Remaniement ministériel : Brigitte Bourguignon chargée du « chantier historique » de l’Autonomie

Brigitte Bourguignon est nommée ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran, chargée de l’Autonomie, annonce un décret du 6 juillet 2020 publié au Journal officiel (JO) du 7 juin, au lendemain de la présentation du Gouvernement Castex.

Âgée de 61 ans, Brigitte Bourguignon était députée LREM du Pas-de-Calais, élue en juin 2017 : elle présidait jusqu’à présent la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Elle était également présidente de la commission spéciale chargée d’examiner les deux projets de loi de réforme du système de retraites ainsi que la mission d’information de l’Assemblée sur « l’impact, la gestion et les conséquences » de l’épidémie de Covid-19. 

Au sein du nouveau gouvernement, elle devrait être chargée de préparer la mise en place d’une nouvelle branche de sécurité sociale relative à la dépendance, prévue par le projet de loi « dette sociale et autonomie », qui vient d’être adopté en première lecture par les deux chambres. 

Olivier Véran a salué sur Twitter une députée « engagée aux grandes qualités humaines » : « ensemble, nous conduirons un chantier historique, pour l’autonomie », a-t-il ajouté.

Alain Griset, opposant aux plateformes, chargé des Petites et moyennes entreprises

Alain Griset est nommé ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargé des Petites et moyennes entreprises. Âgé de 65 ans, cet artisan taxi était président de l’U2P (Union des entreprises de proximité), organisation professionnelle du secteur de l’artisanat.

Il s’est distingué par des prises de position contre l’ubérisation, estimant notamment dans Le Parisien en août 2019 que l’« organisation collective toute entière » était « remise en cause » par le modèle des plateformes comme Deliveroo, fondé selon lui « sur le contournement du droit du travail et des règles fiscales et sociales ».

Pas de ministère chargé du Numérique : l’inquiétude de France Digitale

« Le numérique, qui a permis pendant les derniers mois à 2,2 millions d’élèves de continuer à s’éduquer, à 7,4 millions de français à télétravailler et 1,41 millions de patients d’avoir recours à la téléconsultation, n’a pas son ministère », relève l’association France Digitale dans un communiqué daté du 6 juillet 2020. Pour l’association des start-up françaises, le gouvernement « envoie un signal particulièrement inquiétant (…) alors que la France vient de vivre le plus grand moment de transformation numérique de son Histoire » et que « les derniers mois ont mis en exergue le terrifiant désarmement technologique de notre pays ».

France Digitale estime que le numérique « aurait dû avoir un ministère dédié, pour piloter la transformation numérique du secteur de la santé, de la justice, de l’éducation, du travail, des entreprises ».

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