AP-HP : Emmanuel Grégoire nommé président du conseil de surveillance

Une nomination qui intervient au moment de l’adoption de la nouvelle trajectoire budgétaire du CHU

Cette nomination intervient dans un contexte financier particulièrement tendu pour l’AP-HP. Dès sa première réunion, le conseil de surveillance qu’il préside valide une nouvelle trajectoire budgétaire pour la période 2026-2030, avec un objectif clair : restaurer l’équilibre financier tout en évitant un coup d’arrêt sur l’offre de soins et l’investissement.

Le diagnostic est sans appel : malgré un redressement opérationnel engagé depuis 2023, avec des recrutements relancés, plus de 1 000 lits rouverts et des gains de performance significatifs, la situation financière s’est fortement dégradée en 2024 sous l’effet de charges externes massives (inflation, revalorisations salariales non compensées). Résultat : un déficit qui a culminé à plus de 460 millions d’euros avant de commencer à se résorber en 2025.

Un plan qui prévoit une capacité d’autofinancement brute de près de 500M € d’ici 2030 :

Face à cela, Emmanuel Grégoire endosse un rôle d’arbitre stratégique : maintenir le cap sans casser la dynamique. Le nouveau plan prévoit ainsi une remontée progressive de l’offre de soins (réouverture et création de lits en médecine, réadaptation et long séjour), une poursuite des recrutements, notamment paramédicaux, et près de 500 millions d’euros d’efforts supplémentaires sur la performance.

Surtout, le choix est fait de préserver un niveau d’investissement massif, à hauteur de près de 4 milliards d’euros sur cinq ans. Plusieurs projets structurants sont confirmés, qu’il s’agisse de modernisation hospitalière, de nouveaux pôles hospitalo-universitaires ou d’équipements dédiés à la recherche et à la pédiatrie.

En toile de fond, la trajectoire financière est assumée comme plus progressive : le retour à l’équilibre est désormais visé à l’horizon 2030, avec une capacité d’autofinancement restaurée et un endettement temporairement plus élevé mais jugé soutenable.

Pour Emmanuel Grégoire, cette prise de fonction dépasse donc largement un rôle protocolaire. Elle le place au cœur des arbitrages entre contraintes budgétaires, attractivité des métiers hospitaliers et transformation du système de soins francilien, avec, en ligne de mire, la capacité de l’AP-HP à rester un acteur central du soin, de la recherche et de l’innovation en santé.

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