Anna

  • Santé mentale des jeunes : une application TCC ralentit les symptômes dépressifs à court terme

    Prévenir la dépression chez les jeunes adultes à risque élevé

    La santé mentale des adolescents et des jeunes adultes est devenue une préoccupation majeure en matière de santé publique. La dépression par exemple, touche un nombre croissant de jeunes. Une tendance observée à la fois en Europe et dans le monde. Selon Santé publique France, 20,8 % des 18-24 ans présentaient des symptômes dépressifs, une prévalence en augmentation. Face à cette problématique, les dispositifs numériques comme les applications mobiles suscitent un intérêt en raison de leur accessibilité et de leur capacité à toucher un large public. Toutefois, peu d’entre elles ont fait l’objet d’essais approfondis sur le long terme.

    L’étude EcoWeb PREVENT, financée par la Commission européenne, a évalué l’efficacité de trois types d’applications mobiles dans la prévention des symptômes dépressifs chez les jeunes de 16 à 22 ans. Les participants, issus de plusieurs pays européens (Allemagne, Belgique, Espagne et Royaume-Uni), ont été répartis aléatoirement pour tester :

    • Une application d’auto-assistance en compétences émotionnelles ;
    • Une application d’auto-assistance basée sur la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) ;
    • Une application d’auto-surveillance.

    Résultats de l’étude : la TCC comme outil temporairement efficace

    L’essai, publié dans The Lancet Digital Health, a inclus 1 262 jeunes présentant une vulnérabilité accrue à la dépression, mais sans antécédents d’épisodes dépressifs caractérisés. Après trois mois, l’application basée sur la thérapie cognitivo-comportementale a permis de ralentir la progression des symptômes dépressifs par rapport à l’application d’auto-surveillance. Une différence significative de -1,2 point a été observée sur le score PHQ-9, utilisé pour mesurer la sévérité de la dépression. Cet écart n’était plus significatif après un an de suivi. Les deux autres applications, y compris celle dédiée aux compétences émotionnelles, n’ont pas démontré d’efficacité significative, que ce soit sur la prévention des symptômes dépressifs ou sur d’autres critères secondaires tels que l’anxiété, le bien-être mental ou la qualité de vie.

    Applications numériques : limites et perspectives

    L’étude met en lumière plusieurs enjeux concernant les outils numériques en santé mentale :

    • Efficacité limitée à court terme : Bien que prometteuse, l’application de TCC n’a pas montré de bénéfices durables après un an.
    • Faible validation scientifique des applications disponibles : Parmi les applications en santé mentale recensées, peu ont été rigoureusement évaluées dans des essais cliniques de grande envergure.

    Ces constats soulignent la nécessité de développer des interventions numériques mieux adaptées, personnalisées et soutenues par des données probantes. Les chercheurs estiment toutefois que l’impact potentiel de la TCC via une application reste intéressant, notamment en raison de sa facilité de déploiement et de son coût réduit.

    Bien-être mental chez les jeunes en bonne santé : résultats mitigés

    Une étude parallèle, EcoWeb PROMOTE, a évalué les mêmes outils auprès de 2 532 jeunes en bonne santé. Après trois mois, aucune des applications n’a montré de bénéfices significatifs sur le score WEMWBS, une échelle mesurant le bien-être mental. Ces résultats confirment les limites des interventions numériques généralistes pour améliorer de manière mesurable le bien-être mental des jeunes en l’absence de vulnérabilité spécifique. Les chercheurs appellent à des travaux supplémentaires pour identifier des approches plus efficaces et mieux ciblées.

     

  • Panorama des 51 solutions d’IA en oncologie

    Des solutions majoritairement dédiées au système nerveux central et au sein

    Parmi ces innovations, 14 utilisent l’IA pour accompagner les patients atteints de cancers du système nerveux central. Certaines, comme Pionus de l’entreprise Paire, exploitent des technologies avancées de deep learning et de machine learning pour améliorer la précision des diagnostics. En fournissant une seconde lecture systématique des résultats, Pionus détecte d’éventuelles anomalies non identifiées lors du premier examen, renforçant ainsi la prévention et la fiabilité des diagnostics.

    D’autres solutions, comme Klineo, proposent une plateforme numérique destinée aux patients et aux médecins, visant à élargir l’accès aux essais cliniques adaptés. Cette approche réduit les inégalités dans l’accès aux traitements innovants, en s’appuyant également sur le machine learning.

    Le cancer du sein, une pathologie fréquente chez les femmes, bénéficie également d’un grand nombre de solutions numériques. Parmi les 10 outils recensés, tous visent à prévenir et à diagnostiquer précocement les signes précurseurs de cette maladie. On retrouve, Hope de Hope Valley AI, une solution IA pour la prédiction des risques et la détection précoce des signaux faibles de cancer du sein, accessible directement via smartphone et Transpara de ScreenPoint Medical, un outil qui assiste les radiologues dans l’interprétation des mammographies, facilitant ainsi le diagnostic des cancers du sein.

    35 % des solutions numériques axées sur l’expérience patient

    Si de nombreuses technologies se concentrent sur la détection, le diagnostic ou l’aide à la prise de décision, 35 % des solutions numériques en oncologie visent à améliorer l’expérience patient. Ces outils incluent le suivi, la télésurveillance, ainsi que des services d’accompagnement pour garantir une meilleure compréhension des traitements par les patients.

    Ces solutions sont principalement développées pour les cancers du foie, du système lymphatique, du pan-cancer et du pancréas. Il y a l’Hôpital Henri Mondor qui développe une solution d’IA capable de prédire la réponse thérapeutique des patients atteints de carcinome hépatocellulaire avancé et Lifen DataLab, conçu par Lifen, propose une application cloud qui collecte et structure des données cliniques non organisées, facilitant ainsi la recherche clinique et l’analyse des parcours de soins.

    29 % des solutions axées sur le dépistage de cancers spécifiques

    Près de 29 % des solutions numériques utilisent des algorithmes d’IA pour prévenir et dépister les cancers du poumon, de la peau, de la prostate et du col de l’utérus. Grâce à des technologies avancées, ces outils apportent une aide précieuse aux praticiens :

    • ADVANCE Chest CT de Contextflow : un logiciel de détection assistée pour les pathologies interstitielles, la BPCO et le cancer du poumon ;
    • Veye Lung Nodules de DeepHealth : un outil spécialisé dans la détection et la caractérisation des nodules pulmonaires sur des TDM ;
    • deepLive de Damae Medical : dispositif médical d’imagerie pour détecter les cancers de la peau ;
    • Quantib Prostate de Quantib : un logiciel d’IA qui identifie les anomalies sur les IRM de la prostate ;
    • Genius Digital Diagnostic System de HOLOGIC Inc. : une solution pour détecter les lésions précancéreuses et cellules cancéreuses cervicales ;

    Une solution unique pour certains cancers rares

    Pour des cancers spécifiques, comme ceux de la moelle osseuse, du gros intestin, de la vessie et du rein, une seule solution numérique a été recensée.

    • Omicure pour la moelle osseuse : l’entreprise développe des outils d’aide à la décision thérapeutique basés sur une intelligence artificielle explicable (xAI) pour les traitements du cancer ;
    • Orakl Oncology pour le gros intestin : l’entreprise met en place une plateforme techbio innovante qui exploite des avatars tumoraux pour accélérer le développement de médicaments en oncologie ;
    • VitaDx pour la vessie : La solution mise en place par l’entreprise permet le diagnostic de cancer de la vessie à partir d’un échantillon d’urine ;
    • Semeia pour le rein : L’entreprise propose une solution de télésuivi dédiée aux patients atteints de maladies rénales chroniques. Elle collecte des données telles que les résultats biologiques, les constantes vitales, et le ressenti des patients, et alerte en cas de risque de complications (comme la perte de greffon).

    Cartographie des solutions IA en oncologie

    Cartographie des solution IA en oncologie
    Cartographie des solution IA en oncologie
  • Antibiotiques en France : la Drees met à jour son outil de suivi des pratiques de prescriptions

    L’open data pour mieux comprendre les pratiques médicales

    Du 18 au 24 novembre a lieu la Semaine mondiale de sensibilisation à la résistance aux antimicrobiens. En France, quatrième plus gros consommateur d’antibiotiques de l’Union européenne, 120 000 personnes sont touchées chaque année par une infection bactérienne résistante, entraînant plus de 5 500 décès. Dans ce contexte, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), en collaboration avec la Mission ministérielle de prévention des infections et de l’antibiorésistance en santé humaine (MMPIA), a mis à jour son outil de datavisualisation accessible à tous. Cet outil permet de suivre les pratiques de prescription d’antibiotiques par les médecins généralistes.

    Les données au service de l’amélioration continue :

    Cette cartographie vise à mieux comprendre la pertinence de l’usage des antibiotiques. Bien que le Système national des données de santé (SNDS) permette aujourd’hui d’estimer le volume des prescriptions, les intentions précises des médecins ne sont pas toujours disponibles. Pour combler cette lacune, 11 proxy-indicateurs indirects ont été développés, chacun associé à des cibles spécifiques. Ces indicateurs ont permis d’analyser l’évolution des prescriptions de certains antibiotiques entre 2022 et 2023, selon trois axes principaux :

    • favoriser les antibiotiques de première intention ;
    • prescrire à bon escient ;
    • et éviter les prescriptions d’anti-inflammatoires en cas d’infections.

    Ces indicateurs sont classés en trois niveaux d’évaluation : cibles optimales, acceptables ou non atteintes. Des tableaux et graphiques détaillent l’évolution des pratiques entre 2013 et 2023, en fonction de critères comme le sexe, l’âge ou la présence d’une affection de longue durée (ALD). Des cartes départementales montrent également les variations géographiques.

    Liste des proxy-indicateurs étudiés :

    • Prescriptions d’amoxicilline par rapport aux antibiotiques de seconde intention.
    • Prescriptions d’amoxicilline par rapport à l’amoxicilline-acide clavulanique.
    • Prescriptions d’antibiotiques non indiqués.
    • Prescriptions de pristinamycine et macrolides.
    • Prescriptions répétées de quinolones.
    • Prescriptions d’antibiotiques pour infections urinaires chez l’homme.
    • Prescriptions d’antibiotiques pour infections urinaires chez la femme.
    • Variations saisonnières des prescriptions totales d’antibiotiques.
    • Variations saisonnières des prescriptions de quinolones.
    • Durée estimée des prescriptions d’antibiotiques supérieures à 7 jours.
    • Co-prescriptions d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

    Des améliorations, mais des cibles encore éloignées

    L’analyse des indicateurs a permis de dégager des tendances dans les prescriptions des médecins généralistes. Cependant, elle précise que les données du SNDS ne permettent pas une évaluation exacte de la pertinence des prescriptions, mais seulement une approximation. Ainsi, ces résultats doivent être interprétés avec prudence.

    Les progrès varient selon les indicateurs :

    • Les cibles optimales ont été davantage atteintes pour les indicateurs n°2, n°3, n°5 et n°7, avec une progression notable de 10 points pour l’indicateur n°2.
    • Pour cinq indicateurs (n°1, n°4, n°10, n°11 et n°12), moins de 10 % des médecins atteignent la cible optimale.
    • Pour trois indicateurs (n°3, n°5 et n°7), entre 20 et 30 % des médecins atteignent la cible optimale.
    • Pour les indicateurs n°2, n°8 et n°9, plus de 30 % des médecins atteignent la cible optimale.

    Accompagnement des professionnels de santé :

    Le site dédié fournit des ressources pour aider les médecins généralistes à renforcer la pertinence de leurs prescriptions. Ces outils incluent des recommandations basées sur les données scientifiques, des guides pour affiner le diagnostic et des supports de communication adaptés pour dialoguer avec les patients. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) rappelle l’objectif de l’Union européenne pour 2030 : réduire de 20 % la résistance aux antimicrobiens.

    Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’antibiorésistance pourrait provoquer jusqu’à 10 millions de décès par an dans le monde d’ici 2050 si aucune mesure efficace n’est mise en place.

     

  • Panorama de 35 solutions innovantes dédiées à la gestion du diabète

    Les DTx en première ligne

    Aujourd’hui, 20 entreprises proposent des solutions numériques jouant le rôle de thérapies digitales. Montres connectées, capteurs, et surtout applications mobiles sont désormais disponibles pour surveiller et réguler la gestion du diabète de type 1 ou 2.

    Certaines, comme l’application Hillo, offrent des solutions utilisant l’intelligence artificielle (IA) pour synchroniser, directement sur un smartphone, les données issues de la pompe à insuline, du capteur de glycémie et du traqueur d’activité. L’objectif est d’améliorer le suivi du traitement en prédisant les valeurs glycémiques.

    D’autres, comme Abbot avec sa solution développée FreeStyle Libre, innovent en proposant des capteurs de glucose directement appliqués sur les patients, leur permettant une gestion simplifiée et optimisée de leur diabète.

    12 solutions d’autosurveillance et 7 de télésurveillance

    Parmi les solutions numériques proposées dans le parcours de soins des personnes atteintes de diabète, l’autosurveillance est la deuxième catégorie la plus développée. Ces outils servent principalement à digitaliser le carnet d’autosurveillance de chaque patient. Ils prennent diverses formes : un carnet de suivi quotidien proposé par Cubesoft avec DiabetoLog, une application de gestion du diabète intégrant un glucomètre développée par Beato, ou encore des applications permettant de suivre les injections et les glucides consommés. Ces solutions offrent aux patients souhaitant gérer leur diabète à domicile la possibilité d’un suivi autonome, sans nécessiter la présence de professionnels de santé.

    En revanche, pour ceux qui préfèrent un suivi encadré, des solutions de télésurveillance sont également disponibles. Ces outils incluent un accompagnement personnalisé, comme le propose Teladoc Health avec Livongo. Tandis que certaines solutions s’appuient sur des praticiens pour assurer une télésurveillance de confiance, d’autres, comme celles de Medtronic, intègrent l’intelligence artificielle pour anticiper les variations de la glycémie. Enfin, d’autres entreprises utilisent des logiciels compagnons conçus pour soutenir et accompagner les patients tout au long de leur traitement ou de l’utilisation de leurs dispositifs médicaux.

    Prévenir le diabète et le diagnostiquer

    Bien que les solutions dédiées au diagnostic du diabète de type 1 et de type 2 soient les moins nombreuses, elles jouent un rôle crucial dans le parcours de soins des patients. Actuellement, on recense trois solutions numériques principales :

    • E-ophtalmo : une solution de télé-expertise en ophtalmologie, spécialisée dans le dépistage de la rétinopathie diabétique ;
    • Feetme : un dispositif médical (DM) conçu pour analyser en temps réel et dans des conditions de vie naturelle les paramètres de marche, afin de détecter des maladies évolutives comme le pied diabétique ;
    • MyBiody : un impédancemètre qui analyse les différentes masses composant le corps ;
    • XpressGT : outil mesurant les niveaux 2-HB dans le sang veineux, grâce à des analyseurs cliniques.

    Cartographie des 30 solutions numériques :

    Cartographie des solutions numériques du diabète - @ Health&Tech Intelligence
    Cartographie des solutions numériques du diabète – @ Health&Tech Intelligence
  • Ile-de-France : qu’est-ce que Santélien, le dossier de coordination numérique lancé par l’ARS et le Sesan ?

    Un outil à l’intention des professionnels de santé

    Opérée par le groupement régional d’appui au développement de la e-santé (Grades), Sesan, Santélien est la nouvelle solution régionale déployée en Ile-de-France, financée par l’Agence régional de santé dans le cadre du Programme eParours.

    Visant notamment à favoriser une meilleure interopérabilité entre les différentes solutions numériques, Santélien permet aux praticiens d’échanger des informations de manière sécurisée, d’organiser leurs prises en charge ou encore de disposer d’un suivi complet pour chaque patient. Ses nouvelles fonctionnalités offrent une solution gratuite et fiable pour fluidifier les parcours des secteurs sanitaire et médico-social.

    Destiné aux professionnels de santé, le dispositif intègre aussi le patient, en mettant en œuvre un parcours structuré entre l’hôpital et la ville. Le patient bénéficiera ainsi d’un suivi complet et coordonné, ce qui peut répondre aux difficultés rencontrer lorsqu’il consulte différents praticiens.

    Objectif de l'outil Santélien - @ Sesan
    Objectif de l’outil Santélien – @ Sesan

    Un large bouquet de services :

    L’ARS explique que Santélien “va progressivement s’enrichir de fonctionnalités telles que des parcours thématiques ou un accès patient”. Sur le portail en ligne, les professionnels de santé peuvent d’ores et déjà bénéficier d’un large choix de services, tels que :

    📌 une messagerie instantanée : sécurisée, elle permet de joindre en un clic les membres du cercle de soin autour d’un patient, et répond aux besoins des professionnels de disposer dans leur pratique d’un outil de communication rapide et conforme au cadre applicable à l’échange de données de santé ;

    📌 un cercle de soin : permet aux professionnels de visualiser l’ensemble des intervenants autour d’un patient (professionnels, structures et aidants) et de disposer immédiatement de leurs coordonnées de contact ;

    📌 un cahier de liaison numérique : permet le partage des notes de liaison et de coordination entre professionnels du cercle de soins (identifier et d’historiser les informations essentielles et utiles au suivi du patient et à l’organisation de sa prise en charge) ;

    📌 un tableau de bord des tâches : permet de créer des tâches pour soi-même ou d’autres professionnels, qu’elles soient en relation avec un patient donné ou d’ordre organisationnel ;

    📌 une liste de travail : permet de créer des listes thématiques et paramétrables de patients, ces listes sont partageables entre professionnels et permettent ainsi d’organiser une prise en charge personnalisée et organisée en fonction des besoins ;

    📌 la sollicitation d’une équipe ressource : les structures et services qui le souhaitent peuvent être sollicités pour une demande de prise en charge, d’appui ou d’avis, et organiser et prioriser les demandes reçues grâce à un tableau de suivi ;

    📌 des notifications : permettent aux professionnels d’activer une grande variété d’alertes paramétrables au choix, en fonction de leurs besoins et de leurs urgences ;

    📌 l’interopérabilité : Santélien est progressivement connecté aux principaux outils métiers des établissements de santé de la région (en particulier de l’AP-HP) et des professionnels de santé de ville, cette interopérabilité permet de simplifier la gestion des dossiers patients en évitant des ressaisies et en alertant automatiquement les professionnels d’actions menées dans Santélien ou d’évènements du parcours de soins (hospitalisation, sortie d’hôpital, etc.).

    Liens de Santélien avec les outils numériques nationaux de santé - @ Sesan
    Liens de Santélien avec les outils numériques nationaux de santé – @ Sesan

    Santélien remplace la plateforme Terr-eSanté

    Destinée à la fois aux patients, dont la prise en charge nécessite l’intervention coordonnée de plusieurs praticiens, et aux professionnels de santé, Terr-eSanté a basculé complètement vers Santélien. Si Terr-eSanté permet toujours la prise de rendez-vous, les données annexes telles que les dossiers des patients, le cercle de soins, ainsi que les notes facultatives des différents patients, sont aujourd’hui réorientées vers le site Santélien. Le site, qui reste actif, redirige aujourd’hui tous ses visiteurs vers la plateforme Santélien.

    Complémentaire des outils socles du « Ségur du numérique » – le dossier médical partagé (DMP) et la messagerie sécurisée de santé (MSSanté) -, Santélien est gratuitement mis à la disposition de tous les professionnels des secteurs sanitaires, médico-social et social. Il est déjà utilisé par plus de 80 communautés de santé en Île-de-France (hôpitaux, cliniques, communautés professionnelles territoriales de santé, maisons de santé pluridisciplinaires, dispositifs d’appui à la coordination, services soins infirmiers à domicile, EHPAD, services sociaux…). Ce nouvel outil est déjà au service de plusieurs centaines de professionnels de santé (médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, sage-femmes, pharmaciens, aides-soignants…), et coordonnateurs et travailleurs sociaux pour le volet médico-social.

     

  • Panorama des solutions numériques de gestion de la douleur

    Des solutions traitées par une intervention médicale

    Pour remédier à une douleur constante et aigüe, des entreprises comme Medtronic et Remedee Labs proposent des dispositifs technologiques innovants de neurostimulation.

    Implanté de manière chirurgicale, le neurostimulateur envoie un signal électrique dans l’espace épidural proche de la moelle épinière via une ou plusieurs électrodes. Ce signal empêche les messages de douleur d’atteindre le cerveau. Les dispositifs de TENS (transcutaneous electrical nerve stimulation), quant à eux, se présentent sous la forme d’électrodes placés à la surface de la zone douloureuse. Reliés à un boitier transmetteur, grâce à des câbles, ils transmettent des impulsions électriques permettant la création de courants endorphiniques. Pour un traitement permanent, il existe d’autres solutions comme le bracelet stimulateur d’endorphines à base d’ondes millimétriques, visant à soulager les douleurs chroniques.

    Des solutions en pré, per et post-opératoire

    Un tiers des solutions numériques de gestion de la douleur interviennent avant, pendant ou après une intervention chirurgicale. Utilisant généralement la réalité virtuelle (VR), elles permettent au patient de se détendre et d’oublier ses douleurs le temps de l’opération.

    L’éditeur Mist Studio, spécialisé dans la création de jeux vidéo, a créé un jeu thérapeutique appelé Winter Isles, en réalité virtuelle, pour accompagner les patients des services des grands brûlés en pédiatrie pendant leurs soins. Plongés dans un univers glacé, l’attention des enfants est ainsi détournée, faisant baisser leur consommation médicamenteuse mais aussi la douleur ressentie.

    Des applications de suivi et de diagnostic

    Les solutions de suivi des patient souffrant de douleurs chroniques, dont des thérapies numériques (DTx), représentent elles aussi un tiers des dispositifs recensés : un journal de suivi est proposé par Managing Life, une application pour gérer la douleur à travers la musicothérapie grâce à Music Care, mais aussi des séances d’hypnose par réalité virtuelle avec Hypno VR et autres DTx développées par Jolly Good.

    De son côté, Butterfly Therapeutics élabore des solutions spécialisées pour des douleurs ciblées. Sa solution Endocare propose un univers de réalité virtuelle qui, grâce à des combinaisons de fréquences sonores et visuelles, soulage les douleurs pelviennes chroniques chez les patientes souffrant d’endométriose. De son côté, le groupe Ramsay Santé a développé un outil d’analyse des symptômes du patient pour aider les cliniciens dans le diagnostic et le choix de la démarche thérapeutique.

    Cartographie

     

  • Obésité : comment l’application Annette est utilisée comme un outil de prévention

    Une solution basée sur le traitement GLP-1

    Pour proposer une solution innovante de perte de poids, l’application Annette adopte une approche multidisciplinaire, reposant principalement sur l’utilisation d’analogues de l’hormone GLP-1. Initialement prescrits pour la prévention du diabète de type 2, ces analogues sont aujourd’hui reconnus pour leur efficacité dans la perte de poids. Le traitement imite le GLP-1, une hormone naturelle qui, chez les personnes en bonne santé, déclenche une sensation de satiété après un repas et réduit les pensées alimentaires obsessionnelles. Il est utilisé chez les patients souffrant d’obésité, pour lesquels une dérégulation de cette hormone complique la régulation de l’appétit.

    Disponible en pharmacie, ce traitement se présente sous forme de stylos injecteurs jetables préremplis. Une fois injecté sous la peau, l’analogue transmet au cerveau une sensation de satiété sans nécessité de manger. En ralentissant l’absorption du glucose au niveau de l’intestin, il permet une satiété plus rapide. À terme, le patient réduit naturellement ses portions et peut espérer stabiliser son poids grâce à l’amélioration des cellules impliquées dans la régulation de l’appétit.

    Un programme numérique accessible à 79 € :

    Pour garantir l’efficacité, l’application Annette offre une approche personnalisée pour chaque utilisateur. Une fois inscrit sur la plateforme, le patient accède à un coaching comportemental mené par un professionnel pour identifier les causes de ses troubles alimentaires et apprendre à les gérer. Il bénéficie également de conseils nutritionnels sur mesure et d’un suivi médical régulier.

    Annette propose une gestion du poids accessible, efficace et durable grâce au suivi quotidien des repas et de l’activité physique. L’application envoie des rappels et des encouragements pour maintenir l’engagement des utilisateurs, qui peuvent aussi rejoindre des groupes de soutien en ligne pour partager leurs expériences et renforcer leur motivation. Afin de rendre l’expérience plus ludique, Annette intègre un système de gamification, permettant aux utilisateurs de cumuler des points, débloquer des récompenses virtuelles et participer à des défis. Le prix : 79 euros, avec une garantie de résultats positifs.

    Hexa Health transforme les parcours de soins

    « Permettre aux fondateurs et médecins de créer des entreprises qui redonnent du temps au système de santé » : tel est le programme Hexa Health de l’entreprise Hexa. Son objectif : développer de nouvelles solutions associées à des technologies innovantes, comme l’IA, pour répondre aux besoins croissants en matière de santé, tout en optimisant le temps disponible des professionnels.

    Sous la direction de Julien Méraud, ancien cadre de Doctolib, Hexa Health se concentre sur deux axes principaux : la perte de poids et la détection du cancer de la peau. Afin de garantir une approche polyvalente et fiable, la start-up collabore étroitement avec des médecins ayant une affinité pour les technologies de santé.

     

  • UK : Vantiva et Ann Mason Care lancent un service de télésoin à domicile

    Une plateforme intelligente de télésuivi

    A travers cette nouvelle collaboration, Ann Mason Care et Vantiva entendent permettre aux aidants de prendre en charge plus de seniors en préservant la qualité du service de soin. Elles visent à ainsi à veiller sur et contrôler le bien-être de chaque patient à distance, grâce la solution connectée HomeSightTM. Ce système destiné à renforcer la qualité des services administrés par les aidants, à travers l’émission de rappels sur la prise de médicaments mais également en accompagnant en temps réel les personnes âgées qui suivent une thérapie de rééducation.

    Branché directement sur la box TV du sénior, ce système permet d’effectuer des appels vidéo mais également de partager des photos avec la personne en ligne. Equipé d’une caméra intelligente et d’un outil de monitoring composé de capteurs environnementaux, les aidants peuvent se familiariser avec les habitudes quotidiennes des utilisateurs et leur proposer ainsi un plan de soins personnalisé et adapté.

    Des visites virtuelles pour lutter contre l’isolement des seniors :

    Bien plus qu’une simple plateforme connectée pour l’administration de soins, HomeSightTM est présentée comme une solution centrale dans l’accompagnement des séniors enclins à la solitude et à l’isolement. Ses utilisateurs bénéficient de visites virtuelles et de cours d’exercices physiques enregistrés ou en direct. Les séniors réapprennent dès lors à retrouver leur autonomie.

    Après sa sortie au Royaume-Uni, la plateforme est actuellement disponible en plusieurs langues (anglais, espagnol, français et néerlandais) dans l’Union européenne et aux Etats-Unis. Son prix peut varier en fonction des besoins individuels et des options personnalisées choisies par l’utilisateur.

    Vantiva investit le secteur de la santé

    Destinée au marché des soins à domicile, la solution de Vantiva s’inscrit dans le programme Homewatch Connect, un projet intelligent de soins hybrides, qui permet en toute sécurité de connecter son domicile.

    Anciennement « Technicolor », l’entreprise française Vantiva conceptualise, développe et fournit des solutions innovantes, telles que des équipements de connectivité, à l’aide de la technologie, afin de connecter les utilisateurs aux services et contenus dont ils ont besoin. Spécialisée dans les technologies de réseaux, elle bénéficie de son expertise pour optimiser les chaînes d’approvisionnement et de distribution. Le domaine de la santé numérique est à ce jour un nouveau secteur dans lequel elle tend à évoluer, avec des solutions responsables et durables.

     

  • Panorama de 32 solutions numériques du parcours patient de l’AVC

    La rééducation post-AVC concentre le plus grand nombre de solutions

    Il existe plusieurs solutions associées aux différentes étapes du parcours d’un patient atteint d’un AVC. Parmi elles, 47 % des solutions concernent l’étape de la rééducation post-AVC. Applications de rééducation cognitive ou encore plateforme robotisée spécialisée dans la mobilité, toutes utilisent le numérique afin d’aider les patients à retrouver leurs anciennes facultés motrices.

    25 % des autres solutions nombrables se trouvent respectivement dans le diagnostic et la prévention. La plupart utilisent des outils de détection, d’analyse et d’évaluation des risques encourus par le patient. D’autres solutions comme Inheart ou encore E-stroke de Brainomix basent sur la mise en place et l’utilisation de logiciels d’imagerie médicale permettant de visualiser et détecter en amont l’anomalie.

    En revanche, les solutions apportées pour le suivi du patient après un AVC restent faibles. A l’heure actuelle, il n’en existe qu’une : Liva Healthcare. Elle vise un suivi à distance et propose des séances de coaching pour les patients atteints de maladies chroniques, y compris après un AVC.

    L’IA transforme le diagnostic

    Elles sont au total 9 à utiliser l’IA dans leur solution. Exclusivement utilisée à l’étape du diagnostic et de la prévention, l’IA est généralement l’outil de détection du risque. RapidAI, Arterys Neuro de Arterys ou encore Advanced Visualization Worksapce de Philips, centre leur solution sur son utilisation. Aptelcare de Healabs, elle, utilise l’IA dans sa solution de télé suivi médical. Le but, surveiller les patients à distance, notamment après un AVC.

    Aujourd’hui, Arterys Neuro ou encore Cercare Medical mettent en avant, dans leurs solutions d’aide au diagnostic basées à l’IA, une aide à la décision pour les patients.

    Cartographie des solutions numériques pour l’AVC

    Cartographie des solutions numériques intervenant sur le parcours de soins de l'AVC - @ Health&Tech Intelligence
    Cartographie des solutions numériques intervenant sur le parcours de soins de l’AVC – @ Health&Tech Intelligence

  • Santé numérique dans les pays du Sud : quels sont les 4 projets lauréats de la Fondation Pierre Fabre ?

    Améliorer l’accès aux soins dans les pays du Sud

    La Fondation Pierre Fabre se se donne pour mission de contribuer à l’amélioration de l’accès aux soins dans les pays du Sud, en particulier en Afrique et en Asie. Son objectif principal est de garantir aux populations défavorisées un accès élargi aux médicaments et aux soins de qualité. Avec un budget total de 100 000 euros, la fondation s’engage à soutenir des projets innovants et prometteurs qui utilisent la technologie pour transformer les systèmes de santé.

    Dans de nombreuses régions isolées de pays en développement, l’accès aux soins reste souvent très limité, voire inexistant. Depuis 2016, la Fondation Pierre Fabre soutient ainsi des initiatives qui visent à surmonter ces défis. En alignant ses actions sur les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies pour 2030, elle identifie les technologies numériques comme des solutions efficaces pour améliorer l’accès aux soins et garantir un suivi médical continu. Au-delà du financement, son soutien consiste en un accompagnement technique sur-mesure en fonction des besoins de chaque projet. En facilitant le réseautage entre partenaires, la fondation œuvre pour créer un écosystème favorable au développement des projets lauréats. De plus, des ateliers de renforcement des compétences, animés par des experts internationaux, garantissent que les projets bénéficient d’un encadrement adéquat.

    45 projets distingués depuis 2016 :

    Depuis le début de ses activités, la Fondation Pierre Fabre a récompensé 45 lauréats, issus principalement d’ONG, de start-ups et d’institutions locales. Un engagement pour réduire les inégalités d’accès aux soins, tout en soutenant des projets innovants adaptés aux réalités locales.

    En misant sur l’innovation technologique, la fondation a pour ambition de construire un avenir où chaque individu peut bénéficier de services de santé de qualité, indépendamment de sa situation géographique.

    Soutenir l’innovation pour lutter contre les inégalités sanitaires

    A l’occasion de la Conférence annuelle de son Observatoire de la e-santé dans les pays du Sud (Odess), qui s’est tenue le 10 octobre 2024 à Lavaur, dans le Tarn, sous le thème “Équité de genre en santé : le rôle du digital”, la Fondation Pierre Fabre a récompensé les 4 lauréats de son appel à projet 2024.

    Ces projets visent à transformer les conditions sanitaires et à améliorer l’accompagnement des populations vulnérables. Portés par la volonté de changer les conditions sanitaires locales dans leurs pays respectifs, ils proposent, à partir d’une étude concrète de la situation, une solution aménagée et réfléchie, afin de permettre au plus grand nombre de bénéficier d’un meilleur accompagnement médical :

    • 1️⃣Atipan+: un projet porté sur l’utilisation de la télésanté dans les régions reculées des Philippines ;
    • 2️⃣ Healthtag : tourné vers la problématique du suivi médical inclusif, ce programme vise à centraliser, de manière sécurisée, les dossiers médicaux des patients en Thaïlande ;
    • 3️⃣ E-Heza Data Solutions : une plateforme ouverte et accessible à tous pour optimiser et personnaliser les soins au Rwanda ;
    • 4️⃣ Neotree : un programme est dédié à la lutte contre la mortalité néonatale au Malawi et au Zimbabwe, grâce à une plateforme de suivi et d’aide à la décision en temps réel.

    Les 4 projets lauréats en 2024 :

    Nom du Projet Porté par Problématique Solution Nombre de bénéficiaires
    Atipan+ Centre d’Informatique de l’Université San Agustin Dans les régions isolées des Philippines, l’accès limité aux soins de santé est un problème majeur, particulièrement pour les communautés indigènes et rurales marginalisées. Le manque de données de santé représentatives empêche l’élaboration de politiques publiques adaptées. Programme de télémédecine offrant des services de santé gratuits aux communautés indigènes (Ati) et rurales. Installation de sites de télésanté et implication des communautés pour assurer le bon fonctionnement. 7 000
    Healthtag  HealthTAG (Professionnels et structures de santé) La fragmentation des données de santé, due à l’absence d’interopérabilité entre les systèmes d’informations, diminue l’efficacité de la gestion des soins en Thaïlande et dans la région ASEAN. Utilisation de la technologie blockchain et de la norme HL7 FHIR pour interconnecter les systèmes d’information hospitaliers, créant un carnet de santé virtuel sécurisé pour que les patients contrôlent leurs informations. 200 000
    E-Heza Data Solutions TIP Global Health (Professionnels et structures de santé) Le manque d’interopérabilité entre les solutions de santé déployées au Rwanda entrave l’échange des données, nuisant à la qualité du parcours sanitaire des patients. Les plateformes fonctionnent souvent en silos. Plateforme numérique accompagnant les consultations, guidant la prise de décisions aux différents niveaux de soins. Utilisation de normes d’interopérabilité API et FHIR pour intégrer les informations des patients dans les dossiers médicaux électroniques existants. 450 000
    Neotree Neotree (Professionnels et structures de santé) La mortalité élevée des enfants de moins de 5 ans en Afrique subsaharienne, en particulier durant la période néonatale, persiste à cause de lacunes dans les soins de base. Plateforme numérique open-source à faible coût permettant la collecte de données en temps réel, une aide à la décision clinique, et une formation continue pour standardiser les soins néonatals et collaborer avec les ministères de la Santé pour assurer une mise à l’échelle durable. 450 000