orientations stratégiques et technologiques de l’entreprise » à la présidence du comité stratégique et scientifique, explique l’entreprise.  

    Les actionnaires de référence de Qwant, la Banque des territoires (groupe Caisse des Dépôts) et Axel Springer, « se sont engagés à participer à un nouveau tour de table qui sera finalisé courant février », est-il précisé (communiqué).  Qwant a parallèlement « choisi de se doter d’un conseil de gouvernance », présidé par Antoine Troesch, directeur de l’investissement de la Banque des territoires.

  • Démission d’Isabelle Hébert, DG de la MGEN : Stéphane Dedeyan désigné pour assurer l’intérim

    Isabelle Hébert, directrice générale du groupe mutualiste MGEN, a présenté sa démission. Le conseil d’administration de la société, réuni le 8 janvier 2020, a « pris acte » de cette décision, présentée la veille. Elle occupait ce poste depuis 2017. Isabelle Hébert était en parallèle directrice des services innovants du groupe Vyv, dont la MGEN est un membre fondateur. Elle a également démissionné de cette fonction.

    Cette démission serait liée à un « incident » survenu en décembre 2019 avec Roland Berthilier, le président de la MGEN, lors d’un conseil d’administration (source : L’Argus de l’assurance).

    Le conseil d’administration du groupe mutualiste a nommé Stéphane Dedeyan, directeur général de Vyv, pour assurer la direction par intérim au sein du groupe, en parallèle de ses actuelles fonctions. Il est plus précisément chargé du pilotage opérationnel et de la mise en place d’une nouvelle direction générale.

  • ARS Île-de-France : Julie Lagrave va piloter la stratégie régionale de transformation numérique

    Julie Lagrave rejoint l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France en tant que directrice de projet de la transformation numérique du système de santé. C’est ce qu’annonce l’agence dans un « flash info » adressé à Health & Tech Intelligence le 9 janvier 2020.  

    L’ARS précise que Julie Lagrave aura en charge « le pilotage de la stratégie régionale de transformation numérique en santé, en lien avec l’ensemble des acteurs du territoire [afin de] faire du numérique un levier de transformation du système de santé facilitant la coordination des acteurs et les innovations organisationnelles ». 

    Diplômée de l’Essec et de l’Ena, Julie Lagrave a été consultante à Accenture puis manager spécialiste santé à Mazars avant d’intégrer le ministère des Solidarités et de la Santé au poste d’adjointe au chef de bureau « Efficience des établissements de santé ».

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  • Clémence Marty-Chastan nommée directrice du pilotage et de la transformation de l’AP-HP

    Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP, nomme Clémence Marty-Chastan au poste de directrice du pilotage et de la transformation. Elle est plus précisément en charge du pilotage, de la structuration et de l’animation de la transformation de l’AP-HP, en lien avec les groupements hospitalo-universitaires, indique l’établissement dans un communiqué publié le 7 janvier 2020.

    « Dans le cadre de l’évolution de l’organisation du nouveau siège, « elle préfigurera, en tandem avec un directeur médical qui sera nommé en janvier, la direction de la stratégie et de la transformation, qui regroupera la direction du pilotage et de la transformation, le département de l’organisation médicale et le département de l’information médicale », ajoute l’AP-HP. Cette direction devra coordonner et articuler la production de données, la stratégie et les projets médicaux, et la transformation des organisations, « en lien étroit avec la gouvernance médicale ».

    Depuis 2018, Clémence Marty-Chastan évoluait au sein de la task force dédiée à la réforme du financement du ministère des Solidarités et de la Santé, où elle a notamment piloté la montée en charge du compartiment financement à la qualité et la refonte du modèle de financement de la psychiatrie. Elle a par ailleurs été nommée en 2016 inspectrice des affaires sociales (Igas), membre du comité des pairs Santé, après avoir été diplômée de l’Ena (2014-2016).

    Clémence Marty-Chastan a également travaillé pour le cabinet The Boston Consulting Group en tant que consultante en stratégie (2007-2008) puis pour les services du Premier ministre en 2008 afin de participer à la réforme de l’audiovisuel extérieur, avant de rejoindre l’agence des participations de l’État, où elle s’occupe en particulier des sujets relatifs aux transports (2011-2013).

    En dehors de l’Ena, Clémence Marty-Chastan est aussi diplômée de HEC (2007).

  • Fabrice Gombert (CFDT), expert en matériovigilance, est élu président du Conseil de la Cnam

    Le Conseil de la Cnam élit Fabrice Gombert à la présidence du conseil de la Caisse. C’est ce qu’annonce l’organisation, dont le conseil s’est réuni le 7 janvier 2020, dans un communiqué précisant que Fabrice Gombert (CFDT) est actuellement et depuis 2014 président de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Paris, « mandat qu’il conservera en parallèle à celui de la Cnam ». Il succède à William Gardey (CFDT), président du conseil de la Cnam depuis 2014, réélu en 2018 et décédé en octobre 2019.

    De 2006 à 2011, Fabrice Gombert a été rapporteur national à la commission nationale de matériovigilance de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). À partir de 2012, il a assuré le rôle d’expert auprès de la commission nationale de matériovigilance et des produits de santé de l’ANSM. Il a également été, à partir de 2013, vice-président du conseil de surveillance de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France.

    Lors de son intervention devant le conseil de la Cnam, Fabrice Gombert a indiqué vouloir positionner son mandat « dans la continuité de ce qui a été engagé collectivement depuis le début de la mandature en 2018 », soit depuis la réélection de William Gardey, avec pour priorités « l’accès aux soins, l’effectivité des droits des assurés [et] la nécessité d’apporter des réponses de proximité ».

    Fabrice Gombert entend « favoriser le dialogue dans les territoires », notamment dans le déploiement des CPTS

    Fabrice Gombert a annoncé vouloir s’attacher à « veiller, en étroite et confiante collaboration avec le directeur général [Nicolas Revel , renouvelé fin 2019, à] la bonne adéquation des réponses de l’Assurance maladie aux défis et enjeux », en particulier « l’accès de tous à des soins de qualité et les équilibres de la démographie et de la répartition des professionnels de santé ».

    Estimant que « la dimension territoriale devient incontournable » pour répondre notamment aux enjeux de l’accès aux soins, il entend « favoriser le dialogue dans les territoires entre les organismes de Sécurité sociale, les professionnels de santé et les collectivités locales », notamment dans le déploiement des Communautés professionnelles territoriales de Santé (CPTS).

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  • Australie : démission de Tim Kelsey, premier directeur de l’Agence nationale de la santé numérique

    L’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) est à la recherche d’un nouveau responsable, après la démission annoncée en décembre 2019 de Tim Kelsey, premier directeur de cette instance fondée en 2016. Ce dernier quittera officiellement ses fonctions le 17 janvier 2020. Bettina McMahon, qui a auparavant occupé le poste de directrice des opérations (COO) au sein de l’ADHA, assurera la direction générale par intérim de l’agence avant qu’un remplaçant ne soit nommé, précise le conseil d’administration de l’organisation, qui « s’engage avec l’agence à garantir que le personnel soit soutenu pendant cette période de changement et à prendre toutes les mesures appropriées pour assurer la gestion continue des activités de l’agence ».

    Au cours du mandat de Tim Kelsey, des millions d’Australien se sont retirées du dossier de santé numérique nationale de l’ADHA (My Health Record, MyHR), mais 10 fois plus de citoyens ont rejoint le dispositif.

    « Pendant la période [durant laquelle Tim Kelsey était à sa tête], l’agence a accompli beaucoup d’actions dont elle peut être fière, notamment en travaillant avec les parties prenantes [du secteur] et la communauté pour fournir à plus de 22 millions d’Australiens un dossier en ligne de leurs informations médicales clés via leur My Health Record, et pour soutenir l’introduction de la e-prescription« , commente l’agence australienne dans un communiqué.

    En tant que directeur de l’ADHA, Tim Kelsey a supervisé le déploiement de MyHR. En novembre 2019, l’Australian National Audit Office (l’auditeur national du Parlement australien et du gouvernement australien) a souligné un certain nombre de problèmes de sécurité concernant la mise en œuvre du dispositif. En dehors de ces failles, l’auditeur national a cependant déclaré que le déploiement du service était « largement efficace ».

    Pour aller plus loin : H&TI avait échangé en janvier 2017 avec Tim Kelsey. Dans un entretien exclusif, accessible via ce lien, il était revenu sur les principaux projets de la nouvelle ADHA et les challenges auxquelles devait faire face le système de santé australien. Sa position : placer au centre de l’industrie de santé le patient afin d’en faire un véritable acteur et ainsi faire évoluer plus rapidement le secteur.

    My Health Record : plusieurs problèmes de sécurité recensés par l’ADHA

    En novembre 2019, le rapport annuel de l’ADHA a révélé que 38 cas avaient été signalés au cours de l’année au bureau du Commissaire australien à l’information (OAIC) concernant d’éventuelles violations d’accès non autorisé, de sécurité ou d’intégrité concernant le dispositif My Health Record.

    Le Sénat a révélé en février 2019 qu’un peu plus de 2,5 millions d’Australiens s’étaient retirés du dossier médical en ligne mis en place par le gouvernement. Et parmi ceux qui avaient un dossier créé automatiquement pour leur compte le 22 février 2019, 30 402 avaient par la suite supprimé leur dossier au 14 avril 2019.

    Avant de rejoindre l’ADHA, Tim Kelsey a évolué au sein de Telstra et du NHS England

    Tim Kelsey a rejoint l’Agence de la santé numérique australienne en tant que directeur dès sa fondation 2016, après avoir quitté le poste de directeur stratégique et commercial de Telstra Health.

    Auparavant, il a été le premier directeur national du Royaume-Uni pour les patients et l’information au sein du NHS England, où il était responsable de la participation des patients et du public, du marketing, de la marque et des communications ainsi que de la conception et du lancement du site web NHS Choices, le service national d’information en ligne sur la santé du Royaume-Uni.

    Pendant le mandat de Tim Kelsey au sein du NHS England, le dispositif NHS Choices a rencontré plusieurs problèmes, tels que des erreurs de codage qui redirigeaient les navigateurs vers des sites d’hébergement de logiciels malveillants tiers.

    Bettina McMahon travaille depuis 10 ans au sein de l’ADHA

    Avant d’assurer la direction générale par intérim de l’ADHA, Bettina McMahon était directrice des opérations (COO) au sein de l’agence, où elle était responsable de l’engagement de l’industrie, du gouvernement et de la juridiction pour l’instance, devant favoriser l’adoption et la fourniture de programmes de santé numérique.

    Elle travaille depuis 10 ans au sein de l’agence et de l’organisme qui la précédait, la National E-Health Transition Authority (NEHTA).

    Le conseil d’administration de l’instance reconnaît l’engagement de Bettina McMahon envers le travail important que réalise l’ADHA, sa connaissance de l’organisation et du programme de travail, et se félicite de sa décision de retarder son départ, récemment annoncé, jusqu’à ce que le poste de directeur soit pourvu en permanence. Bettina McMahon a indiqué qu’elle n’avait pas l’intention de postuler pour cette fonction.

    Ronan O’Connor, le directeur national des systèmes d’information de santé (National Health Chief Information Officer), agira en tant que directeur pour la période comprise entre le départ de Tim Kelsey et la prise de poste de Bettina McMahon en février.

    Le Conseil note que le processus de recrutement officiel commencera en janvier 2020 et prévoit un fort intérêt pour ce rôle important.

  • J-M. Aubert, ex-directeur de la Drees, de retour à Iqvia en tant que VP et General Manager France

    Jean-Marc Aubert, qui a quitté son poste de directeur de la Drees le 18 décembre 2019, devient VP et General Manager France d’Iqvia. C’est ce qu’annonce dans un communiqué daté du 19 décembre la société d’études et de conseil spécialisée dans les données de santé.

    Jean-Marc Aubert avait été nommé en octobre 2018 principal pilote de la mission Health Data Hub par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Ce nouveau poste marque son retour au sein d’Iqvia : il a en effet été directeur consulting (2013-2016) puis responsable du développement des solutions patients (2016-2017) au sein du groupe IMS-Health, qui a fusionné en octobre 2016 avec Quintiles sous le nom « QuintilesIMS » pour devenir Iqvia en novembre 2017.

    Ancien élève de l’École polytechnique et diplômé de l’École nationale de la statistique et de l’administration économique (Ensae), Jean-Marc Aubert a notamment été conseiller en charge du financement de Jean-François Mattei, ministre en charge de la Santé, puis est devenu en 2004 directeur du cabinet de Xavier Bertrand, secrétaire d’État en charge de la réforme de l’assurance maladie, avant de devenir directeur délégué de la Cnamts chargé de la gestion et de l’organisation des soins de 2005 à 2010.

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