Cabinet d’Olivier Véran : l’infectiologue François-Xavier Lescure (AP-HP) nommé conseiller Covid-19

François-Xavier Lescure est nommé conseiller en charge de la lutte contre la Covid-19 au cabinet du ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran, annonce un arrêté du 26 mars 2021 publié au Journal officiel (JO) du 1er avril 2021. Il a officiellement pris ses nouvelles fonctions le 22 mars.

Le même texte met fin aux fonctions d’Antoine Tesnière, qui occupait ce poste depuis la mi-mars 2020, et qui a été choisi pour diriger PariSanté Campus, le nouveau pôle de recherche, de formation, d’innovation et d’entreprenariat pour le numérique en santé, qui sera installé sur le site de l’ex-hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris.

François-Xavier Lescure, qui se présente dans les médias sous le nom de Xavier Lescure, est PU-PH spécialisé en maladies infectieuses à l’hôpital Bichat (AP-HP) et chercheur à l’Inserm. Il est déjà membre du collège scientifique du comité consultatif sur la Covid-19, lancé le 15 janvier 2021 par la mairie de Paris.

Dans une tribune publiée dans « Le Monde » le 26 février 2021, et dont il était le premier signataire, François-Xavier Lescure demandait d’engager « une sortie raisonnée du confinement ».

Une réouverture progressive moyennant une pédagogie adaptée

« Rapidement, nous pouvons envisager et organiser progressivement la réouverture de toute activité », précisait François-Xavier Lescure dans Le Monde le 26 février, « en premier lieu les universités, les pratiques culturelles et sportives, dans le respect de règles sanitaires et non selon des catégorisations administratives – tout comme c’est déjà le cas dans les transports en commun, les lieux de culte ou les magasins ». Il prônait alors « une logique explicite et une pédagogie adaptée sur les modes de transmission » qui « renforceraient l’adhésion aux gestes barrières ».

« Trop de contraintes génèrent la désobéissance »

« Trop de contraintes génèrent la désobéissance », détaillait déjà François-Xavier Lescure sur RMC le 28 janvier 2021. « On vit une période d’angoisse collective qui fait que si on ne lâche pas un peu la bride, on va avoir une dépression collective qui peut, à long terme, faire des dégâts importants à l’échelle du pays », relevait-t-il.

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