Après avoir piloté pendant deux ans les expérimentations de l’Article 51, Cécile Lambert rejoint la direction générale de la santé (DGS) en tant que directrice générale adjointe. Une nomination qui vient compléter celle de Grégory Emery, nommé directeur général de la santé en Conseil des ministres le 10 septembre 2026.
De la DGS à la transformation du système de santé
Diplômée de Sciences Po et ancienne élève de l’École nationale d’administration (ENA), Cécile Lambert commence sa carrière à la direction générale de la santé (DGS), comme chargée de mission auprès du secrétaire général. Elle rejoint ensuite l’Agence régionale de santé Centre-Val de Loire, où elle devient directrice déléguée aux ressources humaines et aux affaires générales.
En 2012, elle retrouve l’administration centrale au sein de la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), d’abord comme cheffe du bureau de la gouvernance du secteur social et médico-social, puis comme sous-directrice des affaires financières et de la modernisation. Elle devient ensuite conseillère budgétaire au ministère des Affaires sociales et de la Santé, avant de rejoindre la Haute autorité de santé (HAS) en 2018 comme directrice chargée du secrétariat général.
Une expérience au cœur de l’offre de soins :
En janvier 2021, Cécile Lambert rejoint la direction générale de l’offre de soins (DGOS) comme cheffe de service et adjointe de la directrice générale. Elle assure également, pendant plusieurs mois en 2022, les fonctions de directrice générale de l’offre de soins par intérim.
Après ce passage à la DGOS, elle rejoint les services du Premier ministre en janvier 2024 comme conseillère sur les sujets liés à l’organisation et au financement des soins et au grand âge.
L’innovation en santé avec l’Article 51
En septembre 2024, Cécile Lambert prend la tête du dispositif Article 51, dont elle devient rapporteure générale. Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018, ce dispositif vise à expérimenter de nouvelles organisations et modalités de financement des soins.
À ce poste, elle pilote un portefeuille de plus de 130 expérimentations portées notamment par des établissements de santé, des professionnels de ville, des start-up, des sociétés savantes et des associations. Les projets couvrent notamment l’usage des ressources médicales, le numérique en santé, le vieillissement, la prévention et le décloisonnement entre la ville et l’hôpital.
Son expérience à la tête de l’Article 51 lui donne ainsi une connaissance approfondie des dynamiques d’innovation et de transformation de l’organisation des soins. Parmi les réalisations mises en avant durant son mandat figure notamment la généralisation de la prescription d’antibiotiques après réalisation d’un TROD par les pharmaciens pour certaines cystites et angines, inspirée de l’expérimentation OSYS.
Un binôme pour la nouvelle DGS
Cécile Lambert prend ses fonctions aux côtés de Grégory Emery, nommé directeur général de la santé. Les deux nominations interviennent alors que la DGS entame une nouvelle séquence après les passages de Didier Lepelletier et Sarah Sauneron à sa tête.
Dans un message publié à l’occasion de son départ de l’Élysée, Grégory Emery a d’ailleurs souligné que sa prise de fonctions coïnciderait avec celle de Cécile Lambert, avec laquelle il entend « ouvrir ce nouveau chapitre pour la DGS ».
Avec son parcours entre administration sanitaire, pilotage de l’offre de soins, financement, évaluation et innovation en santé, Cécile Lambert apporte à la DGS une expérience particulièrement large des leviers de transformation du système de santé.
