Une experte de l’intelligence artificielle en santé au cœur de l’exécutif
Docteure en pharmacie et diplômée d’un PhD en intelligence artificielle appliquée à l’évaluation médico-économique, Line Farah a été nommée conseillère “santé publique, prévention et numérique” au cabinet de Yannick Neuder, par un arrêté publié au journal officiel le 12 juillet 2025. À tout juste 30 ans, elle fait figure de relève montante de la sphère technico-réglementaire, avec un profil à la croisée de la santé publique, des politiques d’innovation et de l’IA appliquée aux dispositifs médicaux.
Avant son entrée à Matignon, elle pilotait depuis septembre 2023 deux « Grands Défis » nationaux au sein de la Délégation ministérielle au numérique en santé : l’un dédié à la santé mentale, l’autre au bien vieillir, dans le cadre du plan Dispositifs médicaux France 2030. Elle y a aussi coordonné l’ensemble des travaux nationaux sur l’intelligence artificielle en santé, avec la parution en février 2025 d’un état des lieux stratégique présenté lors du AI Action Summit à Paris. Son parcours est jalonné d’expériences dans le privé (Johnson & Johnson), à l’hôpital (Hôpital Foch, AP-HP), dans la régulation (ANSM) et dans l’écosystème des start-ups, avec une double spécialisation en accès au marché et en économie de la santé appliquée aux technologies innovantes.
Une mission à l’interface de la prévention, du numérique et des politiques publiques
Au sein du cabinet du ministre, elle reprend un portefeuille élargi articulé autour de trois priorités stratégiques : la prévention, la santé publique, et la transformation numérique du système de santé. Elle sera notamment chargée de l’animation interministérielle sur l’IA en santé, du pilotage des projets France 2030 dans le champ santé, et du suivi de la feuille de route numérique, incluant les volets liés à la donnée, aux plateformes souveraines et à l’évaluation des outils numériques.
Sa fine connaissance des enjeux d’évaluation, de régulation et de déploiement des dispositifs numériques, couplée à une solide expertise scientifique et technique, devrait permettre au cabinet de renforcer sa capacité à arbitrer et à orienter les politiques publiques dans un contexte d’accélération technologique, d’enjeux éthiques et de tensions budgétaires. Sa récente thèse doctorale, soutenue à l’Université Paris-Saclay, portait justement sur le développement d’un outil d’aide à la décision multi-critères pour les autorités de santé, dans le cadre de l’évaluation des dispositifs médicaux fondés sur l’IA.
