Snitem : François Hebert, nouveau directeur général

Une fine connaissance de l’État et de l’industrie

Formé à Polytechnique et à ISAE-Supaéro, François Hébert arrive au Snitem avec une double culture État-industrie particulièrement rare. Après un parcours de haut niveau dans la fonction publique (notamment à la DGA, à l’ANSM ou au cabinet de la ministre de la Santé), il a dirigé l’Établissement français du sang (EFS) entre 2018 et 2020, qu’il a piloté dans une phase de transformation stratégique, économique et scientifique. Il rejoint ensuite Becton Dickinson France où il supervise pendant près de 4 ans l’activité diagnostics, avant de créer son cabinet de conseil, puis de rejoindre le Snitem en décembre 2024 comme directeur général délégué, avant d’en prendre officiellement la tête en juillet 2025.

Une nomination au cœur des enjeux industriels et réglementaires

À la direction du Snitem, François Hébert aura pour mission de défendre les intérêts d’un secteur en pleine mutation, entre la révision européenne du règlement sur les dispositifs médicaux, les défis du remboursement, les tensions industrielles et la montée en puissance de l’intelligence artificielle en santé. Son profil transversal : à l’aise dans les arcanes ministériels, les environnements scientifiques et les stratégies industrielles, devrait permettre de renforcer l’influence du syndicat dans un contexte d’accélération de l’innovation, de pression réglementaire accrue et de recherche de souveraineté technologique. Son expérience à la tête d’organisations complexes et son leadership reconnu en font un pilote stratégique pour une filière devenue cruciale dans l’organisation des soins.

Éric Le Roy, qui quitte la direction générale du Snitem après plus de dix ans de mandat, aura largement contribué à structurer le syndicat comme un acteur incontournable de la politique industrielle en santé. Sous sa houlette, le Snitem a gagné en influence, s’est ouvert aux jeunes entreprises innovantes et a joué un rôle moteur dans les débats autour de l’accès au marché, du remboursement des dispositifs médicaux et de la souveraineté sanitaire. Il a su faire du syndicat un véritable porte-voix de l’innovation technologique en santé, en renforçant les liens avec les pouvoirs publics, les institutions européennes et l’ensemble des parties prenantes du secteur.

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