Efficience

  • Diabète : un partenariat entre IBM Watson Health et l’ADA (American Diabetes Association)

    Créer le premier « conseiller personnalisé » sur le diabète pour les patients et les aidants, tel est l’objet du partenariat annoncé entre IBM Watson Health et l’ADA le 12 juin 2016.

    Ce partenariat vise à allier les capacités cognitive et d’analyse de données de Watson et les bases de données cliniques et de recherches que l’association collecte depuis sa création en 1940. Les deux entités souhaitent ainsi créer le premier « conseiller » à destination des patients et des aidants sur le diabète.

    Le projet prévoit aussi plusieurs offres de services dont une base de données cognitive sur le diabète pour les professionnels de santé ainsi qu’un service de données et de conseils basé sur le cloud pour les chercheurs.

    Les deux organisations ont également lancé un appel à projet auprès de développeurs pour la création d’applications cognitive susceptibles d’influer sur la prévention et la gestion du diabète.

    L’intelligence artificielle d’IBM sera entrainée à comprendre les données sur le diabète dans l’objectif d’identifier les facteurs de risque et d’édicter des recommandations pour une série de décisions de santé. Watson va être alimenté par 66 années de données collectées par l’ADA.

    Une offre pour les professionnels de santé

    L’équipe prévoit de créer une base de données cognitive pour aider à la prise de décision thérapeutique et faciliter la gestion des soins. Les professionnels de santé pourront puiser dans les informations contenues dans Watson afin d’adapter leurs approches thérapeutiques aux besoins de chaque patient. Ils pourront également identifier des facteurs de risque en comparant un cas individuel à différents échantillons de population ou à des patients présentant les mêmes caractéristiques.

    Une offre pour les chercheurs

    L’ADA et IBM souhaitent créer service de données et de conseils basé sur le cloud permettant aux scientifiques de mieux identifier certaines tendances et accélérer les découvertes thérapeutiques.

    Une offre pour les patients

    Pour les patients et les aidants, des outils cognitifs pourront être créés pour fournir aux personnes diabétiques une information et des conseils sur mesure, en fonction de facteurs individuels comme l’âge, l’avancement de la maladie, régimes alimentaires et comportements, etc.

  • Télémédecine vétérinaire : Wizzvet lève 835 000 €

    Wizzvet, entreprise qui propose une solution de télémédecine vétérinaire, annonce le 20 juin 2016 une levée de fonds de 835 000 €.

    Fondée en juin 2013, Wizzvet propose depuis janvier 2015 une plateforme de télémédecine vétérinaire sous forme de réseau social professionnel freemium. Les vétérinaires inscrits peuvent consulter un réseau de 90 experts internationaux pour leurs cas cliniques complexes et accéder à 250 fiches de cas résolus. Wizzvet propose également des formations en ligne.

    Wizzvet a réalisé sa levée de fonds auprès du fonds CapInnov’Est et de business angels individuels membres des réseaux Business Angels Santé et Femmes Business Angels. Wizzvet annonce également un financement de BPI Innovation à hauteur de 350 000 €.

    Wizzvet indique viser un chiffre d’affaires récurrent de 1 M€ par an d’ici 2018, et envisager une nouvelle levée de fonds en 2018.

  • Conseil médical : Google intègre des informations de santé dans son moteur de recherche

    Répondre aux questions médicales des internautes directement dans son moteur de recherche, c’est le service que proposera bientôt Google à ses utilisateurs (Aux Etats-Unis dans un premier temps). Google en a fait l’annonce sur son blog officiel le 21 juin 2016.

    Google a créé une liste de symptômes en se basant sur les recherches effectuées par les internautes. Ces symptômes ont ensuite été comparés à la base de données « knowledge graph » (base de connaissance utilisée par Google pour compiler les résultats de son moteur de recherche avec des informations sémantiques issues par ailleurs de sources diverses). Finalement, les résultats obtenus ont été présentés à des équipes de médecins et des experts de l’école de médecine de Harvard qui les ont analysée pour affiner la liste présentée par Google.

    Les recherches de symptômes représentent 1% des recherches (12 milliards) effectuées sur le moteur de recherche (sur environ 1200 milliards de requêtes annuelles), selon Google. « Les contenus relatifs à la santé sont parfois difficiles à trier et ont tendance à transformer les maux bénins des gens en symptômes effrayants et en maladies improbables, causes d’anxiété et de stress », déclare Veronica Pinchin, Product Manager chez Google dans le billet de blog.

    Google rappelle cependant que « cet outil de recherche de symptômes (au même titre que toute information médicale trouvée sur Google) est à visée purement informative » et qu’il faut « toujours consulter un docteur pour du conseil médical ».

    Afin de répondre à cette demande croissante, d’autres sociétés et start-up proposent des services de conseil médical du même ordre, utilisant les algorithmes ou les robots conversationnels basés sur l’intelligence artificielle et le deep learning. C’est le cas de l’Américain Healthtap qui a lancé son service sur la messagerie de Facebook le 12 avril 2016 ou du Français AskLucie dont l’intelligence artificielle répond aux questions des patients par SMS à partir des bases de données du NHS depuis le 13 avril 2016.

  • Biocitech Days Financement 2016 : Romainville le 28/06/2016

    L’édition 2016 des « Biocitech Days » est dédiée aux nouveaux business models pour les industries de santé et à leur financement.

    Le « Biocitech Day » est une rencontre de proximité à destination des start-ups et des PME du secteur santé et des biotechnologies et plus largement à celles d’autres secteurs qui souhaitent s’ouvrir à de nouveaux marchés. Elle est organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Seine-Saint-Denis et Biocitech, en partenariat avec Medicen Paris Region et le département de Seine-Saint-Denis.

    Les principaux intervenants :

    • Carlos Jaime, Directeur de la Division Santé, Samsung Electronics France
    • Christian Lajoux, Medicen
    • Francois Nicolas, vice-Président, Diabetes Integrated Care, Sanofi
  • Pfizer choisit Oracle pour la gestion des essais cliniques

    Oracle Health Sciences InForm Cloud et Oracle Siebel Clinical Trial Management et Monitoring Cloud, telles sont les solutions d’Oracle retenues par Pfizer le 20 juin 2016 pour la gestion de ses quelques 300 essais cliniques annuels.

    « [Ces solutions] simplifient notre façon de gérer les données d’études et les données opérationnelles internes et externes. Nos équipes cliniques vont pouvoir accéder aux données via la plateforme de cloud unique d’Oracle, évitant les aller-retours de données avec les CRO, et nous faisant ainsi gagner du temps et de l’argent », déclare Rob Goodwin, vice-président du développement de produit de Pfizer monde.

    • Oracle Health Sciences InForm Cloud est un outil de collecte et de gestion de données de bout-en-bout pour les études menées en internes et les études extérieures. Il inclut Health Data Management Workbench qui permet de collecter, nettoyer, transformer et standardiser les données.

    • Oracle Siebel Clinical Trial Management et Monitoring Cloud est une solution d’analyse des données collectées dans le cadre d’études cliniques. Elle fournit également une sécurisation des données au sein du cloud.

    Pfizer travaille depuis 2014 avec Oracle à la création d’une base de données cliniques dans le cloud nommée « clinical cloud ». Cette dernière est hébergée par Oracle et repose sur son hub Life Sciences.

  • Prix des médicaments : la campagne de MdM « injuste et blessante » (LEEM)

    « Une campagne violemment caricaturale, injuste et blessante pour nos entreprises », c’est le message de la lettre ouverte publiée par le LEEM le 21 juin 2016 dans plusieurs titres de la presse nationale en France en réponse à la campagne de Médecins du Monde.

    L’association MdM dénonce dans ses affiches les marges réalisées, selon elle, par l’industrie pharmaceutique sur des médicaments utilisés dans le traitement de maladies graves. Elle s’appuie notamment sur l’exemple d’un médicament contre l’hépatite C dont le prix de vente serait, selon MdM, 400 fois supérieur à son coût réel de production.

    L’ARPP a annoncé le 13 juin 2016 qu’elle rendait un « avis défavorable » sur cette campagne de Médecins du Monde dont le lancement devait avoir lieu le jour même. Cet avis s’est traduit par le refus par les afficheurs de cette campagne intitulée « Le prix de la vie ».

    MdM a demandé à ses membres de procéder à de l’affichage sauvage, suite à l’avis rendu par l’ARPP, et a lancé une pétition à l’attention de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, dont l’association affirme qu’elle a recueilli au 20 juin 2016 plus de 180 000 signatures.

    « Le débat sur les coûts de l’innovation est légitime. Mais les enjeux doivent être exposés de façon transparente et les solutions débattues objectivement avec l’ensemble des acteurs », réplique le LEEM dans sa lettre ouverte en rappelant que les prix des médicaments en France sont fixés par l’Etat avec des arbitrages encadrés par la loi.

    Les représentants de l’industrie pharmaceutique affirment que « le prix des médicaments remboursables a baissé de 37,5% entre 1990 et 2015 alors que l’indice du coût de la vie a augmenté de 48,4% » sur la même période.

    Le LEEM insiste par ailleurs sur « les progrés rendus possibles par la recherche pharmaceutique  » dans le traitement de maladies comme le Sida, l’hépatite C, le diabète ou la HTA.

    La Ligue contre le Cancer avait elle aussi lancé une campagne contre le prix des médicaments en avril 2016, provoquant également une réaction du LEEM.

  • Sécurité de l’information : 10 technologies indispensables en 2016 (Etude Gartner)

    • Courtier de sécurité d’accès au cloud (CASB),
    • Détection et réponse aux incidents pour les terminaux (EDR)
    • Approches sans signature pour la protection des terminaux,
    • Analyses du comportement des utilisateurs (UBA) et des entités (UEBA),
    • Micro-segmentation et visibilité applicative,
    • Tests de sécurité pour le devOps (DevSecOps),
    • Centre opérationnel de sécurité,
    • Navigateur distant,
    • Leurres,
    • Prestataires de services de confiance pervasifs,

    telles sont les 10 technologies pour la sécurité des systèmes d’informations à surveiller en 2016. Elles ont été présentées par les analystes du cabinet Gartner à l’occasion du sommet Gartner Security & Risk Management, du 13 au 16 juin 2016 à Washington.

    « La sécurité de l’information et les infrastructures doivent continuellement s’adapter aux nouvelles exigences du digital tout en devant gérer les menaces croissantes et de plus en plus perfectionnées. Les responsables de la sécurité ont besoin de connaître au mieux les dernières avancées technologiques s’ils veulent assurer un niveau de sécurité élevé et maintenir les opportunités de business », a déclaré Neil MacDonald, vice-président et analyste chez Gartner.

  • Hacking Health Bordeaux

    Hacking Health Bordeaux est un évènement sur 3 jours dédié à l’innovation en santé.

    Au programme :
    • des conférences sur le futur de la santé,
    • les aspects techniques, légaux, médicaux et design en santé
    • un hackathon pour concevoir des prototypes.

    Chaque jour, un événement crée un espace collaboratif entre professionnels de santé, patients, designers, hackers, makers et entrepreneurs.

  • Intelligence artificielle : Google installe son premier groupe de recherche européen à Zurich

    Un groupe de recherche sur l’intelligence artificielle et le machine-learning va s’installer dans les bureaux européens de Google à Zurich, apprend-on le 16 juin 2016 sur le blog officiel de Google.

    Baptisé « Google Research Europe », ce groupe de chercheurs et d’ingénieurs se concentrera sur 3 domaines :

    • Intelligence artificielle
    • Traitement du langage naturel & compréhension
    • Machine Perception

    Ce centre de recherche sera rattaché au Google Research Center de Zurich, qui est le plus grand laboratoire de Google en dehors des Etats-Unis et compte près de 1800 employés. Zurich développe notamment les moteurs qui propulsent Knowledge Graph et l’assistant Google Allo.

  • Prise en charge de la douleur : un consortium d’acheteurs publics pour co-financer la R&D

    Aider la R&D pour faire émerger des solutions innovantes dans la prise en charge de la douleur chronique, c’est l’ambition de Relief, consortium transfrontalier d’acheteurs publics lancé le 16 mars 2016 à Madrid par six organismes issus de trois pays européens (France, Espagne, Suède) :
    • Réseau des acheteurs hospitaliers (acheteur référent)
    • Bravo Solution (coordinateur)
    • Servicio Andaluz de Salud
    • Universitat Oberta de Catalunya
    • Uppsala University Hospital
    • SPH conseil.

    Relief s’appuiera sur une procédure de PCP (precommercial procurement), ou APAC (achat public avant commercialisation), qui permet de co-financer différentes phases de R&D. Il s’inscrit dans les programmes européens de recherche financés dans le cadre d’Horizon 2020, et bénéficiera à ce titre de 2 millions d’euros entre 2016 et 2019.

    De la description des besoins à l’émergence de solutions

    La procédure d’APAC débute par la description de besoins non couverts par le marché. Dans le cas de Relief, il s’agit de l’amélioration de la prise en charge de la douleur grâce à des solutions d’e-santé.

    Après une sollicitation du marché en amont, Relief publiera un appel à candidatures au Journal officiel de l’Union européenne afin de sélectionner des candidats. Un cadre contractuel abordant notamment la question de la propriété intellectuelle sera élaboré par le consortium.

    Relief se déroulera ensuite en trois phases entre 2017 et 2019 :

    • Phase A : identification de 8 « maquettes » maximum qui pourraient répondre aux besoins. D’une durée de 6 mois, elle bénéficiera d’un budget de 378 000 €.
    • Phase B : test de 4 prototypes. D’une durée de 6 mois, elle aura un budget de 661 500 €.
    • Phase C : pré-commercialisation de 2 solutions en conditions réelles à petite échelle, et élaboration des premières séries. D’une durée d’1 an, elle aura un budget de 850 500 €.