Spécialiste reconnu en éthique du numérique et ancien directeur de recherche chez Inria
Titulaire d’un doctorat en informatique et expert dans le domaine des fondements logiques et sémantiques des systèmes numériques, Claude Kirchner a débuté sa carrière comme chercheur au sein d’Inria, où il a occupé pendant plusieurs années d’importantes fonctions de direction. En 2008, il prend la direction du centre Inria Bordeaux – Sud-Ouest, avant de devenir, de 2010 à 2014, Délégué général à la recherche et au transfert pour l’innovation d’Inria. Dans ce rôle, il a favorisé la mise en place de partenariats stratégiques entre recherche académique et industrie, tout en renforçant les dispositifs d’innovation technologique et de transfert vers le marché.
Très impliqué dans les réflexions sur l’éthique liée aux nouvelles technologies, Claude Kirchner préside de 2012 à 2018 le comité opérationnel d’éthique d’Inria (COERLE), puis la Commission de réflexion sur l’éthique de la recherche en sciences et technologies du numérique d’Allistene (CERNA), jusqu’en 2020. Son expertise est également sollicitée au Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE), où il siège de 2017 à 2023. En 2019, il devient directeur du Comité national pilote d’éthique du numérique (CNPEN), chargé d’éclairer les décisions publiques sur les enjeux éthiques soulevés par la transformation numérique de la société.
Claude Kirchner est actuellement membre du comité éthique et scientifique de Viginum, l’agence française dédiée à la protection du débat public face aux menaces numériques, ainsi que président du Comité d’éthique et de déontologie de l’université Paris Cité (Cedis).
Un comité pour éclairer les multiples enjeux d’éthique du numérique
À la tête du CCNEN, Claude Kirchner sera chargé de piloter les grandes orientations en matière d’éthique numérique, de sensibiliser les pouvoirs publics et de renforcer la confiance des citoyens dans les technologies émergentes. Dans le communiqué qui annonce la nomination de Claude Kirchner, le Comité a déclaré qu’il « contribuera à éclairer les multiples enjeux d’éthique du numérique, incluant en particulier les systèmes d’intelligence artificielle. Ces réflexions et avis, aiderons la France et l’Europe à contribuer au meilleur niveau international à mettre en place une gouvernance numérique mondiale. L’ampleur du travail est considérable et des priorités devront être définies et prendre en compte les nombreuses évolutions scientifiques, technologiques et d’usages ainsi que les demandes issues de la société dans son ensemble ».
