Retrouvez tous les mois le bilan des levées de fonds des start-up françaises de la e-santé et des rachats d’entreprises du secteur.
A retenir ce mois-ci : les rachats d’e-device et de Keldoc.
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A retenir ce mois-ci : les rachats d’e-device et de Keldoc.
Le congrès 2016 de Catel abordera les questions des déserts médicaux, des patients experts, de la sécurité des systèmes d’information, et de l’utilisation des données de Santé.
En 2015, la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) est de 194,6 Mds€, selon les Comptes de la Santé publiés le 5 septembre 2016 par la DREES. Elle progresse de 1,8 %, soit légèrement moins rapidement que le PIB en valeur (+1,9 %), contrairement à la période 2012-2014 où sa croissance était supérieure à celle du PIB. La France consacre, au total, 11 % de son PIB à la santé, tout comme la Suède, l’Allemagne et les Pays-Bas.
La Sécurité sociale finance plus des trois quarts de la CSBM et les organismes complémentaires 13,3 %.
La part restant à la charge des ménages recule pour la quatrième année consécutive et atteint 8,4 % en 2015. Les ménages consacrent ainsi un peu moins de 250 € par habitant à leur consommation de santé, soit moins que la plupart de leurs voisins européens.
Le déficit 2016 du régime général de la Sécurité sociale serait « nettement en dessous des 5 milliards », a annoncé le 4 septembre 2016 Marisol Touraine, ministre de la Santé, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
Ce chiffre devra être affiné par la Commission des comptes de la Sécurité sociale, qui présentera le 22 septembre 2016 les prévisions définitives. Les dernières projections qui avaient été faites en juin 2016 prévoyaient un solde négatif de 9,1 Mds€ en 2016, composé de 5,2 Mds€ de déficit du côté des quatre branches du régime général et de 3,9 Mds€ en y ajoutant le Fonds de solidarité vieillesse.
La ministre de la Santé s’est également réjouie de la « dynamique » actuelle du tiers payant. « Mois après mois, le nombre d’actes réalisés en tiers payant augmente », a-t-elle déclaré, citant l’exemple des dentistes qui sont passés « d’un peu plus de 30 % d’actes en tiers payant à près de 60 % » entre le début de l’année et maintenant ».
Les ministres en charge de la sécurité sociale devraient présenter le 23 septembre 2016 à la commission les orientations du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2017.
La présentation en conseil des ministres du PLFSS pour 2017 pourrait intervenir mercredi 5 octobre. Le gouvernement a jusqu’au samedi 15 octobre pour le déposer devant le Parlement.
Le projet de loi doit être discuté en séance publique à l’Assemblée nationale en première lecture entre le mardi 25 et le vendredi 28 octobre, avec un vote solennel mercredi 2 novembre.
Au Sénat, la discussion devrait se dérouler du lundi 14 au samedi 19 novembre, avant une navette entre les deux chambres et une adoption définitive par le Parlement début décembre.
Un programme de formation continue destiné aux professionnels qui souhaitent apprendre à développer des objets connectés sera lancé en novembre 2016 à l’école Polytechnique. Cette formation prévue sur 8 séances de deux jours s’adresse à des ingénieurs aux profils très technique.
« Pour mener à bien un projet dans le domaine des objets connectés, il faut avoir des compétences dans de multiples domaines, de la gestion des données à la cryptographie en passant par le développement informatique », souligne Thomas Clausen, directeur de cette nouvelle formation.
L’école Polytechnique annonce par ailleurs la création à partir de la rentrée 2017 d’un master IoT en deux ans en formation initiale pour des étudiants ayant une licence de mathématiques ou sortis d’une école d’ingénieur.
La fondation Crédit Agricole, Plurial Novilia, Assystel, Alpix et Festilight sont les 5 mécènes de la chaire Silver Tech de l’université technologique de Troyes depuis le 5 septembre 2016.
Lancée début 2016, la chaire Silver Tech est organisée autour de trois dimensions :
Son modèle économique repose sur le financement des collectivités, le financement privé par le mécénat, les fonds propres de l’université technologique de Troyes, et les projets partenariaux.
En contrepartie de leur financement, les mécènes bénéficient d’une visibilité importante et d’un accès privilégié aux travaux de la chaire.
Une équipe de chercheurs français du CNRS et de l’Inserm a créé un cerveau virtuel qui permet de reconstituer le cerveau d’un patient souffrant d’épilepsie. Ils ont publié leurs résultats sur le site de la revue Neuroimage le 29 juillet 2016.
Cette première mondiale offre une meilleure compréhension du fonctionnement de cette pathologie ainsi qu’une meilleure précision du diagnostic, de la prévention de l’action d’un médicament, voire de l’opération d’un patient.
Actuellement seuls l’électroencéphalogramme et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) sont disponibles, la modélisation numérique et ce cerveau 2.0 reflètent beaucoup d’espoir pour les 1% de la population mondiale atteinte d’épilepsie car 50% des patients ne présentent pas d’anomalie visible à l’IRM, la cause de l’épilepsie restant donc inconnue.
Pour la première fois des chercheurs ont réussi à conceptualiser un cerveau virtuel personnalisé, en concevant un « modèle » de base et en y additionnant les informations individuelles du patient, comme l’unique organisation des régions de son cerveau et l’interconnexion des aires entre elles.
Le résultat permet de tester sur celui-ci des modèles mathématiques engendrant une activité cérébrale.
C’est ainsi que les scientifiques ont pu reproduire le lieu d’initiation des crises épileptiques ainsi que leur mode de propagation. Ils ont ainsi mis au point une méthode ayant une véritable valeur de prédiction du fonctionnement des crises pour chaque patient, ce qui permet un diagnostic beaucoup plus précis.
L’épilepsie se manifeste différemment selon l’individu, c’est pourquoi l’individualisation du diagnostic et du traitement est important. Par ailleurs, cette invention permet également de préparer des gestes chirurgicaux car 30% des patients épileptiques ne répondent pas aux médicaments, leur seul espoir réside dans la chirurgie et l’action du praticien sera d’autant plus efficace s’il dispose de bonnes indications sur les zones à opérer. Le cerveau virtuel permet aux chirurgiens d’avoir une « plate-forme » virtuelle. Ils peuvent ainsi repérer les zones à opérer, en évitant d’avoir à réaliser un geste invasif mais en pouvant préparer l’opération en testant différents gestes possibles, établissant lequel est le plus efficace et quelles en sont les conséquences.
En pratique, les régions du cerveau et leurs connexions sont reconstruites par ordinateur. Les simulations numériques engendrent un signal électrique similaire à celui généré par le cerveau pendant les crises. Ces simulations permettent de tester informatiquement de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Des essais cliniques sont actuellement en cours afin de démontrer la valeur prédictive de cette découverte.
Cette technologie est également à l’essai sur d’autres pathologies cérébrales comme l’AVC, Alzheimer, les neurodégénérescences et la sclérose en plaques.
Sen.se, start-up française lancée en 2010 par Rafi Haladjian, annonce le 1er septembre 2016 la mise sur le marché de son premier « Peanut », un thermomètre connecté à 29 euros.
• Sleep Peanut pour le suivi du sommeil,
• Peanut Button un bouton connecté,
• Med peanut pour le suivi d’un traitement médical, à poser sur une boite de médicaments,
sont annoncés à l’automne 2016.
• SafePeanut qui sécurise les objets de valeur,
• ProximityPeanut qui permet de retrouver des objets perdus,
• HydraPeanut qui mesure l’apport d’eau,
• DoorPeanut, qui surveille les entrées et sorties de maison,
devraient être commercialisés dans le courant de l’année 2017.
Les Peanuts sont des objets connectés basiques ne remplissant qu’une seule fonction. Ils ne peuvent pas se connecter à Internet mais sont accessibles sur smartphones en Bluetooth.