ARS Grand Est : Marie-Ange Desailly-Chanson nouvelle DG, après le limogeage de Christophe Lannelongue

Marie-Ange Desailly-Chanson est la nouvelle directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est. Sa nomination est officialisée par un décret du 8 avril 2020 paru au Journal officiel (JO) du 9 avril, précisant qu’il est mis fin aux fonctions de DG exercées par Christophe Lannelongue, limogé pour avoir prévu de maintenir des suppressions de lits et de postes.

Marie-Ange Desailly-Chanson est inspectrice générale des affaires sociales depuis septembre 2015. Elle était auparavant, depuis 2006, conseillère générale des établissements de santé, ayant notamment été chargée d’une mission d’appui auprès du CHRU de Nancy. Elle a également été de 2008 à 2012 conseillère médicale à la DGOS, membre du comité de direction.

Médecin biologiste au Centre hospitalier départemental (CHD) de la Roche-sur-Yon (Vendée) de 1993 à 2006, Marie-Ange Desailly-Chanson y a présidé la Commission médicale d’établissement (CME).

Christophe Lannelongue limogé pour avoir prévu de maintenir des suppressions de lits et de postes

« Le ministre de la Santé a indiqué le désaccord qui était le sien avec la position personnelle donnée par le directeur général de l’ARS », indique la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye lors de la présentation du compte rendu du conseil des ministre le 8 avril 2020, pour expliquer la décision de limoger Christophe Lannelongue. « Il convient que pour une bonne conduite des politiques publiques il puisse y avoir de la fluidité entre l’échelon national et l’échelon local« , note-t-elle.

Christophe Lannelongue était au centre d’une polémique pour des propos tenus le 3 avril et rapportés par L’Est républicain, selon lesquels il n’y avait pour lui « pas de raison de remettre en cause le Copermo (Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers) pour le CHRU de Nancy », sa feuille de route prévoyant la suppression de 598 postes et de 154 lits.

Le directeur général de l’ARS a fait l’objet par la suite de plusieurs appels à la démission émanant du maire de Nancy et du président du conseil de surveillance du CHRU ainsi que de syndicats de soignants.

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