Du numérique en santé à l’action gouvernementale
Diplômée en pharmacie et titulaire d’un doctorat consacré à l’évaluation clinique et médico-économique de l’intelligence artificielle en santé, Line Farah a construit l’essentiel de sa carrière à l’interface entre innovation, évaluation des technologies de santé et politiques publiques.
Après des expériences à l’ANSM, à l’Hôpital Foch puis chez Johnson & Johnson, où elle travaille sur les enjeux d’accès au marché et de médico-économie des dispositifs médicaux, elle rejoint en 2023 la Délégation ministérielle au numérique en santé. Elle y prend la direction des Grands Défis « Santé mentale » et « Bien vieillir » de France 2030, tout en coordonnant les travaux nationaux autour de l’intelligence artificielle en santé.
Parallèlement à ses responsabilités institutionnelles, elle mène un doctorat à l’Université Paris-Saclay consacré à l’évaluation des dispositifs médicaux intégrant de l’IA, devenant l’une des spécialistes françaises des enjeux d’évaluation, de régulation et de déploiement de ces technologies.
Une année au cœur des politiques publiques de santé :
En juillet 2025, elle rejoint le cabinet du ministre de la Santé et de l’Accès aux soins comme conseillère santé publique, prévention et numérique, fonction qu’elle conserve ensuite auprès de Stéphanie Rist après la recomposition gouvernementale.
Durant cette séquence, elle pilote ou coordonne plusieurs dossiers structurants. Sur le volet numérique, elle participe notamment à la mise en œuvre de la stratégie nationale IA en santé 2025-2028, au chantier de la plateforme nationale des données de santé et aux travaux relatifs à la cybersécurité des établissements sanitaires.
Ses responsabilités couvrent également plusieurs politiques de santé publique et de prévention. Parmi les dossiers emblématiques figurent la feuille de route obésité 2026-2030, la stratégie nationale sport-santé 2025-2030, le renforcement de la stratégie nationale contre l’endométriose ou encore l’expérimentation nationale de lutte contre la soumission chimique. Elle contribue également au lancement de la stratégie de lutte contre la désinformation en santé, à la publication du Programme national nutrition santé (PNNS) 2026-2030 et à la mise en œuvre du registre national des cancers.
Retour à la DNS pour une nouvelle étape
En rejoignant de nouveau la DNS, Line Farah retrouve un environnement qu’elle connaît bien, mais avec un périmètre élargi. Sa nomination intervient dans un contexte marqué par l’accélération des projets liés à l’intelligence artificielle, à la recherche en santé et à la transformation numérique des organisations sanitaires.
Dans un message publié à l’occasion de sa prise de fonctions, elle explique vouloir participer à la construction de la future direction recherche, innovation et numérique en santé, qu’elle présente comme une « ambition collective ». Une nouvelle étape pour cette experte des politiques numériques, appelée à faire le lien entre les stratégies nationales qu’elle a contribué à élaborer et leur déploiement opérationnel au sein du système de santé.
