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  • La Cnedimts (HAS) valide l’inscription de Moovcare Poumon sur la liste des produits remboursables

    « Compte tenu de la fréquence et du caractère de gravité du cancer du poumon », la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (Cnedimts) considère que la web-application Moovcare Poumon (Sivan) a un « intérêt de santé publique« . Elle estime ainsi que le service attendu par la solution est suffisant pour l’inscription sur la liste des produits et prestations remboursables, prévue à l’article L.165-1 du code de la sécurité sociale.

    En conséquence, la commission de la Haute autorité de santé (HAS) recommande une inscription sous nom de marque et retient l’indication suivante : « Télésurveillance médicale en vue d’une détection précoce des récidives ou complications pour les patients de plus de 16 ans atteints d’un cancer du poumon et non progressif après l’évaluation de leur dernier traitement médical indépendamment du type histologique de la tumeur, en complément d’une surveillance conventionnelle », précisant que Moovcare Poumon pouvait être utilisé « avec un traitement de maintenance par chimiothérapie, une thérapie ciblée et/ou une immunothérapie. »

    Dans son avis, daté du 9 avril 2018, la Cnedimts s’est par ailleurs prononcée pour une amélioration modérée du service attendu de la web-application par rapport à la prise en charge conventionnelle seule, « à savoir le suivi par imagerie et par consultations médicales face à face, dans les indications et conditions d’utilisation retenues ».

    Au total, la population cible des patients atteints d’un cancer du poumon non progressif qui seraient susceptibles d’utiliser la solution de Sivan est estimée au maximum à 35 000 patients par an, indique la commission de la HAS.

    Modalités d’utilisation et de prescription

    Moovcare ne convient pas aux patients très symptomatiques au début de leur surveillance pour leur cancer du poumon. Une série de 5 questions doit être posée aux patients pour vérifier cette condition d’éligibilité, indique la Cnedimts.

    Prescripteur et modalités de prescription :

    • Le prescripteur est le médecin référent en charge du suivi du patient (oncologue,pneumologue ou chirurgien) ;
    • la prescription initiale est effectuée pour une durée de 6 mois après analyse de l’éligibilité du patient ;
    • le renouvellement est assuré par le médecin référent lors de la visite de suivi, après échange avec le patient, nouvelle analyse de l’éligibilité et analyse de son adhésion à cette modalité de suivi complémentaire.

    Aspects organisationnels :

    Chaque centre souhaitant proposer une télésurveillance par Moovcare Poumon en complément du suivi conventionnel doit mettre en place une organisation des soins pour garantir la bonne gestion des alertes de télésurveillance et la formation des utilisateurs, note la commission de la Haute autorité de santé.

    Coordination avec le médecin traitant :

    • La prescription de Moovcare Poumon doit être accompagnée d’un courrier adressé au médecin traitant du patient ;
    • les coordonnées du référent à contacter en cas de difficultés doivent être mises à disposition du patient et du médecin traitant.

    Conditions d’utilisation :

    • Moovcare Poumon n’est pas destiné à se substituer au suivi conventionnel, c’est un outil complémentaire.
    • Moovcare Poumon est une web-application ne nécessitant pas d’installation ni aucun paramétrage avant son utilisation :
      • il n’est pas nécessaire de télécharger d’application sur les plateformes de téléchargement ;
      • cependant, il est nécessaire de disposer d’une connexion internet et d’une messagerie électronique pour l’utiliser.
    • Les patients ne peuvent pas utiliser le dispositif Moovcare Poumon s’ils n’ont pas été inscrits préalablement par leur médecin référent.
    • Le médecin référent est le seul utilisateur qui peut prescrire Moovcare Poumon à un patient et réaliser entièrement le processus d’inscription en face à face avec le patient.(Cf.03.4.1 Acte associé).
    • Quand le médecin a fini de remplir le questionnaire d’inscription, le patient accède à une interface sur laquelle il va devoir donner son consentement au traitement de ses données,accepter les conditions générales d’utilisation et s’authentifier à l’aide d’un code unique reçu par SMS. La notice d’information complète est accessible par le biais de cette interface.

    Conditions de clôture d’un compte patient :

    Un compte patient peut être clôturé par le médecin référent à la demande du patient (si celui-ci souhaite retirer son consentement), en cas de décès du patient ou lorsque le médecin référent juge l’adhésion du patient insuffisante pour maintenir cette modalité de surveillance.

    Les données de santé liées à Moovacare Poumon sont stockées chez un HADS

    Hébergement des données de santé :

    L’ensemble des données de santé liées à la solution Moovcare Poumon est stocké chez un Hébergeur agréé de données de santé (HADS).

    Traitement des données à caractère personnel :

    Le demandeur déclare être en conformité avec les exigences du Règlement général sur la protection des données (RGPD).

    Maintenance de l’application :

    Moovcare Poumon étant une web-application, aucune action de mise à jour par les utilisateurs n’est nécessaire. Les mises à jour par le fabricant ne peuvent être que des révisions mineures.

  • ExclusifH&TI Webinar : il faut se préparer à la déferlante IA (Isabelle Adenot, HAS – Cnedimts, 10/04/19)

    L’évaluation clinique des dispositifs médicaux connectés est un sujet de qualité des soins autant qu’un sujet de politique industrielle, telle est la synthèse des idées fortes partagées lors du Webinar H&TI en présence de Isabelle Adenot, membre du Collège de la HAS et présidente de la CNEDiMTS, et Armelle Graciet, directrice des affaires industrielles au Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (Snitem).

    Le webinar a été l’occasion de présenter les spécificités d’évaluation clinique d’un dispositif médical connecté (DMC) en vue de son accès au remboursement, des spécificités détaillées dans un guide publié par la HAS le 19 février 2019, accessible via ce lien.

    Parmi les questions posées par les internautes :
    • délais de traitement des demandes ;
    • possibilité de rencontrer la HAS en amont d’un dépôt de dossier au CNEDiMTS ;
    • clarification de la certification marquage CE / évaluation HAS ;
    • évaluation et la suite du programme Etapes.

    Enfin, une ouverture importante a été faite sur l’IA. À ce stade, la HAS n’a pas reçu de dossier relatif à du deep learning ou du machine learning. Mais les membres s’y préparent afin d’anticiper les évolutions potentielles à apporter au cadre d’évaluation afin de préserver un cadre de confiance et une forte dynamique d’innovation.

    DM connectés, quel cadre d’évaluation en France ?

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  • Le Resah choisit EY/CG2 et Altran pour la mise en œuvre des schémas directeurs des SI des GHT

    La centrale d’achat hospitalière Resah a sélectionné 2 prestataires, le consortium EY/CG2 et Altran, pour la mise en œuvre des schémas directeurs des systèmes d’information (SDIS) des Groupements hospitaliers de territoires (GHT).

    Le consortium formé par Ernst & Young et CG2 Conseil, qui « a déjà accompagné 33 GHT dans la conception de leur SDSI », se verra attribuer les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Île-de-France, Grand Est, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur, précise le communiqué, daté du 11 avril 2019.
    La société Altran, qui a déjà mis en œuvre des projets informatiques notamment dans des CHU, s’occupera pour sa part des régions Normandie, Bretagne, Centre-Val de Loire et Pays de la Loire. 

    Le marché attribué aux deux prestataires comprend un accompagnement dans les choix stratégiques en matière de logiciels informatiques avec « définition du besoin, sélection d’un logiciel, validation des budgets et des calendriers de déploiement, cartographie des interfaces à réaliser, validation des données à reprendre et des règles de sécurité à observer », est-il indiqué. Il inclut également un accompagnement dans la mise en en œuvre de ces outils.

    Les prestations susceptibles d’être proposées dans le cadre de ce marché sont les suivantes :

    • l’accompagnement à l’expression d’un besoin et la définition de la cible ;
    • l’aide au choix d’une solution (dossier patient informatisé, système d’information de PUI, logiciel de facturation, solution d’interopérabilité) ;
    • l’audit et le cadrage détaillé d’un projet informatique (système d’information de laboratoire, dossier de spécialité) ;
    • la définition, la rédaction et l’exécution de la stratégie de recette fonctionnelle (reprise de données et interfaçage, scénarios de tests, tests de non-régression) ;
    • le pilotage et l’accompagnement au déploiement d’un projet de mise en œuvre (hôpital zéro papier, dossier patient informatisé) ;
    • l’aide à la gestion des référentiels (identité patient, Siren fournisseurs) ;
    • la définition et la mise en œuvre de la conduite du changement lié à un projet informatique ;
    • l’appui au bilan d’un projet informatique. 

    Un accompagnement dans la mise au point du dossier Hop’en

    Ce nouveau marché permet aussi aux établissements de santé qui le souhaitent de bénéficier d’un accompagnement dans la mise au point de leur dossier Hop’en, volet numérique du plan Ma Santé 2022. Ils peuvent également bénéficier d’un appui dans la mise en œuvre de projets informatiques permettant de répondre aux prérequis de ce programme Hop’en.  

    Une offre accessible à tous les pouvoirs adjudicateurs intervenant dans le secteur sanitaire, médico-social ou social

    Le Resah souligne que cette  nouvelle offre de sa part « n’est pas réservée au seul secteur hospitalier » et qu’elle est « accessible à tous les pouvoirs adjudicateurs intervenant dans le secteur sanitaire, médico-social ou social » souhaitant bénéficier d’une assistance dans la mise en œuvre de leurs projets informatiques.

  • La région Île-de-France lance son challenge « AI for Health » 2019

    Dans le cadre du plan IA 2021, la Région Île-de-France lance son deuxième « Challenge AI ». Selon les termes du communiqué mis en ligne le 11 avril 2019, ce projet vise à lever des verrous scientifiques et technologiques dans des domaines prioritaires pour la Région, « grâce à la mise à disposition de données et à la mobilisation d’experts scientifiques et industriels internationaux ».

    « AI For health » est l’un des 3 challenges de cette édition, dotés chacun d’environ 1,5 million d’euros, avec « AI For industry » et « AI For citizens ». En plus de cette récompense, les candidats mèneront un projet collaboratif avec l’institut Gustave-Roussy, partenaire de l’opération.

    Leur défi : « utiliser l’intelligence artificielle afin d’apporter des réponses à 2 problématiques scientifiques liées au cancer » :
    • développer un algorithme basé sur l’analyse de données multiples afin de quantifier le risque de rechute chez les patientes présentant un cancer du sein localisé ;
    • mettre en évidence un biomarqueur pronostique à partir de clichés d’imagerie scanner et ultrasons afin de sélectionner le traitement le plus adapté pour chaque patient.  

    Calendrier :
    • 29 mars 2019 : ouverture des candidatures, qui doivent être réalisée sur la plateforme Aichallenge.parisregion.eu ;
    • 23 mai 2019 : ouverture de l’accès aux données ;
    • 1er juillet 2019 : clôture du challenge  ;
    • octobre 2019 : annonce des gagnants.

    Contact : aichallenge@parisregion.eu

    Qui peut candidater ?

    Le concours est ouvert aux start-ups et PME françaises et européennes, seules, à plusieurs ou associées à un laboratoire de recherche, à condition qu’elles soient implantées en Île-de-France ou qu’elles aient un projet d’implantation à court terme dans la région.

    Lors de la 1ère édition en 2018, 104 start-ups avaient candidaté, dont presque un tiers étaient étrangères.

    Composition du jury

    Le jury du concours est constitué de professeurs en oncologie de rang mondial (Pr Fabrice André, Nathalie Lassau, Jean-Yves Scoazec), de spécialistes de l’intelligence artificielle appliquée aux domaines de la santé issus de l’Inria et de CentraleSupélec (Émilie Chouzenoux ou Véronique Letort), ainsi que de représentants d’institutions du secteur de la santé, comme Medicen et Cancer Campus.

    Il devra déterminer quels sont les projets « les plus scientifiquement aboutis » et  « présentant les potentialités économiques les plus importantes ».

  • FASN Cancérologie : Le numérique, un outil de l’évolution du parcours de soins

    Réussir le virage numérique en cancérologie est l’un des enjeux clé pour optimiser les parcours de soins. Transformations, nouveaux usages et parcours de soins ville-hôpital sont au cœur des discussions des Rencontres nationales de la santé numérique, qui se sont tenues le 2 avril 2019 à Paris. L’événement est organisé dans le cadre de la campagne #FASN sur le thème de la cancérologie à l’ère du numérique, en partenariat avec Unicancer, afin d’accompagner la transformation numérique et organisationnelle de l’offre de soins.

    L’oncologie a souvent été précurseure dans le développement des innovations en santé, notamment sur ce que peut apporter le numérique dans la prise en charge des patients et l’exercice des professionnels. Nouveaux parcours de soins, changements de pratiques, nouvelles responsabilités, gestion des données, éthique… les enjeux sont nombreux pour les professionnels.

    Cependant, nous sommes face à une grande hétérogénéité en termes de maturation des projets, de motivation des professionnels et d’équipement. Décryptage.

    Ne pas confondre l’outil et le but

    La relativisation de la place de l’outil est le premier axe de réflexion. « Nous sommes extrêmement attentif pour ne pas confondre l’outil et le but », pose d’emblée Norbert Ifrah, président de l’INCa. D’autant que les solutions de santé numérique se perfectionnent en continu. La vérité technologique à un instant T n’est pas tangible mais soumise à une analyse critique dès l’apparition de nouveaux éléments, de nouvelles strates technologiques.

    L’enthousiasme pour ces outils n’exempte pas d’une attention à garder la confiance de la pratique. En France, nous avons la chance d’avoir une assurance maladie unique et universelle, un système national des données de santé, un PMSI afin de permettre de garder l’outil à se place et l’utiliser à bon escient. « La vraie nouveauté est cette capacité à s’extraire du système dans lequel ont été conçu les outils pour rompre l’os et sucer la substantifique moelle ».

    Changer l’organisation plutôt qu’empiler les applications

    Pour Patrice Viens, président d’Unicancer, « la réussite du virage de l’ambulatoire ne consiste pas à empiler les applications » mais en changement plus radical de l’organisation de l’hôpital, adaptée au numérique. « Le numérique est le support. Mais cette transformation est d’abord entraîné par les progrès thérapeutiques,la chirurgie de moins en moins invasive, les traitements per os« .

    De ce fait, le patient ne reste plus à l’hôpital et les temps de rencontre avec les professionnels est réduit. L’outil numérique est alors un « filet de sécurité. C’est ce que l’on appelle pompeusement la relation ville hôpital ».

    Évolution de la relation médecin-patient

    La plupart des professionnels sont convaincus de l’intérêt du numérique dans leurs pratiques quotidienne. « Il n’y a plus aucun interne qui sait ce qu’est un film de radiologie. Ils sont nés avec le PACS et les systèmes identiques », précise Gilles Calais, président de la FHF Cancer, avant de souligner l’hétérogénéité des déploiement dans les établissements.

    En tout état de cause, la connexion avec le patient est modifiée. Ces systèmes permettent au patient de communiquer de façon beaucoup plus simple au quotidien, notamment depuis leur domicile. La spécialité cancérologique est globalement complexe en terme de coordination de soins, d’agenda pour les patients, de séjours ultra-court. « Nous sommes frappés à quel point les patients sont souvent perdu dans la gestion de leur quotidien« . Le dispositif d’annonce, la coordination de soins sont des gardes-fous mais pas suffisants face à cette complexité.

    Fournir une information fiable

    L’enjeu récurent pour les patients est la capacité des professionnels à donner une information de qualité sur son état de santé, ses traitements. « Certaines applications permettent d’anticiper ou de réguler la prise en charge des patients, les toxicités… Mais la qualité de l’outil et de l’information n’est pas toujours garantie » De même, pour les sites Internet.

    Une thèse accompagnée par la FHF, sur l’information donnée sur l’accouchement, a montré que seuls 25 à 30 % des sites donnaient une information fiable à la femme enceinte. Tous les autres contenaient des erreurs, approximations ou éléments fantaisistes. « Nous pouvons imaginer que dans le champ de la cancérologie, le problème est le même. A défaut de leur déconseiller d’aller sur Internet, j’essaie d’orienter les patients vers des sites de référence« .

    Le dernier enjeu soulevé par Gilles Calais est l’investissement en temps passé par les praticiens face aux outils numériques. »Ils sont très demandeurs d’outils facilitant leur quotidien mais ont plus de mal à se projet en amont de la réflexion sur leur développement. » La prise de conscience et l’implication des professionnels, comme des patients, dans la construction de ces solutions est un atout  de ce vers quoi nous voulons aller.

    Optimiser le temps de présence à l’hôpital          

    Les modifications récentes des interactions entre les équipes de soins et les patients à l’occasion de l’arrivée des chimiothérapie orales, et le déplacement des soins en dehors de l’hôpital sont une opportunité « Le terrain est vierge de certains freins de l’organisation hospitalière, explique Emmanuel Briquet, de l’Union hospitalière privée en cancérologie. Nous pouvons alors partir des usages de nos équipes et des patients c’est-à-dire le modèle des réseaux sociaux et leurs facilité d’utilisation ».

    Dans le cadre d’un essai thérapeutique, Emmanuel Briquet teste la gestion de l’information et des échanges transitant par une plateforme, plus que par une application en tant que telle. « Elle est une zone de rencontre avec les différents professionnels qui accompagnent le patient. » Cette adaptation au usage permet la mise en place de programmes d’éducation thérapeutique, notamment en utilisant les serious games. Le temps de présence dans les services, en hospitalisation ou consultation peut ainsi être optimisé.

    L’échange est coordonné par une infirmière clinicienne qui va reprendre l’informations récoltées. L’identification des signaux faibles avec un code couleur participe à cette évaluation. « Vert, pas de problème. Orange, le patient est contacté. Rouge, nous sortons du protocole et le patient doit revenir ».

    Reconnaissance comme dispositif médical ?

    Un certain nombre d’applications de santé aspire à être reconnu comme dispositif médical et passe au crible du CEPS. « Il n’y a pas de raison pour qu’une innovation technique s’affranchisse de fournir la preuve du service rendu. Nous passons de l’auto-proclamation à la démonstration de la preuve. »

    Le développement des start-ups à en effet changé la perspective du virage de l’ambulatoire. Le piège identifié est que l’offre crée le besoin et pas l’inverse. Là encore, notre système de santé français est garant de ce bon usage et du développement cohérent de ces solutions numérique pour qu’elle accompagne les nouveaux parcours de soins en répondant aux besoins des patients et des professionnels de santé.

  • Fabrice Perrin est nommé conseiller d’Agnès Buzyn chargé du médico-social et du grand âge

    Fabrice Perrin est nommé à compter du 1er avril 2019, « conseiller spécial chargé du secteur médico-social et de la réforme du grand âge au cabinet de la ministre des Solidarités et de la Santé ». Cette nomination a été publiée au Journal officiel du 5 avril 2019. Cette décision intervient quelques jours après l’annonce par Agnès Buzyn d’une loi sur la dépendance à l’automne 2019.

    Fabrice Perrin a déjà fait partie du cabinet d’une ministre chargée de la Solidarité, ayant été conseiller budgétaire, conseiller pour l’administration générale et la réforme de l’État de Roselyne Bachelot de 2010 à 2012.

    Fabrice Perrin était depuis septembre 2017 directeur général des services du conseil départemental d’Indre-et-Loire, après avoir été deux ans durant directeur général adjoint chargé de la Solidarité.  

    Il a été de 1999 à 2003 chef de la division des affaires générales et des ressources humaines à la Direction de la Sécurité sociale puis chef du bureau des programmes de santé publique à la Direction générale de la Santé.

    Appelé en 2007 à Bercy comme adjoint au chef du bureau de la solidarité et de l’insertion à la direction du Budget, il a été de 2009 à 2010 chef du bureau du politique de la ville au sein de cette même direction. Il l’a de nouveau rejointe comme chef du bureau Comptes sociaux et santé (2014-2015) après une expérience de conseiller pour les Affaires sociales et la santé au sein d’ambassades de France en Europe du nord.

  • Numérique : Antoine Darodes et Nicolas Vignolles épauleront Cédric O

    Le secrétariat d’État au Numérique a transmis à à HTI le mardi 9 avril 2019 la composition du cabinet de Cédric O.

    Antoine Darodes est nommé directeur de cabinet. Directeur de l’Agence du Numérique depuis depuis juillet 2015, il avait quitté son poste en décembre 2018. Il avait été chargé dès 2012 par le gouvernement de diriger la Mission Très Haut Débit. Il est ancien élève de l’École Normale Supérieure de Cachan.

    Nicolas Vignolles est nommé chef de cabinet et conseiller parlementaire. Directeur Affaires publiques et communication de France Digitale depuis janvier 2019, il occupait le même poste au sein de la plateforme de « civic tech » Make.org, « solution digitale de consultation massive », depuis février 2017.

    Il a également été chef de cabinet adjoint, conseiller parlementaire de Fleur Pellerin quand elle était ministre déléguée chargée de l’Innovation de 2012 à 2014. Il l’a suivie quand elle a été nommée au Commerce extérieur puis à la Culture. Il est diplômé du Celsa et de l’IEP Grenoble.

    Philippe Englebert est nommé « Conseiller entreprises et écosystèmes ». Il était Adjoint Chef de Bureau Financement et Développement des Entreprises au sein de la Direction générale du Trésor, chargé notamment de soutenir les introductions en Bourse en France, « des entreprises technologiques et innovantes ». Il était parallèlement en charge de la relation avec les capital-risqueurs pour la Mission French Tech.

    Conseillère innovation et économie auprès de Mounir Mahjoubi depuis janvier 2009, l’énarque Carole Vachet est nommée conseillère « régulations et transformations numériques ». Directrice de la division Epargne et Marchés financiers au sein de la Direction Générale du Trésor (2017-2018), elle était notamment chargée de la régulation et du conseil autour des sujets fintech et blockchain.

    Yolaine Proult, conseillère « innovation et société » de Mounir Mahjoubi, n’est pas reconduite.

    Antoine Boscher est nommé conseiller communication et presse. Il dirigeait la communication du 13e arrondissement de Paris après avoir dirigé celle de la ville de Palaiseau.

  • Alexa, l’assistant vocal d’Amazon, propose désormais des fonctionnalités conformes à la norme HIPAA

    Amazon a annoncé le 4 avril 2019 sur le blog dédié aux développeurs d’Alexa que son assistant virtuel prenait pied pour de bon dans le monde de la santé grâce à sa conformité à la norme HIPAA, ce texte de 1996 qui réglemente l’échange électronique de données de santé.

    Via son Alexa Skills Kit, le groupe de Jeff Bezos permet désormais aux développeurs qu’il sélectionne de programmer pour Alexa des fonctionnalités conformes à la norme HIPAA : ces « skills » sont l’équivalent des applications pour smartphones. Chaque société peut lancer la sienne pour être accessible à ses clients via Alexa.

    Amazon est aujourd’hui en mesure de proposer ces programmes parce qu’il est habilité à passer des accords avec des professionnels de santé soumis à la norme HIPAA. 6 nouvelles « skills » ont été publiées.

    Les six nouvelles Skills conformes à la norme Hipaa

    Les nouveaux programmes disponibles pour Alexa et habilités à gérer des données de santé émanent de diverses sociétés actives dans le domaine sanitaire, notamment d’établissements hospitaliers ou d’industriels.

    Express Scripts permet désormais à ses membres de vérifier via sa Skill Alexa l’état d’une commande de médicaments à domicile et demander des notifications lorsqu’elles sont expédiées.

    Le groupe Cigna permet aux bénéficiaires d’un de ses programmes de gérer leurs objectifs d’amélioration de leur santé via la Skill Cigna Health Today.

    Avec la Skill Eras (Enhanced Recovery after Surgery), l’hôpital pour enfants de Boston (Boston Children’s hospital) permet aux parents de leurs jeunes patients de tenir les soignants informés de l’évolution de leur état de santé après leur sortie de l’hôpital, et de recevoir des notifications relatives au suivi post-opératoire.

    Les groupements d’hôpitaux américains Providence St Joseph Health et Atrium Health  permettent via leurs  » skills » respectives de localiser un service d’urgence à proximité et de prendre rendez-vous pour le jour même.

    Livongo permet aux utilisateurs de son outil de contrôle glycémique de demander leurs analyses et de recevoir des conseils personnalisés via Alexa.

    « Les développeurs de ces nouvelles Skills dans le domaine de la santé sont ravis de permettre à leurs clients d’accéder à leurs services dans le confort de leur foyer en demandant simplement à Alexa « , affirme Rachel Jiang, chef de projet Alexa Health and Wellness chez Amazon.

  • L’APF France Handicap lance APFLab-LeHub pour connecter numérique et inclusion

    APF France Handicap lance APFLab-Le Hub. Cette structure se fixe l’objectif d’ »évaluer le potentiel des technologies émergentes, des nouveaux produits et services susceptibles de compenser un handicap ou un déficit sensoriel [et de] faire connaître ces mêmes technologies au plus grand nombre, en informant et formant les aidants et les bénéficiaires ». Elle remplace le Centre d’expertise et de ressources nouvelles technologies et communication (C-RNT).

    Le lancement a été célébré le 5 avril 2019 à l’imaginarium Plaine Images de Tourcoing (Nord) en présence de Sophie Cluzel, la secrétaire d’État en charge des Personnes handicapées, de Gérald Darmanin, du ministre de l’Action et des Comptes publics etex-maire de Tourcoing (2014-2017), et de Marie-Anne Montchamp, présidente de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

    Le C-RNT était installé depuis sa création en 1996 à l’Institut d’éducation motrice (IEM) Christian Dabbadie, à Villeneuve-d’Ascq. Il a rejoint en juin 2018 la Plaine images, écosystème de 125 entreprises dédié aux industries créatives (animation, audiovisuel, jeux vidéo, marketing digital) afin de promouvoir l’innovation dans son domaine.

    800 fiches pratiques à disposition

    APFLab-LeHub se veut « l’interlocuteur privilégié de toute personne physique ou morale à la recherche de solutions innovantes d’accessibilité [ou qui] cherche à approfondir sa connaissance des usages numériques des personnes en situation de handicap », précise APF France Handicap. Il publie sur son site internet quelque 800 fiches pratiques dans 7 domaines : contacteurs, ordinateurs, logiciels et appli, jeux et loisirs, aide à la communication, mobilité et domotique.

    Une collaboration avec des chercheurs et des industriels

    Parallèlement à cette mission d’information, le Hub ambitionne de collaborer avec des chercheurs et des industriels pour « s’assurer que les besoins des personnes en situation de handicap sont intégrés dès les phases de conception ».

    La Plaine image : un hébergeur de start-ups

    Saluant de son côté les entrepreneurs qui « font bouger les lignes en proposant des solutions adaptées », La Plaine image donne l’exemple d’une start-up qu’elle héberge, Wivy, connue grâce à son application professionnelle d’animation en Ehpad.

  • Gustave-Roussy investira 28 millions d’euros par an pour se maintenir « à la pointe de l’innovation »

    L’Institut Gustave Roussy (IGR) annonce le lancement d’un plan d’investissement de 250 millions d’euros d’ici à 2024 visant notamment à  « porter l’innovation » et à « la maintenir à son plus haut niveau ».

    L’IGR prévoit dans un communiqué publié le 3 avril 2019 de « développer une stratégie numérique innovante » afin de « poursuivre la digitalisation du parcours patient», de «développer des projets d’e-santé» et d’«aller vers une dématérialisation généralisée pour un hôpital zéro papier ». Il fait part de sa décision de se doter d’« une infrastructure de calcul et de stockage de données lui permettant de déployer ses projets de Big Data et d’Intelligence Artificielle ».  

    « L’objectif est de mettre Gustave Roussy en ordre de marche pour relever les nouveaux défis de la lutte contre le cancer » , souligne Frédéric Varnier, directeur général adjoint de l’Institut.

    Il s’agit pour l’IGR de préparer l’ouverture en 2024 de la station de métro (ligne 14 et 15) qui portera son nom, et le remaniement du futur quartier Campus Grand Parc qui l’entoure. L’institut se doit d’« augmenter ses capacités d’accueil » notamment par l’ouverture en 2020 d’un nouveau bâtiment « dédié au circuit ambulatoire ».

    Gustave Roussy fait part de son ambition de « disposer d’un parc d’imagerie de pointe », ce qui implique « le renouvellement de plusieurs équipements (…) scanner, IRM et TEP ». Il prévoit par ailleurs 1 à 2 remplacements par an en radiothérapie, soulignant qu’« avec 10 accélérateurs installés sur le même site », son département dédié « est l’un des plus performants de France, tant pour le traitement que pour la recherche ». Après le lancement de deux robots de préparation des chimiothérapies, l’IGR annonce également sa décision d’installer « un laboratoire de biothérapie en lien avec le programme d’immunologie ».