Des bonus et des avantages financiers, c’est ce que propose Generali à ses assurés allemands « qui prennent soin de leur santé », à compter du 1er juillet 2016. Generali annonce par ailleurs le 23 juin 2016 que son offre « Vitality » sera prochainement lancée en Autriche et en France.
Le programme Vitality est basé sur le volontariat. Les tickets de caisse des supermarchés bio, les visites médicales préventives ou encore les inscriptions aux salles de fitness, sont autant de preuves utilisées par « Vitality » pour proposer des réductions allant de 11 à 16 % sur les primes d’assurance. Une application Android permet également aux clients de transmettre des données de santé très précises sur le nombre de pas qu’ils exécutent chaque jour, ou sur leur pression artérielle.
La commercialisation de cette offre est le résultat d’un partenariat signé entre Generali et l’assureur sud-africain Discovery en novembre 2014.
« Les assureurs jouent une rôle essentiel dans la protection de leurs clients quand les choses vont mal. Mais nous pensons que la prévention est un rôle tout aussi important pour Generali. Le programme Vitality vise à motiver nos clients pour qu’ils aient une meilleure vie et fassent des choix plus sains, à leur bénéfice et à celui de la société » a déclaré le Pdg du groupe Generali, Philippe Donnet.
Marisol Touraine a exprimé ses inquiétudes sur ce type d’offre à l’occasion du colloque Big Data en santé du 4 juillet 2016 :
« Les professionnels de santé doivent pouvoir plus facilement utiliser les données recueillies dans les établissements de santé pour la recherche clinique et l’amélioration des prises en charge.
A l’inverse, les patients font part de leurs inquiétudes à l’idée que les assureurs puissent accéder à ces données. Ces craintes sont légitimes et je les partage. C’est pourquoi j’ai spécifiquement interdit, dans la loi, leur accès direct aux données de santé.
J’ai par ailleurs allégé les contrôles a priori et renforcé les contrôles a posteriori. C’est la contrepartie indispensable à un accès plus simple. Dans le cadre maintenant établi par le Règlement européen adopté en mai dernier, nous travaillerons avec Axelle Lemaire à l’alourdissement des sanctions en cas de mésusage des données. »