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  • Elie Lobel quitte Orange et rejoint le projet « Territoire de santé de demain » (Strasbourg)

    Elie Lobel prend le pilotage d’une action (sur 34) du projet « Territoire de santé de demain » (TSD) initié par l’Eurométropole de Strasbourg, qui vient de remporter à ce sujet l’appel à projets gouvernemental « Territoires d’innovation ». Il a ainsi quitté le 31 octobre 2019 la direction de la stratégie e-santé du groupe Orange Business Services (OBS), un poste qu’il occupait depuis juin 2019. Elie Lobel a également été au sein de la société directeur général d’Orange Healthcare.

    Le projet Territoire de santé de demain a été officiellement présenté le 15 novembre à Strasbourg. Il vise à améliorer la santé des populations par l’utilisation d’outils numériques mutualisés et d’actions innovantes. Pour mener à bien cette initiative, l’Eurométropole de Strasbourg a reçu 10,6 millions d’euros de subventions directes. Elle pourra également bénéficier de 25 millions d’euros de prises de participations de l’État.

    Elie Lobel est plus précisément en charge du pilotage de l’action RDS – pour Rhythm Diagnostic Systems –, une start-up strasbourgeoise qui a développé MultiSense, un patch qui mesure en continu divers paramètres cardiovasculaires (ECG, rythme cardiaque, saturation en oxygène, respiration, etc.) et transmet via un smartphone ces données vers un cloud où elles sont analysées. Le produit fait l’objet d’une propriété industrielle couverte par 6 brevets.
    Il est actuellement en fin de développement technique et pourrait être lancé sur le marché européen dans 12 à 18 mois : pour ce faire, il doit encore passer par une validation clinique et l’obtention du marquage CE.

    Elie Lobel, ex DG d’Orange Healthcare

    Avant de rejoindre le projet « Territoire de santé de demain » (TSD), Elie Lobel faisait partie du groupe Orange Business Services (OBS) depuis avril 2016. Il a tout d’abord été directeur général d’Orange Healthcare, business unit d’OBS, puis directeur de la stratégie en e-santé du groupe en juin 2019.

    Auparavant, Elie Lobel a assuré les fonctions de responsable du pôle « projets », devenu le pôle des projets nationaux de e-santé, à l’Asip Santé entre 2009 et 2016.

    Il a également été directeur commercial de Medcost (2000-2007) et directeur scientifique de Doctissimo (2005-2007), puis, de 2007 à 2009, directeur commercial du projet e(ye)Brain, société spécialisée dans la mise au point d’outils pour la recherche en neurosciences : il travaillait alors en parallèle au sein du cabinet de conseil Imhos.

    Une expérimentation du dossier médical personnel (DMP) en région Rhône-Alpes

    À noter qu’il a par ailleurs dirigé en 2006 l’expérimentation du dossier médical personnel (DMP) en région Rhône-Alpes pour le consortium D3P (Microsoft, Medcost, Réseau santé social (RSS) et Bull)

    Elie Lobel est diplômé de l’École centrale de Paris et de l’université Cornell (Etats-Unis). Il est titulaire d’un doctorat en neurosciences en imagerie médicale par résonance magnétique

    Patch RDS : un essai clinique d’ici à la fin du 1er semestre 2020

    Convaincus de l’intérêt du patch de RDS, l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Strasbourg, les hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) et la plateforme régionale de e-santé PRIeSM ont décidé de réaliser des essais cliniques pour une application du produit auprès de patients en phase postopératoire.

    Face à cette implication des 3 acteurs, Sam Eletr, dirigeant et actionnaire majoritaire de RDS, a décidé de délocaliser sa société à Strasbourg pour lancer en Europe la commercialisation de MultiSense, en centrant en premier lieu le dispositif sur le suivi post-opératoire des patients. D’autres applications sont envisagées (affections cardiovasculaires, apnée du sommeil…).

    Avant que cette délocalisation ne soit opérée, une nouvelle société baptisée « RDS NewCo » va être fondée pour suivre le projet. RDS NewCo, hébergé par l’incubateur de start-ups strasbourgeois Semia, va dans ce cadre lancer un essai clinique sur le patch d’ici à la fin du premier trimestre 2020, indique Elie Lobel.

    Autres actions à venir dans les prochains moins dans le cadre du projet RDS :

    • le recrutement d’un directeur général pour la nouvelle société RDS NewCO ;
    • la finalisation d’un modèle économique ;
    • une levée de fonds évaluée « aux alentours de 4 à 5 millions d’euros pour ancrer le projet à Strasbourg avec un transfert de technologies » depuis Palo Alto, le siège de RDS.
  • Emmanuelle Cortot-Boucher nommée directrice générale de l’Agence de la biomédecine

    Emmanuelle Cortot-Boucher est nommée directrice générale de l’Agence de la biomédecine, par décret du président de la République en date du 30 octobre 2019, paru au Journal officiel (JO) du 31 octobre. Elle succède à Anne Courrèges, qui dirigeait l’agence depuis décembre 2014.

    Emmanuelle Cortot-Boucher est membre du Conseil d’État depuis 2004. En 2007, elle a rejoint le cabinet du ministère du Travail en tant que conseillère juridique et diplomatique du ministre Xavier Bertrand. Revenue ensuite au Conseil d’État, elle y a été nommée en tant que rapporteure publique auprès du service du contentieux, puis avec la même fonction mais auprès du tribunal des conflits, et enfin en tant que rapporteure adjoint auprès du Conseil constitutionnel.

    Emmanuelle Cortot-Boucher est diplômée de l’École polytechnique, de l’Ena (promotion Léopold Sedar Senghor) et de l’Ensae. Elle est également professeure associée en droit public à l’université Paris II – Panthéon Assas.

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  • Axel Rahola assure l’intérim à la Délégation interministérielle à la transformation publique

    « M. Axel Rahola, administrateur civil hors classe, est chargé, par intérim, des fonctions de délégué interministériel à la transformation publique (DITP), à compter du 16 novembre 2019 ». C’est ce qu’annonce un décret du 7 novembre 2019 publié au Journal officiel (JO) le 8 novembre. Un autre décret publié le même jour indique qu’il est mis fin, « sur sa demande, aux fonctions de délégué interministériel à la transformation publique exercées par M. Thomas Cazenave », après qu’il a été investi par LREM pour les élections municipales à Bordeaux.

    Axel Rahola était depuis février 2018 chef de service au sein de la DITP. Il a été vice-président de Cap Gemini Consulting de 2011 à 2018, après avoir été à partir de 2007 conseiller chargé des comptes sociaux au ministère du Travail, puis en 2010 directeur adjoint du cabinet du ministre Eric Woerth.

    Axel Rahola est diplômé de l’Ena et de l’Essec.

  • Olivier Nataf prend la tête d’AstraZeneca France

    Olivier Nataf est le nouveau président de la filiale française du laboratoire pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca, en remplacement de Rachid Izzar. Il était depuis octobre 2017 président de la business unit « oncologie » du groupe aux États-Unis, après avoir dirigé 2 ans durant cette même business unit en France. À ce dernier poste, il a « orchestré la mise à disposition d’innovations thérapeutiques majeures ainsi que la mise en œuvre d’importantes initiatives pour renforcer le diagnostic de ces pathologies », précise la société dans un communiqué publié le 30 octobre 2019.

    Olivier Nataf est diplômé d’un master de pharmacologie-oncologie obtenu à l’École normale supérieure (ENS) ainsi que d’un master de marketing pharmaceutique obtenu à l’ESCP Europe.

  • Disparition de Louis Lareng, fondateur du Samu et pionnier de la télémédecine

    « Je salue la mémoire de Louis Lareng qui a eu l’audace, en 1968, de créer le Samu, dont on connaît le rôle majeur dans notre système de santé. Notre médecine d’urgence lui doit beaucoup. » C’est ce qu’a déclaré le 3 novembre 2019 sur Twitter la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn après l’annonce du décès de ce professeur de médecine toulousain. Nathalie Salles, présidente de la Société française de santé digitale (ex Société française de télémédecine), rappelle dans un communiqué diffusé le 4 novembre que Louis Lareng a été « l’un des pionniers de la télémédecine, s’intéressant notamment au dossier médical informatisé et partageable, à la transmission des images et autres examens complémentaires ».

    L’Élysée rend hommage à celui qui, « dès 1989, fondait en visionnaire » l’Institut européen de télémédecine au sein du CHU de Toulouse, « persuadé que les technologies qui ne se nommaient pas encore « numériques » pouvaient permettre à chaque citoyen de bénéficier, où qu’il habitât, du meilleur de la médecine et de la recherche » (communiqué). La Présidence de la République ajoute qu’« encore récemment, le Professeur Lareng était engagé, à l’Agence régionale de santé d’Occitanie, dans la mise en place de l’espace numérique de santé ».

    Création « à titre expérimental » du Samu en 1968 à l’intention des accidentés de la route

    Né en 1923 à Ayzac-Ost (Hautes-Pyrénées), Louis Lareng est devenu professeur de médecine spécialisé en anesthésie-réanimation avant de créer « à titre expérimental » le Samu en 1968 à Toulouse à l’intention des accidentés de la route, « malgré l’interdiction de tous les hôpitaux français, de soigner hors les murs ».

    Ce « service d’intérêt général » est autorisé par une circulaire du 18 février 1969 avant d’être étendu à tous les départements par la loi du 6 février 1986, portée par Louis Lareng en tant que député de Haute-Garonne.

    La télémédecine « va diminuer la paupérisation médicale »

    La télémédecine « va diminuer la paupérisation médicale, éviter des fermetures d’hôpitaux, et faciliter la mutualisation », commentait Louis Lareng en janvier 2018 à La Dépêche pour saluer les discussions entre la Cnam et les syndicats de médecins visant à sortir cette pratique du « ghetto de la recherche ». « La télémédecine n’est pas un outil, c’est un acte médical à distance, d’où la difficulté de mettre en place son financement, car il s’agit là d’un système d’information dématérialisé », soulignait il.

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  • L’oncologue Stephen Hahn choisi par Donald Trump pour diriger la FDA

    Le président américain Donald Trump annonce son intention de nommer Stephen Hahn à la tête de la Food and Drug administration (FDA), l’autorité de santé américaine, plus de 7 mois après le départ de Scott Gottlieb. L’actuel directeur médical du MDACC (MD Anderson Cancer Center) de l’université du Texas à Houston est spécialiste du traitement du cancer du poumon et du sarcome, et auteur de quelque 220 articles scientifiques publiés dans des revues à comité de lecture, indique la Maison Blanche dans un communiqué daté du 1er novembre 2019. La nomination de Stephen Hahn n’est pas encore effective : elle doit être confirmée par le Sénat.

    Le secrétaire à la Santé Alex Azar annonce par ailleurs que le directeur par intérim de la FDA Norman E. « Ned » Sharpless quitte l’organisation et redevient directeur du National Cancer Institute (NCI), et que l’amiral Brett P. Giroir, sous-secrétaire à la Santé, assume désormais ses responsabilités.

    Selon la presse américaine, Ned Sharpless était favori pour succéder à Scott Gottlieb : il était soutenu par ce dernier et par quelque 50 organisations du secteur de la santé. Le profil purement universitaire de Stephen Hahn fait de lui un outsider, alors que ses prédécesseurs avaient tous une expérience en santé publique.

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  • Nadi Bou Hanna est le directeur interministériel du numérique – nouvelle Dinum (ex Dinsic)

    Sur proposition du ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, M. Nadi Bou Hanna est nommé directeur interministériel du numérique ». C’est ce qu’annonce le compte rendu du Conseil des ministres du 30 octobre 2019. Cette nomination intervient au lendemain de la création officielle de la Dinum (Direction interministérielle du numérique), évolution de la Dinsic (Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État), dont Nadi Bou Hanna était directeur depuis décembre 2018.

    Dans le cadre de la Dinum, Nadi Bou Hanna est désormais chargé de concevoir et de piloter la mise en œuvre de la stratégie numérique de l’État. Il assume également les fonctions d’administrateur général des données. 

    Ex DSI adjoint du ministère des Affaires étrangères et ex-chef de la mission « douanes électroniques », Nadi Bou Hanna a également fondé et dirigé 3 sociétés : Adminext, spécialisée dans la transformation numérique des organisations ; 6tzen, plateforme de gestion de la relation au citoyen ; Workibox, spécialiste de la simplification administrative.

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  • Le Dr Jacques Lucas, ex vice-président du Cnom, présidera l’Agence du numérique en santé (ex Asip)

    La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn nomme le Dr Jacques Lucas président de la nouvelle Agence du numérique en santé (ANS). C’est ce qu’annonce le ministère des Solidarités et de la Santé dans un communiqué daté du 31 octobre 2019, précisant que sa prise de fonction sera effective « dès l’approbation par arrêté interministériel de la convention constitutive de l’ANS ».

    Le ministère rappelle que l’ANS succède à l’Asip Santé pour devenir le « bras armé opérationnel » de la Délégation ministérielle du numérique en santé (DNS), avec pour mission de « bâtir les fondations techniques dans lesquelles tous les projets de e-santé doivent prendre racine » : référentiels et outils d’interopérabilité et de sécurité, répertoires, mécanismes d’identification et d’authentification, messageries sécurisées de santé etc. Jacques Lucas succèdera à Patrice Legrand, président de l’Asip depuis 2015.

    Qualifié en médecine interne, cardiologie et néphrologie, le Dr Jacques Lucas était jusqu’en juin 2019 premier vice-président et délégué général au Numérique du Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom). Spécialiste du numérique en santé, il est l’auteur de plusieurs livres blancs sur ce sujet, avec pour focus notamment les exercices professionnels, l’éthique médicale et la déontologie.

    Dominique Pon et Laura Létourneau, copilotes de la Délégation ministérielle du numérique en santé, signalent que cette nomination reflète leur souhait d’« aligner l’ensemble des acteurs, indispensable pour co-construire ce bel édifice[ : ]éditeurs, start’upeurs, citoyens, associations, établissements et bien sûr professionnels de santé ». 

  • Geneviève Chêne nommée à la tête de Santé publique France

    « Mme Geneviève Chêne est nommée directrice générale de l’Agence nationale de santé publique (dite Santé publique France) » : c’est ce qu’annonce le Président de la République dans un décret en date du 29 octobre 2019, publié au Journal officiel (JO) le 30 octobre. Geneviève Chêne était depuis 2011 cheffe du service de santé publique du CHU de Bordeaux et depuis 2017 directrice de l’Isped (Institut de santé publique, d’épidémiologie et de développement) de l’université de Bordeaux, où elle est également professeure de médecine en biostatistiques et santé publique. Elle remplace à la tête de Santé publique France le Dr François Bourdillon qui a quitté son poste au mois de juin 2019.

    Auditionnée au Parlement le 23 octobre 2019, Geneviève Chêne s’est dite déterminée à « porter une vision renouvelée » de l’agence sanitaire. Il s’agirait notamment d’engager l’agence dans « l’évaluation de l’impact » des innovations technologiques « pour la prévention et la promotion de la santé (…) sur le système de santé et sur la santé de la population en général ».

    Geneviève Chêne veut également « renforcer le dialogue dans l’espace scientifique, c’est-à-dire avec les organismes de recherche et les universités » et « accroître les collaborations scientifiques et techniques internationales » pour assurer la « pérennité » de l’agence, qui selon elle repose précisément sur « la qualité de la production scientifique et des données probantes ». Celles-ci doivent , estime-t-elle, « appuyer la décision publique » et cette utilisation doit être « systématisée ».

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  • Stéphane Mulliez nommé directeur général de l’ARS Bretagne

    Stéphane Mulliez est nommé directeur général (DG) de l’Agence régionale de santé (ARS) de Bretagne. Une nomination annoncée à l’issue du conseil des ministres du 30 octobre 2019. Il était depuis mars DG par intérim de l’ARS, après le départ annoncé de Olivier de Cadeville. 

    Stéphane Mulliez a auparavant assuré les fonctions de directeur général adjoint ainsi que de directeur des coopérations territoriales et de la performance de l’ARS Bretagne (mai 2016-mars 2019). Le département « innovation santé », créé en 2017, lui était également rattaché. Il a aussi exercé au CHU de Grenoble et aux Hospices civils de Lyon de 2005 à 2010. 

    En 2010, Stéphane Mulliez rejoint le ministère de la Santé à la direction de la Sécurité sociale en tant qu’adjoint au sous-directeur de la gestion et des systèmes d’information, une structure notamment en charge de la négociation et du suivi des conventions d’objectif et de gestion (COG) avec les différentes caisses nationales de Sécurité sociale. « Il est ensuite nommé, à compter de 2013, chargé de mission auprès du secrétaire général des ministères sociaux sur les questions de financement du système de santé, notamment le Fonds d’intervention régional et la déclinaison du plan Ondam 2015-2018 au sein des Agences régionales de santé », indique l’ARS Bretagne dans un communiqué.

    Né en octobre 1974, Stéphane Mulliez est diplômé de l’École des hautes études en santé publique – EHESP (2003-2005), filière « directeur d’hôpital », et de l’IEP de Toulouse (1993-1996).