équipe HTI

  • Longévité : l’Institut Montaigne propose des parcours territoriaux et un financement de la coordination

    Organiser la réponse après le repérage

    L’Institut Montaigne propose un parcours en quatre étapes : prévention chez les personnes autonomes, évaluation approfondie après une alerte, plan personnalisé pour une fragilité confirmée, puis accompagnement renforcé lorsque la perte d’autonomie est installée. Médecins traitants, équipes de soins primaires, établissements de soins médicaux et de réadaptation et hôpitaux de proximité assureraient l’évaluation. Services à domicile, centres de ressources territoriaux (CRT) et établissements d’hébergement accompagneraient les personnes dont la perte d’autonomie est installée.

    Le service public départemental de l’autonomie serait renforcé comme guichet unique, sans nouvelle strate administrative. Il élaborerait avec l’agence régionale de santé un projet territorial recensant les ressources disponibles et fixant les règles d’orientation. Le suivi porterait notamment sur les délais d’évaluation après une alerte, la mise en œuvre des plans personnalisés et les hospitalisations évitables.

    Une dotation fixe, une part variable et des investissements

    Le rapport envisage une dotation fixe pour la coordination, la fonction ressource, la continuité de service et les moyens mutualisés. Une part variable dépendrait du nombre de personnes effectivement accompagnées, de leur perte d’autonomie et de l’intensité des interventions. Une enveloppe d’investissement couvrirait notamment les locaux, les transports, les équipements, la cybersécurité et l’interopérabilité numérique.

    Le déploiement passerait par des territoires pilotes, une contractualisation des financements et une évaluation indépendante. Le coût national serait calculé à partir des dépenses réellement observées. Les économies liées aux hospitalisations évitables ou au report de la perte d’autonomie resteraient à mesurer sur plusieurs années : elles ne peuvent pas financer d’emblée le lancement.

    Source : Institut Montaigne, « Longévité en santé : prévenir pour mieux vieillir », septembre 2026, p. 144–153. Fiabilité : officielle (rapport original).

  • État de l’Union 2026 : la santé prioritaire pour l’IA, un plan européen contre les canicules annoncé

    La santé figure parmi les cinq secteurs retenus pour accélérer l’usage de l’IA industrielle, avec les transports, l’agroalimentaire, l’industrie manufacturière avancée et la défense et l’espace. Dans son discours sur l’état de l’Union du 16 septembre, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, fixe à novembre l’annonce des initiatives sectorielles. Les États membres, les eurodéputés, les industriels et les entrepreneurs seront invités à y participer.

    La mammographie comme cas d’usage

    La présidente prend le dépistage du cancer du sein comme exemple : l’IA doit aider à détecter davantage de cancers, plus tôt, et soutenir les choix diagnostiques et thérapeutiques des médecins. Elle défend une assistance aux professionnels, et non leur remplacement.

    Dans sa réaction au discours, le commissaire à la Santé Olivér Várhelyi rattache cette priorité au paquet santé proposé le 16 décembre 2025. Le Biotech Act vise à accélérer les autorisations d’essais cliniques entre pays et à faciliter l’accès des entreprises aux investissements. La révision des règles sur les dispositifs médicaux prévoit notamment la numérisation des procédures et des délais plus prévisibles pour les évaluations de conformité. Le plan Safe Hearts prévoit aussi de mobiliser l’IA et les outils numériques pour la prévention, la détection et le traitement des maladies cardiovasculaires. Várhelyi y associe l’Espace européen des données de santé pour la réutilisation des données en recherche et en innovation.

    Canicules : préparer les soins primaires, l’hôpital et les urgences

    Ursula von der Leyen annonce également un plan européen contre les canicules, avec quatre priorités : alerte précoce, préparation sanitaire, adaptation et rafraîchissement urbains, protection des personnes vulnérables. Elle évoque des hôpitaux et des établissements pour personnes âgées exposés à des températures dangereuses pendant l’été.

    L’avis adopté le 30 juillet 2026 par le Comité de sécurité sanitaire précise plusieurs mesures d’organisation : tester régulièrement les plans chaleur-santé, coordonner les autorités sanitaires et la protection civile, et former les soignants aux pathologies liées à la chaleur. Il recommande une coordination entre soins primaires, hôpitaux et services d’urgence pour absorber les hausses de fréquentation.

    Les recommandations portent aussi sur le suivi des stocks de solutés intraveineux, de solutions de réhydratation et de dispositifs de refroidissement. Elles prévoient de respecter les conditions de stockage des médicaments et dispositifs médicaux, et d’adapter les traitements lorsque la situation clinique le justifie, notamment pour les patients atteints de maladies chroniques.

    Sources : discours sur l’état de l’Union, 16 septembre 2026 ; avis du Comité de sécurité sanitaire, 30 juillet 2026 (fiabilité : officielle) ; publication d’Olivér Várhelyi sur LinkedIn (fiabilité : déclarative).