Femtech

  • Universités d’été de la performance en santé 2019 (Anap) : appel à communications jusqu’au 27/01/2019

    L’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) lance un appel à communications dans le cadre de ses 9èmes Universités d’été de la performance en santé, qui se tiendront les 5 et 6 septembre 2019 à Marseille. Les candidatures devront s’inscrire dans la thématique de cette nouvelle édition, soit « Comment mener une transformation réussie ? ».

    L’appel s’adresse à tout professionnel intervenant dans les établissements sanitaires ou médico-sociaux, ou en ville, salarié ou libéral, médecins ou soignants, acteurs de la promotion, de l’éducation à la santé, de la santé communautaire, aidant de personne malade, représentant d’usager ou usager, institutionnel, étudiant ou collectivité locale, souhaitant faire part de son expérience de transformation réussie.

    Le formulaire de candidature doit être complété avant le 27 janvier 2019 via ce lien.

    Les candidats retenus auront l’opportunité d’exposer la réussite de leur projet de transformation à l’occasion des Universités d’été de l’Anap 2019.

    Conditions

    Avoir surmonté certaines difficultés pour mener à terme un projet de transformation dans un environnement professionnel qui impliquait :

    • un changement d’organisation (exemples : virage ambulatoire, coopérations, territorialité…).
    • une évolution des pratiques (exemples : de la spécialisation à la coordination, évolutions du management…) ;
    • l’arrivée des nouvelles technologies (exemples : de l’art au robot, l’intelligence artificielle, l’exploitation des data…) ;
    • la prise en compte des impacts éthiques des nouvelles  technologies (exemples : le patient objet d’attention dans le soin, le patient informé, le transhumanisme…).

    Le projet présenté doit :

    • être en cohérence avec la thématique de la manifestation ;
    • présenter un caractère transposable ;
    • faire preuve de son intérêt/efficacité ;
    • avoir été porté collectivement ;
    • avoir une dimension pluri-professionnelle ; 
    • avoir été porté par les professionnels et pouvoir bénéficier également aux usagers.

    Comment répondre ?

    La communication doit être présentée sur une page, structurée en 5 chapitres :

    •  » Contexte et objectifs » ;
    • « Points de vigilance » ;
    • « Difficultés rencontrées et façon dont elles ont été surmontées » ;
    • « Éléments-clés de réussite / leviers » ;
    • « Résultats et éléments d’évaluation ».

     Le formulaire en ligne doit donner :

    • un titre à la communication : 120 caractères maximum espaces compris ;
    • un résumé global de l’expérience présenté en 4 à 5 lignes : environ 400 caractères maximum espaces compris ;
    • le(s) nom(s) de(s) l’intervenant(s) pressenti(s) : 2 intervenants maximum.

    La communication doit être remise via le formulaire en ligne au plus tard le 27 janvier 2019.

    Modalités de sélection

    La sélection aura lieu en février 2019, « avec le concours des membres du comité en charge de l’élaboration du programme de l’Université d’été », précise l »Agence nationale d’appui à la performance (Anap).

    Les propositions retenues feront :

    • soit l’objet d’un atelier d’une durée d’1h30, « qui permettra de présenter le retour d’expérience puis de partager avec la salle les facteurs-clés de réussites comme les difficultés rencontrées », 
    • soit l’objet d’un poster, qui sera présenté au sein de l’espace d’exposition de la manifestation. 

    « Toute proposition ne respectant pas les recommandations aux auteurs présentées ci-dessus, et arrivant hors délais, ne pourra être étudiée par le comité de sélection », souligne l’Anap.

  • NanoCardio : un projet France-Wallonie-Flandre pour prévenir les troubles cardiovasculaires

    Depuis quelques mois, les universités de Reims Champagne-Ardenne, de Gand, en Flandre, et de Mons, en Wallonie, travaillent ensemble sur NanoCardio, un projet qui vise à prévenir les troubles cardiovasculaires par le biais d’un dispositif capable de détecter les plaques d’athérome à risque via une méthode d’imagerie non invasive (IRM), indiquent-elles dans un communiqué publié le 7 décembre 2018.

    Le budget total de ce projet s’élève à ce jour à plus de 1,6 milliards euros, dont 801 339 euros sont financés par les Fonds européen de développement régional (Feder). Les trois universités participent également au financement (montant non divulgué).

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’Interreg FWVL, un programme de coopération transfrontalière rassemblant la France, la Wallonie et la Flandre. « En rapprochant les savoir-faire de partenaires de [cette] zone transfrontalière (…), Nanocardio ambitionne d’élaborer des sondes nanométriques multifonctionnelles et biocompatibles dédiées à la visualisation et [à] l’analyse des plaques athéroscléreuses », expliquent les responsables du projet, précisant que l’objectif est de « prédire le plus précocement possible l’évolution de ces plaques pour permettre une prise en charge adaptée des patients ».
    Comme il s’agit d’un enjeu sanitaire de portée mondiale, les résultats du projet Nanocardio pourront être transposés à échelle internationale, ajoutent-ils.

    Nanocardio prend vie en laboratoire mais se décline aussi sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Linkedin, Twitter et ResearchGate). Récemment, le site web www.nanocardio.eu a été mis en ligne, à la fois en français, en néerlandais et en anglais.

    Une technique non invasive

    31 % de la mortalité mondiale annuelle est imputable aux maladies cardiovasculaires

    NanoCardio vise de manière générale à mieux traiter les maladies cardiovasculaire, responsables d’environ 17,7 millions de décès chaque année dans le monde selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit 31 % de la mortalité totale au niveau international. Parmi ces décès, on estime que 7,4 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,7 millions à un AVC (chiffres 2015).

    L’imagerie IRM et l’imagerie optique plutôt que l’angiographie

    Le projet a pour but, plus précisément, de détecter et d’analyser les plaque d’athérome in vivo par imagerie optique et imagerie IRM, qui présente l’avantage d’être non invasive, de n’utiliser aucune radiation ionisante et de posséder une « excellente résolution ». « La méthode utilisée actuellement est l’angiographie. Elle requiert la pose invasive de cathéters et l’utilisation de molécules iodées, ce qui n’est pas sans risque pour les patients », est-il indiqué sur le site Nanocardio.eu.

  • Bpifrance et France Biotech lancent l’Observatoire du transfert de technologies, dédié à la santé

    Bpifrance, qui déploiera son plan « deeptech » en janvier 2019, et l’association des entrepreneurs en sciences de la vie France Biotech lancent l’Observatoire du transfert de technologies, dédié au secteur des innovations en santé.

    L’objectif de cet observatoire annuel, qui mesurera les progrès réalisés au niveau national, est de continuer et d’amplifier l’enquête sur le transfert de technologies de la santé en France, conduite par un groupe de travail créé par France biotech et dont les résultats ont été publiés le 6 décembre 2018.

    Missions :
    • élargir le périmètre de l’enquête aux différents types de partenariats public-privé et aux différents acteurs impliqués en santé (suivi en miroir des offices du transfert de technologies (OTT)/entreprises) ;
    • établir un état régulier des bonnes pratiques et des marges d’amélioration des partenariats public-privé ;
    • émettre des recommandations pour les entreprises, les OTT et les tutelles ;
    • étudier des cas concrets, remonter aux membres du groupe de travail des exemples de situations complexes afin d’aider à les fluidifier ;
    • enrichir régulièrement la boîte à outils, notamment par des comparables ainsi que des modèles de plan de développement et plan d’affaires.

    Principaux résultats de l’enquête sur le transfert de technologies de la santé

    Dans le cadre de l’enquête sur le transfert de technologies de la santé réalisée par France biotech, tous les acteurs et offices du transfert de technologies (OTT) ont été réunis pour identifier et quantifier les principaux problèmes rencontrées par les entrepreneurs du secteur.

    Les 3 difficultés majeures suivantes ressortent de l’étude :

    • 73 % des plaintes concernent les délais de négociation d’un accord de licence, en moyenne de dix-huit mois ;
    • 38 % la copropriété avec des structures académiques ;
    • 29 % les conditions financières.

    « Ces problèmes de délai ne sont que la conséquence d’une relation qui relève plus du rapport de force que d’un véritable partenariat public-privé, commente Franck Mouthon, administrateur et responsable du groupe de travail sur les partenariats public-privé de France biotech (source : Les Échos). Il faut instaurer dès le début une relation équilibrée entre l’OTT et l’entreprise, car la grande majorité des actifs développés par les sociétés de biotechnologies sont issus de la recherche publique. »

    Réduire le délai de négociation à 10 mois au lieux de 18

    Pour réduire ce délai de négociation à dix mois, l’association propose des outils de bonne pratique, tels que des contrats comparables déjà signés ou des modèles de lettre d’intention.

    Pour l’instant, elle s’est concentrée sur l’accord de licence exclusive envisage d’intégrer tous les partenariats public-privé.

    Observatoire : vers un élargissement à d’autres secteurs

    Bpifrance prévoit d’élargir l’observatoire à d’autres secteurs innovants que celui de la santé.

    Dans le cadre du déploiement de son plan « deeptech », qui s’inscrit dans le prolongement de la création par le gouvernement du Fonds pour l’innovation, la banque publique d’investissement cherche à doubler la création annuelle de start-ups dans le secteur de la deeptech et à les aider à se développer. Elle s’engage ainsi « aux cotés des acteurs de la valorisation de la recherche, du transfert de technologies et des entrepreneurs », explique-t-elle dans un communiqué publié le 6 décembre 2018.

  • Consultation citoyenne silver éco : 95 % des Français approuvent le renforcement de l’aide à domicile

    95 % des Français approuvent l’idée d’un renforcement du maintien à domicile pour les personnes âgées, 18 % considèrent cette idée comme un coup de cœur et 26 % la jugent particulièrement réaliste, révèlent entre autres les résultats de la consultation citoyenne « Comment mieux prendre soin de nos aînés » (414 000 participants et 1,7 million de votes), publiés le 6 décembre par le ministère des Solidarités et de la Santé.
    Les citoyens mettent principalement en avant trois demandes majeures dans le domaine de l’aide à domicile : l’équipement en solutions innovantes, l’adaptation des logements et le développement d’une vraie offre de services à domicile.

    Les propositions des Français ont été regroupées en grandes idées et classées en fonction de plusieurs critères : « l’engagement qu’elles suscitent, les votes favorables, les coups de cœur, leur caractère jugé réaliste, banal ». 4 axes ont été identifiés :
    1. améliorer les conditions de travail et de vie des professionnels et des proches aidants ;
    2. accroître la qualité et la variété de l’offre de lieux de vie ;
    3. réduire le coût de la prise en charge de la perte d’autonomie en établissements et à domicile ;
    4. renforcer l’accès à santé pour les personnes âgées.

    Cette consultation s’inscrit dans le cadre de la concertation « Grand âge et autonomie », lancée le 1er octobre 2018 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Les propositions émises par les Français visent à nourrir la réflexion menée au niveau national avec pour objectif la remise d’un rapport au gouvernement début 2019 « dans la perspective d’une proposition de réforme devant déboucher sur un projet de loi« , précise le ministère dans un communiqué.

    1. Améliorer les conditions de travail et de vie des professionnels et des proches aidants

    Améliorer les conditions de travail des personnels d’aide et de soin

    • 96 % des votants approuvent cette idée,
    • 18 % la considèrent comme un coup de cœur
    • et 21 % la jugent particulièrement réaliste.

    Cette idée s’exprime sur quatre thèmes récurrents :

    • la revalorisation des salaires,
    • le renforcement des effectifs,
    • la formation
    • et le développement des matériels d’aide.

    Mieux accompagner les aidants

    • 96 % des votants approuvent cette idée,
    • 16 % la considèrent comme un coup de cœur
    • et 21 % la jugent particulièrement réaliste.

    Les initiateurs de la concertation constatent « une attente forte » en ce qui concerne la question des aidants et des moyens dont ils disposent. Parmi les propositions les plus fréquemment mises en avant figurent notamment :

    • les avantages fiscaux,
    • les aides à l’aménagement des logements,
    • une meilleure information et formation,
    • une reconnaissance statutaire.

    « Il faut créer une aide, un crédit d’impôt, aux enfants qui souhaitent garder leurs parents à domicile, pour des travaux d’aménagement », propose notamment Aurélie (Guadeloupe), l’une des participantes à l’enquête.

    2. Accroître la qualité et la variété de l’offre de lieux de vie

    Renforcer le maintien à domicile

    • 95 % des votants approuvent cette idée,
    • 18 % la considèrent comme un coup de cœur
    • et 26 % la jugent particulièrement réaliste.

    Les citoyens mettent principalement en avant trois demandes majeures :

    • l’adaptation des logements,
    • l’équipement en solutions innovantes
    • et le développement d’une vraie offre de services à domicile.

    Améliorer la qualité et l’accueil des personnes âgées en établissements

    • 93 % des votants approuvent cette idée,
    • 18 % la considèrent comme un coup de cœur
    • et 24 % la jugent particulièrement réaliste.

    Les Français qui ont participé à la concertation semble particulièrement préoccupés par la qualité de l’accueil dans les établissements. Afin d’améliorer l’offre à ce propos, ils émettent plusieurs solutions, dont :

    • une augmentation du nombre de personnels soignants,
    • des unités à taille humaine,
    • un dispositif d’écoute renforcé,
    • des services diversifiés
    • et un meilleur contrôle de l’État, notamment sur l’usage de l’argent public.

    « Il faut augmenter les activités et les animations d’éveil cognitif et sensoriel en Ehpad », suggère aussi Nathalie (Paris).

    Développer des lieux de vie alternatifs ou intergénérationnels innovants

    • 92 % des votants approuvent cette idée,
    • 22 % la considèrent comme un coup de cœur
    • et 22 % la jugent particulièrement réaliste.

    De nombreuses propositions visent à permettre aux personnes âgées de combiner les avantages du maintien à domicile avec ceux de l’établissement (Ehpad hors les murs, plateformes de services par exemple) ou à renforcer la proximité des générations par le biais d’habitats intergénérationnels.

    « Il faut développer des petites structures à domicile dans les villages (en charge 2, 3, 4 personnes) avec du personnel paramédical », propose par exemple Janine (Corse).

    3. Réduire le coût de la prise en charge de la perte d’autonomie en établissements et à domicile

    • 95 % des votants approuvent cette idée,
    • 21 % la considèrent comme un coup de cœur
    • et 20 % la jugent particulièrement réaliste.

    « La dimension économique et financière est très présente, et notamment la difficulté pour les familles à assumer le coût lié au vieillissement et à la perte d’autonomie », constate le ministère des Solidarités et de la Santé. Les trois priorités suivantes se détachent :

    • renforcer l’intervention de l’État,
    • mieux réguler les prix
    • et bénéficier d’avantages fiscaux.

    « Il faut des tarifs accessibles à tous en Ehpad, régulés en fonction des revenus et des biens patrimoniaux pour que tous y aient accès », suggère notamment Elisa (Loire-Atlantique).

    4. Renforcer l’accès à santé pour les personnes âgées

    • 91 % des votants approuvent cette idée,
    • 13 % la considèrent comme un coup de cœur
    • et 24 % la jugent particulièrement réaliste.

    Adapter le système de santé au vieillissement fait partie des priorités des citoyens ayant participé à la consultation. Ces derniers proposent notamment de renforcer la présence des professionnels directement au domicile, d’adapter le système hospitalier et de mettre en place des outils de contrôle et de prévention de la santé.

    « Il faut créer des services d’urgence de proximité pour les personnes âgées », propose par exemple Dominique (Manche). « Il faut permettre l’accès à la santé visuelle et auditive sur les lieux de vie des personnes : à domicile, Ehpad, en résidences services », suggère quant à lui Matthieu (Savoie).

    Objectifs de la concertation nationale « Grand âge et autonomie »

    • Faire remonter les attentes et les idées des territoires au travers de 5 forums à Marseille, Angoulême, Rouen, Lille et Fort-de-France ;
    • formuler des propositions grâce aux 10 ateliers thématiques et aux rencontres bilatérales avec les élus, référents ;
    • écouter la parole des personnes âgées, aidants et professionnels grâce à des groupes d’expression et des entretiens ;
    • capitaliser sur les contributions directes via l’adresse grand-age-et-autonomie@sante.gouv.fr.
  • Attractivité : le Leem veut intégrer l’utilisation des données dans le parcours recherche clinique

    Entre 2015 et 2017, le nombre de nouveaux essais industriels menés en France a diminué en moyenne de 13 % par an entre début 2016 et fin 2017, révèle la 9ème enquête « Attractivité de la France pour la recherche clinique », réalisée à l’initiative du Leem et publiée le 5 décembre 2018. Cette diminution est plus importante que celle constatée dans les autres pays européens : – 8 % par an en moyenne en Allemagne, – 2 % en Espagne et stabilité au Royaume-Uni.

    L’étude note cependant que la France est en bonne position au niveau mondial dans les domaines de l’oncologie et des maladies rares, avec une participation respective de 19 % et de 14 % dans les essais  initiés dans ces deux domaines, rappelant que l’objectif du gouvernement est de faire du pays le leader européen de la recherche clinique d’ici cinq ans.

    Afin d’améliorer l’attractivité de la France dans la recherche clinique, le Leem souhaite travailler sur 4 axes :

    • intégrer l’utilisation des données dans le parcours recherche : notamment en améliorant l’utilisation des données générées tout au long du parcours de soins ;

    • réduire le délai entre la demande d’autorisation et l’inclusion du premier patient et donner de la prévisibilité aux promoteurs : via, entre autres, un plan « essais cliniques », déjà engagé à l’ANSM, et un nouveau système d’information mis en place au sein des CPP ;

    • disposer d’un réseau de compétences multiples : entre autres en attirant des mathématiciens et des spécialistes de l’intelligence artificielle ;

    • augmenter l’inclusion des patients et la fiabilité des centres investigateurs : en améliorant l’identification des patients à inclure et leur information sur la recherche clinique.

    Enseignements principaux de l’enquête du Leem :

    « Un contexte international fortement compétitif »

    • Plus de 2 600 essais cliniques sur le médicament ont été initiés par les industriels en 2017 à travers le monde.
    • La zone États-Unis/Canada représente 57 % de ces nouveaux essais industriels, l’Europe 38 %.
    • La France a participé à 11,9 % des nouveaux essais cliniques menés dans le monde, soit 313 essais, derrière le Royaume-Uni (17,9 %), l’Allemagne (17,3 %) et l’Espagne (14,5 %).

    L’activité française a pâti de l’évolution du cadre réglementaire

    « Cette enquête a évalué une période compliquée pour la recherche clinique française », souligne le Leem.

    Fin 2016, le pays a connu plusieurs évolutions du cadre réglementaire relatif à la recherche clinique (loi Jardé qui encadre les recherches sur l’être humain en vue du développement des connaissances biologiques ou médicales, tirage au sort des comités de protection des personnes, convention unique), « autant de conduites du changement à mener, avec des conséquences sur l’activité », analyse l’association professionnelle.

    • Entre 2015 et 2017, le nombre de nouveaux essais industriels menés en France a diminué en moyenne de 13 % par an, contre – 8 % par an en Allemagne, – 2 % par an en Espagne et une stabilité au Royaume-Uni.
    • La participation de la France aux nouveaux essais industriels de phase 1 est sur cette période de 6 %, contre 12 % pour le Royaume-Uni, 12 % pour l’Allemagne et 10 % pour le Royaume-Uni, tandis que la participation des États-Unis est de 48 %.
    • Les délais d’obtention des autorisations se sont allongés au cours de ces deux années et sont supérieurs aux délais réglementaires : il faut compter près de 7 mois entre la première demande d’autorisation et l’inclusion du premier patient.

    Les points forts de la France dans la recherche clinique

    • L’oncologie :
      • la France a participé à 19 % des essais cliniques réalisés dans le monde dans ce domaine ;
      • 45 % des essais industriels initiés sur le territoire français concernent cette pathologie.
    • Les maladies rares : 14 % des essais réalisés.

    Les auteurs de l’enquête précisent que ces deux champs d’expertise « font l’objet d’un soutien » à travers des plans de santé publiques dédiés, « intégrant notamment les liens entre la recherche, la dynamique d’innovation et l’excellence des soins ».

    D’une manière plus générale, la performance de la recherche clinique française « s’appuie sur la capacité des centres investigateurs à recruter des patients dans les essais cliniques », note le Leem :

    • au sein de plus de 3 300 centres ouverts, les investigateurs français respectent 85 % de leurs objectifs de recrutements, mesurés sur les 200 essais ayant terminé l’étape d’inclusion des patients entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2017, une proportion qui atteint les 100 % en oncologie.

    CSIS : des mesures récemment prises pour améliorer l’attractivité de la France

    En 2018, plusieurs mesures ont été mises en place pour améliorer l’attractivité de la France dans le domaine de la recherche clinique :

    • déploiement d’une celle « phase précoce » ;
    • déploiement de dispositifs de fast track au niveau de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ;
    • entrée en vigueur d’une nouvelle loi sur le tirage au sort des CPP ;
    • poursuite de la mise en œuvre de la convention unique.

    Renforcer l’attractivité du pays dans la recherche clinique a fait partie des enjeux centraux abordés en juillet 2018 lors du dernier Conseil stratégiques des industrie de santé (CSIS). L’objectif du gouvernement est de faire de la France le leader européen dans le domaine d’ici 5 ans.

    « Une dynamique positive s’enclenche dans la foulée du CSIS, à laquelle prennent part les autorités de santé, les hôpitaux, les CPP et les industriels…, commente Philippe Lamoureux, directeur général du Leem. Il y a une forte mobilisation de tous les acteurs pour renforcer l’attractivité de la France dans la recherche clinique. Nous espérons en mesurer les effets rapidement, notamment par l’augmentation du nombre d’essais industriels de phases1 et 2 initiés en France puisqu’attirer le développement clinique de nouveaux médicaments à des stades précoces constitue la première étape d’un accès à une innovation en cours d’évaluation pour les patients français. »

    Les pistes d’actions du Leem pour améliorer la recherche clinique française

  • La CNSA adopte les principes clés de sa contribution à la concertation « Grand âge et autonomie »

    Alors qu’il présentera fin janvier 2019 sa contribution à la concertation « Grand âge et autonomie », qu’il a requalifiée « Autonomie et grand âge »*, le conseil de la Caisse nationale pour la solidarité et l’autonomie (CNSA) a adopté à l’unanimité le 4 décembre 2018 les « principes clés qui structureront sa contribution » sous la forme d’un scénario centré autour des deux axes suivants :

    • « l’affirmation de la pleine et entière citoyenneté de la personne » : chaque citoyen doit pouvoir exprimer sa citoyenneté notamment par des droits et des devoirs officiellement partagés et reconnus et par l’exercice de ses libertés de citoyen.

    • « l’affirmation du « chez-soi » qui détermine la capacité de la personne à vivre au cœur de la société ».

    Fin janvier, le conseil proposera un scénario précis comprenant la gouvernance et le financement des politiques de l’autonomie. Pour ce faire, il renforce son fonctionnement et installe son comité permanent ainsi que des commissions spéciales.

    Lors de la séance, les membres du conseil de la CNSA ont également adopté le budget prévisionnel 2019 de la Caisse, qui s’élève à 26,812 milliards d’euros, et ont pris acte de celui de la Sécurité sociale.

    Un « PLFSS d’avant réforme »

    Le conseil de la Caisse nationale pour la solidarité et l’autonomie (CNSA) a pris acte du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019. Il le qualifie de « PLFSS d’avant réforme », précisant qu’il sera vigilant sur la stricte affectation des fonds propres de la CNSA aux politiques de l’autonomie et attirant l’attention sur « la nécessité, dès 2020, d’une trajectoire plus ascendante de l’Ondam médico-social repensée en cohérence avec les réformes engagées par le gouvernement ».

    Adoption du budget initial 2019 : 26,812 milliards d’euros

    • En 2019, 22,395 milliards d’euros serviront à financer le fonctionnement des établissements et services médico-sociaux, dont :
      • 10,617 milliards pour l’offre personnes âgées ;
      • 11,777 milliards pour l’offre personnes handicapées ;
    • 130 millions d’euros seront utilisés pour leur rénovation : nouveau plan d’aide à l’investissement (PAI).
    • De plus :
      • 2,21 milliards d’euros seront dédiés aux dépenses d’allocation personnalisée d’autonomie (APA) des départements ;
      • 607,2 millions d’euros aux dépenses de prestation de compensation du handicap (PCH) ;
      • 143,4 millions d’euros au financement des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH);
      • 180 millions d’euros à des actions de prévention de la perte d’autonomie mises en œuvre par les conférences des financeurs.

     « Ce budget traduit aussi la mise en œuvre des récentes décisions du gouvernement », précise la CNSA, soit :

    • accompagner le développement de l’habitat inclusif (15 millions d’euros) ;
    • financer une mesure d‘accompagnement des personnes en situation critique (15 millions d’euros) ;
    • mettre en œuvre la stratégie autisme (30 millions d’euros) ;
    • renforcer la présence de personnel soignant au sein des Ehpad (123,7 millions d’euros).

    principes clés de la contribution de la CNSA :

    « L’affirmation de la pleine et entière citoyenneté de la personne »

    « À chaque instant de sa vie, chaque citoyen doit avoir la capacité d’exprimer sa citoyenneté par » :

    • des droits et des devoirs officiellement partagés et reconnus et par l’exercice de ses libertés de citoyens ;
    • la reconnaissance de son rôle et de sa place pleine et entière dans la société, au contact d’autres personnes, d’autres générations, dans le respect de sa singularité et donc de ses différences.

    Chaque citoyen doit pour cela :

    • être écouté et participer à la décision ;
    • exprimer ses choix à chaque instant de sa vie quel que soit son lieu de vie, son niveau de vie, par soi-même ou en y étant aidé.

    « L’affirmation du « chez-soi » comme le lieu d’expression de cette citoyenneté jusqu’à la dernière seconde de la vie »

     Le « chez-soi », « qui détermine la capacité de la personne à vivre au cœur de la société » :

    • s’inscrit dans un ensemble d’interactions ;
    • s’impose au système de protection sociale ;
    • doit structurer chaque étape d’une politique de transformation globale, ascendante, partagée et durable de notre société.

    « Ce nouveau cadre offert par l’expression de la citoyenneté contribue à la structuration d’un modèle en trois dimensions : personnaliste, solidaire et territoriale », explique la CNSA.

    • La dimension personnaliste procède de :
      • la reconnaissance de la citoyenneté conciliant liberté et sécurité ;
      • la représentation des personnes pour permettre leur participation à la décision ;
      • l’expression de l’aspiration des personnes ;
      • la prise en compte du savoir « expérientiel » de la personne et de ses proches ;
      • le design de l’accès à la réponse et à l’information.
    • La dimension des solidarités procède de :
      • la référence aux fondements de notre modèle de protection sociale ;
      • l’émergence d’une acception contemporaine des solidarités : actifs/inactifs, intergénérationnel, urbain/rural, les nouvelles formes d’engagement, …
    • La dimension territoriale car :
      • les politiques sociales et de l’autonomie sont des politiques partagées avec les conseils départementaux ;
      • elles impliquent tous les niveaux de la proximité : quartier, bassin de vie, commune, intercommunalité, départements, métropoles et régions qui aménagent le territoire pour améliorer la qualité de vie de tous les citoyens ;
      • « les réponses se construisent dans la proximité, elles ne sont pas « hors-sol », elles sont contingentes » ;
      • « les systèmes de contrainte de chaque territoire pèsent sur le système de protection sociale et peuvent générer de lourdes iniquités et pertes de chance ».

    Le conseil de la CNSA souhaite que la nouvelle gouvernance des politiques partagées de l’autonomie prenne en compte :

    • la complexité des risques ;
    • la transversalité des réponses ;
    • le périmètre élargi de la protection sociale ;
    • les déterminants territoriaux ;
    • l’association des parties prenantes, au premier rang desquelles les personnes ;
    • l’évaluation et le contrôle selon de nouvelles règles : simplicité, preuve, confiance, approche conventionnelle, partenariat ;
    • la production des datas.

    Pour le conseil de la CNSA, « le financement des politiques partagées de l’autonomie doit prendre en considération les cinq composantes de la réponse apportée aux personnes : l’aide et l’accompagnement, les soins, le logement, une fonction présentielle et la coordination entre ces différentes dimensions ».

  • Hôpital du futur : six programmes immobiliers de CHU français en cours pour plus de 4 Mds €

    Afin de moderniser l’offre hospitalière, des projets immobiliers sont en cours depuis dix ans dans les 32 CHU de France. De nouveaux programmes sont actuellement en préparation pour un investissement total de près de 7 milliards d’euros, dont six concernent d’importants chantiers avec la reconstruction du site principal à Caen, à Nantes, à Rennes, à Reims et en Guadeloupe ainsi que l’union d’un hôpital à d’une faculté par la création du campus hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord.

    Le montant total de ces 6 opérations s’élève à plus de 4 milliards d’euros, indique Reseau-chu.org dans un article publié fin novembre 2018.

    6 programmes immobiliers majeurs en cours dans toute la France

    Île-de-France : le campus hospitalo-universitaire Grand Paris-Nord attendu à l’horizon 2025

    L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) souhaite réunir à Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) l’hôpital Beaujon et l’hôpital Bichat ainsi qu’une faculté d’odontologie et des activités de recherche en santé de l’université Paris-Diderot et de l’Inserm.

    • Superficie totale : 200 000 m², dont 130 000 m² seront réservés aux activités hospitalières et 70 000 m² aux activités d’enseignement et de recherche
    • Capacité : 989 lits et places
    • Fin des travaux : 2025
    • Montant total : 900 millions d’euros

    Plus d’informations : Campus-hopital-grandparis-nord.fr

    Caen : 6 grands secteurs hospitalo-universitaires

    6 grands secteurs hospitalo-universitaires vont remplacer la Tour Côte de Nacre qui dominait le site.

    • Superficie totale : 110 000 m²
    • Capacité : 1 049 lits et places
    • Durée des travaux : 2020-2026
    • Montant total : 502 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-caen.fr

    Nantes : un campus hospitalo-universitaire au cœur du futur quartier de la santé

    Le nouveau CHU sera situé au centre du futur quartier de la santé de l’île de Nantes. Il rassemblera sur un seul site les activités « médecine, chirurgie et obstétrique » (MCO) ainsi qu’un institut de recherche en santé, l’IRS 2020, dédié aux équipes de recherche labellisées « départements hospitalo-universitaires ».

    L’établissement comptera 54 salles de bloc et 64 % des séjours devraient y être réalisés en ambulatoire.

    • Superficie totale : 225 000 m², pour une emprise totale de plus de 10 hectares
    • Capacité : 1 384 lits et places
    • Durée des travaux : 2020-2026
    • Montant total : 953 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-nantes.fr

    Rennes : le dossier du projet est en cours d’instruction

    La Ville de Rennes envisage de reconstruire le site de Pontchaillou dans le centre-ville. Le dossier du projet est « en cours d’instruction en Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (Copermo) et la première opération, le Centre chirurgical et interventionnel, est en cours de consultation auprès de concepteurs-constructeurs », indique Reseau-chu.org.

    • Superficie totale : non connue
    • Capacité : 1 596 lits et 206 places
    • Durée des travaux : 2019-2026
    • Montant total : 535 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-rennes.fr

    Reims : un centre composé d’une majorité de chambres individuelles

    Le projet prévoit la démolition totale de l’hôpital Robert-Debré et la destruction partielle de l’établissement voisin, l’hôpital Maison blanche.

    Les nouveaux bâtiments rassembleront les activités de médecine et de chirurgie de l’adulte. 85 % des chambres devraient être individuelles et elles devraient toutes êtres équipées de wifi.

    • Superficie totale : non connue
    • Capacité : 806 lits et places
    • Durée des travaux : 2019-2027
    • Montant total : 410 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-reims.fr

    Guadeloupe : reconstruction du CHU sur près de 85 000 m2

    Le CHU de Guadeloupe, partiellement détruit après un incendie survenu en novembre 2017, va être reconstruit à Perrin, dans la commune des Abymes. Le programme immobilier répond aux normes parasismiques de l’Eurocode 8.

    • Superficie totale : près de 85 000 m2
    • Capacité : 618 lits et places
    • Durée des travaux : 2018-2022
    • Montant total : 580 millions d’euros

    Plus d’informations : CHU-guadeloupe.fr

    Autres projets d’ampleur en cours

    Paris : le Nouveau Lariboisière devrait ouvrir en 2024

    Le projet « Nouveau Lariboisière » vise « à transformer l’accès aux soins à l’hôpital dans le nord parisien », commente l’AP-HP sur son site web.

    • Capacité : 610 lits et places
    • Durée des travaux : 2018-2024
    • Montant total : 315 millions d’euros

    Limoges : l’hôpital Dupuytren 2, un CHU pour améliorer le confort d’usage

    • Capacité : 347 lits et places
    • Durée des travaux : 2017-2025
    • Montant total : 320 millions d’euros + 280 millions pour restructurer le bâtiment principal

    Tours : construction du nouvel hôpital Trousseau (NHT)

    Le CHU a également déployé un programme de restructuration afin de regrouper ses activités sur 2 sites au lieu de 5.

    • Superficie : 70 000 m²
    • Capacité : 576 lits et places, dont 388 d’hospitalisation
    • Durée des travaux : 2021-2025
    • Montant total : 320 millions d’euros

    Marseille : plan de modernisation et de rénovation des unités d’hospitalisation

    • Durée des travaux : 2019-2025
    • Montant total : 300 millions d’euros + 280 millions pour restructurer le bâtiment principal

    Nice : regroupement d’activités sur trois sites

    Le CHU de Nice est en train de revoir son organisation. La Ville met en œuvre un programme de construction et regroupements d’activités sur trois sites : Pasteur, Archet et Cimiez.

    • Durée des travaux : 2018-2022
    • Montant total : 315 millions d’euros
  • Le CHU d’Angers inaugure Allegro, le 1er living lab gériatrique et hospitalier de France

    Un coussin connecté pour prévenir les escarres et des chaussures « intelligentes » pour détecter les chutes, tels sont les types de technologies intégrées au sein du centre d’expertise Allegro, « le 1er living lab gériatrique et hospitalier de France », inauguré le 22 novembre 2018 au centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers lors de la Connected Week de la ville.

    Présenté comme étant « à la fois laboratoire du futur et espace de co-conception » par le CHU dans un communiqué publié le 3 décembre 2018, Allegro sera exploité pour tester au sein d’une chambre d’hospitalisation expérimentale les services et les nouvelles innovations dédiés au domaine de la gérontologie dans l’optique de favoriser l’autonomie des personnes âgées et le bien-vieillir, le tout en collaboration avec les patients, les soignants et les aidants.

    Pour définir les besoins des usagers, l’équipe du living lab a travaillé en concertation avec des utilisateurs, des professionnels de santé ainsi que des spécialistes du vieillissements et des industriels.
    Le nouvel espace est destiné aussi bien aux partenaires publics, aux établissements d’enseignement supérieur et aux patients qu’aux entreprises privés.

    Une chambre expérimentale pour évaluer des prototypes axés sur le bien-vieillir

    La chambre expérimentale d’Allegro, mise en place au sein du service de gériatrie aiguë du CHU d’Angers, a été pensée pour que les partenaires académiques et industriels de l’établissement de soins puissent tester et valider des prototypes visant à mieux répondre aux besoins des personnes âgées malades hospitalisées pour un problème de santé aigu ou décompensé.

    L’équipe du living lab évaluera la faisabilité, l’acceptabilité, l’utilité, l’efficacité, la sécurité, la fiabilité et la reproductibilité des technologies en développement. Le diagnostic de ces différents points a pour but d’améliorer « les caractéristiques et la simplicité d’usage des innovations », explique le centre hospitalier dans son communiqué.

    Une expertise « thérapeutique, technologique et économique »

    « Allegro détient une expertise à la fois thérapeutique, technologique et économique, ajoute le CHU angevins. Sa valeur ajoutée repose sur cette triple compétence mise au service de la recherche médicale et paramédicale. »

    « Il existe une place pour des initiatives enthousiasmantes destinées aux seniors »

    « [Le] nom [Allegro] résume l’essence même du projet : l’aspect « senior » et le caractère hospitalier, tout en faisant référence à Angers. Allegro, signifie aussi « joyeux » en italien, il fait référence à un mouvement vif en musique, explique le Pr Cédric Annweiler, chef du service de gériatrie au CHU. Trop de personnes considèrent encore que l’accompagnement des personnes âgées n’est ni dynamique ni motivant. Nous combattons énergiquement cette idée reçue. (…) Allegro montre qu’il existe une place pour des initiatives innovantes et enthousiasmantes destinées aux seniors. »

    45 500 euros financés par Angers Loire Métropole

    • Allegro est porté par un comité scientifique, dont fait partie le Centre de recherche sur l’autonomie et la longévité (CeRAL) du CHU d’Angers.
    • L’initiative est soutenue par Angers Loire Métropole, qui a versé 45 500 euros afin de permettre la réalisation d’une thèse doctorale.
    • Le projet a décroché l’appel d’offres « Plus de Vie 2017 », lancé par la Fondation hôpitaux de Paris – hôpitaux de France, et a reçu à ce titre une subvention de 16 800 euros, qui a servi à équiper la chambre connectée du living lab.
  • L’AP-HP propose des « coffres-forts numériques » pour les patients les plus vulnérables

    L’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) déploie des « coffres-forts numériques » à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour que les patients « les plus vulnérables », en situation précaire ou éloigné du numérique (personne âgée et isolée par exemple), aient la possibilité de conserver leurs documents administratifs sous forme numérique, a annoncé l’établissement le 21 novembre 2018. Aucune donnée médicale ne sera enregistrée dans ce dossier dématérialisé.

    Le dispositif permet de stocker, de classer et de partager de manière sécurisée et électronique, via ordinateur ou smartphone, des documents nécessaires à l’obtention de nouveaux droits ou à la réalisation de démarches administratives relatives à la sortie de l’hôpital et à l’orientation vers une structure médico-sociale.

    Dans ce cadre, l’AP-HP a signé un partenariat avec Reconnect, une start-up spécialisée dans l’exploitation du numérique pour la lutte contre l’exclusion sociale, et avec Digipost, le coffre-fort numérique du groupe La Poste.
    L’objectif de cet accord est de mettre en place 35 000 coffres-forts numériques sur trois ans dans les 39 hôpitaux de l’AP-HP.

    Après la phase pilote mise en place à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui s’achèvera fin décembre 2018, le service sera déployé en priorité au cours de l’année 2019 dans 18 établissements de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) de l’AP-HP.

    Le patient choisit qui peut accéder à son coffre-fort numérique

    Le service est proposé par les assistants sociaux de l’hôpital, qui peuvent ouvrir le coffre-fort numérique avec l’accord du patient et scanner ses documents pour qu’ils soient enregistrés numériquement.

    Le service social hospitalier pourra ouvrir et alimenter ce dossier numérique au fil du temps. Le patient a la possibilité d’ouvrir son accès à d’autres professionnels des secteurs sanitaire, médico-social ou social.

    Aucune donnée médicale stockée

    Les dates de consultations et les coordonnées des professionnels de santé impliqués dans la prise en charge du patient peuvent être recueillies mais aucune donnée médicale n’est stockée dans le système.

    Coût : moins d’un euro par ouverture de coffre

    Le coût de ce service pour l’AP-HP est de « moins d’un euro par ouverture de coffre et par patient », précise Christine Morisset, cheffe de projet « Mission vulnérabilité(s) » de l’AP-HP (source : Ticsanté).

    L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière : site pilote jusqu’à fin décembre 2018

    L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière a été retenu comme site pilote pour expérimenter ces coffres-forts numériques dans une trentaine de services spécifiquement concernés par l’accueil de personnes vulnérables, tels que les services d’urgence, la maternité ainsi que les permanences d’accès aux soins généralistes et bucco-dentaires.

    18 établissements proposeront le service en 2019

    La phase pilote se terminera fin décembre 2018. Après l’évaluation de ses résultats, une généralisation progressive sera lancée. Le service sera déployé au cours de l’année 2019 en priorité dans 18 établissements de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) de l’AP-HP.

  • Les ARS ont dépensé 22,76 M€ en 2017 pour 344 projets de télémédecine (rapport d’activité du FIR)

    Les Agences régionales de santé (ARS) ont dépensé 22,76 millions d’euros pour 344 projets de télémédecine en 2017, soit 2,5 millions d’euros (11 %) de plus qu’en 2016, année au cours de laquelle elles avaient soutenu 206 projets, indique le rapport d’activité 2017 du fonds d’intervention régional (FIR)*, publié le 18 novembre 2018. Près d’un tiers de ces projets concernent le secteur hôpital-médico-social (26 %) et les établissements de santé « sont également très présents en partenariat avec les acteurs des secteurs « ville » associés au « médico-social » (24 %) ».

    « Cette dynamique de dépenses est conforme aux orientations du plan d’égal accès aux soins qui fait du déploiement de la télémédecine sa priorité n°2« , précise le Secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales, auteur du document.

    À ces projets s’ajoutent, et ce avant la généralisation de la téléconsultation et de la télé-expertise, les dépenses liées au programme Etapes, qui couvrent les actes de téléconsultation, de télé-expertise et le forfait financement des établissements proposant des téléconsultations. « Les ARS ont financé via le FIR protégé ce programme avec 1 366 133 [euros] de dépenses selon les données nationales », note le secrétariat.

    Par ailleurs, le rapport révèle que le financement 2017 des 54 plateformes territoriales d’appui (PTA) atteint les 11 millions d’euros, contre 5,7 millions d’euros en 2016. Ce montant ne comprend pas le financement des coordination territoriale d’appui (CTA) de PAERPA, ni les PTA du projet « territoire de soins numérique » (TSN), ni celui des dispositifs d’appui à la coordination (réseaux de santé et MAIA). Les régions Bretagne, Nouvelle Aquitaine et Provence-Alpes-Côte-d’Azur ont versé la majorité des financements, soit 7,6 millions d’euros.

    Télémédecine : enseignements clés du rapport

    La Nouvelle-Aquitaine a financé 104 projets de télémédecine

    • En dehors du programme Etapes, le rapport d’activités du fonds d’intervention régional (FIR) indique que les dépenses opérées par la Nouvelle-Aquitaine représentent près du tiers des projets de télémédecine financés en 2017 à l’échelle nationale (104 projets financés).
    • Arrivent ensuite la Normandie (54 projets) et la région Grand Est (37 projet).

    La Normandie a dépensé près de 3,5 M€ pour des projets de télémédecine

    En ce qui concerne les dépenses, la Normandie arrive en première position avec près de 3,5 millions d’euros alloués à des projets de télémédecine. Suivent les Hauts-de-France (3,2 millions d’euros) et la Bourgogne-France-Comté (2,7 millions d’euros).

    Types d’acteurs impliqués dans les projets financés (% projets)

    « L’augmentation du nombre de partenariats depuis trois ans illustre un renforcement des liens entre l’hôpital, la ville et le médico-social », indiquent les auteurs du rapport d’activités.

    Types de prise en charge financés (% projets)

    En 2017 :

    • 48 % des projets financées concernent des « pathologies », ce qui « correspond sensiblement aux données de 2016 avec, tout de même, des évolutions au sein des groupes de pathologies » ;
    • « un développement important des projets relatifs aux plaies chroniques » a été observé (17 % des projets, contre 3 % en 2016 et 5 % en 2015) ;
    • les projets relatifs à la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) concernent en revanche 3 % de l’ensemble des projets, contre 6 % en 2016 et 12 % en 2015 ;
    • les projets concernant le diabète représentent quant à eux 2 % des projets, contre 8 % en 2016.

    Les personnes âgées et les personnes en situation de handicap : les populations de patients les plus représentées

    Les populations de patients les plus représentées sont les personnes âgées (principalement en dermatologie et soins palliatifs avec 35 % des projets) et les personnes handicapées (un peu moins de 15 % des projets).

    Les dépenses d’équipements augmentent, celles concernant les SI diminuent

    Du côté de la nature des dépenses, le Secrétariat général des ministères chargés des affaires sociales note une hausse importante des dépenses d’équipements (43 % en 2017, contre 22 % en 2017) et une baisse des dépenses relatives aux systèmes d’information (13 %, contre 23 % en 2016).

    PTA : enseignements clés du rapport

    Évolution de la mise en place des PTA en France 2016-2017

    Acteurs à l’initiative de la mise en place de la PTA

    Évolution du nombre de réseaux de santé en France

    Évolution des réseaux de santé par thématique