Qiaoli Vrinat

  • Note aux abonnés : Data & évaluation, prochain dîner du Think Tank avec le Pr. Lionel Collet, HAS (14/04)

    Chers abonnés,

    Le Dîner du Think Tank Health & Tech se tiendra le mardi 14 avril 2026 à partir de 19h00 au Restaurant Acte III, Port Royal, Paris.

    Nous fêterons nos 15 ans d’existence et aurons le plaisir d’accueillir le Pr Lionel Collet, Président de la Haute Autorité de Santé, sur le sujet :

    « Data et IA : surmonter les barrières à l’évaluation des innovations en santé » en présence également de l’AIS et du HDH.

    Nous aurons également le plaisir de remercier Anne-Marie Armanteras pour la présidence du Think Tank pendant plus de 3 années, ponctuée de travaux décisifs sur la prévention et le numérique, et d’accueillir le Pr Olivier Guérin, Président du CNP de Gériatrie, et Président du conseil scientifique et éthique de Future4Care.

    Les places pour ce dîner sont strictement limitées.

    Nous vous invitons à confirmer votre présence dès que possible via ce lien d’inscription, réservé à nos membres : https://evenium.events/ttk14avril?discountCode=hti26  (gratuit pour les abonnés Health&Tech).

     

  • Santexpo 2025 : Value-Based Health Care, la France accélère vers l’opérationnalisation

    Vingt ans après les premiers travaux de Michael Porter sur la Value-Based Health Care, la France semble avoir trouvé sa voie. La table ronde 100% médicale et féminine animée par Béatrice Falise-Mirat (Care Insight) lors de SantExpo 2025 a révélé une maturité nouvelle : exit les débats conceptuels, place aux expérimentations terrain et aux premiers retours d’expérience.

    Les intervenantes :

    Patient-Reported Outcome Measures : dépasser la résistance culturelle

    Le défi fondamental identifié par Amélie Lansiaux (HAS) reste l’appropriation des outils d’évaluation par les professionnels de santé. Au-delà des aspects techniques, c’est une transformation culturelle qui s’opère.

    Les trois piliers de la mesure centrée patient :

    • Standardisation rigoureuse : Le choix des questionnaires validés et leur adaptation aux populations cibles constituent un prérequis. L’enjeu est d’éviter la prolifération d’outils non comparables.
    • Intégration systémique : L’insertion dans les systèmes d’information existants détermine largement le succès ou l’échec des initiatives. Sans fluidité technique, l’adhésion professionnelle s’effrite rapidement.
    • Boucle de rétroaction : La donnée collectée n’a de valeur que si elle génère des actions d’amélioration concrètes. Un point souvent négligé dans les déploiements initiaux.

    Analyse Health&Tech Intelligence : La résistance culturelle observée s’estompe progressivement grâce à une approche pragmatique privilégiant l’accompagnement à la contrainte. L’enjeu désormais : industrialiser ces pratiques sans perdre l’adhésion des soignants.

    L’Assurance Maladie passe à l’acte : le canal carpien comme laboratoire national

    Catherine Grenier (CNAM) a dévoilé une expérimentation révélatrice de l’approche française : un projet national de mesure des résultats post-opératoires pour les patients opérés du canal carpien.

    Architecture du projet :

    • Pilotage professionnel : La Société Française de Chirurgie de la Main assure la gouvernance scientifique, garantissant la légitimité auprès des praticiens.
    • Tiers de confiance : Prometime intervient comme prestataire indépendant, neutralisant les craintes de récupération de données par l’Assurance Maladie.
    • Interopérabilité native : L’intégration avec les logiciels métier existants évite la double saisie, principal écueil des précédentes tentatives.
    • Communauté de pratique : La création d’un réseau d’échange entre professionnels catalyse l’amélioration continue par la comparaison interprofessionnelle.

    Perspectives d’extension : L’Assurance Maladie explore l’extension de ce modèle aux maladies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque), secteur où l’impact économique de la VBHC pourrait être majeur.

    Analyse Health&Tech Intelligence : L’approche de la CNAM marque une rupture stratégique : “accompagner sans récupérer” devient le mantra d’un payeur qui privilégie l’incitation à la contrainte. Un modèle potentiellement duplicable à l’international.

    Régionalisation de l’innovation : l’ARS Île-de-France en tête de pont

    Axèle Reberga (ARS IDF) a présenté un guide méthodologique inédit “Comment déployer des questionnaires expérience patient” pour accélérer le déploiement VBHC dans les établissements de santé, fruit d’un travail d’analyse approfondi des initiatives existantes.

    Méthodologie déployée :

    • Cartographie des pionniers : Recensement systématique des équipes expérimentées et analyse de leurs facteurs de succès/échec.
    • Soutien ciblé : Quatre projets lauréats (santé mentale, chirurgie, maladies chroniques) bénéficient d’un accompagnement dédié.
    • Ressources adaptées : Financement de temps médical dédié et de compétences en analyse statistique, véritables goulots d’étranglement identifiés.

    Facteurs clés de succès identifiés :

    • Portage professionnel : Les projets imposés “par le haut” échouent systématiquement
    • Soutien gouvernance : L’appui des directions d’établissement s’avère déterminant
    • Moyens proportionnés : Sous-estimation initiale des ressources humaines nécessaires

    Analyse Health&Tech Intelligence : L’approche régionale de l’ARS IDF préfigure une décentralisation pragmatique de l’innovation en santé. Le guide méthodologique pourrait devenir une référence nationale.

    Structuration professionnelle : vers une “French Touch” de la VBHC

    Virginie Luce-Garnier, présidente de la Société Française de la Valeur en Santé, défend une approche française différenciée, s’appuyant sur les spécificités de notre système de santé.

    Vision stratégique :

    • Écosystème fédéré : Rassembler établissements, patients, industriels, éditeurs et chercheurs autour d’objectifs partagés.
    • Outils mutualisés : Développer des standards français interopérables, évitant la fragmentation observée dans d’autres pays.
    • Restitution patient : Dépasser la simple collecte pour créer de la valeur ajoutée directe pour les patients.

    Enjeux économiques : La création de modèles économiques soutenables reste le défi majeur. La valeur créée doit pouvoir être mesurée, partagée et réinvestie dans l’amélioration continue.

    Analyse Health&Tech Intelligence : La structuration professionnelle autour de la Société Française de la Valeur en Santé répond à un besoin de légitimité scientifique face aux acteurs internationaux. L’enjeu : éviter la balkanisation des initiatives.

    Industriels : partenaires sous surveillance

    La question du rôle des industriels a cristallisé les débats lors de la session Q&A. Le consensus émergent dessine une collaboration cadrée plutôt qu’une exclusion.

    Rôles légitimes identifiés :

    • Infrastructure technique : Support aux systèmes d’information et garantie d’interopérabilité
    • Financement d’amorçage : Soutien via des dispositifs comme l’article 51, sous contrôle public
    • Innovation méthodologique : Apport d’expertise sur les outils de mesure et d’analyse

    Lignes rouges maintenues :

    • Indépendance évaluative : L’évaluation des résultats doit rester sous contrôle public/professionnel
    • Évitement de la fragmentation : Refus des solutions propriétaires non interopérables
    • Transparence des intérêts : Obligation de déclaration des financements industriels

    Analyse Health&Tech Intelligence : L’approche française privilégie un partenariat public-privé contrôlé, évitant l’écueil américain d’une VBHC pilotée par les assureurs privés. Un modèle d’équilibre potentiellement exportable.

    Perspectives et enjeux : vers une gouvernance nationale

     Miser sur une approche expérimentale et co-construite avec les soignants

    Le modèle français émergent de la santé numérique se distingue par plusieurs atouts et des défis à surmonter pour assurer sa pérennité. Il repose sur une approche portée par les professionnels de santé eux-mêmes, conférant à ces initiatives une légitimité professionnelle. Contrairement à d’autres modèles imposés par les financeurs, cette orientation ascendante favorise l’adhésion du terrain et une meilleure adéquation avec les besoins réels. Ce modèle se caractérise aussi par un pragmatisme : l’expérimentation est privilégiée à la théorisation, permettant une construction progressive des solutions, ancrée dans le réel. Il respecte les spécificités de l’écosystème national, en s’adaptant aux particularités du système de santé français.

    Eviter l’éparpillement, sécuriser les financements, former les acteurs

    Plusieurs défis restent à relever. La multiplication des projets locaux non coordonnés risque de nuire à la lisibilité et à l’efficacité du système. Une coordination nationale s’avère nécessaire pour éviter les dispersions. Le financement constitue un autre point de vigilance : les projets doivent sortir de la logique expérimentale pour franchir le cap de l’industrialisation. Par ailleurs, la montée en compétence des acteurs est indispensable, notamment en ce qui concerne l’analyse de données et l’évaluation des dispositifs numériques.

    Interopérabilité, gouvernance, modèles économiques : les priorités pour passer à l’échelle

    Pour passer à l’échelle, trois étapes critiques sont identifiées. D’abord, la mise en place d’une gouvernance nationale sous la forme d’une instance de coordination intersectorielle, pour piloter les initiatives de manière cohérente. Ensuite, la définition de standards techniques d’interopérabilité, qui devront devenir obligatoires pour garantir la compatibilité des systèmes. Enfin, des expérimentations de modèles économiques intégrant des mécanismes de partage de la valeur créée devront être menées, afin de garantir la viabilité économique des innovations numériques en santé.

    Après des années de retard sur les pays anglo-saxons, la France semble avoir trouvé sa voie pour déployer la Value-Based Health Care. L’approche privilégiée – professionnelle, pragmatique et respectueuse de l’écosystème existant – pourrait constituer une alternative crédible au modèle américain dominé par les assureurs privés. Les prochains mois seront déterminants pour confirmer cette dynamique. L’enjeu dépasse le cadre national : la France pourrait devenir un terrain de référence pour une VBHC “à l’européenne”, conciliant efficacité économique et valeurs de service public.

  • SantExpo 2025 : IA à l’hôpital – du projet pilote à la stratégie d’établissement

    Recherche, soins, stratégie : une structuration progressive des usages de l’IA

    Il y a deux ans encore, les projets IA étaient souvent impulsés par des médecins pionniers, portés par l’envie d’innover. Aujourd’hui, ce sont les directions générales qui s’emparent du sujet. La question n’est plus « peut-on tester ? » mais bien « comment structurer et intégrer intelligemment l’IA au service de la stratégie de l’établissement ? » Guillaume Couillard résume cette évolution : « Nous avons identifié deux axes : la recherche en santé mentale, foisonnante mais exigeant une robustesse scientifique, et les outils cliniques destinés à améliorer la vie des soignants et la prise en charge des patients. » Son établissement a ainsi mis en place une gouvernance ad hoc, associant médecins, administratifs, direction des achats et comité scientifique, pour évaluer la pertinence des projets et garantir un cadre éthique.

    Table ronde animée par Care Insight à Santexpo, réunissant des hôpitaux pionniers en matière d’IA appliquée aux soins : le GHU Paris Psychiatrie & Neurosciences (Dr Guillaume Couillard), l’Hôpital Foch (Alexandre Drezet), le Groupement des Hôpitaux de l’Institut Catholique de Lille – GHICL (Dr Arnaud Hansske), et Roche Diagnostics (David Pellegrin), partenaire de nombreuses collaborations public-privé en santé numérique.

    À Foch, l’IA se déploie à condition d’être discutée, encadrée et adaptée au soin

    Alexandre Drezet souligne un enjeu : la confrontation à l’usage. « Des outils de génération automatique de comptes rendus ou d’aide à la planification ont été testés. Les promesses étaient fortes, mais le paramétrage initial et les limites relationnelles humaines – que l’IA ne remplace pas – freinent parfois la valeur ajoutée. » Face à ces constats, l’Hôpital Foch a adopté une démarche itérative : des tests encadrés, une charte d’utilisation votée en instances, et un accompagnement des professionnels. « Il faut créer des espaces de discussion continue pour ne pas se laisser aveugler par la nouveauté, mais aussi pour former, partager les retours d’expérience – y compris sur les échecs – et structurer l’adoption, » insiste-t-il.

    Au GHICL, l’innovation s’organise chaque mercredi autour des besoins du terrain

    Le GHICL s’est illustré par une organisation singulièrement rigoureuse. Arnaud Hansske décrit un modèle où les mercredis matins sont sanctuarisés pour l’innovation, avec un comité réunissant soignants, médecins, administratifs. « Tout projet doit répondre à un besoin exprimé du terrain. Nous l’instruisons collectivement, et testons aussi bien de nouveaux outils que de nouvelles organisations. » Certains projets sont passés en routine – par exemple dans la chirurgie robotique ou la détection assistée en imagerie – avec un pilotage axé sur la qualité, le gain de temps et l’acceptabilité. Une gouvernance décisionnelle a été formée, y compris le comité de direction, pour intégrer pleinement l’IA dans la feuille de route stratégique.

    Interopérabilité, impact, gouvernance : les trois conditions pour déployer l’IA en établissement

    Du côté industriel, David Pellegrin rappelle que l’IA se joue à trois niveaux : conception (recherche hospitalière), industrialisation (interopérabilité, normes CE), et mise sur le marché (expérimentation, retour sur investissement). Roche, par exemple, accompagne les hôpitaux dans la validation scientifique des modèles, leur portage réglementaire, et la mesure de leur impact médico-économique. L’IA ouvre des perspectives fortes, notamment en prévention personnalisée et en diagnostic prédictif. Mais sa valeur ne se concrétise que si les données sont accessibles, sécurisées, et produites dans une logique de qualité. « L’évaluation est clé : ce n’est pas seulement une question de budget, mais de bonne allocation des ressources humaines et de pertinence clinique, » conclut-il.Cette table ronde a mis en lumière un tournant décisif : l’IA en santé ne doit plus être abordée comme une expérimentation isolée, mais comme un levier structurant au service de la transformation des établissements. Une IA bien déployée, c’est une IA utile, éthique, alignée avec les besoins métiers et intégrée à une gouvernance claire. La maturité organisationnelle fera la différence entre une promesse technologique et une révolution concrète.

  • SantExpo 2025 : Value-Based Procurement – vers un nouveau pacte entre hôpital et industrie

    Animée par Sandrine Degos (Care Insight), cette table ronde organisée par le Fonds FHF a mis en lumière une transformation attendue des achats hospitaliers : le Value-Based Procurement (VBP). Objectif : acheter non pas au moindre coût, mais à la meilleure valeur pour le patient. Un enjeu de culture, de méthode… et de collaboration.

    « Plus le patient va bien, plus on paye cher. C’est contre-intuitif, mais porteur de sens. » — Dr Virginie Luce-Garnier, AP-HP

    Du prix à la valeur : un changement culturel profond

    Le VBP place le résultat de santé au cœur de la commande publique. Pour le Dr Luce-Garnier, cette approche renverse les logiques traditionnelles : on ne rémunère plus le volume, mais la pertinence des soins. L’objectif est de faire converger les intérêts des hôpitaux, des soignants, des industriels… et surtout, des patients.

    Le modèle Resah : une approche pragmatique en trois temps

    Louis Potel (Resah) a détaillé un modèle d’expérimentation « dégradé mais réaliste », structuré en trois cycles : Une logique cyclique permet aux industriels non sélectionnés de réintégrer le processus après avoir amélioré leurs solutions.

    • Phase 0 : Appel d’offres sur dossier, avec sélection selon la promesse de valeur.
    • Phase 1 : Évaluation en vie réelle, via la collecte de données de résultats (PROMs) dans des établissements pilotes.
    • Phase 2 : Attribution du marché final, aux fournisseurs ayant démontré une amélioration tangible des résultats de santé.

    Côté industriels : une maturité hétérogène, un besoin d’accompagnement

    Natacha Cormorant (SNITEM / W. L. Gore) a rappelé que 93 % des entreprises du dispositif médical sont des PME. Si l’intérêt est réel, les capacités d’engagement varient : acculturation, indicateurs, temps d’évaluation… tout cela suppose un soutien renforcé. Des solutions émergent : privilégier des indicateurs déjà disponibles dans le PMSI, réduire la charge des établissements, et simplifier le monitoring. « Il faut éviter que ce nouveau modèle ne profite qu’aux grands groupes. Nous défendons une montée en compétence collective, au service d’un accès équitable à l’innovation. »

    Données de santé : un bien stratégique à partager

    Le modèle VBP s’appuie sur une donnée qualifiée, mesurée, partagée. Pour la Dr Luce-Garnier : « La donnée vaut de l’or. Elle est au cœur du système, mais son coût et sa valeur doivent être répartis entre les acteurs. » L’enjeu est double : faire du recueil un outil clinique utile, et organiser une gouvernance éthique et équitable de la donnée.

    En résumé : 5 points à retenir

    • Changer de logique : on n’achète plus « moins cher », on achète « plus utile ».
    • Tester, mesurer, itérer : un modèle en cycles, basé sur des résultats en vie réelle.
    • Impliquer les PME : accompagner la transition industrielle avec équité.
    • Faire parler les données : définir des indicateurs pertinents, accessibles et partagés.
    • Avancer ensemble : acheteurs, cliniciens, industriels et établissements doivent co-construire ce nouveau cadre.

    Prochaine étape : un appel d’offres pilote envisagé d’ici fin 2025

    • Thématique pressentie : chirurgie de la cataracte.
    • En concertation avec les établissements volontaires et les industriels engagés.
  • Accélérer la santé numérique : 5 leçons venues de UCLA Health

    Accueillis par les équipes de la direction et des systèmes d’information, nous avons plongé dans les coulisses d’un système de santé à la fois structuré, ambitieux et ancré dans une culture technologique très avancée. Voici les enseignements clés que nous avons retenus.

    L’IA au service des cliniciens : oui, mais avec méthode

    « L’intelligence artificielle n’est pas magique. Elle soulève autant de promesses que de défis éthiques et organisationnels. » – Dr Eric Cheng, Chief Medical Informatics Officer, UCLA Health

    UCLA Health expérimente l’IA générative dans deux cas d’usage concrets : la rédaction assistée de messages aux patients (via un outil de type ChatGPT) et l’ « ambient scribe », un assistant qui résume les échanges médecin-patient pour pré-rédiger la note clinique.

    Mais le bilan est contrasté :

    • Moins de 15 % des médecins utilisent l’IA pour rédiger leurs messages, car « ça ne sonne pas comme eux ».
    • L’outil de transcription vocale (ambient scribe) soulage certains cliniciens, mais demande beaucoup de personnalisation et de rigueur.

    À retenir pour la France : L’IA n’est utile que si elle est intégrée aux pratiques et soutenue par une gouvernance rigoureuse. UCLA a mis en place un AI Council multidisciplinaire incluant médecins, juristes, éthiciens, data scientistes.

    Connected Health : une expérience numérique fluide, pensée pour les patients

    Avec plus de 300 programmes numériques actifs, UCLA Health ne se contente pas de proposer des outils digitaux : elle redéfinit le parcours de soin. Sa stratégie repose sur cinq piliers :

     

    De la téléconsultation gériatrique à domicile sur iPad, aux consultations spécialisées inter-hospitalières via robot de téléprésence, le numérique est au service de l’accès équitable et personnalisé.

    Quelques exemples concrets

    • Programme pour parents de nouveau-nés (suivi personnalisé)
    • Dispositif TytoCare pour examens à distance
    • Robots télémédecine InTouch pour soins intensifs neurologiques

    Le centre de commandement patient : data et action en temps réel

    « Chaque jour, UCLA dépasse 100 % de capacité. Nous devons gérer comme une tour de contrôle. »

    – Scott Jahnke, Sr Director of Operations, Patient Flow Command Center

    Face à une pression hospitalière permanente, UCLA a mis en place un Patient Flow Command Center centralisé et digitalisé. Objectif : optimiser les flux, gérer les lits, et éviter les admissions aux urgences grâce à des admissions directes depuis les cliniques.

    Ce hub réunit tous les acteurs concernés dans un même lieu : coordination médicale, transports, régulation, admission, sécurité… alimentés en temps réel par les données du SI.

    À retenir pour la France : Le concept du centre de commandement patient, déjà en expérimentation dans certains CHU, pourrait être étendu à une échelle régionale.

    Analytics & qualité des soins : quand chaque service pilote sa performance

    Le programme MOVERS (Measurement Of Value, Effectiveness, Results and Safety) illustre une culture data-driven poussée à l’échelle institutionnelle. Objectif : chaque service clinique dispose d’une plateforme d’analyse en libre service, pour suivre ses indicateurs, benchmarker, et améliorer ses pratiques.

    Mais cette autonomie repose sur un énorme travail de pédagogie interne : formation à la littératie des données, visualisation intuitive, co-développement avec les utilisateurs.

    À méditer

    • Un bon tableau de bord ne suffit pas
    • Il faut former, accompagner et valoriser l’usage
    • Data literacy = compétence stratégique

    La recette californienne : vision, gouvernance, agilité

    Ce qui impressionne le plus ? Moins les technologies utilisées que la capacité d’alignement entre vision stratégique, gouvernance, et mise en œuvre rapide. Quelques principes observés :

    • L’IT est au service des soins et du patient, pas l’inverse.
    • Chaque projet numérique part d’un vrai besoin métier, pas d’une solution.
    • Les patients sont intégrés dans la conception des outils (usability testing).
    • Les projets sont pilotés petit, mesurés, puis déployés à l’échelle.

    Conclusion : Un modèle inspirant, mais à adapter

    Ce voyage à UCLA Health a confirmé que l’innovation en santé n’est pas qu’une affaire de technologie. Elle repose sur :

    • Une vision partagée,
    • Une organisation cohérente,
    • Des outils utiles, portés par les professionnels et les patients.

    En France, nous avons les talents, les valeurs et les infrastructures pour réussir cette transformation. À nous de nous inspirer du meilleur de ce modèle pour bâtir une santé numérique humaine, équitable et performante.

     

  • Retour sur HIMSS 2025 : l’IA en santé entre promesses concrètes et défis systémiques

    Du 3 au 7 mars 2025, Care Insight a organisé une Learning Expedition à l’occasion du congrès HIMSS à Las Vegas, réunissant une délégation française composée de représentants du ministère de la Santé, d’agences nationales, de fédérations hospitalières, de groupements d’achat, d’établissements publics de santé et d’experts du numérique en santé. Cette immersion stratégique au cœur de l’écosystème américain a permis à notre communauté de découvrir des innovations concrètes, de confronter les modèles d’organisation, et de nourrir la réflexion sur l’intégration responsable de l’IA dans les systèmes de santé.

    Le 3 avril, le Think Tank Health&Tech s’est retrouvé à l’Hôpital National des Quinze-Vingts pour une session de restitution collective, afin de partager les enseignements de ce voyage d’étude et ouvrir un dialogue sur les leviers de transformation du système de santé français.

    L’IA comme levier de transformation… au service des soignants

    Loin d’un fantasme de substitution du médecin, l’IA s’affirme aujourd’hui comme un outil d’assistance visant à améliorer les conditions de travail. Outils d’aide à la décision, transcription vocale, assistants virtuels, avatars : les usages explorés visent à soulager la charge mentale et administrative, et à recentrer les soignants sur leur mission clinique.
    Un point de consensus fort a émergé : l’acceptabilité de l’IA repose sur sa capacité à rendre la pratique médicale plus fluide, plus agréable et mieux coordonnée. Il ne s’agit pas d’automatiser la relation de soin, mais de la préserver et de la renforcer.

    Gouvernance, intégration, interopérabilité : les vrais défis du déploiement

    La réussite de l’IA en santé passe par une gouvernance claire à l’échelle des établissements. Aux États-Unis, la gouvernance de l’IA est déjà bien structurée dans les hôpitaux visités, avec des comités d’éthique, des référentiels de gouvernance et des politiques d’implémentation rigoureuses.
    En France, les témoignages ont mis en lumière les freins persistants : hétérogénéité des DPI, interopérabilité encore limitée, difficultés à intégrer les innovations dans les workflows, et besoin urgent de ressources humaines formées. Le sujet du DPI reste central, à la fois comme socle et comme verrou. Le modèle américain EPIC fascine autant qu’il interroge : son efficacité en matière de données est indéniable, mais son coût et son enfermement dans un écosystème fermé posent question.

    Cybersécurité : une inquiétude croissante, un besoin de stratégies nationales

    À mesure que les systèmes deviennent plus interconnectés et que les usages de l’IA se multiplient, la menace cyber grandit. Le HIMSS Annual Cybersecurity Survey a révélé que plus d’un tiers des établissements de santé ont subi une attaque ces 12 derniers mois. Un appel clair a été lancé pour des stratégies nationales de cybersécurité dotées de financements adaptés.

    Données de santé : vers un usage secondaire stratégique

    L’un des sujets les plus inspirants reste la capacité des hôpitaux américains à exploiter la donnée à la fois pour le soin et pour la recherche. La stratégie de données de santé observée à UCLA et Cedars-Sinai témoigne d’une maturité avancée, avec des entrepôts de données intégrés dans les systèmes cliniques, une gouvernance éthique forte et un usage réfléchi de l’IA pour améliorer la qualité des soins.
    L’initiative Palantir, présentée lors de la session, illustre bien le potentiel de l’agentic AI pour automatiser des tâches complexes dans la gestion hospitalière – planning, revenue cycle, gestion de lits – tout en gardant l’humain au centre des décisions.

    Un écosystème en transition, entre innovations incrémentales et ruptures

    Au-delà des promesses, les échanges ont souligné la maturité encore inégale du marché. Beaucoup de solutions sont en phase d’évaluation, d’autres peinent à passer à l’échelle. La réglementation européenne (AI Act, MDR) offre un cadre protecteur, mais peut ralentir l’innovation si elle n’est pas accompagnée.
    En France, les initiatives du ministère, de la DNS ou de l’UGAP vont dans le bon sens, en favorisant l’expérimentation, en accélérant les procédures de référencement et en soutenant les acteurs émergents. Mais l’écosystème hospitalier devra gagner en vélocité s’il veut rester compétitif face aux leaders internationaux.

    En conclusion

    Ce retour d’expérience collectif a mis en lumière l’opportunité stratégique que représente l’IA pour nos établissements de santé. Les outils existent. Les exemples inspirants se multiplient. La clé réside désormais dans notre capacité à les intégrer intelligemment, à structurer leur gouvernance et à mettre l’humain – professionnel comme patient – au cœur de la transformation.

    Verbatims clés

    Nicolas Péju – Directeur Général, Hôpital National des 15-20

    Mot de bienvenue dans un lieu emblématique de l’histoire hospitalière française et aujourd’hui à la pointe de la recherche en ophtalmologie. Nicolas Péju a rappelé l’ambition de son établissement de conjuguer excellence clinique, innovation technologique et transformation numérique. Il a souligné l’importance d’un numérique utile, centré sur l’humain et simplificateur pour les équipes soignantes.

    Christina Roosen – VP International, Care Insight

    Christina a présenté les grandes tendances observées à HIMSS 2025 : l’omniprésence de l’IA, les enjeux d’interopérabilité, la cybersécurité, et le besoin croissant de modèles économiques soutenables. Elle a insisté sur la nécessité pour les solutions d’IA de démontrer une valeur tangible et mesurable pour les hôpitaux.

    Louisa Stüwe, Directrice de Projets – Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS)

    Louisa a partagé ses réflexions sur l’écart entre le système français et les pratiques américaines, notamment sur la réutilisation des données de santé à des fins de recherche. Elle a souligné la nécessité de structurer une gouvernance de l’IA en santé en France, sur le modèle des grandes institutions américaines.

    Claire Vigier, Directrice de Projets  – Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS)

    Claire a insisté sur l’importance d’un dialogue entre les professionnels de terrain et les équipes techniques pour réussir l’implémentation de solutions numériques. Elle a mis en lumière l’intérêt croissant pour les données synthétiques comme levier d’innovation responsable.

    Ludovic Voilmy – Directeur Général, Centre hospitalier de la Dracénie

    Ludovic a identifié trois priorités : les assistants virtuels pour soulager les soignants, l’intégration de l’IA dans les DPI, et l’optimisation des process hospitaliers via l’automatisation. Il a alerté sur les freins liés à l’interopérabilité, à la gouvernance interne et à la surcharge cognitive induite si les outils ne sont pas bien intégrés dans les pratiques quotidiennes.

    William Rolland – Directeur Délégué au numérique en santé, SNITEM

    William a replacé les innovations dans le cadre réglementaire européen, rappelant que toute IA en santé sera bientôt considérée comme à haut risque. Il a appelé à une vigilance sur la sur-réglementation qui freinerait les usages tout en saluant l’émergence de cadres standardisés favorisant l’interopérabilité.

    Hélène Marin –Directrice générale déléguée, Ethik-IA

    Hélène a mis en évidence les initiatives américaines en matière de gouvernance de l’IA, en soulignant que la régulation n’est pas l’unique voie vers l’IA de confiance. L’éthique, l’usage et le terrain doivent guider les développements technologiques.

    Thomas Jan – Directeur général adjoint en charge de la stratégie numérique d’UniHA et de la C.A.I.H

    Thomas a insisté sur l’importance d’accélérer l’adoption des solutions numériques via des dispositifs d’achat innovants, agiles et rapides. Il a rappelé le besoin d’évaluer rigoureusement les solutions en amont, avec des indicateurs clairs, pour favoriser leur intégration et leur déploiement à grande échelle.

    Élodie Lagarde–Directrice de la transformation, Hôpital National des 15-20

    Élodie a insisté sur l’importance d’identifier les cas d’usage prioritaires avant de sélectionner une solution d’IA. Selon elle, la pertinence des outils dépend fortement de leur adéquation avec les besoins concrets des équipes cliniques. Déployer une technologie sans vision claire de son utilité opérationnelle risque de générer du rejet et de l’inefficacité.

    Joseph Tedesco– Directeur Général, CNEH

    Josef a partagé trois raisons fondamentales pour lesquelles l’IA peut réussir à l’hôpital : d’abord, la nécessité d’une vision stratégique portée par la direction ; ensuite, l’existence d’un pilotage transversal et agile de l’innovation ; enfin, la capacité à embarquer les équipes autour d’un projet porteur de sens. Il a souligné que l’IA ne doit pas être vue comme un gadget mais comme un levier structurel de transformation.

    Pauline Bouvier – Responsable des opérations, Palantir

    Pauline a présenté la vision de Palantir sur l’agentic AI, capable d’automatiser des workflows complexes tout en laissant la décision finale à l’humain. Elle a montré des cas concrets d’application dans la gestion hospitalière : planification des lits, gestion du cycle de facturation, anticipation des besoins logistiques. Selon elle, les technologies sont prêtes, mais leur adoption dépend de la capacité des établissements à changer leur organisation.

     

  • Cedars-Sinai – Quand l’hôpital devient un laboratoire de l’innovation santé

    Repenser le rôle de la technologie dans les soins

    Le Dr Shaun Miller (Chief Health Informatics Officer) a rappelé combien la technologie, si elle est mal intégrée, peut devenir un fardeau pour les cliniciens. L’objectif de Cedars-Sinai : rendre la technologie invisible et utile, au service de la fluidité du soin. L’IA générative, les scribes numériques, la télémédecine et l’automatisation deviennent des leviers concrets de transformation.

    CSGPT & scribes numériques : l’IA au chevet du patient

    Cedars-Sinai a développé son propre assistant IA, un assistant IA interne, basé sur la technologie GPT et entraîné sur des données internes. Utilisé par plus de 600 professionnels, il ouvre la voie à une IA clinique sécurisée, éthique et pertinente.

    Côté clinique, la solution de scribe numérique développée avec Nabla (startup française) a montré des résultats très prometteurs :

    • Réduction significative du temps de documentation à domicile,
    • Adoption rapide chez les cliniciens,
    • Satisfaction élevée.

    Soins infirmiers augmentés : virtualisation et prévention assistée par IA

    Lisa Stephenson et Julien Brohan ont présenté deux projets pilotes innovants :

    • Virtual nursing (HelloCare) : tâches administratives assurées par des infirmiers à distance, via caméras murales.
    • Virtual sitting : détection de risque de chute ou de sortie non assistée du lit, grâce à une IA embarquée dans des caméras mobiles.

    Les résultats attendus :

    • Réduction des escarres et des chutes.
    • Diminution des heures de surveillance humaine.
    • Amélioration de la satisfaction des équipes et des patients.

    De l’invention au marché : Tech Ventures, un modèle d’hôpital investisseur

    Julien Brohan dirige Tech Ventures, un modèle unique de venture studio intégré à l’hôpital :

    • Détection d’innovations internes,
    • Prototypage,
    • Réglementation,
    • Investissement (jusqu’à la série B),
    • Implémentation clinique.

    Parmi les succès :

    • Prometheus, spin-off rachetée par Merck pour 10,8 milliards de dollars,
    • Xaia, assistant clinique en réalité augmentée, né de ChatGPT et des Apple Vision Pro.

    Un accélérateur mondial pour startups santé

    Samantha Shobash a présenté le Cedars-Sinai Accelerator, qui accueille chaque année des startups santé du monde entier pour un programme intensif :

    • Coaching personnalisé,
    • Mise en relation avec des sponsors internes,
    • Pitch final devant des investisseurs et décideurs hospitaliers.

    « L’objectif n’est pas seulement de pitcher. C’est de valider un sponsor interne, sécuriser un pilote et intégrer la solution dans notre écosystème. » Samantha Shobash, Manager, Cedars-Sinai Accelerator

    Une ouverture forte à l’international… et à la France

    La collaboration avec la startup française Nabla illustre l’ouverture de Cedars-Sinai à l’innovation européenne. D’autres fonds d’investissement liés à Cedars sont désormais implantés à Londres, Amsterdam, Singapour, et le modèle d’innovation hospitalière développé à Los Angeles pourrait bien inspirer les futurs CHU numériques français.

     

  • Retour sur HIMSS 2025 & Visite découverte le 3 avril à l’hôpital des 15-20

    Chers membres,

    Himss 2025 a été une édition marquante par la forte place d’une IA mature, intégrée et responsable. L’IA clinique, l’automatisation des flux de travail, l’interopérabilité avancée, la cybersécurité et l’engagement patient via les technologies digitales ont été au cœur des discussions et stratégies des acteurs mondiaux réunis à Las Vegas.

    Notre délégation a eu l’opportunité d’échanger avec des leaders de la santé numérique et d’analyser comment les grandes institutions américaines comme UCLA Health et Cedars-Sinai intègrent ces technologies à l’échelle opérationnelle. Parmi les insights majeurs que nous partagerons lors de cette conférence :

    🔹 Les tendances fortes de HIMSS 2025 : montée en puissance de l’IA clinique, rôle des agents IA dans la gestion des parcours patients, télémédecine et santé populationnelle…

    🔹 L’impact des modèles américains : à UCLA Health, l’implémentation des command centers alimentés par l’IA optimise les soins en temps réel.

    🔹 France vs États-Unis : où en sommes-nous ? Comparatif des stratégies de digitalisation, adoption des technologies et évolutions réglementaires. Quels sont nos atouts ? Quels sont les défis à relever ?

    🔹 Quelles applications concrètes pour le marché français ? L’essor des agents IA autonomes : entre opportunités et régulation, quels sont les premiers cas d’usage en France ?

    Nous vous proposons une session de décryptage approfondi avec des échanges interactifs et des discussions ouvertes sur les perspectives stratégiques pour l’écosystème français.

    🎯 Bonus : visite immersive à l’hôpital des 15-20

    Après la table ronde, une visite immersive sera organisée par l’hôpital des 15-20  : découverte du bloc opératoire autonome, de l’expérimentation Mikajaki, du nouveau Centre de chirurgie réfractive et de l’Institut de réadaptation St Louis. Cette visite offrira un aperçu concret des technologies en cours d’intégration et de leurs impacts sur l’organisation des soins.

    📅 Date & Lieu : 3 avril à l’hôpital des 15-20 ou à distance via Teams
    Places limitées ! Gratuit pour les membres du Think Tank & Health&Tech Intelligence
     Inscription obligatoire – Ne manquez pas cette occasion d’anticiper les prochaines évolutions de la santé numérique ! Inscrivez-vous dès maintenant!

  • Conférence du Think Tank le 12 mars à Parisanté campus : IA & Maladies Rares – Changer la donne du diagnostic et de la prise en charge

    Chers membres,

    Le Think Tank Health&Tech a le plaisir de vous convier à un petit-déjeuner exclusif dédié à l’impact de l’intelligence artificielle sur les maladies rares, en lien avec les annonces du 4ᵉ Plan National Maladies Rares (PNMR4).

    Cette conférence réunira des experts de premier plan pour décrypter les avancées de l’IA dans le diagnostic et la prise en charge des maladies rares, en croisant les perspectives des chercheurs, des industriels et des représentants du système de santé.

    Au programme

    • État des lieux : présentation de notre étude exclusive sur IA & maladies rares
    • Axes du PNMR4
    • Initiatives européennes
    • Attentes des patients & des chercheurs
    • Mobilisation des industriels

    Anne-Marie Armanteras, Présidente du Think Tank Health&Tech, animera ce débat aux côtés des experts de renom :

    • Vincent Vauchel – Chef de pôle adjoint, Pôle de la recherche et de l’innovation, DGOS
    • Fabrice Chrétien – Directeur de la Stratégie scientifique, Institut de Myologie, AFM -Téléthon
    • Virginie Lasserre – Directrice des affaires externes, Janssen France, CSF Maladies Rares
    • Hervé de Belenet – Référent IA, Care Insight

    Places limitées ! L’inscription est gratuite pour les membres du Think Tank  & Health&Tech Intelligence.

    Inscrivez-vous dès maintenant pour une matinée d’échanges avec des experts afin d’identifier ensemble les leviers d’action pour accélérer le diagnostic et la prise en charge des maladies rares dans le cadre du PNMR4.