L’Institut Montaigne a publié son rapport « Longévité en santé. Prévenir pour mieux vieillir », coprésidé par Sophie Boissard (Clariane), Dominique Pon (La Poste Santé & Autonomie) et Thomas Rapp (LIEPP). Deux de ses six recommandations visent le numérique en santé : faire d’ICOPE* le cadre national de repérage des fragilités dès 50 ans et construire une plateforme nationale unique intégrant INS, MSS, PSC et DMP.
Le rapport place la prévention de la perte d’autonomie dans l’agenda du numérique en santé. Selon la Cour des comptes, chaque année d’espérance de vie sans incapacité gagnée éviterait environ 1,5 milliard d’euros de dépenses de santé par an. Il s’agit de recommandations, sans décision publique à ce stade.
Le rapport propose donc d’intégrer l’ICOPE à chaque contact avec le système de soins, jusqu’au simple bilan sanguin. Le repérage est déjà généralisé aux personnes autonomes de 60 ans et plus depuis l’été 2025, la nouveauté porterait sur l’âge d’entrée et l’intégration aux parcours. L’expérimentation nationale avait relevé des dépistages souvent restés sans suite, que le résumé traite par la seule évocation d’une coordination territorialisée.
Selon l’Institut Montaigne, l’usage non systématique du DMP et la fragmentation des logiciels freineraient l’appropriation des outils. Il propose donc une architecture « centrée sur la donnée », exploitable par l’IA.
Source : Institut Montaigne, « Longévité en santé. Prévenir pour mieux vieillir », résumé exécutif (septembre 2026) · fiabilité : officielle.
* ICOPE (pour Integrated Care for Older People) est un programme de l’Organisation mondiale de la santé qui repère les facteurs préjudiciables aux capacités intrinsèques : mobilité, cognition, nutrition, vision, audition et état psychologique. Ce repérage vise à engager des actions de prévention et de restauration de ces capacités.