« Sur la proposition de son président Emanuel Loeb, l’organisation professionnelle Jeunes Médecins a décidé de recruter Emmanuel Goddat pour occuper les fonctions de directeur général », annonce le syndicat dans un communiqué daté du 7 septembre 2021. L’organisation souligne le « symbole » que représente le choix d’un directeur d’hôpital et l’inscrit « dans la recherche et le développement d’un dialogue fécond et permanent entre praticiens publics, libéraux et managers de santé ».
Emmanuel Goddat occupait depuis septembre 2017 le poste de directeur au sein de l’AP-HP, « en charge des questions de stratégie et d’innovation médicale, de transformation numérique en santé, et des relations entre médecine de ville et médecine hospitalière ». Il est également le co-créateur de la plateforme de formation médicale Décidoc (2016-2017). Emmanuel Goddat a également assuré les fonctions de directeur de la communication de la Fédération hospitalière de France (2013-2016) et délégué général du SNCH (devenu depuis le SMPS,1998-2003).
Emmanuel Goddat est un ancien élève de Sciences Po paris et docteur en économie (université Paris-Dauphine).
Chargé de défendre « les intérêts de tous les jeunes médecins indépendamment de leur mode d’exercice », Emmanuel Goddat dirigera une organisation qui se veut « résolument tournée vers les enjeux de transformation numérique et technologique en santé » mais aussi vers « les problématiques démographiques et d’attractivité de la profession » et vers « le nécessaire décloisonnement entre l’exercice de ville, l’hôpital et les cliniques ».
« Intégrer les ruptures technologiques »
Dans une interview publiée par le syndicat le 15 septembre 2021, Emmanuel Goddat déclare que son organisation « a vocation à représenter aujourd’hui prioritairement la génération des 20 à 25 000 médecins nés dans les années 1980-1990 » et que pour ces « jeunes praticiens trentenaires et quadra », il travaillera sur 4 thèmes principaux, à savoir:
• plus de souplesse dans leur exercice et leur pratique professionnelle (libérale, hospitalière, salariale);
• plus de simplification et de facilitation lors de leur installation en ville ;
• plus de compréhension pour intégrer les ruptures technologiques en cours (innovations numériques en santé, progrès thérapeutiques);
• plus d’équilibre entre vie professionnelle et familiale (avec le thème de la « parentalité » que le syndicat « prévoit de développer en terme de services pour [ses] adhérents et adhérentes »).
