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  • Télédermatologie : un premier centre de ressources inauguré en Saône-et-Loire

    Un modèle de téléexpertise en expansion 

    Soutenu par l’Agence régionale de santé (ARS) et la région Bourgogne-Franche-Comté, le projet de télédermatologie vise à déployer la téléexpertise à travers les cabinets de ville, maisons de santé, Ehpad et autres structures de soins de la région.

    Depuis son lancement, l’initiative a permis de réaliser plus de 17 000 actes de téléexpertise en 2024 via la plateforme “Telmi”, un service public dédié aux professionnels de santé. Particulièrement utilisé pour les consultations dermatologiques, ce service peut également être exploité dans d’autres spécialités, telles que la neurologie et la cardiologie. 

    Telmi, la plateforme de télémédecine régionale 

    Telmi est la plateforme de télémédecine de Bourgogne-Franche-Comté, développée par le Groupement régional d’appui au développement de l’e-santé (Grades) et soutenue par l’ARS. Elle permet aux professionnels de santé d’effectuer divers actes médicaux à distance :

    • la téléconsultation ;
    • la téléexpertise ;
    • la télésurveillance ;
    • la téléassistance ;
    • ainsi que la télérégulation.

    Entièrement financée par l’ARS, Telmi est accessible sans coût supplémentaire pour les patients et les professionnels de santé. La plateforme est sécurisée et ses données de santé sont hébergées en France par le Grades, dans le but de garantir une haute protection des informations personnelles. Telmi s’adapte aux besoins variés des professionnels de santé grâce à ses différents modes d’accès (client Covotem, application mobile et navigateur web). 

    Carte des sites demandeurs et experts de télémédecine (Telmi) - @ Grades Bourgogne-France-Comté
    Carte des sites demandeurs et experts de télémédecine (Telmi) – @ Grades Bourgogne-France-Comté

    280 sites connectés :

    Le modèle chalonnais de télédermatologie, salué par la Fédération française de la peau, a déjà été répliqué dans quatre autres centres de ressources en région :

    • les CHU de Besançon et Dijon ;
    • l’Hôpital Nord Franche-Comté ;
    • et le Groupement hospitalier de Haute-Saône.

    En tout, 280 sites sont aujourd’hui connectés à ces centres, offrant aux patients un accès facilité aux soins spécialisés et une réduction des délais de prise en charge. 

    Des bénéfices pour les patients et les professionnels de santé :

    Ce dispositif permet non seulement de simplifier l’accès aux soins pour les patients, en particulier ceux des zones rurales, mais aussi d’améliorer la qualité des diagnostics tout en optimisant la hiérarchisation des prises en charge. De plus, il contribue à la formation continue des médecins et renforce l’attractivité des métiers de la santé.

     

  • Médecine scolaire, dossier médical partagé… Le point sur les textes clés publiés au JO cet été

    Aide médicale d’État : Un téléservice pour simplifier les démarches

    Un arrêté du 2 août 2024 met en place un téléservice dédié à la demande d’aide médicale d’État (AME). Cette initiative vise à simplifier l’accès à l’AME pour les personnes en situation irrégulière, en permettant une gestion dématérialisée des demandes. Les établissements de santé doivent informer les patients éligibles de cette nouvelle procédure et les accompagner dans son utilisation afin de garantir un accès rapide et efficace aux soins.

    Télésurveillance médicale : Nouvelles activités inscrites sur la liste de la sécurité sociale

    L’arrêté du 19 août 2024 inscrit de nouvelles activités de télésurveillance médicale sur la liste prévue à l’article L. 162-52 du code de la sécurité sociale. Cet arrêté concerne particulièrement la télésurveillance des patients atteints de diabète gestationnel, avec l’utilisation du dispositif médical numérique Mydiabby Healthcare. Les professionnels de santé impliqués dans cette télésurveillance devront être formés à l’utilisation de ce dispositif et à la gestion des données collectées pour garantir une prise en charge optimale des patientes. Le montant forfaitaire applicable par patient est de 50 €.

    Dossier médical partagé pour les détenus : Un outil de continuité des soins

    Le décret du 9 août 2024 introduit le dossier médical partagé (DMP) pour les personnes détenues. Ce nouveau dispositif, aligné sur celui en place pour la population générale, permet de garantir une continuité des soins en milieu carcéral. Les professionnels de santé travaillant dans les prisons devront se familiariser avec ce système afin d’assurer un suivi médical efficace des détenus, en facilitant le partage des informations médicales pertinentes entre les différents intervenants.

    Télémédecine dans les territoires ultramarins : Renforcement de l’accès aux soins

    Le décret du 13 juin 2024 vise à améliorer l’accès à la télémédecine dans les territoires ultramarins. Ce texte facilite l’utilisation de la téléconsultation et des télé-expertises pour les populations de ces régions éloignées. Les professionnels de santé exerçant dans ces territoires sont invités à intégrer ces nouvelles technologies dans leur pratique quotidienne pour garantir un accès équitable aux soins.

    À voir également : Réorganisation des soins scolaires, gestion des crises sanitaires, et nouvelles missions des pharmaciens

    Un décret du 16 août 2024 redéfinit l’organisation de la médecine scolaire, renforçant les missions des médecins de l’Éducation nationale pour améliorer la coordination des soins des élèves. Par ailleurs, le décret du 11 juillet 2024 impose de nouvelles directives pour la gestion des crises sanitaires, obligeant les établissements de santé à adapter leurs protocoles d’urgence. Enfin, un arrêté du 29 juin 2024 élargit les missions des pharmaciens, leur permettant d’effectuer des actes de vaccination et de renouveler certaines prescriptions médicales, répondant ainsi au besoin d’améliorer l’accès aux soins de premier recours.

     

  • JO : 2 nouveaux décrets pour améliorer l’encadrement des centres de santé et la gouvernance des ARS

    Renforcer le rôle santé publique

    Signés notamment par le Premier ministre, Gabriel Attal, la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités,
    Catherine Vautrin, a ces deux décrets gouvernement français visent à améliorer l’encadrement des centres de santé et à modifier la composition et le fonctionnement des conseils d’administration des ARS. Les mesures qu’ils portent s’inscrivent dans une démarche plus globale d’optimisation des services de santé publique et de gouvernance locale, et devraient avoir un un impact sur l’organisation et la prestation des soins.
     

    Amélioration de l’encadrement des centres de santé :

    Le décret n° 2024-568 du 20 juin 2024 introduit des mesures pour renforcer l’encadrement des centres de santé. Il vise à améliorer la transparence, la régulation, et la qualité des services offerts par ces centres en mettant en place une réglementation plus stricte et en assurant une surveillance accrue. Les principales dispositions concernent le renforcement de la réglementation (à travers la mise en place de nouvelles normes pour garantir une qualité de soins homogène) et la surveillance (avec l’introduction de mécanismes de contrôle pour assurer le respect des normes établies).

    Ce décret concerne donc principalement la gestion et la régulation des centres de santé et inclut les modifications suivantes :

    • la certification des comptes : les comptes des gestionnaires de centres de santé avec des recettes annuelles dépassant un certain seuil doivent être certifiés par un commissaire aux comptes, sauf si le gestionnaire est une collectivité territoriale dont le budget du centre n’est pas individualisé ;
    • le dossier d’agrément : un dossier d’agrément pour les centres de santé doit inclure un projet de santé, des déclarations d’intérêts exhaustives des membres de l’instance dirigeante, et les contrats avec des sociétés tierces. Les déclarations d’intérêts font l’objet d’un traitement de données personnelles par les agences régionales de santé.
    • la transmission dématérialisée : les documents nécessaires à l’agrément des centres de santé doivent être transmis sous format dématérialisé via une plateforme gouvernementale.
    • le répertoire national : création d’un répertoire national pour assurer l’effectivité des mesures de suspension et de fermeture des centres de santé et pour faciliter le contrôle par les autorités compétentes. Ce répertoire inclut des informations sur les décisions de suspension ou de fermeture, les données d’identification des centres et de leurs gestionnaires, et les membres de l’instance dirigeante.
    • le comité dentaire ou médical : composition et fonctionnement du comité dentaire ou médical des centres de santé précisés, incluant la participation des représentants du personnel soignant et des patients. Le comité rend un avis sur toute modification du projet de santé du centre et dispose de modalités spécifiques pour délibérer.
    • des sanctions administratives : établissement d’un barème pour les amendes et astreintes journalières en cas de manquements aux obligations réglementaires, avec des montants pouvant aller jusqu’à 500 000 euros d’amende et 5 000 euros d’astreinte en cas de fraudes ou abus graves. Les sanctions doivent être publiées sur le site internet du centre de santé et affichées dans la salle d’attente.

    Une réforme des conseils d’administration des ARS :

    Le décret n° 2024-566 du 19 juin 2024, qui entrera en vigueur le premier octobre 2024, modifie la composition et le fonctionnement des conseils d’administration des agences régionales de santé. Ce décret vise à réorganiser et à clarifier la gouvernance des ARS et des établissements de santé dans les territoires métropolitains et d’outre-mer, en précisant la composition et les droits de vote des conseils d’administration. Il renforce la représentation des élus locaux et élargit les sujets sur lesquels les conseils d’administration peuvent se prononcer. Les principales dispositions consistent en : 

    • la transformation des “conseils de surveillance” en “conseils d’administration” : augmentation du poids des élus locaux dans la gouvernance des ARS ;
    • la modification de la composition des conseils d’administration : inclusion de représentants des collectivités territoriales, comme les présidents de conseils régionaux et départementaux, ainsi que des maires ;
    • le renforcement des pouvoirs des conseils d’administration : qui auront désormais un rôle plus étendu dans la prise de décision concernant les services de santé régionaux ;
    • et la réforme de droits de vote : attribution de plusieurs voix pour certains membres, notamment les présidents et conseillers régionaux, départementaux et territoriaux, ainsi que le président du conseil d’administration.

    Une synergie recherchée

    En cherchant à la fois à améliorer l’encadrement des centres de santé et la gouvernance des ARS, ces deux décrets créent montrent une ambition de renforcer, en synergie, le fonctionnement de la santé publique au niveau local. Avec pour objectif de garantir une qualité de soins uniforme et de s’assurer que les décisions prises au niveau régional répondent efficacement aux besoins spécifiques des populations locales.

    Dans le contexte politique actuel plein de doutes et d’incertitudes, après la dissolution par Emmanuel Macron de l’Assemblée nationale, le gouvernement espère, en appuyant la transparence et en impliquant davantage les représentants locaux, renouveler la confiance des citoyens dans le système de santé et obtenir de meilleurs résultats de santé publique sur le long terme.

     

  • Recherche : lancement du projet Morpheus pour prédire les thromboses veineuses

    L’enjeu de la prédiction des thromboses inexpliquées

    Financé par l’Union européenne et coordonné par le Pr Francis Couturaud, pneumologue au CHU de Brest et coordinateur du réseau “Innovte” (Investigation network on venous thrombo-embolism) de F-Crin, le projet Morpheus se présente comme une étape importante pour l’innovation dans la prédiction des thromboses sans cause identifiable. Il vise à développer un outil prédictif qui sera capable d’identifier les patients à risque de récidive de MVTE.

    Troisième cause de mortalité cardiovasculaire en Europe, cette maladie, qui consiste en des caillots sanguins obstruant une veine des membres inférieurs ou pulmonaires, touche en France entre 50 000 et 150 000 personnes chaque année et cause entre 5 000 et 10 000 décès. Elle survient souvent sans cause identifiable, compliquant ainsi sa prévention et son traitement. Environ 40 % des patients sont victimes d’une récidive après l’arrêt des anticoagulants, une situation mortelle dans 10% des cas. 

    Une approche de recherche multidimensionnelle

    Pour la première fois dans le domaine, 14 cohortes regroupant 20 000 patients issus de 8 pays européens (France, Pays-Bas, Espagne, Allemagne, Suisse, Pologne, Suède et Danemark) sont fusionnées pour la réalisation de l’étude Morpheus. Dans le cadre de ces travaux, les chercheurs s’appuieront sur quatre catégories d’indicateurs :  

    • cliniques : âge, sexe, poids, antécédents médicaux ;
    • biologiques : génétique, dosages de protéines, ARN ;
    • morphologiques : imagerie pour analyser les caillots ;
    • et socio-anthropologiques : préférences des patients, perceptions du risque.

    Se distinguant par son ampleur et son approche multidimensionnelle, le projet Morpheus a un double objectif :

    • créer un outil prédictif pour optimiser la durée et les modalités des traitements anticoagulants au-delà des trois premiers mois, et de personnaliser ces traitements en fonction des profils des patients ;
    • et valider un outil adaptatif et multiniveaux, intégré à un processus de décision médicale partagée, prenant en compte à la fois les avis médicaux et les perceptions des patients pour une prise en charge personnalisée. 
    Organisation du projet Morpheus - @ Innovte
    Organisation du projet Morpheus – @ Innovte

    Un essai clinique dès décembre 2024

    L’outil prédictif de Morpheus devra être finalisé d’ici octobre 2025, sur la base des 20 000 patients issus des cohortes fusionnées. Un essai clinique de validation débutera le premier décembre 2024 pour une durée de quatre ans. Il inclura 2 400 patients. Interdisciplinaire, le projet promet d’avoir des répercussions significatives sur les plans scientifique, clinique, économique et de santé publique. En effet, différentes disciplines cliniques et scientifiques sont impliquées, avec la participation :

    • de cliniciens de diverses spécialités ;
    • de scientifiques en biomolécules et imagerie ;
    • ainsi que de spécialistes en sciences humaines (sociologie, anthropologie).

    👉 Pour participer à l’essai, les inscriptions sont possibles sur ce lien.

    Coordination stratégique du projet Morpheus et de son essai clinique - @ Innovte
    Coordination stratégique du projet Morpheus et de son essai clinique – @ Innovte
  • DGS : prévention, innovation, territoires et QVCT parmi les 20 nouveaux objectifs stratégiques fixés

    Des opportunités pour les nouvelles technologies

    Changements démographiques, avancées technologiques, défis environnementaux et économiques… Les transformations profondes et rapides que connait la société française, comme beaucoup d’autres à travers le monde, ont une influence directe sur la gestion et l’efficacité du systèmes de santé. La capacité de ce dernier à s’y adapter est essentielle pour garantir des soins de qualité et accessibles à tous.

    Dans son projet stratégique 2024-2026, destiné à guider les politiques de santé publique pour les trois prochaines années, la DGS met en lumière l’importance de l’intégration des nouvelles technologies dans le système de santé pour améliorer les services de soins, dans un contexte externe et interne qu’elle résume en quelques chiffres clés, comme suit :

    • espérance de vie en bonne santé : moins d’un Français sur deux atteint l’âge de 65 ans en bonne santé, conséquence du tabagisme, de la consommation d’alcool, de la sédentarité et d’une mauvaise alimentation ;
    • vaccination contre le HPV : en 2023, 117 000 élèves de 5e ont été vaccinés contre le papillomavirus humain (HPV) dans le cadre d’une campagne inédite dans 7 000 collèges publics et privés ;
    • couverture vaccinale : fin 2023, la couverture vaccinale contre les infections à HPV chez les adolescents de 12 ans a progressé de 17 points par rapport à fin 2022, atteignant 48 % (55 % pour les filles et 41 % pour les garçons) ;
    • personnel de la DGS : la DGS compte 287 agents (dont 68,64 % sont des femmes), parmi lesquels 86 % sont de catégorie A, 8 % de catégorie B et 6 % de catégorie C.

    Les principaux enjeux identifiés :

    📌 Des enjeux démographiques et sociaux :

    Avec une population vieillissante, la demande de soins de longue durée ne cesse d’augmenter, tout comme les maladies chroniques (cardiovasculaires, diabète…). Une telle situation pèse lourd sur le système de santé, tant en termes de capacité à y répondre que de coûts. De plus, avec l’explosion du nombre d’aidants, il est crucial de leur fournir un soutien adéquat pour prévenir l’épuisement et garantir une prise en charge de qualité pour les personnes dépendantes.

    📌 Des enjeux environnementaux et climatiques :

    La mondialisation des échanges et le changement climatique introduisent de nouveaux risques sanitaires. Les maladies émergentes et vectorielles deviennent plus fréquentes, et les événements climatiques extrêmes comme les canicules, les inondations et les désastres naturels affectent directement la santé publique. En raison de la pollution et des conditions environnementales défavorables, l’incidence des cancers et des maladies respiratoires, notamment, est en augmentation.

    📌 Des enjeux technologiques et numériques :

    Des technologies telles que la télémédecine, l’intelligence artificielle (IA) et les systèmes de gestion des données de santé peuvent améliorer la recherche médicale, permettre la détection précoce des maladies, faciliter le suivi des patients et fournir une aide à la décision clinique pour les professionnels de santé. Cependant, ces avancées apportent également de défis à relever en matière de sécurité des données, d’équité d’accès et d’éthique.

    Les 4 axes stratégiques du projet

    La DGS propose quatre axes stratégiques majeurs pour anticiper les défis futurs et agir efficacement pour une meilleure santé de la population :

    1️⃣ Anticipation des actions de santé publique :

    L’un des axes principaux du projet stratégique est l’anticipation. La DGS souligne l’importance de renforcer la capacité de détection, d’analyse et de gestion des alertes sanitaires, tout en intégrant les meilleures pratiques internationales. Une partie essentielle de cette stratégie est l’utilisation accrue des données et des technologies numériques pour prévoir et prévenir les crises sanitaires. Cela inclut le développement de capacités de modélisation et d’utilisation des big data pour identifier les tendances et les risques émergents.

    2️⃣ Promotion de la santé pour tous :

    Le deuxième axe, agir pour la santé de chacun, met en avant l’importance de la prévention et de la promotion de la santé. La DGS propose une approche intégrée et intersectorielle pour améliorer les déterminants de santé, comme la lutte contre les addictions, la promotion d’une alimentation saine, l’encouragement de l’activité physique et la protection de la santé mentale. La technologie joue un rôle clé dans ce domaine, en facilitant l’accès à l’information, en personnalisant les interventions et en soutenant les actions de santé publique à grande échelle.

    3️⃣ Inclusion et équité :

    Le troisième axe stratégique concerne la santé des plus vulnérables. Il met l’accent sur la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé. La DGS insiste sur la nécessité d’adopter une approche de “l’universalisme proportionné”, où les actions sont intensifiées dans les zones les plus défavorisées. Les technologies numériques peuvent aider à atteindre cet objectif en améliorant l’accès aux soins dans les zones rurales et les quartiers prioritaires, et en facilitant la coordination des soins pour les populations vulnérables.

    4️⃣ Collaboration et partenariats :

    Enfin, le dernier axe, agir ensemble, souligne l’importance de la collaboration entre les différents acteurs de la santé publique, y compris les collectivités locales, les agences régionales de santé, les organisations de la société civile, et les partenaires européens et internationaux. La DGS envisage une approche participative et transparente, où les citoyens et les professionnels de santé sont impliqués dans la conception et la mise en œuvre des politiques de santé. Les plateformes numériques peuvent jouer un rôle crucial en facilitant la communication et la collaboration entre ces divers acteurs.

    🔍 Les 20 objectifs stratégiques fixés :

    Projet stratégique 2024-2026 - @ DGS
    Projet stratégique 2024-2026 – @ DGS

     

  • Biotech : Genopole lance un AAC pour ses programmes Shaker et Gene.io

    Accélérer l’innovation en santé-environnement

    Incubateur de projets d’excellence dédié à la recherche en génétique et aux biotechnologies appliquées à la santé et à l’environnement, Genopole rassemble 66 entreprises de biotechnologies, 17 laboratoires de recherche, 24 plateformes technologiques, ainsi que des formations universitaires (Université d’Évry, Paris-Saclay). Il a pour objectifs de :

    • soutenir les entreprises de biotechnologies ;
    • favoriser le transfert de technologies vers l’industrie ;
    • et développer des enseignements de haut niveau dans les sciences de la vie.

     

    Chaque année, Genopole soutient des projets innovants, à travers des programmes comme Shaker et Gene.io et s’engage à favoriser l’innovation et à accélérer le développement de startups biotech. Les programmes Shaker et Gene.io de Genopole offrent aux innovateurs en biotechnologie des moyens de valider, développer et commercialiser leurs projets avec un soutien scientifique et business.

    Shaker : transformer les idées innovantes en start-ups

    Le programme d’accompagnement Shaker transforme les idées d’innovation en startups biotech. Il offre un soutien complet pour valider la preuve de concept et créer une startup biotech solide. Les lauréats, sélectionnés sur appel à candidatures, bénéficient d’un accompagnement entièrement financé par Genopole, incluant un accès 24h/24 à un laboratoire équipé, des ateliers collectifs, des rencontres personnalisées et des sessions avec des acteurs financiers et industriels.

    Objectifs du programme Shaker :

    • aider les porteurs de projets à démontrer la viabilité scientifique de leur innovation ;
    • fournir les ressources et l’accompagnement nécessaires pour transformer une innovation en une entreprise viable.

     

    Modalités de participation :

    • les candidats doivent soumettre leur dossier en ligne avant la date limite ;
    • les projets sont évalués sur leur potentiel innovant et leur faisabilité scientifique.

     

    Avantages pour les lauréats :

    • accès à un laboratoire complet pour mener leurs recherches ;
    • aide financière pour l’achat de consommables nécessaires aux expérimentations ;
    • support d’experts en bio-innovation pour les aspects commerciaux du projet ;
    • intégration dans l’écosystème Genopole, un réseau dynamique de chercheurs, d’entrepreneurs et d’institutions.

     

    👉 La date limite d’envoi des candidatures pour le programme Shaker est le 28 juillet 2024. Les candidatures peuvent être déposées sur ce lien.

    Gene.io : un soutien aux entreprises

    La campagne Gene.io 2024 est ouverte jusqu’au 21 juillet 2024. Ce programme d’accélération offre des outils essentiels pour réussir une première levée de fonds, une collaboration industrielle ou un accord commercial. Ce financement initial crucial permet aux entreprises innovantes en biotechnologie de se développer, de lancer de nouveaux produits ou services, et de pénétrer le marché.

    Objectifs du programme Gene.io :

    • aider les startups à démontrer la valeur de leurs recherches;
    • fournir les ressources pour une entrée plus rapide et efficace sur le marché.

     

    Modalités de participation :

    • les dirigeants de startups doivent déposer leur dossier en ligne avant la date limite;
    • les projets sont évalués sur leur potentiel de marché et leur innovation technologique.

     

    Avantages pour les lauréats :

    • 20 000 € d’avance remboursable pour soutenir le développement du projet;
    • accès à des packs d’expertise adaptés aux besoins spécifiques de chaque projet;
    • évaluation complète des points forts et axes d’amélioration du projet;
    • support logistique pour l’installation de la startup;
    • accompagnement personnalisé par des mentors expérimentés.

     

    👉 La date limite d’envoi des candidatures pour le programme Shaker est le 21 juillet 2024. Les candidatures peuvent être déposées sur ce lien.

     

  • Himss Europe : Paris accueillera l’édition 2025 de la conférence du 10 au 12 juin

    Innovations, défis et réglementations au programme de Himss25 Europe

    La conférence Himss25 Europe rassemblera des milliers de participants de plus de 80 pays pour partager leurs idées, découvrir et faire découvrir les dernières innovations dans le monde de la santé. Les participants auront accès à des conférences d’experts, des ateliers interactifs et un salon d’exposition où des certaines de nouvelles technologies de santé seront présentées. 

    Les sujets qui seront abordés lors de la conférence sont variables et concernent notamment :

    • la cybersécurité pour les organisations de santé ;
    • l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le secteur ;
    • la confidentialité des données des patients ;
    • les défis liés à la pénurie des personnels…

     

    Les discussions porteront également sur les récentes évolutions des politiques et des réglementations de santé à l’échelle mondiale. Par ailleurs, des sessions spécialisées traiteront des moyens d’atténuer l’épuisement professionnel des soignants et d’améliorer la résilience des systèmes de santé face aux crises sanitaires. 

    Faire de l’édition 2025 un événement à grand impact

    Le choix de Paris pour Himss25 Europe souligne les efforts ambitieux de la France en matière de transformation numérique dans le secteur de la santé. Alignée avec les initiatives de l’espace européen des données de santé, la France est reconnue pour son engagement à soutenir l’innovation en santé numérique sur le contient.

    Selon Hal Wolf, président-directeur général de Himss : “La France constitue un environnement idéal pour soutenir l’innovation européenne en matière de solutions et d’usages.” La collaboration étroite avec les représentants du gouvernement français et les membres éminents de l’écosystème de santé promet de faire de Himss25 Europe un événement marquant et à grand impact. 

    Un appel à communication et des informations détaillées sur l’inscription pour Himss25 Europe seront annoncés plus tard cette année.

     

  • Santexpo : les 8 lauréats des Trophées de l’innovation du Fonds FHF

    Les solutions numériques santé à l’honneur

    L’Espace Innovation du salon Santexpo 2024, porté par le Fonds FHF, est une plateforme dédiée à la découverte de solutions novatrices dans le secteur de la santé. 8 thématiques y ont été mises à l’honneur cette année, dont le grand âge, le handicap et la santé mentale. Pour exposer leurs solutions dans cette véritable vitrine de l’expérience santé de demain, 170 entreprises ont répondu à un appel à candidatures lancé en novembre dernier. Après étude des candidatures et sessions de pitchs, 24 projets innovants ont été sélectionnés (voir cet entretien H&TI avec Guillaume Mercy, directeur du Fonds FHF, pour plus de détails sur les catégories retenues et les candidatures reçues).

    Au final, 3 projets par catégorie ont été retenus pour exposer dans l’Espace Innovation du Fonds FHF. Les lauréats de chacune des 8 catégories ont été dévoilés le 21 mai et se sont vu remettre le prix de la meilleure innovation sur l’Agora de l’Espace Innovation. Il s’agit de :

     

    Présentation des 8 lauréats

  • Finlande : Oura étend les capacités de suivi cardiaque de sa bague connectée

    Un produit en évolution continue

    Fondée en 2013, Oura est une startup finlandaise spécialisée dans le développement et la fabrication d’objets connectés. Son produit, Oura Ring, est un dispositif portable de suivi de la santé qui a été lancé initialement sur la plateforme de financement participatif Kickstarter, en août 2015. Depuis lors, Oura n’a cessé de se développer et d’innover dans le domaine de la santé.

    L’Oura Ring est doté de nombreuses fonctionnalités, notamment :

    • le suivi du sommeil : score de sommeil, phases de sommeil, détection du taux d’oxygène dans le sang et conseils concernant l’heure de coucher ;
    • le suivi de l’activité physique : score d’activité, fréquence cardiaque pendant l’exercice et détection automatique de l’activité ;
    • l’évaluation de la préparation : score de préparation et détection des maladies ;
    • la gestion du stress : suivi du stress pendant la journée et mesure de la résilience ;
    • le suivi de la santé des femmes : informations sur les cycles menstruels, prédiction des règles, intégration avec Natural Cycles et d’autres applications partenaires.

     

    La santé cardiaque comme nouvelle cible

    La solution d’Oura proposait déjà un outil de surveillance de la santé cardiaque. Il s’agit de la surveillance continue de la fréquence cardiaque et de sa variabilité. Aujourd’hui, l’entreprise annonce l’ajout de deux nouvelles fonctionnalités :

    • Cardiovascular Age (CVA), pour l’estimation de l’âge cardiovasculaire ;
    • et Cardio Capacity, pour l’évaluation de la capacité cardiovasculaire.

     

    Ces nouveautés devraient permettre aux utilisateurs de mieux surveiller leur santé cardiaque et de recevoir des recommandations personnalisées pour améliorer leur bien-être à long terme.

    Avec deux offres commerciales proposées, l’une ciblant les consommateurs (BtoC) et l’autre les entreprises (BtoB), le prix de l’Oura Ring commence à environ 330 euros.

    Exemple de data visualisation Oura Ring Gen3 – @ Oura

     

  • IA : Mutuelles Impact et MGEN investissent pour soutenir l’accélération d’Ethik-IA

    Pour une IA de confiance en santé

    Mutuelles Impact, premier fonds d’investissement à impact social et environnemental dédié à la santé et au médico-social à l’initiative de la Mutualité Française, et MGEN, première mutuelle de la fonction publique, ont annoncé un partenariat visant à favoriser la diffusion d’une IA de confiance en santé. Ce partenariat consiste en un investissement dans l’entreprise experte de la régulation positive de l’IA, Ethik-IA.

    A travers la promotion d’une IA de confiance en santé, dans un cadre de confiance et de souveraineté numérique, les deux groupes s’engagent à faciliter la diffusion des programmes de garantie humaine de l’IA et le déploiement de ses outils opérationnels dans le domaine de la santé et du mutualisme.

    Pour rappel, MGEN avait lancé en mai 2023 le premier programme pilote à l’échelle d’un groupe assurantiel et mutualiste français, préparant ainsi la conformité au nouveau cadre réglementaire européen et favorisant une diffusion éthique de l’IA dans les domaines de l’assurance et de la santé. Ce projet pilote vise à déployer la garantie humaine de l’IA, intégrée à la loi de bioéthique française de 2021 et reconnue par l’OMS.

    D’autres partenariats attendus

    Une accélération significative se dessine dans l’adoption des outils d’IA par les entreprises et les employeurs publics dans tous les domaines d’activités, l’assurance et la santé en particulier. Ainsi, les professionnels de santé l’utilisent pour améliorer la qualité des soins prodigués aux patients : la traumatologie aux urgences, la radiologie générale, la dermatologie ou encore l’ophtalmologie connaissent une diffusion sans précédent d’outils d’IA.

    Comme la santé, le secteur mutualiste est profondément concerné par l’arrivée de l’IA dans les entreprises et son adoption par les employeurs du secteur. Ainsi, de nouveaux outils sont développés pour :

    • mieux accompagner les adhérents ;
    • gagner en efficacité dans les processus assurantiels ;
    • apporter un soutien aux équipes internes ;
    • et soutenir des programmes innovants en prévention santé.

     

    Pour soutenir l’accélération d’Ethik-IA, ce premier tour de table mené par Mutuelles Impact et MGEN n’est qu’une “première étape”. Il pourra être complété au cours des prochaines semaines d’apports “d’autres partenaires” partageant les mêmes valeurs autour de ce projet.