Une expertise à la croisée du droit, de la santé et du numérique
Titulaire d’un master 2 en droit des affaires spécialisé en droit européen (ULCO), diplômée de SKEMA Business School et de l’École de formation du barreau (EFB), Julie Morin-Richard a débuté sa carrière comme juriste spécialisée en propriété intellectuelle et protection des données. Passée par des cabinets comme August Debouzy ou Squadra Avocats, elle a affûté sa compréhension des enjeux juridiques liés aux données personnelles, aux technologies numériques et aux contrats innovants.
Avant de rejoindre la DNS, Julie Morin-Richard a passé plus de trois ans chez EY en tant que consultante senior au sein du pôle Digital Health Science. Elle y a accompagné de nombreuses administrations dans la mise en œuvre de politiques publiques d’innovation : appels à projets, dispositifs de financement comme la Pecan, accompagnement réglementaire des industriels, référentiels de compétences pour les professionnels de santé, animation d’écosystèmes territoriaux. Elle a également contribué à des groupes de travail européens sur l’harmonisation des évaluations cliniques des DM numériques.
À la manœuvre sur l’EHDS et les usages secondaires en santé publique
Nommée en mai 2025 directrice de projet à la Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS), Julie Morin-Richard pilote désormais la construction et le lancement de la stratégie nationale sur l’utilisation secondaire des données de santé. Une mission hautement stratégique, à l’heure où la France se prépare à l’entrée en application du règlement sur l’Espace européen des données de santé (EHDS). Cette nomination parachève un parcours dense, à la croisée du droit, de l’innovation technologique et des politiques publiques.
Elle prend donc en main un chantier clé : structurer les conditions de l’accès, du partage et de la valorisation des données de santé dans un cadre éthique, sécurisé et conforme aux exigences européennes. En lien étroit avec les autres directions du ministère, les établissements, les industriels et les autorités de régulation, elle aura pour mission de faire émerger un socle commun d’usages secondaires des données — à des fins de recherche, de pilotage, d’innovation ou de santé publique. Une montée en puissance stratégique, à un moment où la donnée devient un levier incontournable de transformation du système de santé.