Efficience

  • IBM Heaths Corp. s’engage avec Taïwan et le Panama pour lutter contre la dengue et le virus zika

    IBM va apporter son soutien aux organismes de santé publique du Panama et de Taïwan pour lutter contre la dengue et le virus zika, deux maladies transmises à l’homme par les moustiques, très présentes dans les régions tropicales et subtropicales.

    Ces collaborations sont réalisées dans le cadre de l’initiative IBM Health Corps, un programme de conseil pro bono visant à améliorer la santé publique à travers le monde lancé en 2016.

    Taïwan : des technologies pour analyser l’impact des solutions développées pour lutter contre la dengue

    IBM va aider les Centers for Disease Control (CDC) de Taiwan à créer des modèles informatiques permettant de prédire l’effet des systèmes de lutte contre la dengue, l’une des principales causes de décès dans les régions tropicales et subtropicales.

    La dengue est le virus propagé par les moustiques qui s’est le plus rapidement répandu : le nombre de cas à été multiplié par trente dans le monde au cours des cinquante dernières années. À Taïwan, un peu moins de 2 000 cas annuels ont été recensés entre 2003 et 2013. Ces dernières années, des dizaines de milliers de nouveaux cas ont été enregistrés.

    • L’une des stratégies à l’étude par les CDC taïwanais est d’utiliser la bactérie Wolbachia pour rendre plus difficile le transport du virus par les moustiques. Des modèles informatiques développés par IBM vont pouvoir simuler l’impact de cette solution sur la population de moustiques et sur le nombre de cas de dengue humaine.
    • IBM a également mis au point des modèles qui analysent les corrélations entre divers facteurs, tels que la relation entre le niveau d’éducation d’un village et le nombre d’œufs de moustiques porteurs du virus repérés dans la région ou la relation entre la température d’une zone donnée et le nombre de larves recensées.

    À travers le déploiement de ces solutions, l’objectif est de permettre aux CDC de prendre des décisions plus éclairées pour lutter contre la maladie.

    « L’équipe de Health Corps que nous avons accueillie à l’automne [2016] a non seulement amélioré la capacité d’analyse des données de mon organisme mais a également encouragé mon personnel à utiliser des systèmes analytiques pour accélérer la lutte contre la menace de maladies infectieuses émergentes et réémergentes », explique le Dr. Jih-Haw Chou, directeur général des Centers for Disease Control de Taïwan.

    Panama : un système de surveillance pour mieux observer les sites de reproduction des moustiques

    Au Panama, en collaboration avec l’Instituto Conmemorativo Gorgas, IBM a mis au point en février 2017 un système de surveillance ainsi qu’une application mobile pour transmettre des informations sensibles en temps réel aux chercheurs sur le terrain, aux responsables de la santé et aux décideurs politiques.

    Les scientifiques des organismes de santé publique commencent à utiliser l’application pour recueillir des informations plus précises sur les foyers de maladies et les sites de reproduction des moustiques vecteurs de la dengue et du virus zika.

    Ils transmettront dans un deuxième temps ces informations au ministère de la Santé du pays afin de faciliter une prise de décision des acteurs politiques plus rapide et plus efficace pour lutter contre les maladies infectieuses.

    Le Panama va procéder à des essais pilotes de l’application dans trois cantons au cours des six prochains mois et prévoit un déploiement à l’échelle du pays d’ici avril 2018.

    « Cet outil permettra une collecte plus précise, géo-référencée et opportune des informations sur les sites de reproduction des moustiques qui (…) entraînera une réponse plus rapide [de la part des équipes luttant contre la propagation du virus] et un meilleur contrôle des éclosions », a déclaré le Dr. Nestor Sosa, directeur général de l’Instituto Conmemorativo Gorgas.

    IBM Health Corps lutte contre les inégalités d’accès aux soins

    Le lancement d’IBM Health Corps a été annoncé en 2016. Il s’agit de l’exemple le plus récent de services de conseil et de technologie pro bono d’IBM centrés sur la résolution de problèmes dans l’entreprise.

    Health Corps déploie des équipes interdisciplinaires qui s’appuient sur les capacités d’IBM en matière d’analyse de données, d’informatique cognitive et de cloud computing mais aussi de développement d’applications mobiles, d’IoT et de conseils en matière de santé et de météorologie pour concevoir des stratégies qui aident les collectivités à améliorer un aspect donné de la santé publique.

    L’objectif est de remédier aux disparités en matière d’accès aux soins de santé, d’améliorer les services du secteur et d’accroître l’impact des solutions développées dans l’industrie.

  • #FranceIA : la filière santé doit établir sa stratégie sectorielle en IA avant fin 2017

    • Une cinquantaine de propositions issues du rapport élaboré par les groupes de travail thématiques mobilisés entre janvier et mars 2017,
    • Une liste d’actions qui seront engagées en 2017,
    • Une cartographie des entreprises françaises de l’IA, des formations et des équipes de recherche,
    et 250 millions d’€ d’investissements dans des startups françaises sur 5 ans,

    Telles sont les orientations présentées le 21 mars 2017 par France Stratégie en présence du Président de la République, François Hollande.

    Lancée le 20 janvier 2017, #FranceIA visait à mobiliser la communauté française de l’intelligence artificielle pour valoriser ses capacités et élaborer une stratégie nationale en la matière. La santé fait partie des secteurs à haut potentiel ciblés par la démarche.

    Les grandes recommandations issues du rapport

    • Affirmer l’excellence de la recherche française en préservant sa diversité, en développant l’interdisciplinarité, et en valorisant les talents.
    • Améliorer l’environnement et l’appropriation des questions d’IA dans la société, pour permettre la compréhension des enjeux de l’IA et créer des vocations, susciter l’envie d’innover, et pour former à des métiers transformés en continu.
    • Permettre un transfert efficace de la recherche vers les applications industrielles et économiques.
    • Développer une stratégie industrielle fondée sur les écosystèmes d’innovation et une «verticalisation » de l’IA dans chaque filière.
    • Poursuivre le débat public sur l’IA et développer des outils en facilitant la compréhension.

    Les mesures engagées en 2017

    • Mise en place d’un comité stratégique FranceIA, rassemblant sphère académique, scientifique, économique et société civile, pour mettre en œuvre les recommandations des groupes de travail.
    • Candidature à un « projet phare de technologie émergente » (« FET flagship ») sur l’IA, co-financé par l’Union européenne (1 milliard d’euros).
    • Lancement d’un nouveau programme mobilisant les institutions de recherche pour identifier, attirer et retenir les meilleurs talents en IA, dans le cadre de l’action Programmes prioritaires de recherche du PIA3.
    • Financement d’une infrastructure mutualisée pour la recherche.
    • Constitution d’un consortium public-privé en vue de l’identification ou de la création d’un centre interdisciplinaire pour l’intelligence artificielle.
    • Inclusion systématique, d’ici fin 2017, de l’IA dans les priorités de l’ensemble des dispositifs publics de soutien à l’innovation.
    • Mobilisation des ressources publiques (Bpifrance, PIA) et privées pour atteindre l’objectif d’ici 5 ans d’investir dans 10 start-ups françaises pour plus de 25 M€ chacune.
    • Mobilisation des filières automobile, relation client, finances, santé et transport ferroviaire pour que chaque filière définisse une stratégie sectorielle IA d’ici fin 2017.
    • Lancement d’un appel à projets pour des plateformes sectorielles de partage de données pour 3 à 6 secteurs, d’ici la fin 2017.
    • Conclusion du débat éthique sur les « algorithmes » animé par la CNIL en octobre 2017
    • Lancement d’ici l’été d’une concertation de France Stratégie sur la question des effets de l’intelligence artificielle sur l’emploi.

    Les principaux points de la cartographie de l’IA

    La cartographie de l’IA réalisée dans le cadre du rapport permet de dégager les points suivants :

    • 270 start-up dans l’IA ont été créées entre 2000 et 2016, dont 25 dans la santé ;
    • 80 ETI et PME spécialisées dans l’IA en France, dont, 5 PME et ETI pour la santé : Arcan, Medasys, H2AD, Carestream et Synovo.
    • Environ 250 équipes de recherche en intelligence artificielle pure mais aussi en sciences humaines et sociales.
    • La France compte parmi les 4 premiers pays au monde pour la production mondiale d’articles sur l’intelligence artificielle, avec la Chine, les Etats-Unis, et le Royaume-Uni.
  • Adoption des innovations : l’institut du Québec recommande un système fondé sur la valeur (rapport)

    Explorer les lacunes du système de santé québécois dans l’adoption des innovations et de la mise en place de mesures qui permettraient de réduire l’augmentation des coûts de santé, telle est l’ambition du rapport de l’Institut du Québec, publié le 15 mars 2017. En s’appuyant sur les expériences de l’Australie, du Danemark, des Pays-Bas, de la Suède, du Royaume-Uni et des États-Unis, le rapport vise à favoriser l’intégration de l’innovation dans le système de santé en termes de méthodes d’achats et de financements.

    D’un système fondé sur les coûts à un système d’approvisionnement fondé sur la valeur

    L’institut du Québec pointe le fait que le système d’approvisionnement fondé sur la valeur a déjà été mis en place dans certains pays. Il s’agit d’une approche centrée sur le patient et sur l’intégration du système mettant l’accent sur la qualité de l’approvisionnement plutôt que sur la minimisation de ses coûts et sa quantification. Ces solutions sont notamment des:

    • paiements groupés pour l’ensemble de l’épisode de soins;
    • définition d’un appel de solutions par la présentation d’un cas hypothétique – exemple d’appels d’offre en Suède fondé sur l’évaluation de coûts de traitements pour des plaies;
    • essais préalables de produits avant de procéder aux appels d’offres;
    • ententes de partage de risques;
    • évaluation globale des coûts-bénéfices;
    • mise en place de registres de patients dont les données sont accessibles pour favoriser la transparence de l’efficacité des prises en charge;
    • ouverture au dialogue avec les entreprises avant les appels d’offres

    Le constat posé par l’IdQ est que la réalité économique du pays vis-à-vis de l’innovation fait face à une croissance faible et à une baisse de l’investissement. Parallèlement, le vieillissement de la population va exercer des pressions certaines sur les coûts.

    Les définitions de la valeur varie en fonction des acteurs. Pour les patients, par exemple, « elle peut signifier des soins accessibles qui les aident à rester en bonne santé et à améliorer leur qualité de vie ». Ainsi, les méthodes d’approvisionnement fondés sur la valeur donne « une perspective plus globale de l’approvisionnement qui prend en compte la qualité, les coûts totaux qui s’étendent sur l’ensemble du cycle de vie du produit, et des considérations socio-économiques plus larges lors de l’achat de produits de medtech ».

    Selon l’IdQ, ces méthodes sont avantageuses pour:

    • Les patients: modèles sont davantage axés sur la prévention plutôt que sur le traitement;
    • Les parties prenantes:
      • Les professionnels de la santé: méthodes plus sûres et efficaces, qui offrent un meilleur rendement en matière de prestation des soins;
      • Les systèmes de santé: améliore la transparence qui encourage les améliorations cliniques;
      • Les fournisseurs: intégration de leurs activités en aval et à la construction d’un modèle holistique des soins (exemple de la dialyse en Allemagne par Fresenius Medical Care)

    Recommandations pour le gouvernement du Québec

    • Coordination des groupements d’achats: mettre l’accent sur « une compréhension commune de la valeur et de la perspective de l’utilisateur quant à la création de la valeur, plutôt que sur une vision traditionnelle axée sur la livraison de résultats »
    • Mise en place d’appels de solutions: élaborer des contrats d’approvisionnement axés sur les résultats
    • Transparence des données: partager des données sur les résultats en matière de santé afin de mesurer et à communiquer les informations pertinentes tout en respectant la vie privée; 
    • Mesures facilement applicables dès maintenant: redéfinir des ententes de partage de risques
  • Standards d’interopérabilité dans la e-santé : appel à réactions de l’Union européenne

    La DG CONNECT de la Commission européenne a diffusé le 16 mars 2017 un appel à contributions sur l’interopérabilité dans la e-santé. Les parties prenantes sont invitées à réagir à un rapport sur l’efficacité de l’interopérabilité dans la e-santé en termes de coûts lorsqu’elle est conçue à partir de standards, avant le 31 mars 2017.

    Le rapport a été élaboré dans le cadre du projet eStandards, qui travaille à une feuille de route pour élaborer des standards de façon collaborative, en s’appuyant sur les preuves et les retours d’expérience.

    Le rapport, « Cost effectiveness of the use of standards-driven toolsets for designing, developing and deploying interoperable solutions or products », fait état d’un accord général parmi les participants sur le rôle des outils élaborés à partir de standards dans le renforcement de la qualité des produits et des services de e-santé, grâce à l’amélioration constante des spécifications.

    D’un point de vue économique, les parties prenantes indiquent que le recours à des standards permet de diminuer le temps d’accès au marché, lorsqu’ils sont clairs et de bonne qualité.

    Les réactions au rapport peuvent être transmises à la DG Connect via le lien suivant, avant le 31 mars 2017.

  • Colloque annuel de la European Health Telematics Association (EHTEL) – 16 mars 2017

    Le colloque annuel 2017 de la European Health Telematics Association (EHTEL) aura lieu le 16 mars 2017 à Bruxelles, sur le thème : « Going all digital – making it happen for health ».

    Programme

    • 9h15-10h45 : Promises of Data-Driven Health and Care: Smart Routes to Patient Safety and Quality
    • 10h45-11h15 : coffee break
    • 11h15-12h20 : Organisational and Change Management Models for Data Driven Healthcare
    • 12h20-13h20 : lunch break
    • 13h20-14h10 : Digital Health: Innovate while Standardising or Standardising while Innovating?
    • 14h10-15h15 : Co-Creation of Innovative Services as an Enabler of Co-Creation of Health
    • 15h15-15h45 : coffee break
    • 15h45-16h45 : Putting Digital Health toWork: Digital Skills for the Health Work Force
    • 16h45-17h15 : Outlook and Closing: Way Forward for Digital Innovation and Transformation of Health and Care
  • Ecosystèmes innovation : Toulouse White Biotechnology noue 8 nouveaux partenariats industriels

    Accélérer le passage de la recherche académique aux applications industrielles, telle est la vocation du démonstrateur pré-industriel Toulouse White Biotechnology qui a annoncé le 14 mars 2017 l’arrivée de 8 nouveaux partenaires industriels au sein de son consortium public-privé : Bgene, BioAster, Heurisko, Servier, Micropep Technologies, Syngulon, ab7 Industries et Naturamole.

    Le consortium est désormais composé de 53 partenaires (dont 11 grandes entreprises, 10 PME, 16 TPE, 7 fonds d’investissement et structures de valorisation, 9 partenaires publics) intervenant dans les secteurs suivants: solutions de biotechnologies, pharmacie, agro-industrie, chimie (matériaux et produits), équipement, arômes, parfums et cosmétologie.

    TWB précise par ailleurs son ambition de favoriser davantage la création et l’accompagnement de start-up pour l’année 2017.

    L’activité de TWB repose sur l’utilisation d’outils biologiques innovants (enzymes, microorganismes, consortia microbiens) qui seront implantés au cœur de procédés industriels performants, jouant ainsi le rôle d’accélérateur du transfert d’innovation.

    Ses deux objectifs sont de :

    • Favoriser le développement de nouvelles voies de production durable par l’utilisation de ces outils et de procédés compétitifs.
    • Faciliter l’interface recherche publique / industrie dans le domaine des biotechnologies industrielles.

  • Signalement des effets indésirables : ouverture du portail signalement-sante

    Signalement-sante.gouv.fr, tel est l’adresse du portail ouvert le 13 mars 2017 par le ministère de la Santé pour le signalement des événements sanitaires indésirables. Prévu par la loi de modernisation du système de santé, le site simplifie les démarches à effectuer en la matière, pour les usagers comme les professionnels.

    Trois cas de figure sont prévus selon l’événement indésirable ou la situation identifiée :

    • déclaration en ligne directe ; 
    • renvoi vers des systèmes de télé-déclaration existants, comme par exemple le portail vigie-radiothérapie de l’Autorité de sûreté nucléaire et de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ;
    • renseignements sur la démarche à suivre pour certains signalements spécifiques qui nécessitent d’être effectués soit par un professionnel de santé (côté usager) ou par un professionnel spécialisé (côté professionnel).

  • SI : 12 logiciels labellisés par l’Asip pour les maisons et centres de santé

    L’Asip Santé a indiqué le 9 mars 2017 avoir labellisé 12 logiciels pluri-professionnels destinés aux maisons, pôles et centres de santé à l’issue du processus de renouvellement des labels V1 en labels V2 du référentiel fonctionnel. Les labels obtenus sous la V1 du référentiel ne sont plus valables.

    Une visite sur site sera réalisée courant 2017 pour chacun des logiciels labellisés.

    Les logiciels labellisés sont :

    • HYPERMED de MEDASSIST SAS
    • AxiSanté MSP de CompuGroup Medical Solutions
    • Maidis-Amies de MAIDIS
    • Chorus de ICT
    • Médimust de MEDIMUST
    • Crossway-Galaxie de Cegedim Logiciels Medicaux
    • monLogicielMédical.com de Cegedim Logiciels médicaux
    • éO de SILK Informatique
    • Mon Premier Chorus de ICT
    • Hellodoc de Imagine Edition
    • Weda de WEDA
  • Le congrès e-Health World Monaco 2017 aura lieu les 1er et 2 juin 2017

    Le congrès e-Health World Monaco tiendra sa troisième édition en Principauté les 1er et 2 juin 2017.

    Cet événement abordant les thèmes de la e-santé, des technologies médicales, de la Recherche et de l’innovation, sera présidé par Israël Nisand, Président du Forum Européen de Bioéthique de Strasbourg.

    Il s’articulera autour de débats (impression 3D – 4D, l’IA au service de la médecine, l’homme augmenté, les robots) d’ateliers (blockchain, business et économie en e-santé), de conférences (bioéthique de l’e-santé, e-santé : et l’Afrique ?) et d’une « nuit connectée » de challenge de start-up.

    Les débats

    • La création de tissus, les biomatériaux au service de l’humain
    • Impression 3D, 4D
    • Les organes de synthèse
    • Le patient connecté
    • L’intelligence artificielle au service de la médecine
    • L’homme augmenté, les robots
    • La Simulation, les Serious Games, la Réalité virtuelle et l’impression 3D pour Apprendre, Enseigner, Opérer.
    • Présentations de start-ups
    • La beauté connectée en partenariat avec l’Oréal et la Samcep

    Les ateliers

    • Blockchains
    • Science et Recherche
    • Business et économie en e-santé
    • e-santé en Afrique
    • Le patient connecté en partenariat avec BeWell Connect

    Les conférences

    • Bioéthique de l’e-santé Pr Israël Nisand Directeur du Forum de Bioéthique de Strasbourg
    • e-santé : et l’Afrique ? Pr Dinard Kouassi Directeur de l’Institut National de Santé Publique de Cote d’Ivoire Samir Abdelkrim Fondateur de StartupBRICS.com

    La « nuit connectée » sera un moment d’échange entre start-uppers et partenaires et, pour les congressistes, la découverte en avant-première des innovations qui préfigurent la médecine de demain.

    La liste des conférenciers est accessible via le lien ci-contre : Conférenciers

    L’inscription (payante) peut s’effectuer via le lien ci-contre : Inscription

  • Innovation en santé : HEC Montréal appelle à mettre en place une politique de la demande (rapport)

    Le CIRANO (Centre interuniversitaire de Recherche en analyse des organisations) et le Pôle santé HEC Montréal, ont publié, le 28 février 2017, un rapport dans lequel ils font des recommandations pour améliorer la mise en place des innovations de santé. Ce rapport fait suite à un premier rapport faisant état des « Catalyseurs et freins à l’innovation en santé au Québec » publié en juin 2016.

    L’étude porte sur des juridictions similaires au système de santé Québécois : l’Australie, le Danemark, la Grande Bretagne et les Pays-bas. L’analyse a ensuite porté sur les politiques favorables à l’innovation en santé dans ces pays, qui s’inscrivent la plupart du temps dans un plan d’investissement. L’équipe de recherche s’est ensuite fondée sur les données de l’OCDE, du Commonwealth fund, de l’observatoire des systèmes et des politiques de santé européen.

    Une faille dans la chaîne de l’innovation

    Le constat est l’existence d’une faille dans la chaîne de valeur de l’innovation. En effet, l’étude pointe un décalage entre l’offre d’innovation et la demande. Originellement, les politiques visent à faciliter l’offre en finançant par exemple la recherche ou les infrastructures en favorisant:

    • la formation du capital humain,
    • le financement de la R&D.

    Les efforts des gouvernements des pays étudiés incluent les parties prenantes à l’innovation, l’écosystème et les conditions favorables à l’innovation, les facteurs qui affectent la demande et l’intervention publique.

    Seulement, le catalyseur de l’innovation, c’est la demande. Les intérêts se sont davantage tournés vers la demande et le cycle d’innovation.

    Les obstacles à l’intégration de l’innovation

    L’étude constate qu’a contrario l’obstacle vient du manque de demande en innovation de santé. Les responsables des services de santé ne sont ainsi pas incités à améliorer le système. Cela va de pair avec l’effort sur le contrôle des coûts qui empêche l’amélioration de la valeur des services et par conséquent de l’innovation. Ainsi, la productivité du système est décroissante.

    Les constats de l’étude: des politiques exhaustives et miser sur l’innovation comme levier de richesse

    Les pays, selon l’étude, qui réussissent le mieux leurs politiques d’innovation:

    • se dotent d’un plan stratégique,
    • se dotent d’une politique de formation, d’éducation et de mesures complémentaires à la R&D,
    • ont des politiques qui couvrent l’entièreté du cycle d’innovation,
    • misent sur les politiques publiques,
    • créent une synergie entre les acteurs et les usagers pour mieux répondre aux besoins,
    • soutiennent une culture de l’innovation au sein du service public.

    Le rapport conclut sur la timidité des politiques canadiennes en matière d’innovation et interpelle les acteurs et les décideurs de la santé à favoriser la mise en place d’une politique publique d’innovation.