La start-up parisienne Rivercell a annoncé le 7 octobre 2026 une levée d’amorçage de 25 millions de dollars, menée par HV avec HCVC, Alven et Bpifrance Digital Venture. Les fonds financeront une plateforme propriétaire de génération de données et l’agrandissement de son laboratoire automatisé à Paris. Ces données, qui décrivent la réaction de cellules humaines aux traitements, doivent entraîner une « cellule virtuelle », un modèle d’IA censé prédire ces réactions sans expérience en laboratoire.
Selon Rivercell, aucun jeu de données de ce type n’existe à l’échelle requise, d’où le choix de le produire elle-même. La donnée deviendrait l’actif principal, ce qui pose la question de son partage : Tahoe Therapeutics, concurrent américain, a annoncé en août 2025 qu’un seul partenaire accéderait à ses futures données. Rivercell ne précise pas ses modalités.
La valeur de ce type de modèle tient moins à l’algorithme qu’aux données qui l’entraînent. Pour les industriels du médicament, l’enjeu portera donc sur les conditions d’accès à ces données, et sur la preuve, encore à apporter, que les prédictions surpassent les méthodes existantes.
La promesse reste à démontrer. Selon une étude publiée dans Nature Methods en août 2025, sept modèles d’apprentissage profond ne prédisaient pas mieux l’effet de perturbations génétiques que des modèles linéaires simples.
Source : Rivercell, communiqué de presse diffusé par Business Wire (7 octobre 2026) – fiabilité : déclarative.