Fondateur des outils CovidTracker et ViteMaDose pendant la pandémie de Covid-19, le data scientist Guillaume Rozier est nommé conseiller du président de la République sur les sujets relatifs à la stratégie numérique publique et à l’ouverture & valorisation des données. Une prise de poste annoncée par l’ingénieur de 26 ans sur Linkedin le 28 févier 2023, et confirmée par l’Élysée le 2 mars.
Diplômé de l’Institut Mines-Télécom (spécialité IA & traitement des données) et de Telecom Nancy, il rejoint en octobre 2020 la société Octo Technology en tant que consultant « data engineer ».
Guillaume Rozier s’est fait connaître du grand public alors qu’il était encore étudiant en lançant en mars 2020 CovidTracker, un outil de data visualisation permettant de suivre au quotidien l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Une solution devenue une référence au niveau national et plébiscitée par l’État. Lors de la campagne de vaccination, il crée ViteMadose, un outil issu de CovidTracker aidant les citoyens à identifier plus facilement les créneaux de vaccination des plateformes de télémédecine.
Afin de saluer l’efficacité de cette solution, Emmanuel Macron l’a nommé en mai 2021 chevalier de l’ordre national du Mérite.
Guillaume Rozier est aussi le créateur de TrackMyWatt, lancé à l’automne 2022, un nouvel outil de data visualisation permettant de suivre la consommation d’électricité.
« Une ouverture de données publiques plus massive »
Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Guillaume Rozier se donne notamment pour objectif de « continuer de faire émerger un service public de la donnée« . Dans un long post publié sur Linkedin, il se dit « convaincu de la nécessité d’une stratégie numérique ambitieuse, permettant une émancipation du recours aux nouvelles technologies dans nos administrations, et d’une ouverture de données publiques plus massive, apportant transparence et mesure de l’efficacité des politiques publiques (…) ». Avec l’ambition de participer à la construction de services publics « efficaces ».
Selon lui, il est indispensable de « continuer à ouvrir toutes les données de l’État qui peuvent l’être » et de « créer les conditions de leur valorisation » afin d’offrir des outils « intuitifs, utiles et simples » à destination « des citoyens, élus, agents de l’État, Gouvernement ». « Ce sont des enjeux de transparence, d’information, et d’accompagnement. Les données d’État doivent aider et guider les acteurs locaux et nationaux dans leur action. Elles doivent éclairer les débats publics entre citoyens. »
Guillaume Rozier se dit heureux « d’œuvrer pour le bien commun, pour l’État ». Soulignant qu’il entend bien garder son intégrité et sa liberté « intactes ».
