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  • CES 2019 : Elsan et Docapost lancent l’appli mobile Adel pour accompagner le patient hospitalisé

    Elsan lance Adel (acronyme d’Assistant digital Elsan), en partenariat avec Docapost. La première version de cette application mobile a été présentée au CES 2019, qui se tient du 8 au 11 février à Las Vegas. Elle sera disponible au cours du premier trimestre 2019 à Bordeaux, à Vannes et à Nantes.

    Adel propose au patient un accompagnement personnalisé au quotidien tout au long de son parcours de soins, en lien avec l’équipe médicale qui le prend en charge.

    Docapost et Elsan ont noué un partenariat national stratégique au premier semestre 2018 afin d’accélérer le déploiement de la e-santé en France dans les territoires. La sortie d’Adel « en est une concrétisation majeure », indique le groupe de cliniques privées dans un communiqué.

    Concrètement, Adel permet :
    • d’accéder à la liste des documents à apporter avant l’hospitalisation ;
    • de consulter des articles, des vidéos et des checklists pour répondre aux éventuelles questions du patient avant son hospitalisation ;
    • de naviguer sur un plan interactif de la clinique pour se repérer plus facilement dans l’établissement ;
    • de bénéficier d’un suivi régulier à distance après la sortie de l’hôpital : le patient est invité à répondre à des questionnaires en ligne portant sur son rétablissement et la douleur ressentie.

    D’autres services vont être proposés à terme sur l’application, précise Elsan dans une vidéo de présentation, comme la transmission direct du compte rendu d’hospitalisation au médecin traitant, la livraison des médicaments et la livraison des repas.

  • Rétro 2018 : top 10 des études révélant les limites de certaines technologies de santé

    En cette semaine de rentrée 2019, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Après être revenu sur les études les plus probantes ayant démontré l’efficacité de certaines technologies dans le domaine de la santé, retour aujourd’hui sur celles qui ont mis en avant les limites voire l’inefficacité de certaines solutions.

    • Suivi à distance et numérique
    – Moniteurs d’activité et coaching à distance n’améliorent pas les capacités de marche ;
    – Les effets positifs de la télésurveillance de l’hypertension s’estompent à long terme ;
    – L’intérêt économique des e-thérapies dans la dépression reste à démontrer ;
    – Effet modeste d’une appli sur l’adhérence au traitement contre l’hypertension ;
    – Les capteurs portables n’améliorent pas la santé des patients suivis à distance.

    • IA et big data
    – Pourquoi le partage de données n’est pas à la hauteur des enjeux de la médecine personnalisée ;
    – L’IA montre des failles dans le dépistage de la rétinopathie diabétique.

    • Applications mobiles et chatbots
    – Les chatbots apportent des réponses médicales qui peuvent être dangereuses ;
    – La majorité des applis de santé ne sont pas conformes aux règles de sécurité des données.

    • Vidéo et traitement
    – Résultats décevants d’un jeu vidéo dans le traitement de l’amblyopie.

    Suivi à distance et numérique

    Moniteurs d’activité et coaching à distance n’améliorent pas les capacités de marche (Jama)

    Des exercices à domicile avec un moniteur portable et un coaching téléphonique n’ont pas eu l’effet escompté chez des patients souffrant d’artérite des membres inférieurs. Leurs résultats au test de marche de 6 minutes ne s’étaient pas améliorés après 9 mois d’entraînement. Les résultats de ces travaux, publiés le 24 avril 2018 dans le Jama, mettent en évidence les limites d’une intervention à distance pour modifier des comportements.

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    Les effets positifs de la télésurveillance de l’hypertension s’estompent à long terme

    Selon une étude parue dans le Jama le 7 septembre 2018, si le télésuivi de la pression artérielle par un pharmacien donne de meilleurs résultats cliniques qu’une prise en charge traditionnelle, ceci ne serait valable qu’à court terme : les bénéfices du télémonitoring de la pression artérielle s’estomperaient avec le temps.

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    L’intérêt économique des e-thérapies dans la dépression reste à démontrer (JMIR)

    Le recours à des e-thérapies ne semble pas diminuer le poids économique de la prise en charge de la dépression, montre une étude randomisée et contrôlée menée par des chercheurs néerlandais, concluant que le fait de compléter la thérapie classique par une thérapie mobile n’est pas rentable. La recherche a par ailleurs révélé que les résultats positifs de la e-thérapie expérimentée ne se maintenaient pas après 24 mois. Ces travaux, publiés le 26 novembre 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR), suggèrent que le rapport coût-efficacité est meilleur quand les interventions sont davantage guidées par un thérapeute.

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    Effet modeste d’une appli sur l’adhérence au traitement contre l’hypertension (Jama)

    Une étude randomisée publiée dans le Jama Internal Medicine a démontré qu’une application mobile pouvait améliorer l’observance médicamenteuse chez des patients présentant une hypertension mal contrôlée. Cependant, l’amélioration est modeste et elle ne se traduit par un bénéfice clinique. Le recours à l’application ne modifiait pas la tension artérielle systolique.

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    Les capteurs portables n’améliorent pas la santé des patients suivis à distance (Nature).

    Une méta-analyse publiée dans la nouvelle revue Nature’s Digital Medicine montre que le suivi à distance des patients grâce à des biocapteurs portables n’a pas d’impact significatif sur leur santé. Néanmoins, dans certaines pathologies, telles que le Parkinson ou l’hypertension, ces dispositifs donnent des résultats prometteurs.

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    IA et big data

    Pourquoi le partage de données n’est pas à la hauteur des enjeux de la médecine personnalisée (Health Affairs)

    Le partage de données est une des conditions préalables au développement de la médecine de précision. Mais, à ce jour, elles ne le sont pas suffisamment pour accompagner cette révolution. Selon une étude parue en mai 2018 dans la revue Health Affairs menée par des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich, plusieurs raisons peuvent expliquer cette lacune : des obstacles techniques dues à la fragmentation des données mais aussi des récompenses insuffisantes pour les chercheurs qui jouent le jeu.

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    L’IA montre des failles dans le dépistage de la rétinopathie diabétique (Jama)

    Un système d’intelligence artificielle (IA) testé pour détecter la rétinopathie diabétique a donné des résultats mitigés lors de son utilisation en vie réelle dans le cadre de soins primaires. Ce constat a été apporté par une étude menée par des chercheurs australiens et américains de la Harvard Medical School, qui met en évidence un taux de faux positifs élevé. Ces travaux ont été publiés le 28 septembre 2018 dans le Jama Network Open.

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    Applications mobiles et chatbots

    Les chatbots apportent des réponses médicales qui peuvent être dangereuses (JMIR)

    Les agents conversationnels, ou chatbots, tels que Siri, Alexa et Google Assistant, représentent un risque s’ils sont utilisés pour répondre à des questions de santé, indique une étude menée par des chercheurs américains démontrant qu’ils échouaient dans plus de la moitié des cas et que leurs conseils pouvaient même causer des dommages graves. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 4 septembre 2018 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

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    La majorité des applis de santé ne sont pas conformes aux règles de sécurité des données (IEEE Access)

    Les 20 applications mobiles de santé les plus populaires compromettent la vie privée de millions d’utilisateurs. C’est le constat qui ressort d’une étude menée par des chercheurs grecs de l’université du Pirée. Les résultats de leurs travaux publiés le 29 janvier 2018 dans le journal IEEE Access (Institute for Electrical and Electronics Engineers) révèlent que les exigences légales en matière de protection des données sensibles ne sont pas respectées. Quant aux futures clauses du règlement européen sur la protection des données (RGPD), elles sont aussi rarement appliquées.

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    Vidéo et traitement

    Résultats décevants d’un jeu vidéo dans le traitement de l’amblyopie (Jama Ophthalmology)

    Un jeu vidéo de type Tetris ne s’est pas révélé pertinent dans le traitement de l’amblyopie, un trouble qui se caractérise par une différence d’acuité visuelle entre les deux yeux. Les résultats de l’étude publiés le 4 janvier 2018 dans le Jama Ophthalmology ne montrent aucune différence entre ce jeu vidéo et un jeu placebo.

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    Et aussi : points de vue critiques

    • Les ophtalmologistes estiment que les EHR ont fait baisser leur productivité (Jama) ;
    • L’analyse prédictive du big data pourrait conduire à des décisions erronées (Jama) ;
  • PET

    Positron Emission Tomography (tomographie par émission de positrons)null

  • Le CHU de Nîmes réalise la 1ère chirurgie assistée par robot pour la pose d’une prothèse de hanche

    Le service de chirurgie orthopédique du CHU de Nîmes (CHUN) a effectué sur un patient une pose de prothèse totale de hanche assistée par le robot Mako, une première en France. L’intervention a eu lieu le 4 décembre 2018, précise l’établissement dans un communiqué publié le 3 janvier 2019. Le dispositif sera utilisé pour planifier la pose de prothèses de hanche et de genou, totales et partielles.

    Dans le cadre d’une opération réalisée avec une assistance robotisée, les données anatomiques du patient sont saisies en amont, ce qui évite une malposition de l’implant et les risques secondaires de luxation, d’usure, de descellement ou de conflit avec les muscles entourant la prothèse.

    Avec le robot Makao, cette dernière est positionnée grâce à un scanner effectué 15 jours avant l’intervention et les résultats sont intégrés dans l’appareil. La saisie des données d’imagerie par scanner préopératoire « permet une planification de la chirurgie en pré et postopératoire, indique le Pr Pascal Kouyoumdjian, chef du service de chirurgie orthopédique du CHUN. La fusion de points anatomiques précis pendant l’intervention garantit une implantation de la prothèse avec un degré de précision jamais atteint jusqu’alors. »

    La chirurgie est réalisée par le professionnel de santé, aidé par le robot et un ingénieur qui modélise en direct les données anatomiques du patients.

    Le système est utilisé en pratique clinique depuis 2010 aux États-Unis et dans plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni.

  • 3e circulaire budgétaire 2018 : 1,8 million € pour améliorer la performance des SI de gestion

    Adressée aux agences régionales de santé (ARS), la circulaire du 27 décembre 2018 relative à la campagne tarifaire et budgétaire 2018 des établissements de santé débloque, entre autres, des crédits pour l’usage des messageries sécurisées de santé (MSSanté), les répertoires opérationnels des ressources (ROR) et le déploiement de services web pour la facturation individuelle.

    Ce texte complète la première (du 4 mai 2018) et la deuxième (31 octobre 2018) circulaires portant sur le sujet. Il vise à préciser les conditions d’allocation des ressources complémentaires versées aux établissements de santé des régions. Il est accompagné d’une circulaire sur l’attribution de crédits du fonds de modernisation des établissements de santé publics et privés (FMESPP).

    Au niveau informatique et numérique, cette troisième circulaire délègue :

    • 800 000 euros dans le cadre de l’appel à projets ouvert en 2017 auprès des ARS pour développer les transmissions dématérialisées des données et informations utiles à la coordination des soins (lettre de liaison et compte rendu d’examen de biologie) par le biais des MSSanté ;

    • 700 000 euros au titre de l’accompagnement au déploiement du ROR qui concerne 7 agences régionales de santé, et 300 000 euros aux ARS Île-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur pour mener ces travaux d’implémentation et d’adaptation, qui s’achèveront au 31 octobre 2018 : un premier versement de 150 000 euros sera réalisé pour l’accompagnement ; un deuxième versement de 150 000 euros sera effectué au titre de la mise à disposition des trois flux ;

    • 1,8 million d’euros au titre de la performance des systèmes d’information (SI) de gestion afin d’aider les établissements de santé à mettre en œuvre le service web CDRi dans le cadre du déploiement de la facturation individuelle ;

    • 9,2 millions d’euros pour financer le fonctionnement des plateformes du plan France médecine génomique ;

    • 330 000 euros pour constituer un recueil national dynamique de données sur les personnes en impasse diagnostique à partir de la banque nationale de données maladies rares (BNDMR), dans le cadre du troisième plan national maladies rares.

    Nouvelle circulaire budgétaire 2018 : informations générales

    • La modification des dotations régionales conduit à allouer aux agences régionales de santé (ARS) 700 millions d’euros supplémentaires, dont :
      • 492 millions € intégrés dans les dotations régionales affectées aux missions d’intérêt général et à l’aide à la contractualisation (Migac) ;
      • 112 millions € intégrés dans les dotations régionales de l’objectif des dépenses d’assurance maladie (Odam) ;
      • 95 millions € intégrés dans les dotations régionales de l’objectif des dépenses d’assurances maladies sur le champ « soins de suite et de réadaptation » (SSR).
    • Dégel intégral des crédits mis en réserve début 2018 sur les enveloppes de financements des établissements de santé :
      • 415 millions d’euros sont reversés aux établissements de santé publics et privés, dont 88 millions € de crédits DAF SSR et psychiatrie par la présente circulaire.
    • Allocation d’une enveloppe de 16 millions d’euros pour développer l’activité des établissements de soins de suite et de réadaptation : dotation annuelle de financement pendant la période transitoire avant la mise en œuvre à plein de la réforme du financement.

    Un « signal fort » adressé aux acteurs de la santé mentale et de la psychiatrie

    La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, indique dans la circulaire vouloir « adresser un signal fort » aux acteurs de la santé mentale et de la psychiatrie, conformément à ses engagements pris « dans le cadre du comité stratégique » relatif à ce champ.

    • Attribution d’une enveloppe de 50 millions d’euros de crédits pérennes de fonctionnement aux établissements de psychiatrie « afin de répondre aux difficultés premières et afin d’engager les transformations nécessaires, en cohérence avec les attentes légitimes des patients et des familles ».
      Cette enveloppe bénéficiera à l’ensemble des régions, la ministre précisant qu’elle aimerait également « qu’elle permette d’initier la réduction des écarts de financement qui existent à l’heure actuelle entre les différentes régions, en cohérence avec le mouvement plus global de réduction des inégalités interrégionales [qu’elle] souhaite engager à compter de 2019 ».
  • Publication des premières lignes directrices pour une charte éthique européenne sur l’IA

    Dans le cadre de la stratégie sur l’intelligence artificielle (IA) de l’Union européenne présentée en avril 2018, le groupe de 52 experts de haut niveau formé en juin sur le sujet a publié le 18 décembre 2018 son projet de lignes directrices afin de mettre en place une charte éthique pour « une IA digne de confiance » (« Draft ethics guidelines for trustworthy AI« ).

    Le document met en avant des principes clés sur lesquels faire reposer la technologie afin d’assurer une utilisation éthique de cette dernière, notamment dans le secteur de la santé. Ses auteurs émettent des propositions pour assurer que les applications de l’intelligence artificielle respectent les droits fondamentaux européens, la régulation en vigueur et les exigences techniques nécessaires.

    Les recommandations présentées dans le document sont soumises à une consultation publique, ouverte jusqu’au 18 janvier 2019. Une version définitive de la charte éthique devrait être publiée en février ou en mars.

    Le groupe d’experts (composé d’industriels, de laboratoires de recherche, de start-ups, d’ONG, d’associations de consommateurs et de lobbies du secteur digital) pourrait mener des études de cas sectorielles, réelles ou fictives, pour illustrer la manière dont ses propositions pourraient concrètement être appliquées dans tel ou tel domaine.

    Dans un deuxième temps, il travaillera sur l’élaboration de recommandations en termes de politiques publiques. Une version finale des propositions devrait être publiée courant avril.

    La Commission européenne a prévu une enveloppe de 20 milliards d’euros d’ici 2020 dans le cadre du plan d’investissement pour l’intelligence artificielle. Chaque État membre devra avoir préparer d’ici mi-2019 sa stratégie nationale sur l’IA, en précisant les investissements et les mesures prévues.

    « L’[intelligence artificielle] peut être infiniment utile à nos sociétés, de l’aide au diagnostic et aux traitements des cancers à la réduction de la consommation d’énergie. Mais pour que les systèmes d’IA soient acceptés et utilisés par les gens, il faut qu’ils aient confiance, qu’ils sachent que leur vie privée est respectée et que leurs décisions ne sont pas biaisées », a commenté dans une déclaration Andrus Ansip, le commissaire européen au digital  (source : L’Argus de l’assurance).

  • Live d’Innolab 2 : Comment diffuser l’innovation au sein d’un groupe de cliniques ? (05/02/19, Paris)

    Elsan organise la deuxième édition du Live d’Innolab le 5 février 2019 à Paris à partir de 18 heures. Cette année, l’événement est centré sur le sujet suivant : « Comment diffuser l’innovation au sein d’un groupe de cliniques ? L’open innovation au service des patients et des soignants« .

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne sur le site Weezevent.com.

    Lancé il y a trois ans, l’incubateur Innolab a reçu 350 start-ups et a permis au groupe de cliniques et d’hôpitaux privés français de lancer 15 projets en partenariat. Par sa soirée « Live », Elsan souhaite revenir avec certains de ses partenaires sur leur collaboration et les solutions développées au sein de l’incubateur mais aussi présenter sa stratégie d’open innovation et les différentes thématiques sur lesquelles le groupe travaille à travers Innolab.

    Pré-programme :

    • Accueil par Thierry Chiche, président exécutif d’Elsan
    • Pitchs d’entrepreneurs : Doctoconsult, Sivan et Medusims
    • Table ronde sur les modèles de collaboration mis en place avec les partenaires institutionnels d’Elsan Bpifrance et Docapost, ainsi qu’avec la start-up Domicalis
    • Cocktail : échanges avec les équipes d’Elsan et démonstration des projets mis en place avec les partenaires du groupe

    Contact organisateur :

    • Ségolène Périn, directrice de l’innovation à Elsan
    • Téléphone : 01 56 69 16 49
  • Rétro 2018 : les plus grandes levées de fonds des start-ups françaises en e-santé

    En cette semaine de rentrée 2019, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Aujourd’hui, retour sur le top 10 des plus importantes levées de fonds réalisées en 2018 par des start-ups françaises dans le secteur de la e-santé.

    Arrive en tête de ce classement iBionext, une société de gestion spécialisée dans le développement de start-ups disruptives en santé, avec un tour de table de 90 millions d’euros, suivi par :
    • Docly, le pendant français de l’entreprise suédoise Kry (54 M€) ;
    • Quantum Surgical, une société montpelliéraine qui développe des solutions pour le traitement mini-invasif du cancer du foie (42,4 M€) ;
    • Dreem, anciennement Rythm, à l’origine d’un bandeau de sommeil holistique (35 M€).

    De manière générale, les sociétés spécialisées dans les technologies médicales ont levé près de 539 millions d’euros au cours de l’année, soit 308,5 millions dans le domaine de la biotech et plus de 230 millions d’euros dans celui de la medtech.

  • Etude : l’IA pourrait dépister la maladie d’Alzheimer 6 ans plus tôt que les médecins (Radiology)

    Des chercheurs de l’université de Californie à San Francisco ont développé un programme de deep learning au service du dépistage de la maladie d’Alzheimer. Selon leur étude* publiée fin 2018 dans la revue Radiology, le système d’intelligence artificielle a été capable de détecter la pathologie neurologique avec six ans d’avance par rapport aux radiologues. Et le taux d’identification était correct dans 98 % des cas.

    Diagnostiquer Alzheimer avant qu’il ne soit trop tard

    Actuellement, aucun traitement n’a fait la preuve de son efficacité dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. Ces dernières années, des médicaments prometteurs pouvant ralentir l’évolution de la maladie sont apparus. Cependant, « l’une des difficultés de la maladie d’Alzheimer est qu’au moment où les symptômes cliniques se manifestent et que nous pouvons établir un diagnostic définitif, trop de neurones sont morts, ce qui le rend essentiellement irréversible », a déclaré Jae Ho Sohn, médecin au département de radiologie et d’imagerie biomédicale de l’Université de Californie à San Francisco. C’est pourquoi ce dernier a tenté de mettre au point un moyen de diagnostiquer la maladie plus tôt.

    Avec son équipe de radiologie de l’université de San Francisco, Jae Ho Sohn a combiné neuroimagerie et apprentissage automatique pour tenter de prédire si un patient développerait ou non la maladie d’Alzheimer lorsqu’il se présenterait pour la première fois avec une altération de la mémoire.

    Les chercheurs ont utilisé la tomographie par émission de positrons (TEP), qui mesure les niveaux de molécules spécifiques, telles que le glucose, dans le cerveau. Le glucose est la principale source de carburant pour les cellules du cerveau. Plus une cellule est active, plus elle en utilise. Lorsque les cellules cérébrales deviennent malades et meurent, elles utilisent moins et finalement pas de glucose. Cet outil est donc non seulement pertinent pour repérer la maladie d’Alzheimer mais, en outre, les analyses de glucose par PET Scan sont courantes et peu coûteuses car elles sont utilisées pour le dépistage du cancer. Par ailleurs, les modifications du glucose sont très subtiles et difficiles à détecter à l’œil nu.

    Quand le deep learning repère des changements subtils

    Les auteurs de ces travaux ont donc mis au point un algorithme capable de détecter ces petites variations de glucose. « C’est une application idéale du deep learning car il est particulièrement efficace pour trouver des processus très subtils mais diffus. Les radiologistes humains sont vraiment forts pour identifier de petites localisations focales comme une tumeur au cerveau mais nous avons du mal à détecter des changements plus lents et globaux », a expliqué Jae Ho Sohn, co-auteur de l’étude, dont les résultats ont été publiés en novembre 2018 dans la revue Radiology.

    Pour entraîner l’algorithme, les chercheurs l’ont alimenté d’un vaste ensemble de 2 000 images de PET scan réalisées pour des patients chez qui il avait finalement été diagnostiqué soit la maladie d’Alzheimer, soit un déficit cognitif léger ou aucun trouble.

    Ainsi, l’algorithme a commencé à apprendre par lui-même quelles caractéristiques sont importantes pour prédire le diagnostic de la maladie d’Alzheimer et lesquelles ne le sont pas. Ensuite, les scientifiques l’ont testé sur deux nouveaux jeux de données pour évaluer ses performances. Le premier était 188 images provenant de la même base de données mais qui n’avaient pas encore été présentées à l’algorithme. Le second était une série entièrement nouvelle d’analyses de 40 patients qui s’étaient présentés au centre de mémoire et de vieillissement de l’université de Californie à San Francisco avec une possible déficience cognitive.

    Résultats : Alzheimer identifié à 98%

    • L’algorithme a identifié 92 % des patients ayant développé la maladie d’Alzheimer dans le premier jeu de données.
    • Le taux d’identification correcte était de 98 % dans le second jeu de données.
    • Le système d’intelligence artificielle a diagnostiqué la maladie avec 75,8 mois d’avance par rapport au diagnostic final réalisé par les radiologues.

    Calibrer l’algorithme sur un plus grand jeu de données

    « Je pense que cet algorithme a le fort potentiel d’être cliniquement pertinent, a déclaré l’un des auteurs de l’étude. Cependant, avant de pouvoir l’utiliser, nous devons valider et calibrer l’algorithme sur une cohorte de patients plus grande et plus diversifiée, idéalement de différents continents et de différents types de paramètres. »

    Si l’algorithme reste efficace, il pourrait alors être utilisé en clinique par les neurologues et les radiologues comme un important outil d’aide à la décision. Ainsi le patient pourrait avoir accès à des traitements plus précocement.

  • Rétro 2018 (data) : les plus grandes levées de fonds des start-ups françaises en e-santé

    En cette semaine de rentrée 2019, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Aujourd’hui, retour sur le top 10 des plus importantes levées de fonds réalisées en 2018 par des start-ups françaises dans le secteur de la e-santé.

    Arrive en tête de ce classement iBionext, une société de gestion spécialisée dans le développement de start-ups disruptives en santé, avec un tour de table de 90 millions d’euros, suivi par :
    • Docly, le pendant français de l’entreprise suédoise Kry (54 M€) ;
    • Quantum Surgical, une société montpelliéraine qui développe des solutions pour le traitement mini-invasif du cancer du foie (42,4 M€) ;
    • Dreem, anciennement Rythm, à l’origine d’un bandeau de sommeil holistique (35 M€).

    De manière générale, les sociétés spécialisées dans les technologies médicales ont levé près de 539 millions d’euros au cours de l’année, soit 308,5 millions d’euros dans le domaine de la biotech et plus de 230 millions d’euros dans celui de la medtech.

    Le tableau présentant le détail de ces 10 levées de fonds est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.