Santé mentale

  • La HAS référence une première cohorte de cancer du poumon construite par IA (Lifen, Gustave Roussy)

    La HAS référence une première cohorte de cancer du poumon construite par IA (Lifen, Gustave Roussy)

    Pourquoi cela compte : Cette capacité à intégrer progressivement de nouveaux patients et de nouvelles informations pourrait réduire l’écart entre les données de routine et les cohortes cliniques classiques, plus longues à constituer et à actualiser.

    Source : Lifen, 2 septembre 2026 · fiabilité : source primaire de l’entreprise.

    Lifen mise sur l’industrialisation plutôt que sur le volume de dossiers

    La HAS référence LUCC Poumon, cohorte développée par Lifen avec Gustave Roussy, comme source de données en vie réelle mobilisable par les industriels, une première pour une cohorte construite avec l’IA, sans que ce référencement ne constitue une validation du protocole ni une certification du recueil. La cohorte s’appuie sur l’extraction et la structuration par IA de comptes-rendus médicaux issus de plusieurs établissements ; plus de 30 000 dossiers patients sont désormais structurés, un nombre doublé depuis le début de l’année selon Franck Le Ouay, CEO de Lifen. Lifen annonce l’extension de LUCC au cancer de la prostate, avec un objectif de 10 000 dossiers structurés d’ici fin 2026.

    L’intérêt de LUCC tient moins au volume de dossiers qu’à la méthode : la cohorte s’actualise en continu à partir de données produites dans le parcours de soins courant, sans les délais de constitution propres aux cohortes cliniques classiques.

    LUCC s’étend à la prostate, avec un objectif de 10 000 dossiers structurés d’ici fin 2026

    L’extension au cancer de la prostate marque un changement de dimension : LUCC ne se limite plus à un cancer et vise une infrastructure de données commune à plusieurs pathologies. Le projet s’inscrit dans le catalogue des bases de données en oncologie des Datatransformeurs, aux côtés du Resilience Data Warehouse de Resilience Care, ce qui traduit une structuration progressive du secteur autour de plusieurs infrastructures comparables.

    Le référencement par la HAS, de son côté, ouvre une reconnaissance institutionnelle sans emporter de jugement sur la qualité du recueil ni sur la méthode elle-même.

  • Sword Health rachète Headspace : consolidation de la santé mentale numérique aux États-Unis

    Sword Health, entreprise de santé numérique valorisée environ 4 milliards de dollars, va racheter Headspace, plateforme de santé mentale valorisée 3 milliards de dollars lors de sa fusion avec Ginger Health en 2021, pour un montant non communiqué. L’opération, effective le 14 septembre, s’inscrit dans la stratégie de Sword Health qui vise à renforcer son offre de santé mentale avant une éventuelle introduction en Bourse en 2028.

    Sword disposait déjà de « Mind », un outil qui combine IA thérapeutique et objet connecté pour détecter dépression et anxiété, avec des cliniciens disponibles en continu. Ce que Headspace apportera :

    • Un réseau de thérapeutes.
    • Des programmes de coaching.
    • Une marque grand public installée.
    • Un accès direct à la vente aux consommateurs.

    Un point que Sword, centrée sur les contrats B2B avec employeurs et assureurs, ne possédait pas. C’est cette complémentarité qui distingue l’opération d’un simple rachat de concurrent équivalent.

    Les deux entreprises reposent principalement sur le même modèle économique B2B. Cette proximité de modèle laisse ouverte une deuxième lecture, non exclusive de la première : au-delà de la complémentarité des offres, le rachat pourrait aussi répondre à une logique de consolidation face à un acteur positionné sur les mêmes contrats employeurs et assureurs.

    La valorisation de 3 milliards de dollars attribuée à Headspace remonte à 2021, une période où les valorisations de la santé mentale numérique atteignaient des niveaux qui ont depuis reculé dans une large partie du secteur. Le montant réel de la transaction n’étant pas communiqué, il reste impossible de savoir si ce rachat s’est fait avec une prime ou une décote par rapport à cette ancienne valorisation. Les documents publics précisent par ailleurs que les services cliniques ne seront pas réduits, mais anticipent des suppressions de postes administratifs en cas de doublons entre les deux organisations.

    Lecture européenne : les offres de santé mentale destinées aux employeurs se multiplient en France sur le même modèle B2B, vendues aux entreprises et aux assureurs. La consolidation observée aux États-Unis précède généralement de deux à trois ans celle du marché européen ; le rachat de Headspace donne une indication du mouvement à venir.

    Source : STAT News, août 2026 (d’après un dépôt réglementaire auprès de la Massachusetts Health Policy Commission) · fiabilité : presse spécialisée santé

  • Du machine learning pour identifier les comportements suicidaires

    Identifier les comportements suicidaires à l’aide de machine learning, c’est l’objet de l’étude du Professeur John Pestian, spécialisé dans l’informatique biomédicale et la psychiatrie au Children Medical Center de Cincinnati aux États-Unis, dont les résultats ont été publiés dans la revue Neuroscience le 7 novembre 2016.

    En utilisant les mots parlés ou écrits d’une personne, ce nouvel outil peut identifier avec précision (jusqu’à 93% de classification correcte) si une personne est suicidaire ou souffre de maladie mentale par exemple.

    « Ces approches informatiques offrent de nouvelles possibilités d’appliquer les innovations technologiques dans la prévention et les soins du suicide », précise le Professeur Pestian.

    Chacun des 379 patients participant à l’étude a rempli différentes échelles d’évaluation comportementale normalisées et participé à une entrevue semi-structurée répondant à cinq questions ouvertes pour stimuler la conversation comme par exemple « Êtes-vous en colère ?, « Est-ce que cela fait mal émotionnellement ? ». Les chercheurs ont extrait et analysé le langage verbal et non verbal à partir de ces données, puis ils ont utilisé des algorithmes de machine learning automatique pour classer les patients répartis en 2 groupes, personnes souffrant de maladie mentale ou personnes suicidaires.

  • Journée mondiale de la santé mentale : lancement de l’application « ePsyClinic »

    Fournir une meilleure connectivité entre patients en médecins, c’est l’objectif d’ePsyClinic, la nouvelle application lancée à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale le 10 octobre 2016, par la société du même nom.

    Les patients souffrant de douleur, détresse ou tout autre problème peuvent instantanément grâce à cette application se connecter et discuter en étant guidés par des psychologues d’ePsyClinic qui leur apportent un support de premier niveau.

    Sont aussi disponibles sur cette nouvelle application, d’abondantes données permettant de gérer les facteurs de stress.

    « Dès que quelqu’un est en détresse, il peut consulter instantanément avec un conseiller sans avoir à attendre de pouvoir prendre rendez-vous etc. Le processus entier de cette application est extrêmement rationalisé. C’est une application que tout le monde peut utiliser, permettant de trouver de l’aide », explique Shipra Dawar, fondatrice et directrice générale d’ePsyClinic.