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  • Health&Tech Summit 2025 : L’intelligence artificielle et la donnée, moteurs de la transformation du système de santé

    Le Health&Tech Summit 2025 approche à grands pas. Les 16 et 17 décembre prochains, Marseille accueillera plus de 300 décideurs, chercheurs, hospitaliers et entrepreneurs venus de plusieurs pays pour deux jours de débats, de démonstrations et de retours d’expérience sur la transformation des systèmes de santé par l’intelligence artificielle et la donnée.

    D’ici là, chaque semaine, nous publierons un article pour explorer les thématiques phares du Summit : innovations IA et data en santé, intégration hospitalière, gouvernance européenne, programmes de prévention, retours de terrain ou encore stratégies d’écosystèmes. Ces articles vous permettront d’en découvrir les grands enjeux, les intervenants clés et les temps forts à ne pas manquer.

    Voici le premier article de cette série, qui pose le décor du Health&Tech Summit 2025 : les grands axes du programme, les innovations attendues et les perspectives pour les acteurs du numérique en santé.

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    Innovations IA et données de santé : échanges, études de cas et retours de terrain

    Le Health&Tech Summit 2025, organisé à Marseille les 16 et 17 décembre 2025 est une conférence de référence sur la transformation des systèmes de santé par l’intelligence artificielle et la donnée. Réunissant plus de 300 décideurs, hospitaliers, chercheurs et start-ups de 24 pays, ce rendez-vous place la discussion sur les applications concrètes de l’IA et la structuration de l’information médicale au centre des enjeux.​
    Les sessions plénières et les ateliers mettent en valeur les avancées génératives, l’automatisation des workflows hospitaliers, la génération de cohortes synthétiques pour la recherche clinique, la prédiction des risques patients ou encore la coordination du parcours de soins grâce à la data science. Des retours d’expérience hospitaliers et industriels internationaux illustreront l’impact direct des plateformes de données et de l’IA dans l’organisation, la prévention et la décision clinique.​

    Programmes de formation et livrables méthodologiques

    Le sommet offre un dispositif original de masterclasses, avec mise en situation sur :
    • La validation scientifique de solutions IA.
    • L’évaluation éthique.
    • La conformité réglementaire (AI Act, RGPD).
    • La feuille de route pour le déploiement industriel et hospitalier.
    Ces formats, pilotés par des experts hospitaliers et régulateurs européens, permettent aux participants de repartir avec des guides pratiques, checklists et retours d’expérience structurés, validés collectivement.

    EHDS, Gouvernance, cadre juridique et éthique des usages IA/data

    Un focus particulier se dessine sur les questions réglementaires et d’organisation : gestion des droits d’usage de la donnée, construction de référentiels européens (AI Act, EHDS), modalités d’évaluation par les autorités (EMA, ANSM…), et retours des institutions pilotes sur le déploiement à grande échelle.
    Les sessions insistent également sur l’importance de l’interopérabilité, de la qualité des données, et de la confiance des usagers, via des ateliers collaboratifs réunissant industriels, DPO, médecins et institutionnels.​

    3 temps forts du programme : 

    Accélération de la recherche : l’usage des données synthétiques

    Un des temps forts du programme porte sur la façon dont l’intelligence artificielle accélère la recherche biomédicale grâce à la génération et l’exploitation de données synthétiques. Ces approches permettent de contourner les limitations des cohortes réelles, en particulier pour les maladies rares, d’accélérer la constitution d’échantillons, de simuler des essais cliniques et de réduire les biais de sélection. Des experts partageront des guides méthodologiques pour garantir la robustesse des modèles, la validation réglementaire et l’acceptabilité éthique de cette innovation.​

    Intégration IA et data dans les hôpitaux : fluidifier les opérations

    Plusieurs ateliers et panels sont consacrés à la transformation organisationnelle hospitalière : automatisation des workflows, optimisation des parcours de soins, gestion intelligente des ressources, et prédiction précoce des risques patients via les plateformes IA. L’IA appliquée aux données cliniques permet de décloisonner les services, d’augmenter la coordination multidisciplinaire et de limiter les ruptures de prise en charge. Le Summit présentera également des cas concrets de déploiement, les freins rencontrés (interopérabilité, formation des équipes) et les facteurs de succès, illustrant une montée en compétence collective et une amélioration de l’efficience hospitalière.​

    Passage à l’échelle des programmes de prévention : segmentation, stratification et personnalisation

    La question centrale de la prévention à l’ère de l’IA et des data est portée dans plusieurs sessions. Les intervenants- analyseront comment les plateformes de gestion de données permettent de segmenter la population, de stratifier les risques selon des modèles prédictifs et d’individualiser les programmes, en particulier pour les maladies chroniques et le dépistage à grande échelle. Les retours d’expérience montrent que l’association IA/data peut permettre d’anticiper les complications, orienter vers les meilleurs parcours et personnaliser l’accompagnement, tout en respectant les enjeux éthiques et de gouvernance.

    Des experts au service de l’action

    La Conférence mobilise des intervenants référents : directeurs de la transformation digitale hospitalière, data scientists, responsables éthique, chefs de programmes IA et juristes spécialisés. Les discussions permettront de croiser les visions stratégiques et opérationnelles, de partager des bonnes pratiques d’intégration et de poser les jalons de projets collaboratifs. Ce foisonnement d’expertises contribue à accélérer la montée en compétences et la structuration d’une « Health&Tech intelligence » partagée, clé pour la transformation du système de santé européen.​

    Startups et écosystèmes d’innovation au cœur du programme

    Le Summit accorde une place centrale aux startups, scale-ups et clusters d’innovation spécialisés dans l’IA et la data en santé. Un espace dédié leur permet de présenter prototypes, solutions avancées (segmentation de populations, prévention automatisée, IA clinique) et stratégies de passage à l’échelle devant un panel composé d’établissements hospitaliers, d’investisseurs et de pôles d’innovation. Les jeunes entreprises bénéficient de masterclasses spécifiques sur la validation scientifique, l’accès aux marchés internationaux et le déploiement partenarial, ce qui favorise une fertilisation croisée entre entrepreneurs, cliniciens et décideurs. Cette dynamique valorise des collaborations intersectorielles concrètes.

    L’exploration des projets phares de l’APHM et de l’IHU

    Le Health&Tech Summit met également en avant les initiatives menées par l’AP-HM (Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille) et l’IHU (Institut Hospitalo-Universitaire), qui s’imposent comme catalyseurs européens de la transformation numérique hospitalière. Avec plus de 125 projets de recherche technologique soutenus par 45 M€ d’investissements, l’AP-HM expose ses démarches d’expérimentation à grande échelle : automatisation du parcours patient, IA pour la gestion prédictive des flux et surveillance clinique, plateformes de données pour la recherche translationnelle. L’IHU, centre d’excellence, partage ses programmes de médecine personnalisée et l’intégration de l’IA à la prévention des épidémies, démontrant ainsi la capacité de ces institutions à structurer l’écosystème et à renforcer l’attractivité du territoire pour les talents et les partenariats internationaux.​
    Pour découvrir le programme et participer : Health and Tech Summit 2025 (programme)
  • Santé digitale en Europe : maturité, investissements et défis stratégiques pour la France en 2025

    La maturité digitale en santé : une Europe en mouvement

    L’Europe a fait un bond en matière de maturité numérique en santé. Selon l’indicateur eHealth de la Décennie numérique 2024, le score composite UE-27 a atteint 79 % en 2024 (contre 72 % en 2023), avec 22 États membres ayant progressé en un an. Cette maturité se mesure sur quatre axes (OCDE) :
    • Stratégie politique (cadres réglementaires, financements)
    • Infrastructure technique (interopérabilité, cybersécurité)
    • Adoption et usages (taux d’usage des DME, télésanté)
    • Impact santé publique (réduction des coûts, amélioration des résultats)

    Classement eHealth 2024

    • Trendsetters (90-100 %) : Belgique, Estonie, Lituanie, Pologne
    • Fast-trackers (83-88 %) : Allemagne, Portugal, Italie, Espagne, Finlande…
    • Followers (66-79 %) : France, Pays-Bas, Luxembourg, Suède…
    • Beginners (11-59 %) : Roumanie, Irlande, Tchéquie

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    Le marché européen de la santé numérique a atteint 58,75 Mds $ en 2023 et affiche un taux de croissance annuel moyen (TCAC) de 20,3 % jusqu’en 2031, bien supérieur à celui des États-Unis (8 %) ou de la France (10-15 %). La France pèse 2,7 Mds € sur ce marché, avec une adoption du DME à 65 % (contre 93 % en Europe et 90 %+ aux USA).

    Comparatif marché et investissements santé numérique (2024)

    Critère
    États-Unis
    Europe (UE)
    France
    Taille de marché 2023
    350 Mds $
    58,75 Mds $
    2,7 Mds €
    TCAC 2024-2031
    8 %
    20,3 %
    10-15 %
    Investissements VC 2024
    10,1 Mds $
    4,8 Mds $
    695 M$
    Dépenses publiques
    12 %
    18 %
    15 %

    Focus pays : dynamiques nationales et hubs d’innovation

    • Allemagne : 3 Md€ investis via le Hospitals Future Program (KHZG) et DiGA. Berlin/Munich : principaux hubs IA santé.
    • Italie : 1,3 Md€ du Plan National de Relance pour la santé numérique (2021-2026), 35 M€ de prêt BEI à GVM Group.
    • Pays-Bas : 2,5 Md$ investis en healthtech et IA en 2024 (+39 %). Adoption généralisée du DME, projets pilotes IA à Amsterdam/Utrecht.
    • Portugal : 300 M€ via NextGenerationEU pour la digitalisation du SNS. Lisbonne : hub émergent en IA médicale.
    • France : 1,8 Md€ levés par les startups e-santé en 2023, 7,5 Md€ du plan Innovation Santé 2030 pour la santé numérique et l’IA.

     

     

     

     

     

    L’entrée en vigueur du règlement européen sur l’Espace Européen des Données de Santé (EHDS) en mars 2025 marque une étape structurante :
    • Standardisation des formats d’échange et certification obligatoire des DPI d’ici 2027
    • Création d’un marché unique des données de santé : accès harmonisé pour patients, professionnels et industriels
    • Effet levier : marché européen des DPI multiplié par 2,5 d’ici 2030, 11 Mds € d’économies attendues pour les systèmes de santé
    • Hôpitaux pilotes : AP-HP, CHU Lille, Bordeaux, Brest, Dijon, Centre Léon Bérard (France), 16 partenaires dans 10 pays européens

    Opportunités et défis pour l’écosystème français

    Opportunités

    • Accélérer l’accès aux marchés européens grâce à l’harmonisation EHDS
    • Exporter des solutions innovantes (DPI, IA clinique, télémédecine) sur des marchés en forte croissance
    • Nouer des partenariats transfrontaliers, intégrer des consortiums européens
    • Profiter de la croissance annuelle du marché IA santé (+50 % entre 2020 et 2028)

    Défis

    • Fragmentation réglementaire persistante (27 cadres nationaux)
    • Compétition accrue avec des champions locaux et internationaux
    • Besoin d’innovation continue et d’adaptation rapide (interopérabilité, cybersécurité, RGPD, IA Act)
    • Inégalités d’accès et fracture numérique à résorber

    Bénéfices de la transformation digitale

    • Pour les hôpitaux : Réduction de 25 % des coûts administratifs avec DME interopérables, optimisation de la gestion des maladies chroniques.
    • Pour les patients : Réduction de 30 % des délais d’attente via plateformes numériques, accès sécurisé et immédiat à leurs données de santé dans toute l’UE.
    • Pour l’industrie : Priorité à l’interopérabilité et aux standards communs, 40 M€ de financements européens pour l’IA en diagnostic médical (Horizon Europe).

    Perspectives stratégiques et conclusion

    L’Europe de la santé digitale est à un tournant. La convergence réglementaire, l’essor de l’IA et la dynamique d’investissement créent un environnement propice à l’innovation et à la compétitivité. Pour la France, l’enjeu est d’accélérer l’adoption, d’investir dans la R&D, de renforcer les alliances européennes et de positionner l’écosystème comme leader de la e-santé responsable. « Construisons ensemble une Europe de la santé digitale où l’innovation technologique renforce l’accès aux soins, améliore leur qualité et préserve nos valeurs communes. »
  • USA : Walmart ferme ses 51 centres de santé et son offre de téléconsultation faute de rentabilité

    Pas de rentabilité, gestion trop complexe et hausse des coûts de production :

    Cette décision de fermeture intervient après l’annonce en mars 2024 de l’ouverture de 22 nouveaux sites en 2024. Après l’arrêt de l’activité de Amazon Care en 2022, CVS Health a commencé aussi en 2024 à fermer des dizaines de ses pharmacies dans les magasins Target, et Walgreens a annoncé qu’elle fermerait 160 de ses centres de soins  primaires en 2024.

    La construction et le lancement de centres de soins primaires à partir de zéro a toujours été difficile, demandant un fort investissement initial. La rémunération à l’acte pour les soins primaires est une activité à faible marge et axée sur le volume. La rentabilité peut être atteinte soit par une large consommation de soins par une population très large, soit par un suivi régulier et sur toutes les pathologies des patients. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

    Walmart a également annoncé la fermeture de son service de télésanté Walmart Health Virtual Care, lancé en 2022.  Cette décision intervient alors que les téléconsultations sont en baisse constante depuis la pandémie, malgré des mesures élargissant les prises  en charge des télésoins adoptées en 2023, notamment pour la télésurveillance  et la santé mentale. Des données récentes des Centers for Medicare et Medicaid Services montrent que les visites de télésanté diminuent en 2023 sur l’ensemble des Etats-Unis.

     

  • Note aux abonnés : 1er mai, on fait la pause Santé au Travail.

    Connaissez vous l’origine de la Fête du Travail ?

    En 1886, les ouvriers américains se mobilisent dans un mouvement national de grève pour passer d’une journée de travail de 12 heures à une journée de 8 heures. Cette journée de mobilisation sera suivie d’émeutes les jours suivants. Deux grévistes sont tués par la police à Chicago, et une bombe visant la police explose provoquant une dizaine de morts. Le mouvement s’exporte en Europe, en hommage aux ouvriers de Chicago. En 1889, L’internationale socialiste décide la tenue de manifestations tous les 1er-Mai.

    Un jour chômé depuis 1948, associé au muguet depuis 1941.

    Elle devient fête du Travail et de la concorde sociale en 1941. En 1948, le 1er-Mai devient officiellement un jour du travail chômé. Il est désormais célébré dans l’ensemble de l’Union européenne, mais pas aux Etats-Unis où il est synonyme des drames.

    Et l’origine du muguet au  1er-Mai ?
    Il faut remonter à 1560 où le roi Charles IX reçoit un brin de muguet en guise de porte-bonheur et décide par la suite d’en offrir aux dames de sa cour. En 1941, à la place de l’églantine rouge bannie par le régime de Vichy, c’est désormais le muguet qui sera porté lors des manifestations.

    A découvrir demain : spécial “Santé au Travail”.

    Les équipes H&Ti font la pause ce mercredi.
    Retrouvez dès demain le spécial “Santé au Travail – Qualité de vie au travail”  avec :

    • les chiffres clés et l’ état des lieux de la santé au travail en France
    • les évolutions règlementaires récentes et recommandations sur la santé au travail et la QVCT
    • une revue bibliographique sur l’impact du numérique
    • la cartographie des acteurs de l’écosystème de la santé au travail
    • le panorama des solutions disponible en France
    • le panorama des dispositifs QVCT/santé au travail en établissement de santé

     

    Bonne journée,

    bonne fête du travail.

    L’équipe Health&Tech Intelligence

     

     

  • AI Index 2024 : science et médecine font leur apparition dans le rapport de Stanford, 10 avancées majeures détectées

    Les points clés de l’AI Index 2024

    La septième édition du rapport AI Index de l’Université de Stanford dresse un panorama complet des avancées de l’IA accompagné d’analyses sur les progrès techniques, les perceptions du public et la dynamique géopolitique entourant son développement. Elle présente notamment les nouvelles estimations sur les coûts de formation de l’IA, et une revue détaillée du paysage de l’IA responsable.

    Parmi les principaux constats du rapport :

    • l’IA a un impact significatif sur le travail, améliore la productivité et la qualité, et permet un lissage des écarts de compétences ;
    • l’IA favorise la forte accélération des découvertes en sciences et en médecine, champs majeur d’innovations en 2023 ;
    • la réglementation sur l’IA a considérablement évolué en 2023 et au cours des cinq dernières années, même aux Etats Unis (25 réglementations liées à l’IA en 2023, contre seulement une en 2016) ;
    • le public à travers le monde est de plus en plus conscient de l’impact potentiel de l’IA – et en même temps de plus en plus inquiets (une enquête Ipsos montre qu’en 2023, la proportion de ceux qui pensent que l’IA affectera considérablement leur vie dans les trois à cinq prochaines années est passée de 60 % à 66 %).

     

    ➡️ L’IA surpasse la performance humaine sur de nombreuses tâches – mais pas toutes : notamment en ce qui concerne la planification, les mathématiques ou le raisonnement visuel.

    ➡️ Les avancées de pointe en IA sont soutenues par l’industrie plus que par les universités : en 2023, l’industrie a produit 51 modèles d’apprentissage automatique, tandis que le monde universitaire n’a contribué qu’à 15 modèles, 21 modèles sont par ailleurs issus de collaborations entre l’université et l’industrie.

    Nombre de modèles de machine learning développés par secteur, entre 2003 et 2023 - @ 2024 AI Index report
    Nombre de modèles de machine learning développés par secteur, entre 2003 et 2023 – @ 2024 AI Index report

    ➡️ En 2023, un total de 149 modèles de base ont été publiés, soit plus du double de ceux publiés en 2022 :

    • parmi ces nouveaux modèles, 65,7 % étaient en open source, contre seulement 44,4 % en 2022 et 33,3 % en 2021 ;
    • toutefois, le rapport note que les modèles en open source sont significativement moins performants que les modèles fermés : sur 10 benchmarks d’IA sélectionnés, les modèles fermés ont été plus performants que les modèles ouverts, avec un avantage médian de 24,2 % (ces différences de performance entre les modèles fermés et ouverts ont des implications importantes pour les débats politiques sur l’IA) ;
    • les modèles d’IA ont des coûts de développement de plus en plus élevés, atteignant des niveaux sans précédents : ainsi, le coût d’entrainement de calcul a atteint les 78 millions de dollars pour GPT-4 d’OpenAI, et les 191 millions de dollars pour Gemini Ultra de Google.
    Coût d'entraînement des modèles d'IA, entre 2017 et 2023 - @ 2024 AI Index report
    Coût d’entraînement des modèles d’IA, entre 2017 et 2023 – @ 2024 AI Index report

    ➡️ La compétition internationale est intense :

    • les États-Unis sont en tête, devançant la Chine et l’Union européenne (UE), en tant que principale source de modèles d’IA de premier plan ;
    • en 2023, 61 modèles d’IA notables provenaient d’institutions basées aux États-Unis, dépassant de loin les 21 de l’Union européenne et les 15 de la Chine. A noter la 3eme position de la France, avec 8 modèles d’IA.
    Répartition du nombre de modèles de machine learning par zone géographique en 2023 - @ 2024 AI Index report
    Répartition du nombre de modèles de machine learning par zone géographique en 2023 – @ 2024 AI Index report

    ➡️ Les progrès récents ont conduit au développement de modèles multimodaux solides, tels que Gemini de Google et GPT-4 d’OpenAI. Ces modèles font preuve de flexibilité et sont capables de gérer des images et du texte et, dans certains cas, peuvent même traiter de l’audio.

    Précision moyenne des grands modèles de langage - @ 2024 AI Index report
    Précision moyenne des grands modèles de langage – @ 2024 AI Index report

    ➡️ Une nouvelle enquête de l’AI Index révèle un manque significatif de standardisation dans les rapports sur l’IA responsable :

    • les principaux développeurs, dont OpenAI, Google et Anthropic, testent principalement leurs modèles par rapport à différents critères d’IA responsables, une pratique qui complique les efforts de comparaison systématique des risques et des limites des meilleurs modèles d’IA ;
    • la confidentialité, la sécurité et la fiabilité de l’IA étant les principales préoccupations des entreprises, ces dernières commencent à prendre des mesures pour atténuer ces risques.
    Importance des préoccupations des organisations par région - @ 2024 AI Index report
    Importance des préoccupations des organisations par région – @ 2024 AI Index report

    L’investissement dans la Gen AI explose

    Malgré une baisse globale des investissements privés dans l’IA l’année dernière, l’IA générative spécifiquement a multiplié par huit ses financements depuis 2022, atteignant 25,2 milliards de dollars. Les acteurs majeurs du marché de l’IA générative, tels qu’OpenAI, Anthropic, Hugging Face et Inflection, ont réalisé d’importantes levées de fonds.

    En 2023, les États-Unis ont vu leurs investissements privés dans l’IA atteindre 67,2 milliards de dollars, soit une augmentation de 22,1 % par rapport à 2022. Un montant qui équivalent à près de 8,7 fois ceux de la Chine, deuxième plus grand investisseur dans le monde, qui ont pour leur part connu une baisse de 44,2 %, sur la même période. Dans l’Union européenne, y compris au Royaume-Uni, ces investissements ont diminué de 14,1 %.

    Répartition des investissements privés dans l'IA par région géographique - @ 2024 AI Index report
    Répartition des investissements privés dans l’IA par région géographique – @ 2024 AI Index report

    L’IA fait progresser la science et la médecine

    Selon le chapitre 5 du rapport de Stanford, dédié aux usages de l’IA en science et médecine, à plusieurs systèmes médicaux importants ont été lancés en 2023. Alors que les performances de l’IA continuent de s’améliorer, le suivi de son impact sur la pratique médicale devient de plus en plus important. Parmi les principales innovations d’IA mentionnées :

    • EVEscape est un modèle qui calcule la probabilité qu’un variant de protéine virale donné induise l’échappement immunitaire des anticorps. Pour chaque protéine, EVEscape prédit l’échappement à partir des sources de données disponibles avant la pandémie : prédictions de vraisemblance de séquence à partir d’une évolution virale plus large, informations sur l’accessibilité des anticorps à partir des structures protéiques et changements dans la propension à l’interaction de liaison à partir des propriétés chimiques des résidus.
    • AlphaMissence est une IA capable de prédire les mutations de l’ADN.  Les équipes de Google Deepmind viennent de mettre au point un modèle d’intelligence artificielle capable de déterminer si une mutation dite faux-sens du code génétique peut déclencher une pathologie. D’après les calculs de DeepMind, sur 71 millions de mutations observées, 57% d’entre elles seraient plutôt bénignes et 32% pourraient entraîner une pathologie. Une incertitude plane encore sur les 11% restants, explique le laboratoire de Google dans un billet de blog. En moyenne, poursuivent les chercheurs, un individu présente dans son ADN plus de 9000 mutations faux-sens mais nombre d’entre elles sont encore inconnues des scientifiques.

    • MedQA est un test clé pour évaluer les connaissances cliniques de l’IA. Le modèle phare de 2023, GPT-4 Medprompt, a atteint un taux de précision de 90,2 %, soit une augmentation de 22,6 points de pourcentage par rapport au score le plus élevé de 2022. Depuis l’introduction de l’indice de référence en 2019, les performances de l’IA sur MedQA ont presque triplé.
    Répartition des dispositifs médicaux basés sur l'IA autorisés par la FDA par aire thérapeutique - @ 2024 AI Index report
    Répartition des dispositifs médicaux basés sur l’IA autorisés par la FDA par aire thérapeutique – @ 2024 AI Index report

    Des algorithmes cliniques autorisés par la FDA :

    En 2022, 139 dispositifs intégrant de l’IA ont été approuvés dans différentes aires thérapeutiques, contre seulement 3 en 2012. Parmi eux, le rapport AI Index met en avant les produits suivants :

    • SynthSR : transformer les scintigraphies cérébrales pour une analyse avancée avec un outil d’IA qui convertit les images numérisées du cerveau clinique en images haute résolution pondérées T-1 et facilite la création de rendus 3D détaillés du cerveau – cette avancée permet de résoudre le problème de la variabilité de la qualité de la numérisation, qui limitait auparavant l’utilisation de nombreux scans dans la recherche avancée ;
    • capteurs infrarouges plasmoniques pour la détection des maladies neurodégénératives, telles que la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer, qui dépendent d’une identification précise des biomarqueurs rendue possible par l’IA couplée aux capteurs ;
    • cartographie du génome humain : la première ébauche du génome humain a été publiée en 2000 et mise à jour en 2022 – en 2023, le Consortium de recherche sur le pangénome humain, comprenant 119 scientifiques de 60 institutions, a utilisé l’IA afin d’élaborer une approche humaine actualisée et plus représentative de la carte du génome ;
    • MedAlign : les outils d’IA ont également le potentiel d’améliorer l’efficacité de l’administration médicale et d’élever la qualité des soins aux patients en introduisant des IA dans les dossiers médicaux pour établir des plans de soins efficaces.

     

  • Note aux abonnés : présentation de l’étude Gen AI le 23 avril 2024 (de 9h00 à 9h30)

    Health&Tech Intelligence a publié une étude premium sur l’intelligence artificielle générative (Gen AI) en santé. Cette étude, réalisée sur la base d’une collecte d’informations, des retours d’expériences, d’échanges avec des porteurs de solutions  et d’une revue de littérature permet d’identifier les tendances de marché qui se dessinent pour ces solutions dans les secteurs de l’industrie pharmaceutique, des assureurs ou mutuelles comme pour les établissements de santé.

    L’équipe éditoriale présentera les points clés de l’étude et ce qu’on peut connaître aujourd’hui du potentiel de la GenAI en santé.  Elle expliquera également où trouver ces ressources sur la plateforme H&TI et comment interagir avec la communauté des utilisateurs.

    👉 Inscrivez-vous au Health&Tech Morning via ce lien.

  • Note aux abonnés : Etude IA Générative en Santé

    Chers abonnés,

    Étude : “Quelle maturité de l’IA Gen en Santé ? Cas d’usages, publications, marché et solutions”.

    Découvrez comment cette technologie est en train de transformer le monde de la santé sur l’ensemble de ses secteurs : Industrie pharmaceutique, Medtech, Etablissements de santé, financeurs.

    Tout le monde parle de l’IA GEN, utilise ChatGPT dans sa vie quotidienne ou apprend à coder du Python 😉, et conscients ou pas, nous adoptons cette technologie parce qu’elle nous facilite la vie ou les tâches professionnelles !
    Le déploiement de l’IA Générative dans la santé peut sembler trouver de nombreuses applications. Vous trouverez dans l’étude une vision 360° , qui vous permettra à la fois de décider  si des cas d’usages peuvent accélérer votre stratégie ou améliorer votre organisation, quelles sont les entreprises qui proposent des solutions, quelles sont ces solutions à et quoi elles servent. Vous retrouverez également l’état des connaissances à date par une revue de littérature réalisée sur PubMed. Savez vous qu’entre 2023 et le 1er trimestre 2024, les publications ont augmenté de 407% ?

    Tout cela ne se déroule pas sans cadre éthique et réglementaire, renforcé encore par les applications en médecine. Aussi nous avons recensé les rapports et leurs recommandations pour avoir une lecture rapide des freins et leviers du développement d’une IA générative responsable en santé.

    Et vous, adopteriez vous l’IA Générative dans votre pratique professionnelle quotidienne ?
    Nous vous avons posé la question lors de la Conférence du ThinkTank sur l’IA Générative en Santé qui s’est déroulée le 5 avril au Campus Microsoft. Vous vous êtes déclarés majoritairement prêts et confiants ! Retrouvez-ce sondage dans l’étude et contribuez à enrichir nos réflexions et nos actions communes.

    Prenez le temps de naviguer sur la plateforme à l’occasion de la sortie de cette étude et participez au groupe de discussion dédié. Retrouvez de nombreuses ressources, des datas, des cartographies, des entretiens, sans oublier les présentations de la Conférence du Think tank pour compléter vos connaissance.

    Certains contenus sont réservés aux membres premium . Contactez-nous si vous souhaitez découvrir la formule Premium et participer aux travaux de la communauté.

    Bonne découverte !

    François JEANNE-BEYLOT,
    Directeur délégué Health&Tech Intelligence

    ​Au sommaire de l’Etude : 

     Analyses ​

    • Quels cas d’usage de l’IA Gen en santé ( Segment Pharma, Medtech, Financeurs, Etablissements de Santé ) ​
    • Quelles stratégies des géants de la Tech​
    • Quel cadre éthique et réglementaire, quelles recommandations ?​
    • Quelles dynamiques d’investissements sur l’IA GEN​
    • Revue de littérature scientifique ​
    • Entretien​

    Cartographies​

    • Quelles solutions à l’international​
    • Quelles solutions présentes sur le marché en France ​
    • ​Les cas d’usages par secteur

    ​Ressources 

    • Synthèse de la conférence du Think Tank
    • présentations associées.​

    Parmi les structures étudiées  : 

    • Google, Open AI, Nvidia, Aws, Microsoft, Meta,Mistral AI,
    • 88 solutions présentes en France
    • Plus de 800 solutions présentes dans le Monde

     

  • Conférence du Think Tank – Retour HIMSS24 : peut-on avoir confiance dans l’IA générative ?

    La 1ere conférence du Think Tank Health&Tech pour 2024 s’est déroulée  le 5 avril sur le campus de Microsoft. L’objectif principal était d’explorer les défis actuels, les enjeux et les opportunités dans le domaine de la GenAI en santé à partir notamment des solutions et cas d’usages recensés aux Etats-Unis, lors de la Conférence Himss 2024 à Orlando.

    Les échanges ont permis de dresser des idées fortes sur les conditions de la confiance dans la GenAI en santé, les cas d’usages envisagés et la capacité à les déployer en France.

    Garantir le succès de l’IA générative dans le domaine de la santé avec une approche globale

    Anne-Marie Armanteras, présidente du Think Tank Health&Tech a mis en lumière l’évolution rapide et l’impact croissant de l’IA dans le domaine de la santé :

    • La confiance est essentielle pour concilier les promesses fantastiques de l’IA avec les défis pratiques et les besoins des différents acteurs du système de santé.
    • Le succès de l’IA générative dans le domaine de la santé passe par une collaboration étroite entre tous les acteurs impliqués : patients, professionnels de santé, régulateurs et citoyens
    • La transformation du système de santé n’est réelle que lorsque les technologies sont fortement adoptées et  ont un impact massif.

     

    L’IA générative, comprendre la technologie et imaginer ses cas d’usages

    Pierre Lagarde, CTO de Microsoft met en avant les avancées de l’IA générative et son potentiel transformateur dans divers secteurs, en particulier la santé. Les investissements, partenariats et progrès technologiques permettent d’accélérer l’adoption de ces technologies et d’améliorer la qualité des services offerts :

    • Contexte de l’IA générative : Pierre Lagarde souligne le rôle croissant des logiciels dans toutes les entreprises et organisations, et comment l’IA générative accélère cette transformation. Il met en avant deux raisons principales : la compréhension du langage naturel et la transformation des interfaces utilisateur vers des interactions en langage naturel.
    • Investissements et partenariats : Microsoft investit dans la recherche et la technologie pour soutenir le développement de l’IA générative. Des partenariats stratégiques, tels qu’avec OpenAI et Mistral, sont établis pour enrichir les capacités des modèles génératifs.
    • Modèles génératifs : Pierre Lagarde explique l’évolution des modèles d’IA, passant des modèles spécialisés à des modèles de fondation capables de traiter une variété de tâches. Il met en lumière l’importance des recherches sur ces modèles, soulignant l’émergence de modèles plus petits et spécialisés.
    • Transformation des processus : L’IA générative transforme en profondeur les processus grâce à sa capacité à comprendre et générer du langage naturel. Il présente des exemples concrets dans le domaine de la santé, comme l’analyse de texte et la génération de comptes-rendus médicaux.
    • Infrastructure et accélération : Les progrès dans les infrastructures permettent d’entraîner les modèles plus rapidement, réduisant significativement les délais. Cela ouvre la voie à de nouveaux scénarios d’utilisation de l’IA générative, notamment dans la détection de fraudes et l’amélioration de la qualité des services.
    • Détection des fraudes et fiabilité des données : les défis liés à l’authenticité et à la fiabilité des données, notamment dans le domaine médical sont majeurs. Il souligne comment l’IA générative peut contribuer à détecter les signaux faibles et identifier les fraudes en analysant des données structurées et non structurées.

    Construire la confiance dans les solutions d’IA générative », la mise en évidence la nécessité d’une approche équilibrée

    Tenir compte à la fois des avancées technologiques et des impératifs éthiques et réglementaires pour construire la confiance dans les solutions d’IA en santé, mais également identifier les sources de données accessibles pour se garantir des biais, tels sont les points clés partagés lors de la table ronde confrontant Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight, Claude Kirchner, directeur du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE), Pr Guillaume Assié, professeur d’Endocrinologie à Cochin (APHP), et Aymeric Perchant, responsable du pôle compétence innovation et recherche au ministère du Travail, de la santé et des solidarités.

    • Enjeux de confiance : La nécessité de créer la confiance dans les écosystèmes d’IA a été mise en avant, avec l’humain au cœur des dispositifs. Les enjeux de souveraineté et de sécurité des données ont été soulignés, ainsi que la nécessité d’une supervision humaine continue.
    • Cadre réglementaire et politique : Les intervenants ont discuté du cadre réglementaire existant et de son adaptation nécessaire pour accompagner le développement de l’IA générative en santé. Des efforts sont en cours pour réguler les dispositifs médicaux et les données de santé, avec des initiatives telles que le règlement EHDS de l’UE.
    • Accès aux données : Les défis liés à l’accès aux données de santé ont été abordés, notamment la nécessité de garantir la sécurité et la confidentialité tout en facilitant leur utilisation pour la recherche et le développement de solutions d’IA générative.
    • Limites des politiques publiques : Les intervenants ont souligné les décalages entre les politiques publiques et les besoins pratiques sur le terrain, notamment en ce qui concerne le partage des données de santé. Des exemples concrets ont été donnés, mettant en lumière les obstacles à surmonter pour assurer un accès équitable et sécurisé aux données.

    Claude Kirchner a présenté les recommandations du CCNE sur l’utilisation des systèmes d’IA générative en médecine.

    • L’importance d’une adoption prudente de ces technologies par les acteurs économiques et les autorités publiques, avec des évaluations préalables et continues.
    • Les préoccupations environnementales liées à ces systèmes.
    • La nécessité d’une supervision humaine constante dans le domaine de la santé, tout en encourageant la recherche et la souveraineté numérique européenne.
    • L’éthique est un impératif tant pour la biomédecine que pour l’humanisme numérique, et que la compréhension et l’action sur ces enjeux sont cruciales à tous les niveaux.

     

    Les retours de Himss 2024 : points de vue des acteurs 

    Les représentants de deux délégations françaises ont partagé leur observations sur HIMSS24 : Monique Sorrentino, directrice générale du CHU de Grenoble Alpes, Carole Dorphin, directrice des partenariats du Health Data Hub, Emilie Passemard, Responsable du pôle Régulation et conformité, Délégation au numérique en santé (DNS), Cyril Charron, Réanimateur et Président commission numérique CME, AP-HP, Pr. Pascal Staccini, directeur de l’Information Médicale, Université Cote d’Azur, Thomas Klein, Directeur de la Stratégie Technologique, Microsoft, interrogés par Wassinia Zirar (APMnews) et Sandrine Degos (Care Insight).

    Monique Sorrentino et Carole Dorphin ont offert un aperçu complet des défis et des opportunités de la transformation numérique dans le domaine de la santé. Monique Sorrentino a souligné l’importance croissante de l’intégration des données dans les soins, mettant en avant les tendances émergentes telles que la médecine prédictive et la responsabilité populationnelle. Elle a également mis en lumière les différences dans les modèles de financement et d’organisation des soins entre la France et d’autres pays, dimensions à prendre en compte tant sur la capacité à déployer ces solutions qu’à piloter des organisations intégrées.

    Carole Dorphin a mis l’accent sur l’impact crucial des données dans l’optimisation des soins et la gestion hospitalière, en soulignant l’importance de la gouvernance des données et de l’interopérabilité des systèmes. Les deux intervenantes ont souligné l’enthousiasme croissant pour l’intégration de l’intelligence artificielle et des technologies numériques dans les pratiques de santé, tout en reconnaissant les défis persistants liés à la sécurité des données, à l’éthique et à la gestion des partenariats public-privé. Leurs interventions ont mis en évidence la nécessité d’une approche collaborative et centrée sur les données pour relever les défis actuels et améliorer la qualité des soins pour les patients.

    • Monique Sorrentino a souligné l’urgence et l’importance pour les établissements de santé d’adopter et d’intégrer les technologies numériques afin de relever les défis actuels et d’améliorer la qualité des soins. La transformation numérique est perçue comme une opportunité majeure pour repenser les pratiques cliniques et la gestion hospitalière, tout en répondant aux besoins évolutifs des patients et de la population dans son ensemble.
      • l’importance croissante de la data et des technologies numériques dans le système de santé, notamment en ce qui concerne l’automatisation, la personnalisation des parcours de soins et l’amélioration de l’expérience patient ;
      • l’importance des avancées en matière de médecine prédictive et préventive, ainsi que la nécessité d’une meilleure coordination des soins pour répondre aux besoins des patients de manière plus holistique et intégrée ;
      • l’utilisation d’outils numériques pour soutenir la responsabilité populationnelle a été identifiée comme un domaine d’action prioritaire, permettant aux établissements de santé de mieux répondre aux besoins de santé de la population sur leur territoire.
    • En se fondant sur les observations faites lors de la visite à la Cleveland Clinic et les échanges avec le Samsung Medical Center lors Learning expedition, Carole Dorphin met en lumière les progrès significatifs réalisés dans le domaine de la santé numérique, tout en soulignant les défis persistants liés à la gouvernance des données, à l’interopérabilité des systèmes et à l’éthique de l’utilisation des technologies numériques en santé. La collaboration entre les acteurs du secteur public et privé, ainsi que l’adoption d’une approche centrée sur les données, sont essentielles pour relever ces défis et améliorer la qualité des soins pour les patients.
      • l’importance des données dans l’organisation des soins : la visite à la Cleveland Clinic a mis en évidence l’impact crucial des données sur l’optimisation des soins et la gestion des opérations hospitalières. L’utilisation de l’IA pour collecter et analyser les données des patients, des professionnels de santé et des ressources hospitalières permet une meilleure orchestration des soins à travers les différents service ;
      • l’aide au diagnostic précoce grâce à l’IA, avec des avancées significatives dans le déploiement d’outils notamment en radiologie et en cancérologie. Ces outils permettent de détecter plus précocement des anomalies tissulaires invisibles à l’œil nu, ce qui peut avoir un impact majeur sur le pronostic et le traitement des patients ;
      • la gouvernance des données et la gestion des partenariats : une gouvernance structurée autour de la collecte, du partage et de l’utilisation des données est essentielle pour assurer leur sécurité et leur efficacité dans l’amélioration des soins. Les partenariats public-privé, tels que celui entre la Cleveland Clinic et IBM, sont également cruciaux pour développer et déployer des solutions innovantes dans le domaine de la santé numérique ;
      • L’importance de l’interopérabilité des systèmes de santé pour assurer la fluidité et la disponibilité des données aux professionnels de santé. L’intégration des données dans un entrepôt centralisé, accessible et réutilisable, permet aux soignants d’accéder rapidement aux informations pertinentes pour la prise en charge des patients.

     

    Emilie Passemard  a souligné que les États-Unis sont désormais attentifs aux réglementations européennes, voyant le marché européen comme une opportunité commerciale et s’intéressant notamment au RGPD. Elle a également évoqué le projet de règlement européen sur les données de santé, soulignant son importance pour l’harmonisation des pratiques et la facilitation des échanges avec les pays tiers à l’Union européenne.

    Quant aux solutions innovantes observées, Cyril Charron, a été impressionné par l’organisation de la Cleveland Clinic et a noté l’impact du numérique sur les pratiques médicales, en particulier dans les domaines de la sénologie et du diagnostic du cancer du sein. Il a également souligné les défis auxquels sont confrontés les hôpitaux français en termes de moyens et de ressources, notamment en comparaison avec les établissements américains. Cyril a souligné l’utilisation de la télémédecine et des systèmes de surveillance à distance, notant que bien que ces technologies puissent être utiles pour pallier aux pénuries de personnel soignant, leur mise en œuvre doit être réfléchie et éthique.

    Pascal Staccini a partagé ses réflexions et observations sur divers aspects de la visite du Winship Cancer Institute à Atlanta, ainsi que sur les enjeux de la formation des professionnels de santé et de l’intégration des patients dans le processus de soins.

    Thomas Klein a abordé plusieurs points  concernant l’impact de Dax, dans les établissements de santé américains. Dax est présenté comme une solution intégrée dans la suite de Microsoft, permettant de capturer et d’analyser les données lors des consultations médicales. L’intelligence artificielle est utilisée pour extraire les informations pertinentes, ce qui permet d’améliorer l’efficacité des consultations et de réduire le temps administratif. Le bénéfice est notamment un gain de temps pour les soignants, médecins et infirmiers, évalué à 7mn par consultation.

    La conférence a également été l’opportunité de sonder les personnes présentes sur leur niveaux de confiance en GenAI en santé, Découvrez les résultats en infographie.

    Infographie Confiance en GENAi
    Sondage réalisé le 5 avril 2024

     

    Retrouvez l’intégralité des vidéos de cet évènement :