Judith Fernandez, pharmacienne et docteure de l’université Toulouse III, a été nommée cheffe de la nouvelle cellule RWE (données de vie réelle) de la Haute autorité de santé (HAS), a-t-elle indiqué fin novembre 2021 sur Linkedin, précisant qu’elle assure ces nouvelles fonctions depuis septembre. Judith Fernandez occupait depuis septembre 2015 le poste de cheffe de projet « évaluation de médicaments » au sein de la HAS.
Comme annoncé dès septembre par Health & Tech Intelligence, la Direction de l’évaluation médicale, économique et de santé publique (Demesp) de la Haute autorité, pilotée par Lise Alter depuis juin 2020, est devenue la Direction de l’évaluation et de l’accès à l’innovation (DEAI), désormais dotée d’une cellule centrée sur les données de vie réelles.
Lise Alter expliquait alors à H&TI que cette nouvelle équipe aurait un « rôle d’appui méthodologique » pour un domaine qui a fait l’objet d’une stratégie dédiée 2021-2024 présentée en juin par l’établissement. Il s’agira de faire face à l’arrivée de produits de santé « en phase de plus en plus précoce », soulignait-elle.
La cellule RWE a élaboré sa feuille de route (4 axes)
Dans un communiqué daté du 17 novembre 2021, la HAS ajoute que la cellule permettra d’« optimiser la coordination des pratiques, à tous les stades de développement du produit », avec « une attention particulière » portée au recueil de données renseignées par les patients afin d’« obtenir leur ressenti concernant leur traitement et la maladie ».
L’organisation précise que cette cellule a élaboré sa feuille de route autour de 4 axes :
• l’optimisation des procédures de suivi des demandes de données complémentaires en vie réelle;
• la standardisation de l’utilisation de ces données pour les (ré)évaluations des produits de santé;
• l’affirmation du rôle de la HAS dans la mise en place des registres en France et en Europe;
• l’amélioration de la visibilité externe de la HAS sur les données en vie réelle.
« Incontournables pour suivre les innovations au rythme de la génération de données », les données en vie réelle « ont pris une place majeure dans l’évaluation des produits de santé, renforcée par la réforme des autorisations d’accès précoces », souligne la HAS.
