Succédant à Frans Van Houten, CEO de la société néerlandaise depuis mars 2011, Roy Jakobs a été nommé par les actionnaires de Philips président et CEO du groupe : il prendra ses nouvelles fonctions à partir du 15 octobre 2022. C’est ce qu’annonce l’entreprise dans un communiqué diffusé le 30 septembre à l’issue de son assemblée générale extraordinaire.
Roy Jakobs occupait depuis février 2020 le poste de directeur de la division « santé connectée » du groupe, après avoir dirigé pendant 2 ans la division « santé personnelle ».
Le départ de Frans Van Houten a été annoncée par le groupe le 16 août, en même temps que la décision du conseil de surveillance de proposer le nom de Roy Jakobs.
Le conseil de surveillance remercie le CEO sortant « pour avoir mené à bien la transformation de Philips en un leader des solutions globales et ciblées dans le domaine des technologies de la santé » et se dit « convaincu que Roy [Jakobs] est le successeur idéal pour diriger les efforts de Philips visant à contribuer à l’amélioration de la santé et du bien-être des personnes dans le monde entier ».
Des acquisitions réussies en santé, dont celle de Cardiologs
Philips souligne que Roy Jakobs a « renforcé efficacement le portefeuille de soins connectés » du groupe « par des acquisitions réussies dans des environnements de soins hospitaliers et ambulatoires », faisant référence notamment aux rachats :
• de la start-up française Cardiologs ;
• de Capsule ;
• de Biotelemetry ;
• et de la branche SI de santé de Carestream.
Rappel de respirateurs : une enquête ouverte en juin à Paris
L’entreprise affirme notamment que depuis qu’il a pris la responsabilité en juin 2021 de rappeler les appareils de ventilation Respironics, « des progrès substantiels ont été réalisés » dans l’exécution du programme « visant à apporter une solution aux patients concernés aussi rapidement que possible ».
En France cependant, selon Reuters, après un rappel à l’ordre adressé à Philips en février par l’ANSM, une enquête préliminaire a été ouverte le 20 juin 2022 dans cette affaire par le pôle de santé publique du Parquet de Paris, pour :
• « mise en danger de la vie d’autrui » ;
• « tromperie aggravée » ;
• et « administration de substances nuisibles ».
Les difficultés relatives au processus de rappel des appareils continue de peser sur les perspectives du groupe.
