Sonia Ben Mokhtar, chercheuse IT, prend la direction du PEPR « Cybersécurité » pour le CNRS

La directrice de recherche en informatique Sonia Ben Mokhtar est nommée à la direction du programme et équipements prioritaires de recherche (PEPR) « Cybersécurité » pour le CNRS, annonce l’organisme dans un communiqué daté du 7 juin 2023.

Sonia Ben Mokhtar est directrice de recherche CNRS au sein du Laboratoire d’informatique en image et systèmes d’information (Liris), une équipe CNRS/Insa Lyon/université Claude Bernard Lyon 1.

Elle a travaillé au cours de sa thèse et en post-doc sur les systèmes mobiles, en particulier pour découvrir les fonctionnalités offertes par les nouveaux dispositifs informatiques embarqués.

Recrutée au CNRS en 2009, ses recherches vont alors porter sur la protection de la vie privée et l’étude d’autres systèmes distribués, comme les moteurs de recherche, les systèmes de recommandations et la sensibilité des données qu’ils utilisent.

Des solutions de protection sans dégrader la qualité

Les travaux de Sonia Ben Mokhtar visent à analyser et à développer des solutions logicielles et matérielles qui requièrent des solutions de protection sans dégrader la qualité de service. Les logiciels s’appuient sur une association de solutions existantes ou la réalisation de nouveaux algorithmes d’anonymisation. Les avancées matérielles reposent sur l’utilisation de sous-systèmes sécurisés qui garantissent la confidentialité des informations hébergées.

Dans la continuité de l’ensemble de ses travaux, la chercheuse prend la direction, pour le CNRS, du PEPR « Cybersécurité ». Ce programme est copiloté par le CNRS, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et Inria. Il a pour vocation de soutenir des activités stratégiques de recherche fondamentale en support aux industriels de la filière et répondant aux priorités définies dans le cadre de la stratégie nationale d’accélération pour la cybersécurité.

Un budget de 65 M€ sur 6 ans

Lancé en juin 2022, le PEPR « Cybersécurité » est doté de 65 millions d’euros sur 6 ans.

Près de 300 chercheurs et chercheuses sont impliqués dans ce programme « pour développer les savoirs et technologies indispensables aux futures solutions et des outils souverains de la filière nationale ».

Les 7 projets déjà lancés sont les suivants :
• le projet iPoP (projet interdisciplinaire sur la protection des données personnelles), piloté par Inria
• le projet SecureCompute (sécurité des calculs), piloté par l’ENS – PSL ;
• le projet SVP (vérification de protocoles de sécurité), piloté par le CNRS ;
• le projet DefMal (défense contre les programmes malveillants), piloté par l’université de Lorraine ;
• le projet Superviz (supervision et orchestration de la sécurité), piloté par Inria ;
• le projet Arsene (architecture sécurisées pour le numérique embarqué), piloté par le CEA ;
• le projet Secureval (évaluation de la sécurité des logiciels), piloté par le CEA.

3 projets additionnels sont en cours de lancement :
• un projet sur la protection des données multimédia allant du marquage vidéo à la biométrie en passant par la sécurité des IA ;
• un projet sur la détection de failles dans un système informatique;
• un projet sur l’analyse de primitives cryptographiques, par exemple pour chiffrer ou signer des données : l’objectif est de concevoir des techniques pour évaluer et éventuellement prouver la sécurité de telles primitives.

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