Efficience

  • Innovation : l’AFD souhaite un passage du « patient alibi  » au « patient acteur »

    Considérer le patient comme un véritable acteur de sa santé, avec des conséquences concrètes en matière de prise en charge et d’innovation, c’est le point sur lequel se sont accordés patients, professionnels de santé, représentants institutionnels et industriels lors du colloque « En finir avec le patient alibi » organisé par la Fédération française des diabétiques (AFD) le 14 novembre 2016 à l’occasion de la journée mondiale du diabète.

    Le patient alibi, une réalité perçue

    Pour Gérard Raymond, président de l’AFD, les patients peuvent avoir l’impression d’être un alibi à titre individuel, en cas d’absence de dialogue avec le professionnel de santé qui les prend en charge, mais aussi à titre collectif, lorsqu’ils sont sollicités en aval d’une innovation par les entreprises. Les études menées par le Diabète Lab ont confirmé cette perception.

    Antoine Zins, directeur associé du fonds d’investissement The Family, a souligné la complexité du secteur de la santé, où l’utilisateur est en général distinct du payeur, estimant que certaines start-up utilisent le patient comme un alibi par paresse, hypocrisie, et marketing. Selon lui, les start-up devraient être très proches des associations de patients, car elles ont besoin de tester leurs produits en permanence.

    Thomas Borel, directeur des affaires scientifiques du Leem, a évoqué la nécessité de co-construire avec les patients les applis et objets connectés de santé pour s’assurer de leur utilité. Il a regretté le fait que l’amélioration de l’observance et de la qualité de vie soit mal prise en compte par le système français actuellement.

    Emmanuel Cosson, diabétologue, a rappelé les avancées en matière de formation des médecins à l’éducation et l’adhésion thérapeutique des patients, et souhaité la mise en place de lieux d’échange entre professionnels de santé et patients.

    Le patient acteur, concrètement

    Cédric Grouchka, membre du collège de la Haute Autorité de Santé, a distingué deux situations où le patient peut être acteur, et rappelé les actions portées par la HAS pour accompagner ce changement de paradigme :

    • la relation singulière avec le professionnel de santé. La commission d’information des patients de la HAS est désormais dans une démarche de co-construction avec les patients, et non de concertation avec eux;
    • la parole portée en tant que représentant des patients. La HAS vient de lancer une expérimentation visant à intégrer les patients concernés à l’évaluation des médicaments et dispositifs médicaux.

    Laurence Comte-Arassus, vice-présidente du Snitem, a souligné qu’une segmentation des patients était nécessaire : selon leurs situations, tous les patients n’ont pas les mêmes perceptions et les mêmes attentes.

    Des témoignages de diabétiques tout au long du colloque ont mis en lumière leur volonté d’être entendus comme acteurs, mais aussi experts, de leur santé.

  • Hébergement des données de santé : Syntec Numérique soutient les exigences de l’Asip

    Syntec Numérique apporte son soutien au projet de référentiel de certification des hébergeurs de données de santé (HDS) présenté par l’Agence des systèmes d’information partagés de santé (ASIP Santé) et mis en consultation, annonce un communiqué du Syntec Numérique daté du 14 novembre 2016.

    Ce projet de référentiel, élaboré après plusieurs mois de travail en association avec les fédérations d’industriels, découle du remplacement, introduit par la loi Santé de 2016, de la procédure d’agrément des hébergeurs de données de santé par une procédure de certification. Il a fait l’objet de travaux depuis plusieurs mois sous l’égide de Philippe Burnel, Délégué à la Stratégie des Systèmes d’Information de Santé (DSSIS), en association avec les professionnels concernés.

    Syntec Numérique rappelle dans son communiqué qu’il a, au cours de l’élaboration de ce projet de référentiel, « défendu un haut niveau d’exigence de sécurité, la transparence des offres d’hébergement, des responsabilités identifiées et un contrôle de sécurité portant sur l’ensemble de la chaîne d’hébergement (infrastructure, service infogérance, applicatif) ».

  • Journée mondiale diabète 2016 : un test de dépistage en 30 secondes

    L’importance du dépistage dans la prise en charge et la prévention de complications graves, c’est le thème de la Journée mondiale du diabète, organisée le 14 novembre 2016 par la Fédération Internationale du Diabète (FID) et soutenue par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

    • En France, le diabète est la maladie chronique la plus répandue: 3,5 millions de personnes, environ 5,3% de la population, en souffrent, et le nombre de diabétique augmenterait de 3% chaque année. 34 000 personnes par an meurent en France de complications dues au diabète.

    • L’enjeu financier de la prise en charge du diabète est par ailleurs majeur: en 2014, le coût du diabète pour l’Assurance maladie s’est élevé à 10 Mds€, dont 2,3 Mds€ pour les dépenses directement imputables et 7,7 Mds€ pour les complications (amputation du pied, cécité…), selon le rapport « charges-produits 2017 » de l’Assurance-maladie (Cnamts) rendu public le 24 août 2016.

    Une campagne de dépistage dans le monde et en France

    A l’occasion de la journée mondiale, la Fédération internationale du diabète espère qu’un million de personnes se fera dépister via son test accessible en ligne. Une campagne de dépistage planétaire intitulée « Test2Prevent », un jeu de mot signifiant « Tester pour prévenir » est organisée dans le cadre de cette journée.

    Un test en 30 secondes

    Accessible sur le site de la Fédération internationale du diabète, ou sur celui de la Fédération française des diabétiques, ce test permet d’évaluer ses prédispositions au diabète de type 2.

    • Age
    • Mode de vie
    • Alimentation
    • Antécédents familiaux
    • Prescription de médicaments,

    sont demandés dans un questionnaires et en 30 secondes ce test permet de dresser un profil et d’apporter des informations sur cette maladie de plus en plus fréquente.

    A la fin du test, il est possible de recevoir:

    • Ses résultats par mail
    • Un commentaire
    • Des recettes de cuisine pour manger équilibré.

    L’Agence Santé Publique France dans son dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) rappelle que les femmes diabétiques sont 51 % plus à risque de décès que leurs paires en bonne santé, tandis que les hommes sont 34 % plus exposés à la mortalité.

  • Journée mondiale du diabète 2016 : molécules et dispositifs médicaux les plus remboursés

    Le remboursement des médicaments du diabète a représenté 1,1 milliard d’€ en 2014 en France, tandis que les dispositifs médicaux ont été remboursés à hauteur de 800 millions d’€ par l’Assurance Maladie.

    Les enjeux d’innovation sont forts sur ce segment : développement de nouvelles molécules, mais aussi de dispositifs médicaux connectés permettant d’améliorer le confort et la qualité du suivi quotidien de leur traitement par les diabétiques.

    Insuline : le Lantus de Sanofi domine le marché

    Lantus (Sanofi) a en 2015 été l’insuline à la fois la plus prescrite et la plus remboursée, pour un montant dépassant 250 millions d’€. Au niveau mondial, cette molécule représente 6 milliards d’€ de chiffre d’affaires pour Sanofi.

    L’arrivée de génériques de Lantus pourrait toutefois bouleverser le marché dans les années à venir.

    Médicaments hors insuline : Novo Nordisk et MSD en tête

    Les deux médicaments hors insuline les plus prescris sont Januvia et Janumet de MSD. Ils représentent toutefois des remboursements moins importants que le Victoza de Novo Nordisk, laboratoire détenant 30 % du marché des antidiabétiques au niveau mondial.

    Vers un renchérissement des traitements médicamenteux ?

    Le rapport charges et produits 2017 de l’Assurance Maladie indique une hausse du nombre de patients traités par association d’insuline et d’agoniste du GLP1 (Victoza par exemple). Selon les projections de l’Assurance Maladie, le recours croissant aux agonistes du GLP1 pourrait faire augmenter le coût des traitements médicamenteux du diabète de 500 millions d’€ d’ici 2020.

    Dispositifs médicaux : l’innovation non remboursée

    Les dispositifs médicaux (pompes, lecteurs de glycémie, autopiqueurs…) sont une composante importante du suivi quotidien des diabétiques.

    En termes de remboursement, ce sont les bandelettes, capteurs et électrodes et les pompes à insuline (y compris le forfait journalier et la location) qui représentent les montants les plus élevés.

    Les dispositifs médicaux connectés ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie. La Haute Autorité de Santé s’est toutefois déclarée favorable au remboursement du lecteur de glucose en continu Freestyle Libre (Abbott) et de l’appli de suivi Diabeo (Sanofi-Voluntis).

  • Siemens va mettre en Bourse Healthineers, sa division médicale

    Siemens a annoncé le 10 novembre 2016 préparer la mise en Bouse d’Healthineers, sa division médicale, qui regroupe dispositifs médicaux, équipements lourds et télésanté.

    La date et l’ampleur du placement ne sont pas encore connues. Ralf Thomas, directeur financier de Siemens, a précisé que Siemens conserverait la majorité des actions.

    Le cours de l’action de Siemens a augmenté de 5% à la suite de cette annonce.

    Healthineers est l’activité la plus rentable de Siemens, avec une marge opérationnelle de 17 % en 2015, contre 10,8 %.

  • Diabète : prescription et remboursement des dispositifs médicaux en 2015

    Les dispositifs médicaux occupent une place centrale dans le suivi quotidien des diabétiques : surveillance de la glycémie, injection d’insuline.

    Les bandelettes et capteurs de glycémie ainsi que les pompes à insuline représentent les dispositifs médicaux les plus remboursés en 2015.

  • Traitement du diabète : insulines les plus prescrites et les plus remboursées en 2015

    Lantus, du laboratoire Sanofi, est l’insuline la plus prescrite et la plus remboursée en 2015 en France. Au niveau mondial, Lantus représente un chiffre d’affaires de
    6 milliards d’euros pour Sanofi

    Des génériques pourraient toutefois bouleverser la donne dans les années à venir.

  • Traitement du diabète : médicaments hors insulines les plus prescrits et les plus remboursés en 2015

    Januvet et Januvia, les deux médicaments hors insulines les plus prescrits dans le traitement du diabète, sont produits par le laboratoire MSD.

    C’est toutefois Victoza, du laboratoire Novo Nordisk, qui représente le montant de remboursement le plus élevé en 2015. Au niveau mondial, Novo Nordisk est leader des traitements du diabète, avec 30% de part de marché.

  • Conférence « Entreprises, territoires et santé, en Bretagne » le 17/11/2016 à Rennes

    Une conférence « Entreprises, territoires et santé, en Bretagne » sera organisée le 17 novembre 2016 à Rennes par Bretagne Prospective et Harmonie Mutuelle.

    La première partie évoquera le fruit de différentes analyses, thèmes et analyses opérés par un groupe de spécialistes ayant réfléchi depuis un an aux « enjeux actuels et prospectifs de la santé en Bretagne » :
    – Jean-Ange Lallican, université de Rennes 1, et Jean-Pierre Méchin, vice-président de l’Institut de Recherche pour le Développement Personnel et professionnel, interviendront sur le thème « Bien-être et entreprises »;
    – Arnaud Magdelaine, membre du Laboratoire armoricain de recherche en psychologie sociale, abordera le sujet « Les usages des technologies au service de l’offre de soins »;
    – André Perros, directeur de la Caisse d’allocations Familiales du Finistère, traitera du sujet « Territoires et nouveaux métiers ».

    La deuxième partie sera organisée autour d’une table-ronde intitulée  » De l’e-santé au big data, un nouvel élan pour la Bretagne ? « .
    Elle réunira les intervenants suivants :
    – Alain Glon, entrepreneur, p.-d. g du groupe agroalimentaire Glon ;
    – Marc Guillemot, applications en e-santé, co-fondateur de MédecinDirect ;
    – Rémy Bataillon, médecin, École des hautes études en santé publique.

    Jeudi 17 novembre à 18 h, salle de conférence d’Harmonie Mutuelle, 8, bd de Beaumont à Rennes.
    Confirmer votre présence à contact@bretagne-prospective.bzh.

  • Présidentielles 2017 : les 12 propositions avancées par le Snitem

    Inviter les candidats à l’élection présidentielle à considérer les enjeux de l’innovation en santé, tel est l’objectif du Snitem qui publie le 8 novembre 2016 ses 12 propositions « pour que la France redevienne un grand pays de l’innovation en santé ».

    Ces propositions s’articulent autour de trois axes principaux:
    • Une industrie innovante au service des patients
    • Créer un cadre favorable à l’efficience du système de soins et de santé
    • Placer l’industrie du DM au service de la compétitivité et de l’attractivité de la France

    Le détail des 12 propositions

    • Définir une politique globale et ambitieuse de l’innovation en santé (intégrant ses composantes médicales, industrielles, sociales) grâce à un pilotage interministériel associant à minima les ministères de la Santé et de l’Industrie
    • Installer un cadre d’évaluation et de tarification adapté au DM, fondé sur de nouvelles méthodologies adaptées aux DM et aux actes qui leurs sont associés et sur la prise en compte de leur impact organisationnel
    • Consulter systématiquement les fabricants de dispositifs médicaux lors de la négociation sur la tarification d’un acte médical impactant l’achat de matériel médical
    • Faciliter l’accès des patients aux produits innovants, tout en conservant la garantie d’un accès sécurisé
    • Donner à l’imagerie de réels moyens pour améliorer l’accès des patients aux équipements (la France est un des pays les plus faiblement dotés en IRM et les délais d’attente des patients s’allongent avec des disparités régionales fortes)
    • Mettre en place des procédures d’accès au marché adaptées à certains DM pour plus de fluidité et un accès accéléré
    • Desserrer dans un cadre éthique et sécurisé l’accès aux données médico-administratives pour les entreprises, leur permettant de concevoir les produits les mieux adaptés
    • Sortir de l’expérimentation pour les solutions e-santé en adaptant le cadre administratif et organisationnel pou que cette révolution entre dans sa phase opérationnelle à grande échelle
    • Définir des politiques d’achats publics, notamment dans le cadre de la constitution des GHT suffisamment souples pour garantir un accès aux patients à des produits diversifiés et innovants sans systématiser le appels d’offres nationaux et massifs plus défavorables aux TPE/PME
    • Mettre en place une régulation économique juste, proportionnée et adaptée
    • Accélérer le virage ambulatoire et le développement des soins à domicile grâce à un pilotage du système de soins permettant d’en apprécier les grands équilibres, notamment par le dépassement du cloisonnement ville/hôpital
    • Améliorer le soutien public à l’export des dispositifs médicaux en adaptant les dispositifs existants à des entreprises de petite taille et innovantes