Des divergences de fond avec les équipes de son prédécesseur Henri Verdier sont également apparues.
Nadi Bou Hanna quittera son poste de directeur interministériel du numérique « mi-janvier » 2022, « après trois années d’une intensité exceptionnelle », a annoncé à ses collaborateurs le 7 octobre 2021 l’ex-DSI adjoint du ministère des Affaires étrangères, qui a pris en décembre 2018 la direction de la Dinsic (Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication) avant d’être nommé à la tête de la nouvelle Dinum (Direction interministérielle du numérique) en octobre 2019.
« Une véritable hémorragie de personnel »
Dans une enquête publiée le 8 décembre 2021, Le Monde révèle que « depuis plus de deux ans », « les arrêts maladie, les burn-out, les prescriptions d’antidépresseurs se sont multipliés » au sein de la Dinum, « au point d’entraîner une véritable hémorragie de personnel aux compétences pourtant pointues et recherchées ».
Des divergences de fond avec les équipes de son prédécesseur Henri Verdier sont également apparues. Selon Acteurs publics, Nadi Bou Hanna « se heurtait aux résistances de ses troupes, opposées pour une partie à la réorganisation menée en interne autour du programme « Tech.gouv »« , déployé depuis son arrivée.
Le rapport du député Eric Bothorel, intitulé « Pour une politique publique de la donnée » et remis en décembre 2020, a relevé que Nadi Bou Hanna « ne [souscrivait] pas à l’idée d’une « politique publique de la donnée » » et qu’il souhaitait « positionner sa direction davantage dans un rôle d’accompagnement de la politique d’ouverture menée par l’ensemble des ministères, plutôt que dans un rôle proactif de cette politique ».
Selon le ministère chargé de la Transformation publique, ministère de tutelle de la Dinum, Nadi Bou Hanna part « à sa demande, d’un commun accord avec la ministre » : il indique que le Gouvernement « est déjà à la recherche d’un successeur ».
