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  • « IA Santé Challenge » (Pierre Fabre) : Sensome remporte la 1ère édition et une incubation à Station F

    Lors du 28e Festival de la Communication Santé, les 24 et 25 novembre 2017 à Deauville, Pierre Fabre Médicament, Microsoft et le cabinet de conseil Velvet Consulting ont challengé des développeurs d’intelligences artificielles appliquées à la santé dans le cadre du premier « IA Santé Challenge ».

    La compétition consistait à reconnaître un mélanome à partir de clichés dermatoscopiques de grains de beauté. Pour cela, des milliers d’images ainsi que la plateforme Microsoft Azure ont été mis à disposition de l’ensemble des participants. Ces derniers ont bénéficié au cours de ces deux jours d’un mentoring en continu.

    Dans un communiqué du 18 décembre 2017, Pierre Fabre a annoncé avoir distingué la société Sensome. La start-up remporte un accompagnement de deux mois par Microsoft dans son AI Factory de Microsoft basée à Station F pour travailler sur un cas d’usage.

    Le challenge se poursuit online avec 112 équipes en lice jusqu’au 12 janvier 2018.

    Concevoir la meilleure IA

    38 développeurs et data scientists aux profils très variés ont participé au challenge de Pierre Fabre Médicament : start-ups, grandes écoles, ingénieurs free-lance confirmés. 

    Répartis en 16 équipes, tous avaient un but commun : concevoir et mettre en application la meilleure intelligence artificielle sur le sujet du mélanome choisi comme thématique de ce premier « IA Santé Challenge ».

    Chaque équipe s’est penchée sur un jeu de données de 13 000 images pour concevoir un algorithme de prédiction aussi fiable que possible lors de ce marathon de 24 heures. Au total ce sont 10 algorithmes qui ont été soumis au test de fiabilité pour définir le meilleur “QI”.

    Parmi tous les data scientists, c’est l’équipe portée par la start-up Sensome qui est sortie du lot en proposant le meilleur score après 24h d’entraînement intensif de son modèle d’intelligence artificielle. 

    À la station F, elle va rejoindre les 7 start-ups fondatrices afin de développer des synergies.

    De l’importance de la co-création pour Pierre Fabre

    Lina Autelitano, chef de projet digital chez Pierre Fabre, explique l’intérêt du challenge pour le groupe : « Notre mission première est de pousser les technologies de pointe quand nous estimons qu’elles sont pertinentes et susceptibles d’accélérer les projets en interne. La démarche « Test and Learn » bouscule nos process habituels d’innovation mais elle est riche d’enseignements. Ainsi, nous avons beaucoup appris de notre précédent hackathon « Uro-tech challenge » notamment sur la co-création et la richesse des projets qui en ressort. La période d’incubation est indispensable pour déterminer la viabilité des projets et leur potentiel business. Dans cette deuxième édition, c’est la technologie que l’on va chercher à faire progresser. L’accompagnement des gagnants du challenge à Station F est une opportunité pour bénéficier de compétences à plus haut niveau des ingénieurs de Microsoft, de Pierre Fabre et des start-ups de l’AI Factory pour l’avancement de nos projets de recherche ».

  • #FASN 2017 : cinq start-up lauréates des 36 heures chrono PACA

    Les rencontres régionales de la santé numérique PACA se sont déroulées le 30 mars 2017, à Marseille, dans le cadre de la campagne Faire Avancer la Santé Numérique. Parmi les 26 startup qui ont présenté leur projet, 5 ont été primées :
    • Geo sentinel
    • Whoog
    • Docteur Smart
    • ExperHygia
    • Boarding Ring

  • « Invest in Biomed » 2016 à Marseille : les start-up ExactCure et MediHandTrace distinguées

    ExactCure et MediHandTrace sont les deux entreprises distinguées lors des rencontres Invest in Biomed dont la deuxième édition a eu lieu le 19 octobre 2016 à Marseille. Elles ont toutes deux pour objectif de « préserver les patients de pratiques défaillantes en termes de santé et de rationaliser en conséquence les coûts supportés par l’assurance maladie ».

    Les rencontres Invest in Biomed ont pour vocation de soutenir et créer des connexions entre les entreprises conduisant des projets projets technologiques à forte valeur ajoutée en biotech et/ou medtech et des investisseurs souhaitant renforcer leurs fonds propres ou accompagner leur développement.

    C’est une initiative commune de l’accélérateur Eurobiomed et de la SATT Sud-Est qui est à l’origine de l’offre d’accompagnement dans leur développement des sept entreprises ayant pitché lors de cet événement.

    ExactCure: prédiction des bonnes prescriptions

    Son objectif est d’apporter une solution aux prescriptions inadéquates des médecins et aux libertés d’automédication dont font preuve certains patients afin de participer à la réduction du nombre de décès et de journées d’hospitalisation imputables à ces deux causes particulières.

    Frédéric Dayan, fondateur d’ExcatCure: « Or prescrire la bonne dose, le bon médicament n’est pas si simple pour un médecin. Il est en fait très difficile d’ajuster la posologie en fonction du patient. L’âge joue un rôle mais aussi sa taille, son poids, une éventuelle insuffisance  rénale, la génétique, les habitudes de vie. Nous construisons un avatar numérique et nous insérons les données personnelles du patient. Ce qui permettra de voir par simulation les conséquences d’une posologie, d’une prescription sur ce dernier. »

    Deux versions ont été développées : une à destination des professionnels de santé, l’autre à destination des patients.

    MediHandTrace: lutte contre les infections nosocomiales

    L’ambition de cette start-up est de tracer dans les établissements les 5 indications de l’hygiène des mains caractérisées par l’OMS (avant le contact patient, avant le geste aseptique, après le risque d’exposition à un liquide biologique, après le contact patient, après le contact avec l’environnement du patient).

    Francine Lanceleur, fondatrice de MediHandTrace estime qu’un patient sur vingt est atteint au cours de son parcours de soins par une infection nosocomiale: « En valeur absolue, cela représente 800 000 personnes touchées en France par an, 10 000 décès. Et un coût de 4 à 6 Md€ par an supporté par l’assurance maladie. Fait préoccupant, ces chiffres, en valeur absolue, ne bougent pas ».

    Les produits proposés par la start-up sont des puces à intégrer dans les chaussures des soignants, des antennes reconnaissant ces derniers et des distributeurs de solution d’hygiène hydro-alcoolique connectés. « Cela permet de savoir à tout moment ce qui se passe quand un soignant entre dans la chambre d’un patient. Nous avons développé un logiciel embarqué contenant toutes les données patients. Cela permet de savoir quels sont les différents soins à effectuer avec un système d’alerte et de rappel et de saisir toutes les infos lorsque ces actes de soin ont été réalisés », précise Francine Lanceleur.