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  • Formation des professionnels de santé : Equasens rachète le « pure player » Erevo

    Fondée en 2018 et basée à Marseille, Erevo conçoit, produit et distribue des formations en ligne à destination des infirmiers, des médecins généralistes, des podologues, des kinésithérapeutes et des chirurgiens-dentistes. Cette société de quelque 65 collaborateurs propose essentiellement des vidéos ou des classes virtuelles, éligibles aux dispositifs de financement de l’ANDPC et du FIFPL, les deux principaux organismes financeurs de la formation des professions de santé libéraux Avec plus de 20 000 apprenants formés, Erevo se place dans le Top 5 des organismes financés par ces dispositifs. Erevo devrait réaliser en 2025 un chiffre d’affaires de 7,4 millions d’euros selon Equasens, qui a réalisé 216,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2024.

    “Combinée à nos logiciels métier, à notre cloud souverain et à nos investissements en IA, cette acquisition devrait générer des synergies opérationnelles et commerciales pour l’ensemble des verticales du groupe”, déclare Denis Supplisson, directeur général d’Equasens

    L’opération, dont le montant n’a pas été précisé, porte sur l’acquisition de 80% du capital d’Erevo et a été financée par emprunt bancaire. Le groupe prévoit une option d’achat des 20% restants dont la valeur est corrélée à la performance d’Erevo.

  • Anthropic lance Claude for Healthcare

    Un outil d’abord dédié aux professionnels

    Alors que ChatGPT Santé s’adresse en priorité aux patients, Anthropic détaille les services que pourra rendre Claude for Healthcare aux utilisateurs professionnels.

    Le groupe estime qu’il pourra notamment accélérer les demandes d’autorisation préalable, aider à la coordination des soins aux patients afin de gagner du temps médical, et faciliter les demandes d’autorisation.  Claude for Healthcare bénéficiera pour ce faire des améliorations apportées au modèle d’IA d’Anthropic dans sa dernière version Opus 4.5. Grâce à de nouveaux connecteurs, Claude peut désormais se brancher à la base de données des Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS) portant sur la couverture des patients, ce qui lui permettra de faciliter les contrôles d’autorisation préalable ainsi que les réclamations.

    Connecté à la Classification internationale des maladies, Claude peut désormais trouver à la fois les codes de diagnostic et les codes de procédure et ainsi faciliter le codage médical, améliorant la précision de la facturation et la gestion des demandes de remboursement. Un connecteur avec le registre national des identifiants des professionnels de santé permettra à Claude d’aider à la vérification des soignants, à l’accréditation et à la validation des demandes de remboursement.

    Un accès à PubMed connectera les utilisateurs à plus de 35 millions d’articles médicaux et de faire rapidement ressortir les dernières recherches pour produire des revues de littérature à jour. Claude for Healthcare inclut en outre un nouveau “skill” dédié à  FHIR, la norme pour l’échange de données entre les établissements de santé, avec l’objectif d’améliorer l’interopérabilité en permettant aux développeurs de les connecter plus rapidement et avec moins d’erreurs.

    Un outil de gestion de la santé des patients

    Si les professionnels semblent être la cible principale de Claude for Healthcare, les patients ne sont pas pour autant oubliés.

    Aux États-Unis, les abonnés à Claude pourront lui donner un accès sécurisé à leurs résultats d’analyses et à leurs dossiers médicaux, grâce à de nouveaux connecteurs HealthEx et Function déjà disponibles en version bêta, puis aux intégrations Apple Health et Android Health Connect attendues en version bêta cette semaine via les applications Claude iOS et Android.

    Claude pourra résumer les antécédents médicaux des utilisateurs, formuler les résultats des tests dans un langage simple, détecter des tendances dans les indicateurs de bien-être et de santé, et préparer des questions pour les consultations. Comme OpenAI, Anthropic souligne qu’il n’entraînera pas ses modèles avec les données de santé des utilisateurs.

     

  • Cardiologie : Fineheart lève 83 millions d’euros

    Il s’agit pour la société d’”accélérer l’industrialisation et le développement clinique” de son dispositif  FlowMaker, pour in fine devenir le  leader européen des Dispositifs Médicaux Implantables Actifs (DMIA) en cardiologie. FlowMaker est présenté comme  le premier accélérateur de débit cardiaque totalement implantable, à ce jour, destiné au traitement de l’insuffisance cardiaque sévère, qui “fournit un soutien physiologique synchronisé avec les contractions naturelles du cœur, respecte le flux sanguin naturel et ne nécessite pas de pontage aortique”.

    Fineheart accueille de nouveaux investisseurs, dont le fonds de l’European Innovation Council (EIC), ainsi que Groupe Pasteur Mutualité et Groupe Etchart, tandis que ses partenaires historiques, la holding FH Founders , le Family Office Lurra, IRDI, NACO et Groupe Doliam renouvellent leur engagement en faveur de la société.

    FineHeart bénéficie parallèlement de 48 millions d’euros de financements publics, versés en plusieurs tranches, dans le cadre du PIIEC Tech4Cure, au titre de son rôle de chef de file du programme dédié à la structuration de la filière européenne des DMIA. La société précise que les travaux porteront notamment sur des “verrous technologiques inhérents” aux DMIA, à savoir la miniaturisation des systèmes d’alimentation électrique, la réduction drastique des besoins énergétiques, la fiabilité et durabilité à long terme des systèmes implantables, des innovations qui “constituent le socle technologique” du FlowMaker.

     

  • ChatGPT lance un espace sécurisé dédié à la santé

    230 millions de personnes consultent chaque semaine ChatGPT sur des questions de santé

    Conçu en “étroite collaboration” avec des médecins, ChatGP T Santé aura vocation à soutenir “et non à remplacer” les soins prodigués par des professionnels de santé. Il s’agira d’aider les patients à comprendre leurs résultats d’analyses, à préparer leurs rendez-vous médicaux, à gérer leur alimentation et leur activité sportive, ou à comparer différentes options d’assurance santé selon leur profil.

    Le groupe américain souligne que la santé est déjà l’un des cas d’usages les plus courants de ChatGPT: plus de 230 millions de personnes dans le monde posent chaque semaine des questions liées à la santé et au bien-être. Dans le même les données de santé sont souvent dispersées entre des portails, des applications, des objets connectés, des PDF et des notes médicales, rendant difficile une vision d’ensemble.

    Une sécurité renforcée, OpenAI cloisonne les données médicales dans ChatGPT

    OpenAI affirme que les utilisateurs peuvent connecter en toute sécurité leurs dossiers médicaux et applications de bien-être (comme Apple Santé, Function ou MyFitnessPal) à ChatGPT Santé pour obtenir des réponses plus pertinentes et plus utiles. ChatGPT Santé bénéficiera pour ce faire de mesures de sécurité spécifiquement pensées pour la santé, notamment un chiffrement dédié et une isolation renforcée. “Si vous démarrez une conversation liée à la santé dans ChatGPT, nous vous proposerons de passer dans l’espace Santé afin de bénéficier de ces protections supplémentaires” indique OpenAI, ajoutant que “les conversations dans ChatGPT Santé ne sont pas utilisées pour entraîner (ses) modèles fondamentaux”.

    ChatGPT Santé pourra s’appuyer sur le contexte des conversations dans l’interface principale, évoquant par exemple un déménagement récent ou un changement de mode de vie, afin de rendre la discussion “plus pertinente”. Mais l’inverse n’est pas vrai car les données de santé ne seront jamais reversées dans les conversations principales, et celles-ci ne pourront pas accéder aux fichiers, conversations ou mémoires créés dans le nouvel espace. L’utilisateur pourra en outre consulter ou supprimer ” à tout moment” les enregistrements de ChatGPT Santé dans ses paramètres. OpenAI recourt pour ce faire à b.well, le “plus grand réseau sécurisé de données de santé connectées en temps réel pour les consommateurs aux États-Unis”, qui “respecte les normes les plus élevées du secteur en matière de sécurité et de confidentialité des données”.

    Après deux ans de tests médicaux, ChatGPT Santé se prépare à être déployé

    Pendant plus de deux ans, OpenAI a sollicité plus de 260 médecins exerçant dans 60 pays dans des dizaines de spécialités, afin de comprendre “ce qui rend une réponse en santé utile ou, au contraire, risquée” : ce groupe d’experts a fourni à l’entreprise plus de 600 000 retours. Un cadre d’évaluation baptisé HealthBench a été créé avec les praticiens pour évaluer les réponses de l’outil à l’aide de grilles rédigées par des médecins, reflétant la pratique médicale, en privilégiant “la sécurité, la clarté, l’orientation appropriée vers des soins médicaux et le respect du contexte individuel”, au lieu de s’appuyer sur des questions de type examen ou des vérifications génériques.

    L’outil est d’abord proposé à “un petit groupe d’utilisateurs pilotes” mais OpenAI prévoit de rendre ChatGPT Santé disponible pour l’ensemble des utilisateurs sur le web et sur iOS “dans les prochaines semaines”. “Si vous souhaitez obtenir un accès dès qu’il sera disponible, vous pouvez vous inscrire sur la liste d’attente” est-il précisé.

    Le groupe souligne que les intégrations avec les dossiers médicaux électroniques (EHR) et certaines applications sont disponibles uniquement aux États-Unis, et que la connexion à Apple Santé nécessite iOS.

  • Oncologie : Servier s’allie à Insilico pour la découverte de médicaments par IA

    Selon le communiqué daté du 4 janvier, l’objectif est la découverte et le développement de traitements oncologiques innovants, grâce aux plateformes d’IA d’Insilico, qui pourra recevoir jusqu’à 32 millions de dollars en paiements initiaux et à court terme. Une fois les candidats médicaments prometteurs identifiés, Servier se chargera de leur validation clinique et de leur commercialisation mondiale, ainsi que du travail réglementaire.

    Alex Zhavoronkov, fondateur, PDG et directeur commercial, d’Insilico, salue “une nouvelle reconnaissance de (ses) capacités en matière d’IA et de (son) expertise en R&D”. Il estime que dans un avenir “proche” les agents IA pourront “prendre des décisions et concevoir des expériences, entraînant un cercle vertueux de développement de médicaments plus rapides, plus intelligents et plus sûrs”.

  • IA : Galeon veut lever 8 millions d’euros pour structurer les données de santé hospitalière et diffuser son dossier patient « IA natif » 

    Galeon équipe déjà 18 hôpitaux

    La société fondée en 2016 et basée à Annecy (Haute-Savoie) souligne que contrairement aux logiciels hospitaliers actuels, conçus dans les années 90-2000, son dossier patient est “IA natif”, avec une architecture “pensée dès l’origine pour produire une donnée immédiatement exploitable par l’IA, sans surcouche ni adaptation a posteriori”, alors qu’actuellement 80 % de la donnée hospitalière est “inexploitable par l’IA car stockée dans des silos et non structurée”.

    Galeon affirme que sa plateforme accessible en mode Saas est déjà déployée dans 18 hôpitaux français, utilisée par plus de 10 000 professionnels de santé avec plus de 3 millions de dossiers patients. Selon le CEO Loic Brotons, la start-up “prépare le passage vers une médecine prédictive, capable d’identifier des signaux faibles et d’anticiper les risques avant l’apparition des symptômes”.

    Plusieurs modules d’IA sont déployés, notamment pour interpréter des ordonnances scannées, réaliser la saisie par reconnaissance vocale ou automatiser le codage médico-économique. Ce dernier point, peu visible mais essentiel pour les hôpitaux, permet d’améliorer la qualité de facturation et donc les recettes. L’ensemble des données est traité et hébergé sur le territoire national, dans trois data centers certifiés “hébergeur de données de santé” (HDS)

    Le recours à l’investissement citoyen vise à soutenir une vision de long terme

    “On a posé les fondations. Maintenant, on a besoin de vous pour bâtir la suite.” Déclare Matthieu Gueniffey, cofondateur et COO de Galeon sur un post Linkedin.

    La société propose donc à ses financeurs un taux d’intérêt annuel de 8 % avec une durée d’investissement de 7 ans, soit un rendement total de 56 % sur 7 ans, pour des montants compris entre 400 et 100 000 euros. “Cela permet de garder notre ADN communautaire et notre indépendance”, précise Matthieu Gueniffey, cofondateur et directeur des opérations.

    À terme, Galeon veut faire de son dossier patient intelligent un socle de données structurées à grande échelle, au service de la médecine prédictive. Identifier des signaux faibles, anticiper les risques avant les symptômes, favoriser une prise en charge plus précoce … autant de promesses rendues possibles par une information médicale de qualité et interopérable.

    Déjà partenaire de Samsung sur les objets connectés, Galeon entend renforcer son positionnement technologique, en développant un modèle économique adapté aux contraintes budgétaires des établissements. Elle cible aussi des marchés plus souples, comme la Suisse, la Belgique ou encore le Luxembourg.

    À ce jour, 12 800 euros ont été levés.

    Lien vers la campagne de financement : Galeon Atlantis – Accueil

     

  • US : L’Utah lance un programme pilote pour le renouvellement d’ordonnances par IA

    ” L’IA examine vos antécédents médicaux, confirme que vous avez toujours besoin du médicament et envoie l’ordonnance directement à votre pharmacie”, détaille Doctronic dans un billet de blog publié le 8 janvier 2026, soulignant qu’”aucun rendez-vous n’est nécessaire”.

    L’Utah a choisi de tester l’apport de l’IA sur le renouvellement des ordonnances car c’est une procédure “à faible risque” qui ne “nécessite pas beaucoup de diagnostic clinique”. L’IA évite au patient de devoir prendre rendez-vous plusieurs semaines à l’avance, d’avoir à s’absenter de son travail et d’attendre qu’un médecin “confirme ce qu’il sait déjà”. Le département du Commerce de l’Utah estime dans son communiqué que les renouvellements d’ordonnances représenteraient environ 80 % des soins liés aux médicaments.

    Le programme est très encadré, soulignent les deux partenaires : il concerne uniquement les prescriptions en cours, pour des patients dont l’état est stable, et non pas les nouveaux diagnostics, les substances réglementées ou les médicaments nécessitant des analyses régulières en laboratoire. Il se focalise sur les affections chroniques telles que l’hypertension artérielle, le diabète ou les pathologies thyroïdiennes.

    De plus, un médecin est chargé de superviser les décisions prises par l’IA pendant la phase initiale du processus. Le système est aussi programmé pour repérer tout ce qui lui semble inhabituel, notamment les interactions médicamenteuses ou les contre-indications potentielles, et les signaler au médecin.

    Un “bac à sable” réglementaire

    Ce projet pilote est lancé dans le cadre de l’AI Regulatory Sandbox de l’Utah, un programme qui prévoit des allègements temporaires de la réglementation pour permettre “d’évaluer les technologies émergentes dans des environnements réels avec des mesures de sécurité appropriées”. Les sociétés Elizachat et Dentacor ont déjà bénéficié de ce programme.

    Selon le département du Commerce, l’objectif est de démontrer qu’une IA sûre et bien réglementée peut améliorer l’observance, éviter des visites inutiles à l’hôpital et réduire les dépenses de santé, tout en préservant le rôle des praticiens.

    Pour le Dr Adam Oskowitz, médecin et cofondateur de Doctronic, l’amélioration de l’accès au renouvellement d’ordonnances aura un impact direct sur la non-observance, qui occasionne “plus de 100 milliards de dollars de dépenses médicales évitables chaque année”, en réduisant les visites inutiles aux urgences.

  • LFSS 2026 : plusieurs dispositions relatives au numérique ont été censurées par le Conseil constitutionnel (Nile)

    Le Conseil constitutionnel a censuré la généralisation des échanges dématérialisés entre établissement de santé, assurance maladie et complémentaires santé, et l’article 91 visant à rendre obligatoire le renseignement par les ESMS d’outils dont l’objectif est de décrire l’offre médico-sociale et d’accompagner les parcours notamment le ROR et Via Trajectoire. Ces articles ont été censurés en tant que cavaliers sociaux, le Conseil jugeant qu’ils ne trouvaient pas leur place dans une loi de financement de la Sécurité sociale.

    Les Sages ont en revanche conservé l’incitation au recours aux outils numériques d’aide à la prescription et à la décision médicale (SADM) de dernière génération.