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  • Le NHS England envisage d’introduire le modèle américain des ACOs en Grande-Bretagne (Consultation)

    Le NHS England lance une seconde concertation publique à destination des professionnels de santé et des usagers du système de santé pour évaluer les modalités de transposition des Accountable Care Organizations (ACOs) au modèle britannique. Des voix se sont élevées en Grande-Bretagne contre ce mode d’organisation des soins.

    Introduits aux Etats-Unis pour Medicare par l’Affordable Care Act (2010), les ACOs sont des groupes de prestataires de soins (médecins, hôpitaux, etc.), qui se réunissent sur la base du volontariat pour dispenser des soins coordonnées de qualité à l’échelle d’un territoire et bénéficient de financements publics annuels.

    Les Accountable Care Organizations (ACO) aux Etats-Unis

    Le système de santé américain présente le niveau de dépense de santé le plus élevé au monde (17,2% du PIB en 2016 selon l’OCDE) et par habitant, pour des résultats de santé globalement inférieurs aux autres pays développés. Les ACOs ont été créées par le Patient Protection and Affordable Care Act (2010) pour Medicare pour tenter de contenir l’augmentation des dépenses de santé aux Etats-Unis.

    Le Center for Medicare and Medicaid Services (CMS) définit les ACOs comme des groupes de médecins, hôpitaux ou autres offreurs de soins, qui se réunissent volontairement pour délivrer des soins coordonnées de haute qualité à leurs patients Medicare. Les ACOs américains relèvent exclusivement du programme fédéral Medicare traditionnel (Part A & B) et s’adressent aux assurés pris en charge par des offreurs de soins payés à l’acte.

    Les participants de l’ACO, sélectionnés par le CMS à l’issue d’un appel à candidature annuel et signataires d’un contrat de trois ans, sont collectivement responsables (accountable) de l’intégralité de la prise en charge des patients qui leur sont assignés. Les prestataires de soins sont payés à l’acte par Medicare au cours des trois années. Le financement est indexé sur des indices de performance et de qualité. Les ACOs se démarquent des modèles d’organisation des soins antérieurs à plusieurs titres : 

    • une ACO est responsable de l’intégralité de la prise en charge de ses patients, que cette prise en charge soit assurée par un membre de l’ACO ou non;
    • 75% de l’instance dirigeante est constituée de professionnels de santé membres de l’ACO;
    • les modalités d’organisation internes sont laissées à l’appréciation de chaque ACO.

    Le CMS dénombre aujourd’hui 561 ACOs aux Etats-Unis, aux contours et formes variables. La France s’y intéresse de près, l’article 35 du Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 proposait d’offrir une base légale permettant d’expérimenter un dispositif d’ACO à la française. Un rapport administratif publié en novembre 2017 par le Ministère des Solidarités et de la Santé interrogeait les « modalités de transposition au système de santé français » des ACOs.

    La Grande-Bretagne envisage pour sa part de le transposer en droit britannique et de l’intégrer au système de soins national, non sans difficulté.

    Le NHS (re)lance une consultation sur la transposition des ACOs en Grande Bretagne

    Le National Health Service britannique s’est saisi de la question dès 2014, en faisant de l’intégration des offres de soins l’un des objectifs prioritaires de son programme Five Year Forward Review. Le gouvernement britannique juge que les ACOs constituent à ce jour l’un de vecteurs d’intégration des soins les plus pertinents.

    Chaque ACO signe un contrat pluriannuel définissant les objectifs qui lui sont assignés dans le respect du budget imparti. En août 2017, le NHS England a publié un projet de contrat permettant aux Clinical Commissioning Groups (agences rattachées au NHS en charge de la planification et de la délivrance des soins sur un territoire donné) de constituer des ACOs sur leur territoire respectif.

    Le gouvernement britannique a lancé une consultation publique de près de deux mois entre le 11 septembre et le 3 novembre 2017 pour amender la version initiale du projet de contrat établi par le NHS. Point de désaccord majeur : la clause qui prévoyait la dissolution du contrat qui relie un médecin généraliste au NHS s’il rejoint une structure ACO.

    Les membres de l’opposition parlementaire travailliste ont déploré l’insuffisance des débats autour des ACOs. Le 25 janvier 2018, le NHS a annoncé le lancement d’une seconde consultation de trois semaines aux termes de laquelle le contrat dans sa version amendée deviendra effectif. Deux procédures judiciaires ont été ouvertes contre l’initiative, illustrant les difficultés de transposition du modèle américain en Grande-Bretagne. Les réticences portent sur le contenu du projet de contrat et sur les modalités pratiques de consultation :

    • 999 Call for the NHS : les membres de cette campagne contestent la légalité du dispositif ACO. Le fait de substituer au mode de financement actuel fondé sur le paiement à l’acte, un budget annuel alloué à un ACO (comme le prévoit le projet de contrat) constitue à leur sens une violation de la législation en vigueur. 
    • JR4NHS : quatre requérants (médecins et/ou professeur de médecine) contestent la légalité de la procédure consultative engagée par le NHS entre septembre et novembre 2017.

    Les requérants seront auditionnés les 14 mars et 28 avril 2018. L’issue des auditions ne devraient pas compromettre la mise en oeuvre du contrat ACO, qui laisse présager d’évolutions profondes du système de santé britannique.

  • Ethik-IA propose de reconnaître la RSE digitale dans le numérique, l’IA et la robotisation en santé

    Après une première conférence de presse organisée à Paris le vendredi 19 janvier 2018, à laquelle H&TI a participé, Ethik-IA publie une note de cadrage le vendredi 16 février 2018 appelant à la reconnaissance de la RSE digitale. 

    Initiative citoyenne et universitaire, Ethik-IA entend jouer un rôle moteur dans la définition d’un cadre juridique de déploiement de l’intelligence artificielle et de la robotisation en santé. Elle présente dans sa note de nouvelles formes de RSE associées au numérique, à l’IA et à la robotisation dans le secteur sanitaire et médico-social.

    Accompagner l’adaptation des métiers impactés par l’IA et la robotisation en santé

    Lors d’une conférence de presse organisée le vendredi 19 janvier 2018 – dont H&TI a rédigé le compte-rendu – les membres d’Ethik-IA ont présenté l’initiative Ethik-IA dont la finalité première est de « réguler positivement les innovations » dans champ de la santé et du médico-social.

    Cette initiative se fonde sur un constat bien précis : si un nombre croissant d’acteurs de santé (médecine de ville, hôpitaux) s’équipent de robots utilisant l’intelligence artificielle et autres dispositifs innovants, ce mouvement d’innovation n’est pas encore accompagné par un effort de définition d’un cadre de régulation.

    Ces ruptures technologiques sont par ailleurs susceptibles d’impacter les métiers des secteurs sanitaire et médico-social. Ethik-IA propose ainsi de « définir les bases d’une méthodologie d’évaluation des effets majeurs – déjà en cours ou à venir – de ces ruptures technologiques sur les ressources humaines sanitaires et médico-sociales ». L’initiative publiera un document de cadrage sur le sujet dans le courant du mois d’avril 2018.

    L’initiative engagera au cours du mois de février 2018 un appel à commentaires sur un modèle de norme de synthèse. Cinq « clés de régulation » seront précisées dans le document de synthèse. La quatrième clé porte sur l’accompagnement de l’adaptation des métiers. La note de cadrage publiée par Ethik-IA le 16 février 2018 préconise d’ores et déjà de réinjecter les « gains d’efficience » issus du déploiement de l’IA et de la robotisation dans le financement de la formation des professionnels impactés.

    De nouveaux modes d’exercice de la responsabilité sociale d’entreprise 

    « Dans ce contexte, l’investissement dans la régulation du déploiement de l’IA et de la robotisation doit pouvoir être reconnu comme une nouvelle forme d’exercice de la responsabilité sociale d’entreprise (RSE). Le choix d’investir dans un cadre responsable de recours à l’IA et à la robotisation s’inscrit, en effet, directement dans une logique de développement durable au sens large ».

    La notre de cadrage décrit les déclinaisons possibles de cette nouvelle forme de RSE associée au numérique, à l’IA et à la robotisation : 

    • engager des actions de sensibilisation des salariés aux enjeux du numérique ;
    • adapter des outils de formation et de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences ;
    • participer, dans le cadre de régimes de mécénat ou de contributions volontaires, au financement de dispositifs d’intérêt général contribuant à l’adaptation de l’ensemble de la société au « fait numérique » ;
    • développer des dispositifs de self-compliance et de certification volontaire pour s’assurer du caractère éthique et responsable de l’engagement d’un acteur socio-économique.

    Les modalités de déploiement de ce nouveau champ de la RSE sont donc multiples. Ethik-IA entend participer au débat organisé dans le cadre des États-généraux de la bioéthique et favoriser l’avènement de ce nouveau mode d’exercice de la RSE.

  • Santé populationnelle : est-elle transposable au modèle français ? La FHF s’interroge

    Un sondage rendu public le 6 février 2018 réalisé par le Deloitte Center for Health Solutions pour le compte de NEJM Catalyst, révèle que les financeurs et pourvoyeurs de soins américains concentrent désormais l’essentiel de leurs efforts sur le « population health management ». 

    Le concept de population health management (PHM) consiste à suivre la trajectoire d’une population présentant un même profil de santé et à adapter les stratégies de soins et de suivi en fonction de ses besoins. Si ce concept a été développé aux Etats-Unis, le Canada francophone, au début des années 2000, a adopté une notion similaire – celle de « responsabilité populationnelle en santé – dont la France et la Grande-Bretagne s’inspirent actuellement.

    La Fédération hospitalière de France a fait de la santé populationnelle une priorité politique pour la période 2017-2022. Elle élabore actuellement un guide sur le sujet à l’usage des acteurs du système de santé, à paraître en mai 2018.

    Dans un entretien accordé à H&TI en juillet 2017, Antoine Malone, directeur de projets à la FHF, définissait l’approche populationnelle en santé de la manière suivante : « La responsabilité populationnelle vise à suivre la trajectoire du patient sur l’ensemble de la chaîne de création de valeur, et à répondre ainsi au défi posé par la triple transition épidémiologique, démographique et technologique via des systèmes intégrés. Elle se distingue donc de la notion de parcours par une intégration complète de l’ensemble des services et acteurs autour des besoins des patients et de la population, avec eux et pour eux. »

    Genèse nord-américaine du concept de population health management 

    Un concept développé aux Etats-Unis pour structurer un système de soins intégrés

    Développé aux Etats-Unis au cours des années 1990, le concept de population health management (PHM) est l’extension du disease management (qui renvoie au ciblage de patients atteints d’une maladie définie) à une population spécifique pour une pathologie donnée, par exemple tous les assurés diabétiques d’une région.

    Le PHM est un mode d’organisation et de financement des soins, dont la finalité première est d’aider les professionnels de santé et les financeurs à évaluer le profil de santé et les besoins de populations présentes sur un territoire défini, dans une logique curative et préventive. L’objectif du PHM est de segmenter des populations de patients atteints de la même maladie, d’évaluer leurs besoins et de leur dispenser des soins adaptés.

    L’objectif financier du modèle, tel qu’il a été développé aux Etats-Unis, consiste à réduire les dépenses en prévenant les risques d’apparition de pathologies au sein de populations « bien-portantes » et d’améliorer le suivi et l’état de santé de populations atteintes de maladies chroniques. La logique inhérente au dispositif est préventive : le ciblage de population doit permettre d’identifier et de combler les failles dans la prise en charge de populations à risque ou « bien-portantes ».

    Rôle fondamental des outils numériques dans l’approche populationnelle

    Le concept de « Population Health Management » a été consacré en droit américain par le Patient Protection and Affordable Care Act (PPACA) promulgué le 30 mars 2010. Il repose sur plusieurs leviers technologiques, financiers et institutionnels : 

    • technologiques : le PHM repose sur de puissants systèmes d’agrégation et de traitement des données issues de sources multiples, permettant d’identifier et de segmenter les populations selon leur profil médical sur un territoire défini, d’analyser leurs besoins, de dispenser les soins appropriés, d’assurer leur suivi de long terme et de prédire l’évolution de leur état de santé. 
    • financiers : le système repose sur des indicateurs de performance et des leviers financiers incitatifs visant à encourager les médecins à faire porter leurs actions sur les populations les plus malades ou reléguées aux marges du système de soins (car défavorisées, ou mal informées, etc.).
    • institutionnels : les données permettant de faire émerger le profil sanitaire d’une population donnée à l’échelle d’un territoire proviennent de multiples sources : les acteurs institutionnels pourvoyeurs de données doivent accepter de mutualiser ces données et d’engager une dynamique partenariale.

    Une approche québécoise centrée sur la « responsabilité des parties prenantes » 

    Le Québec a développé au cours des années 2000 un concept proche intitulé « responsabilité populationnelle en santé », qui met en avant la notion de responsabilité des acteurs du systèmes de santé (médecins, assureurs, acteurs de la prévention). L’objectif de la « responsabilité populationnelle » est d’assurer un état de santé maximal chez la population d’un territoire, compte tenu des ressources disponibles. Elle est destinée à coordonner l’offre de soins et de services médico-sociaux en fonction d’une population donnée plutôt qu’en fonction d’un individu. 

    La notion de « responsabilité » constitue la clé-de-voute de ce modèle. Elle est fondée sur l’idée que les autorités locales ont une responsabilité vis-à-vis de leurs administrés, et doivent garantir l’accessibilité aux services concernés, mener des actions de prévention et prévenir les ruptures dans la prise en charge. La responsabilité populationnelle en santé et ses déclinaisons canadiennes ont fait l’objet de plusieurs travaux d’évaluation.

    L’imputabilité change avec la responsabilité populationnelle : les acteurs du territoire doivent s’organiser pour améliorer l’expérience de soins du patient et la santé de la population. L’approche populationnelle doit permettre de générer une triple amélioration de la prise en charge, du bien-être au travail et de l’équilibre budgétaire du système. C’est une modalité de transformation du système, comme l’expliquait Antoine Malone dans l’entretien accordé à H&TI en juillet 2017.

    Un concept transposable au contexte français ?

    La FHF s’est saisie de la question et l’a érigée en priorité politique pour la période 2017-2022

    La Fédération hospitalière de France (FHF) a repris à son compte le concept de « responsabilité populationnelle » – inspiré du modèle québecois.

    La FHF publiait le 28 mars 2017 sa « plateforme politique » pour la période 2017-2022, en vue d’impulser « un nouvel élan rassembleur au sein du système de santé » dans le contexte de l’élection présidentielle de 2017. La Fédération identifiait ainsi 12 priorités, dont la deuxième proposait « d’engager une révolution dans l’organisation de notre système en le fondant sur le principe de la responsabilité populationnelle ».

    La FHF a dégagé cinq lignes directrices permettant de mettre en oeuvre la santé populationnelle en France

    La responsabilité populationnelle recouvre plusieurs enjeux. La FHF en retient une définition analogue au modèle canadien. La responsabilité populationnelle en santé implique selon elle « l’engagement de l’ensemble des acteurs du territoire autour d’objectifs communs pour l’amélioration de la santé de la population sur leur territoire. Elle leur demande d’agir collectivement afin de rendre accessible un ensemble de services sociaux et de santé pertinents et coordonnés ».

    La Fédération dégage cinq lignes directrices pour traduire le concept de responsabilité populationnelle en action : aligner les standards de qualité sur les standards mondiaux, placer les professionnels de santé au coeur de la démarche populationnelle, intégrer la qualité aux objectifs des territoires de santé, développer « massivement » les enquêtes et recherches médico-économiques territorialisées, développer à l’échelle territoriale les outils incitatifs nécessaires à l’atteinte des objectifs qualité.

    Responsabilité populationnelle en santé dans le contexte français : un guide en préparation, à paraître en mai 2018

    Antoine Malone, directeur de projet à la FHF, prépare actuellement un guide dédié à la responsabilité populationnelle, à l’usage des professionnels de santé et des acteurs institutionnels. Elaboré en collaboration avec trois étudiants et un tuteur de l’Executive MBA Santé Paris Dauphine (Université Paris Dauphine), ce document examinera la mise en oeuvre pratique de la responsabilité populationnelle dans un contexte français. Ce guide sera rendu public en mai 2018, à l’occasion de Hôpital Expo.

    Ce guide interrogera les modalités de transposition de ce modèle nord-américain au contexte socio-sanitaire français et ses applications possibles en France à travers, notamment, les GHT.

  • Intelligence artificielle : le NHS encourage la collaboration entre l’Inde et le Royaume-Uni

    Une délégation britannique, composée de représentants des meilleurs hôpitaux du National Health Service (NHS) et des principaux fournisseurs de soins du Royaume-Uni, s’est rendue en Inde du 4 au 8 février 2018 pour encourager l’innovation dans le domaine de la santé.

    Dirigée par le président du NHS England, Sir Malcolm Grant, la délégation a concentré son attention sur les technologies de santé novatrices telles que l’intelligence artificielle (IA) et la promotion de la collaboration entre les deux pays.

    Le NHS souhaite soutenir l’Inde dans la transformation de son industrie de santé

    Une attention particulière portée sur l’IA et la réalité virtuelle

    Le haut-commissariat britannique en Inde a déclaré que la mission était focalisée « sur l’innovation dans les soins et [qu’elle avait pour objectif de répondre] aux besoins changeants de l’offre médicale car les technologies (…) telles que l’intelligence artificielle (IA), les capteurs portables et la réalité virtuelle [devenaient] de plus en plus courantes. »

    Réduire les coûts et proposer des soins plus personnalisés grâce à aux nouvelles technos

    Les délégués médicaux britanniques ont expliqué à leurs homologues indiens comment ils pouvaient réduire les coûts au sein de l’industrie, augmenter l’accès aux soins dans les zones reculées et fournir des solutions de soins plus personnalisées grâce aux nouvelles technologies.

    Health tech : le NHS collaborera avec l’Inde pour déployer de nouvelles solutions

    Le NHS dispose d’un « solide héritage dans le développement (…) de la technologie »

    « Alors que le National Health Service fête son 70e anniversaire, il continue d’être classé parmi les plus importants systèmes de santé au monde, a déclaré Sir Grant dans un communiqué (source : Digitalhealth.net). Nous sommes fiers de notre solide héritage dans le développement de la science et de la technologie mais nous continuons à investir dans l’innovation pour améliorer [l’offre de soins délivrée] aux patients et relever les défis du XXIe siècle. »

    Inde : une industrie de la santé de plus en plus tournée vers la health tech

    La délégation commerciale britannique a assisté aux événements suivants :

    • une conférence organisée à Delhi sur l’avenir des soins avec des directeurs d’hôpitaux, des instituts médicaux, des universités et des sociétés de soins ;
    • une table ronde à Delhi avec dix directeurs d’hôpitaux locaux ;
    • au sommet India-UK Createch, qui s’est tenu à Bombay le 6 février 2018. L’événement avait pour but d’explorer les avantages de la convergence de la créativité et de la technologie (Createch) au sein de l’industrie de santé et plus précisément la manière dont cette fusion permet la création de nouveaux produits, services et expériences à valeur ajoutée.
    • Elle a également visité à Hyderabad (sud de l’Inde) le site d’un hôpital Apollo. Les hôpitaux Apollo sont les premiers centres de soins hyper spécialisés du pays à proposer des services axés sur la médecine moderne.

    Par le biais de cette visite commerciale, le NHS souhaite « développer l’intérêt commun et croissant entre l’Inde et le Royaume-Uni en ce qui concerne les derniers systèmes intelligents et les nouvelles solutions novatrices [disponibles sur le marché] en matière de soins », a ajouté Sir Malcolm Grant.

  • Artificial intelligence: NHS encourages collaboration between India and the United Kingdom

    A UK delegation composed of representatives from top NHS hospitals and leading healthcare providers in the UK visited India from February 4-8th to encourage innovation in the field of health.

    Led by chairman of NHS England Sir Malcolm Grant, the delegation focused on disruptive health technologies such as artificial intelligence (AI) and promoted collaboration between the two countries.

    NHS would like to support India to transform its health industry

    A special focus on AI and virtual reality

    The British High Commission in India stated that the mission was focused on « innovation in healthcare » and it was intended to « address the changing needs of medical provision as disruptive technologies such as artificial intelligence (AI), wearable sensors, and virtual reality become increasingly commonplace. »

    To reduce costs, improve access to health and offer more personalized care via new technology

    The UK healthcare delegates explained to their Indian counterparts how they could reduce costs in the industry, increase access to care in remote areas, and provide more personalized care solutions through new technology.

    Health Tech : NHS wants to work closely with India to deploy new solutions

    The NHS has a « strong heritage in science and technology development »

    « As the National Health Service reaches its 70th anniversary year it continues to be ranked amongst the foremost health systems in the world, » Sir Malcolm Grant said in a statement (source: Digitalhealth.net). « We are proud of our strong heritage in science and technology development, but we continue to invest in innovation to improve patient care and meet the challenges of the 21st century. »

    India: Healthcare industry increasingly focused on health tech

    The trade delegation attended the following events:

    • A conference in Delhi focused on the future of healthcare with senior management of hospitals, medical institutes, colleges and healthcare companies;
    • A round-table meeting in Delhi with ten local hospitals’ CEOs;
    • The India-UK Createch Summit, held in Mumbai on February 6th 2018. The event aimed to explore the convergence of creativity and technology (Createch) and how it’s enabling the creation of new value-added products, services and experiences.
    • It also visited the site of an Apollo hospital in Hyderabad (southern India). Apollo Hospitals are the country’s leading super specialty hospital which give patients the best of modern healthcare.

    Through this trade visit, NHS wants to « nurture the common and growing interest between India and the UK regarding the latest smart systems and pioneering new healthcare solutions, » Sir Malcolm Grant added.

  • 63 % des Français favorables au développement de la e-santé (Sondage Odoxa)

    L’institut Odoxa a rendu public le jeudi 15 février 2018 les résultats d’une enquête sur la e-santé, réalisée auprès d’un échantillon de 982 Français par internet les 7 et 8 février 2018.

    Il ressort de cette enquête que l’essor de la e-santé est bien perçu par 63% des personnes interrogées. En revanche, les Français ont une connaissance et un usage encore inégaux des outils de la e-santé, invitant davantage de « communication et d’information » de la part des pouvoirs publics et des acteurs privés.

    Si le développement de la e-santé est globalement bien perçu, les innovations en la matière sont inégalement connues

    L’essor de la e-santé est globalement bien perçu

    Le développement de la e-santé constitue une source d’espoir pour 63% des personnes interrogées. Parmi elles, les jeunes sont les plus optimistes (72%), talonnés de près par les CSP+ (70%), les hommes (68%) et les femmes (58%). Les personnes âgées de plus de 65 ans se montrent positives, bien que d’une courte majorité : 55% des seniors interrogés se disent optimistes.

    Les innovations en e-santé sont inégalement connues

    Les personnes interrogées connaissent les dispositifs de télémédecine et des objets connectés : 75% d’entre elles en ont déjà entendu parler. En revanche, la chirurgie augmentée et le big data en santé leur sont moins familiers : 62% des sondés ignorent l’existence de la chirurgie augmentée. Seuls 28% d’entre eux déclarent connaître le big data en santé.

    Pour progresser, l’usage des outils de e-santé doit être encouragé par les secteurs public et privé

    Un usage encore modéré des outils de santé

    Seuls 37% des sondés disent se servir « souvent » ou « de temps en temps » d’objets connectés pour suivre leur santé ou leur activité physique. Les jeunes les utilisent en majorité (60%) tandis que les CSP+ y ont recours pour une petite moitié d’entre eux (46%). A Emile Leclerc, directeur d’études à Odoxa, de conclure : « de l’information et de la communication sont donc toujours nécessaires ».

    L’essor de la e-santé doit résulter d’un effort conjoint des secteurs public et privé

    65% des personnes interrogées considèrent que la e-santé se développera efficacement par une bonne coopération entre les secteurs public et privé. Seuls 24% d’entre elles pensent que le public doit encadrer le développement de la e-santé pour prévenir le risque de dérives ou d’abus. 10% des sondés y sont défavorables.

  • Appel à projets « handicap et accès aux soins » de la Fondation Malakoff Méderic Handicap et la FIRAH

    La Fondation Internationale de la Recherche Appliquée sur le Handicap (FIRAH) et la Fondation Malakoff Médéric Handicap ont conjointement ouvert début janvier 2018 un appel à projets de recherche appliquée commun sur le thème du handicap et de l’accès aux soins.

    Face au constat que les personnes handicapées ne sont pas accueillies de façon à facilement identifier leurs problèmes de santé, les deux fondations s’associent et sont à la recherche de projet pouvant apporter une réponse aux problématiques suivantes :
    • comment améliorer la connaissance du handicap dans le monde de la santé et du soin ?
    • comment améliorer la coordination médicale autour de la personne handicapée et de son parcours de soin ?
    • comment améliorer l’accès aux actions de prévention et leur accessibilité pour et avec les personnes handicapées ? 
    • comment améliorer l’accueil et l’accessibilité dans les services d’urgences ?

    Les lettres d’intention doivent être soumises avant le 23 mars 2018. Une phase de présélection aura lieu et les porteurs de projets retenus devront soumettre le dossier complet avant le 28 septembre 2018 à minuit. Les dossiers complets sélectionnés seront annoncés aux porteurs de projets le 5 décembre 2018.

    Critères de sélection

    Des porteurs de projets de nationalité française et ayant des terrains de recherche sont admissibles. À noter que les projets de collaboration internationale ou de recherche comparative sont également possibles.

    La recherche appliquée doit apporter des solutions concrètes aux difficultés rencontrées au quotidien par les personnes handicapées et leurs familles, fruit d’une collaboration réelle, tout au long du processus de recherche, entre les personnes handicapées, leurs familles, les accompagnants, les professionnels et les chercheurs, et qui au final fera l’objet d’une diffusion auprès des acteurs de terrain.

    • L’objectif général du projet: il doit s’inscrire dans une dynamique d’accès aux droits pour les personnes handicapées ;
    • L’originalité du projet et son caractère innovant : la prise en compte des nouvelles approches, de l’évolution des concepts et des changements de terminologie dans le champ du handicap sera recherchée et l’innovation dans les modalités de mesure de la qualité de vie, la qualité de la participation sociale, le degré de satisfaction, et l’autodétermination des personnes concernées;
    • Présentation du porteur de projet, de ses partenaires, de leurs rôles respectifs au sein du projet : des projets de recherche ciblés sur des problématiques identifiées par les personnes handicapées et leurs familles seront privilégiés et on évaluera le nom des chercheurs participants, leurs domaines de compétences et les projets de recherche et publications auxquels ils ont participé en lien avec le thème de la recherche proposé ;
    • La méthodologie et les résultats attendus : une méthodologie participative de recherche explicite et cohérente sur le plan scientifique est requise ;
    • Les supports réalisés pour diffuser et valoriser les connaissances produites par la recherche: une attention particulière sera portée aux supports réalisés pour permettre à la connaissance produite par la recherche d’être transférée ;
    • Le réalisme dans l’adéquation entre objectifs, activités et ressources .

    Objectifs des projets de recherche appliquée 

    • L’identification de la problématique par des acteurs de terrain (incluant les personnes handicapées – tout type de handicap – elles-mêmes et leurs familles) en lien avec l’accès à la santé
    • La transformation de cette problématique en une question de recherche appliquée par des chercheurs associés
    • La production de connaissances et/ou d’outils permettant de répondre aux besoins des personnes handicapées

    Les travaux réalisés permettront alors d’exposer les acquis de ces expériences et de proposer des dispositifs d’intervention pouvant être essaimés. Elles doivent déboucher également sur la réalisation de recommandations, d’actions et d’outils opérationnels et pédagogiques permettant aux personnes et autres organisations concernées de mettre en place des réponses adaptées.

    Soutien financier

    Un montant de 100 000 euros maximum pourra être alloué à chaque porteur de projet. Les projets ayant acquis l’ensemble des financements pour la mise en œuvre du projet dans son intégralité seront privilégiés, sachant qu’ils devront se dérouler sur une période de 2 ans maximum.

    Soumission et informations complémentaires

    Les informations supplémentaires sont disponibles ici.

    Un formulaire de lettre d’intention doit être utilisé pour postuler. Il est disponible ici.

  • Bruno Jarry est élu nouveau président de l’Académie des technologies

    Bruno Jarry, jusqu’alors vice-président de l’Académie des technologies est devenu son Président à l’issue d’une élection en assemblée plénière, comme annoncé par l’Académie des technologies dans un communiqué de presse du 11 janvier 2018.

    Il succède à Alain Bravo, qui a écourté son mandat afin de se consacrer pleinement à la création de la Maison des technologies pour le progrès et l’innovation. C’est par ailleurs Pascal Viginier, Inspecteur général pour le Groupe Orange-France Télécom, qui est nommé vice-président.

    Il a dans le passé été Directeur scientifique du groupe britannique Tate & Lyle, fournisseur mondial d’ingrédients et de solutions pour l’industrie agroalimentaire, puis Conseiller du président de l’Institut Curie (2004-2006) et enfin chargé de mission au cabinet du Premier Ministre pour les questions liées aux biocarburants et à la chimie verte (2007-2013).

    Il est l’initiateur de la Convention annuelle et des Grands prix de l’Académie des technologies, un événement dont la vocation est de mieux faire connaître les innovations technologiques d’une filière industrielle et dont la première édition, consacrée à l’innovation dans le secteur agroalimentaire, a eu lieu en novembre 2017, en présence de la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

  • La FDA (USA) dévoile sa feuille de route pour 2018 et fait de la santé numérique une priorité

    En janvier 2018, Scott Gottlieb, directeur général de la Food and Drug Administration (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux), a présenté la feuille de route de l’agence pour l’année 2018, intitulée « Health Innovation, Safer Families : FDA’s 2018 Strategic Policy Roadmap ».

    La santé numérique constitue l’un des axes prioritaires de la feuille de route, aux côtés de l’amélioration de l’innovation en santé, l’élaboration de nouveaux outils de santé à destination des consommateurs, la lutte contre les addictions, l’augmentation de ses effectifs et le renouvellement de ses méthodes d’évaluation des dispositifs médicaux.

    Scott Gottlieb, directeur général de la Food and Drug Administration, a précisé les orientations stratégiques de l’agence pour l’année 2018. Son activité couvrira les champs suivants :

    • fournir aux consommateurs de nouveaux outils pour leur permettre d’améliorer leur régime alimentaire et leur état de santé ;
    • encourager l’innovation et la compétition en santé ; 
    • poursuivre la lutte contre les addictions pour enrayer la crise des opioïdes ; 
    • recruter du personnel pour augmenter la force de travail de la FDA et sa capacité d’évaluation.

    Les deux premiers axes de la feuille de route s’inscrivent dans une démarche de promotion des innovations en santé, que l’Agence décline déjà à travers son « Digital Health Innovation Action Plan » et semble vouloir conforter au seuil de cette année 2018.

    Axe III : encourager la production et l’utilisation des outils digitaux en santé

    Favoriser l’utilisation des technologies digitales

    La FDA constate que les patients sont en mesure de contrôler leur données personnelles et que les professionnels peuvent délivrer des soins de meilleure qualité grâce à l’utilisation d’objets connectés et d’applications mobiles. Cet usage s’avère particulièrement pertinent dans le cadre du suivi des pathologies chroniques, souligne la FDA. Ainsi, « des technologies digitales bien évaluées permettent d’atteindre des objectifs » de responsabilisation des patients et d’accompagnement des professionnels de santé.

    Poursuivre le programme de pré-certification des innovations digitales

    La FDA, en charge d’évaluer les technologies innovantes en santé et d’en réguler la production et commercialisation, annonce vouloir adapter ses méthodes d’évaluation pour « relever les défis soulevés par de nouveaux secteurs technologiques » et répondre aux besoins des consommateurs. La FDA entend ainsi poursuivre son programme pilot de pre-certification des innovations numériques, lancé en juillet 2017 dans le but « d’encourager les innovations numériques en santé ».

    La FDA annonce également la publication d’un guide à destination des concepteurs et industriels, qui permettra de différencier les technologies numériques conformes à la règlementation de la FDA de celles qui ne le sont pas encore. Érigée en priorité par la FDA, la santé numérique fera l’objet de mesures dont le contenu sera progressivement dévoilé par ses administrateurs dans le courant de l’année.

    La feuille de route est consultable en ligne.

  • CHU de La Réunion : décision favorable du Copermo pour le plan de retour à l’équilibre

    Le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (Copermo) a validé mercredi 31 janvier 2018, les propositions formulées par la direction du Centre Hospitalier Universitaire de la Réunion. Un soutien financier a été obtenu et les contreparties actées.

    Pour rappel, Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, qui s’était rendue au CHU de l’île début octobre 2017 avait annoncé une aide de 50 millions d’euros à la structure qui accusait, en 2016, un déficit de 35 millions d’euros.

    Il s’agissait, selon elle, d’une « aide transitoire » répartie sur quatre ans, dont 14 millions dès 2017.

    En contrepartie, la direction du CHU a proposé des mesures d’économie, ce qui a suscité une grève du personnel mardi 30 janvier 2018. A l’appel de la CFDT, une partie du personnel a cessé le travail et 34 médecins ont proposé leur démission. Ils protestaient contre le manque de concertation dans l’élaboration du plan de retour à l’équilibre.

    Que prévoit le plan de retour à l’équilibre ?

    Concernant le plan de retour à l’équilibre, Lionel Calenge, le directeur du CHU de La Réunion, s’est engagé à réaliser 30 millions d’euros d’économies sur 5 ans. 11 millions concerneraient la masse salariale. 155 postes devraient ainsi être supprimés, parmi lesquels 6 médicaux, mais aussi des soignants, comme des infirmiers, des aides-soignants et des agents des services hospitaliers.

    L’accord du Copermo… vers un redressement de la situation ?

    Le Copermo a rendu une décision favorable pour le soutien au financement du bâtiment central du site de Saint-Pierre et pour le plan de retour à l’équilibre, présenté par la direction de l’établissement.

     « Cette validation est un signal de confiance et de crédibilité adressé par le gouvernement au dossier du CHU, et une première étape importante dans son redressement », écrit l’ARS Océan Indien dans un communiqué du 2 février 2018. L’agence poursuivra l’accompagnement attentif du CHU dans son engagement à dépasser ses difficultés financières et mener sa modernisation au bénéfice des patients. Un point mensuel sera assuré par ses services.

    Un point semestriel sur l’état de mise en œuvre du plan d’action et ses effets sur le suivi de la situation financière du CHU sera assuré à cet effet au niveau national. Ce suivi renforcé permettra notamment au Copermo de piloter le versement des aides nationales en fonctionnement consenties en contrepartie de l’effort de redressement accompli par le CHU lui-même.