Le Dr Maxime Cauterman a été élu président des Entreprises de télémédecine (LET) : il « prendra ses fonctions le lundi 4 avril », annonce l’organisation dans un communiqué daté du 22 mars, soulignant que le directeur médical de Livi France, également vice-président du LET en charge des affaires médicales depuis décembre 2021, succède à François Lescure, co-fondateur de Médecindirect et cofondateur du LET, dont il était président depuis 2019. Le LET a tenu son assemblée générale fin novembre 2021 et compte désormais 38 membres, après s’être élargi à la télé-expertise et au télé-soin.
Le nouveau président appelle les candidats à la présidentielle à « libérer le potentiel de la télémédecine » pour « alléger la charge qui pèse sur les hôpitaux et les services de soins aux urgences ». Il s’agirait selon lui d’« aligner le régime de prise en charge par la solidarité nationale des téléconsultations sur celui de la médecine en présentiel, sans y ajouter des conditions détachées de la réalité de la pratique et des besoins ».
Il estime que malgré ses « multiples avancées », l’avenant 9 à la convention médicale du 30 juillet 2021 « est illisible à la fois pour les opérateurs de télémédecine et pour les patients ».
Maxime Cauterman dénonce notamment la limitation de la téléconsultation et de la téléexpertise à « 20% de l’activité d’un médecin sur une année », « totalement infondée et dénuée de sens pratique », qui selon lui « va à l’encontre de la politique d’accès aux soins » et « ne tient pas compte des situations très différentes d’un territoire à l’autre ».
Pour lui, « le débat sur la territorialité est un faux débat » car « ce qui manque cruellement, c’est du temps médical ».
« Il faudrait que tous les actes de télémédecine soient dans le droit commun de façon non limitative et sans exception », estime le nouveau président du LET, qui demande:
• de « prendre en charge les téléconsultations de l’ensemble des patients résidant en ZIP, avec ou sans médecin traitant » ;
• de « revaloriser les actes médicaux à distance lorsqu’ils sont faits dans des territoires sous-dotés » afin de « motiver les médecins » pour allouer un pourcentage de leur temps à ces territoires ;
• de « ne pas fixer de plafond » pour ces actes.
« C’est le besoin de nos concitoyens qui définit les moyens à mettre en place et pas l’inverse », résume-t-il.
